bob morane

Publié le 21 Avril 2021

L'OEIL D'EMERAUDE

Encore un Bob Morane ! Celui-ci développe une nouvelle portant le même titre écrite en 1957 par Henri Vernes. Bien sûr, le sujet (13 pages à l’origine), va être considérablement étoffé. Le bouquin est de la pure action / aventure avec un décor d’Extrême-Orient : sectes et sociétés secrètes, lieux mystérieux, quartiers malfamés,… Bob et Bill plongent dans les ennuis. Dès l’entame, nos héros sont d’ailleurs poursuivis par des pirates. Ils trouvent refuge dans une grotte où ils découvrent une légendaire pierre précieuse, un œil taillé dans l’émeraude, qui pourrait les conduire sur la piste d’un fabuleux trésor.

Sans prétention mais rythmé, L’ŒIL D’EMERAUDE constitue un bon « Bob » d’aventures. Alors, certes, les Bob sont souvent meilleurs et plus palpitants lorsqu’ils incluent un élément science-fictionnel ou fantastique mais ne boudons pas notre plaisir. Le dépaysement est assuré par la visite de Hong Kong et ses quartiers les plus mal fréquentés, le lecteur a son quota de rebondissements et le rythme ne faiblit pas.

Pas la peine de détailler davantage, le roman (le 65ème de la saga) se montre classique : pas de surprises (bonne ou mauvais), simplement l’assurance d’un divertissement légèrement suranné mais tout à fait plaisant à condition d’avoir gardé son âme d’enfant (ou d’adolescent).

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Jeunesse

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Publié le 19 Juin 2020

LA GALERE ENGLOUTIE d'Henri Vernes

La petite introduction de Vernes dans l’Intégrale nous apprend que le bouquin était une « excuse pour parler de plongée sous-marine ». Et, effectivement, le récit se montre fort linéaire après un départ intriguant et réussi : Bob Morane et son ami Frank Reeves, milliardaire américain, se languissent de nouvelles aventures. Reeves va, justement, se porter acquéreur d’un tableau (on apprendra plus tard qu’il se nomme « La belle Africaine ») au cours d’une vente aux enchères. Reeves l’achète pour 5 ou 6 fois sa valeur et, peu après, deux malandrins tentent de le dérober. Bob Morane, intrigué, flaire quelque chose de louche, parle de malédiction, et en fait même exécuter une copie. Quelques jours plus tard, une nouvelle tentative de vol a lieu, cette fois de la part d’un septuagénaire archéologue, le professeur Clairembart (qui deviendra un personnage récurent de la saga). Le vieil homme met les deux amis sur la piste d’un trésor qui reposerait dans une galère engloutie dont l’emplacement reste à découvrir. La course au trésor débute mais, bien sûr, Bob n’est pas le seul à vouloir s’en emparer.

Deuxième aventure pour Bob. Ce-dernier se révèle moins « parfait » qu’il ne le deviendra : il se montre impatient voire colérique, moins sympathique et un peu moins boy scout que par la suite. Mais Bob est déjà – et toujours - avide d’aventures. D’ailleurs notre commandant précise qu’il aime l’aventure pour elle-même, ni pour l’argent ni pour la gloire. Complètement désintéressé, sorte de Tintin toujours prêt à répondre à l’appel du mystère, Bob se rappelle ses exploits durant la seconde guerre mondiale en écrivant le récits de sa précédente expédition. Mais, pour parler clair, l’aventurier s’ennuie. Bob va donc apprendre la plongée pour retrouver le fameux trésor de la « Belle Africaine ». A partir de là, le roman se montre moins intéressant : toute la partie consacrée à l’apprentissage de la plongée, certes didactique et instructif, manque de souffle. Les péripéties sont également attendues : rencontre avec une raie, un requin, une pieuvre, des plongeurs mal intentionnés, capture par des « pirates / pilleurs de tombe ». Pas vraiment de surprise, plutôt lé déroulé classique des conventions et clichés de l’aventure maritime. Le bouquin aurait mérité davantage de développements, d’ailleurs Bob se lamente à la fin que « l’aventure ait été si courte », pour ne pas dire si facile.

La recette des « Bob », à cette époque, était en effet celle de la pure aventure destinée aux adolescents avec, en supplément, une certaine envie pédagogique typique de Marabout : on divertissait les jeunes tout en les instruisant sur la plongée, l’archéologie, l’histoire,…Ce qui inclut les notes supplémentaires placées à la fin des romans. Bref, les premiers « Bob Morane » ne possèdent pas encore le côté plus délirant des suivants qui incluront fréquemment des éléments science-fictionnels ou fantastiques plus typiquement « pulp » (voyages dans le temps, inventions étranges, savants fous,…). Des romans qui, aujourd’hui, apparaissent sans doute plus inventifs et attrayants aux lecteurs modernes.

LA GALERE ENGLOUTIE reste cependant un livre plaisant et distrayant, capable d’occuper avec bonheur deux heures de son temps, et qui, historiquement, s’avère important dans l’évolution du héros. En résumé : un sympathique récit, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane

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Publié le 20 Avril 2020

LES JARDINS DE L'OMBRE JAUNE d'Henri Vernes

Et une nouvelle aventure opposant Bob Morane à l’éternel méchant Mr Ming. Suite directe de LA CITE DE L’OMBRE JAUNE, ce récit en reprend les principaux ingrédients : l’Ombre Jaune veut dominer le monde (ou au moins San Francisco) et remplace quelques individus par des robots pour assurer la réussite de son plan. Forcément, Bob et Bill se mettent sur sa route.

Rien de particulier à signaler sinon que Bob et Bill se dopent aux stimulants (!) avant d’aller combattre leur ennemi, une bonne idée puisqu’ils sont ensuite drogués par les hommes de l’Ombre Jaune mais que leurs petites pilules précédemment ingérées leur permet de se réveiller rapidement. Sinon le roman suit la lignée des précédents volumes de cette vaste saga (entamée avec LES GUERRIERS DE L’OMBRE JAUNE puis LA CITE DE L’OMBRE JAUNE) en jouant ouvertement la carte science-fictionnel. Mr Ming utilise encore une fois des robots humanoïdes qui prennent la place de certaines personnalités, des petites « olives » métalliques confèrent divers pouvoirs à leur porteur et l’Ombre Jaune tente de s’emparer de San Francisco en utilisant un champ de force et Chinatown dissimule une cité souterraine secrète. Bill est davantage relégué au rand de faire-valoir (on pourrait parfois le rapprocher d’un Capitaine Haddock vu son penchant pour la bouteille) tandis que Bob parait plus adulte et déterminé, le ton se voulant plus sérieux et moins destiné aux seuls adolescents.

Pour sa 76ème aventure, Bob nous offre encore divertissement, aventure, action et science-fiction. Un cru plaisant quoique légèrement redondant si on a lu LES GUERRIERS DE L’OMBRE JAUNE et LA CITE DE L’OMBRE JAUNE peu avant.

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Publié le 13 Mars 2020

TERREUR A LA MANICOUAGAN d'Henri Vernes

Dans la pléthorique série des aventures de Bob Morane, TERREUR A LA MANICOUAGAN occupe une place à part. D’abord parce qu’il dispose d’un titre qui claque et en jette. Ca n’a l’air de rien mais cela joue beaucoup lorsqu’il s’agit de choisir sa prochaine lecture parmi les plus de 200 disponibles dans cette vaste saga.

Ensuite car le roman remet en lumière le très « bondien » vilain Orgonetz, alia l’Homme aux dents d’or. Et enfin car il s’agit de la première apparition de la célèbre et ambigüe Miss Ylang Ylang ainsi que de la fameuse organisation criminelle Smog.

L’intrigue, de son côté, s’avère de bonne facture et offre du dépaysement (ici le Québec), quelques notes d’humour surtout véhiculées par Bill Ballantine, des bagarres entre nos deux héros et quelques méchants décidés à détruire un barrage hydroélectrique, des anecdotes amusantes (les spectateurs d’un match de hockey qui lance des pièces de monnaie pour faire trébucher les joueurs adverses), des rapports très convenus et asexués entre Bob et son « harem » de demoiselles (à chaque fois qualifiées de « petites filles »),…

Bref, c’est du Bob Morane, avec ses qualités et ses défauts, son style plutôt soutenu et son vocabulaire relativement précis et recherché (grande différence avec les romans jeunesses d’aujourd’hui certes nettement moins naïfs). L’intrigue reste, elle, assez convenue et linéaire mais plutôt efficace et bien ficelée, offrant au lecteur ses 150 pages d’évasion.

En résumé un « Bob » très classique mais convaincant à placer dans le peloton de tête des meilleurs romans consacrés à notre héros bondissant. La fin, ouverte, annonce le retour prochain de la belle et mystérieuse adversaire de Bob…définitivement l’aventure aura bientôt un parfum d’Ylang Ylang.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Jeunesse

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Publié le 5 Novembre 2019

LE MYSTERIEUX Dr XHATAN d'Henri Vernes

Ce personnage haut en couleurs (hum !) de Xhatan était apparu dans le précédent OPERATION WOLF à la tête d’étranges canidés « truqués ». On le retrouve régnant en despote dans une contrée perdue de Haute Birmanie avec l’aide de divers gadgets dont une étrange lumière verte mortelle qu’il manipule à sa guise. Bien évidemment notre mégalomane super vilain (pléonasme) va trouver sur sa route Bob et Bill qui, capturés, vont feindre de rejoindre les rangs du tyran.

Souvenir ému de Bob Morane, relecture toujours plaisante des années plus tard, il y a peu à ajouter à ce petit roman qui mélange adroitement aventures et science-fiction à la manière d’un serial d’antan. Super vilain, inventions maléfiques, poursuites, captures et évasions,…Sans oublier un Xathan assez bête pour penser pouvoir convertir Bob et Bill à ses plans de domination mondiale.

Rien de novateur mais Henri Vernes cuisine habilement ce récit divertissant à souhait qui s’inscrit sans nul doute parmi les classiques de Bob Morane.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Jeunesse, #science-fiction

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Publié le 30 Juillet 2019

IXYGRECZED de Jacques Colombo (Henri Vernes)

Au début des années ’80, Henri Vernes, sous pseudonyme, propose à la demande du Fleuve Noir une sorte de clone de Bob Morane (du moins physiquement) avec Giovanni Mazzini, petit fils et héritier potentiel de Don Mazzini, le capo di tutti capi, bref le grand maître de la Mafia. Giovanni Mazzini, également surnommé Don, vivra onze aventures dans lesquelles Vernes se permet ce qu’il ne pouvait écrire dans ses Bob Morane : « Danger. Erotisme. Violence ». Par contre, si Don ressemble physiquement à Bob, il en est plutôt l’antithèse dans son comportement puisqu’il recourt systématiquement à la brutalité et collectionne les aventures érotiques. En résumé, ce petit bouquin se complait donc joyeusement dans le sexe et la violence débridés.

L’intrigue, assez simple, consiste pour Don à identifier un mystérieux espion surnommé XYZ (ou Ixygreczed), ce qui suffit à aligner scènes d’action, bagarres et passage olé olé. En vieux routier de la littérature populaire, Vernes ménage toutefois un petit suspense concernant l’identité du fameux espion Ixygreczed et se permet un twist final légèrement prévisible mais bien amené et convaincant.

IXYGRECZED ne possède aucune prétentions littéraires (quoique l’on y retrouve le goût de l’auteur pour placer quelques mots recherchés et peu usités dans son texte) mais parvient à distraire le lecteur durant environ 200 pages. Nous sommes complètement dans la littérature de gare de consommation courante comme en proposait à la pelle le Fleuve Noir et Gérard de Villiers durant les années ’80, une sorte de synthèse de tous les héros machos de l’époque comme SAS, James Bond, l’Exécuteur, etc.

Pour tous les adolescents qui, ayant grandi, veulent retrouver les plaisirs simples d’une aventure « à la Bob Morane » mais additionnée d’une bonne dose de brutalités et d’une poignée de passages osés, ce bouquin sympathique constituera une lecture tout à fait plaisante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Erotique, #Espionnage, #Roman de gare, #Bob Morane

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Publié le 5 Juillet 2019

BOB MORANE Vs L’OMBRE JAUNE : DOUBLE DOSE D’AVENTURES d'Henri VernesBOB MORANE Vs L’OMBRE JAUNE : DOUBLE DOSE D’AVENTURES d'Henri Vernes

Les deux premiers romans de l'intégrale "L'Ombre Jaune 2"

L’HERITAGE DE L’OMBRE JAUNE

Se replonger dans un Bob Morane passé quarante ans c’est l’assurance de retrouver une partie de son adolescence. En effet, ce qui est bien avec Bob Morane c'est l’assurance d’y retrouver toutes les conventions (les mauvaises langues disent clichés mais ils ne savent pas ce qu’ils perdent! ) du roman d'aventures : complot diabolique, super-méchant développant une étrange relation de respect / aversion pour son adversaire, intrigues farfelues qui dérapent régulièrement dans le fantastique, belle demoiselle mystérieuse, inventions délirantes détaillées avec un luxe de détail qui les rendraient presque crédibles, etc. Ajoutez à cela un cliffhanger toutes les quinze pages (soit une montée d'adrénaline typique de la littérature populaire qui conclut chaque chapitre afin de donner envie de voir ou lire la suite) et un rythme soutenu qui maintient l’attention et vous obtenez tous les ingrédients nécessaires à un vrai divertissement sans temps morts capable de vous dépayser pour deux bonnes heures par une chaude après-midi d’été. Bien sûr, n'espérez pas y trouvez de réflexions philosophiques pointues mais ne méprisons pas la littérature d’évasion, souvent plus intéressante et sympathique que certaines briques indigestes pondues par des auteurs en vue. Alors que ces derniers croient proposer de l'art en diluant leur récit sur des centaines de pages où ils ne se passent strictement rien Henri Vernes nous donne du rythme et de l’action. Que se passerait-il si l’héroïque Bob Morane entrait en possession des ressources de son terrible ennemi Mr Ming, dit l’Ombre Jaune ? Pour le savoir il suffit de se replonger dans cette centaine de pages rapidement lues qui procure un plaisir instantané, légal et sans risque. Alors pourquoi se priver ?

LES GUERRIERS DE L’OMBRE JAUNE

Bob Morane, l’Ombre Jaune,…Que dire de plus? Cette histoire on l’a déjà lu dix, vingt, trente fois (selon son degré de “finitude” envers l’Aventurier. Et pourtant on prend encore plaisir à suivre, durant deux heures, les démêlées de Bob et de Monsieur Ming. Ce-dernier dispose cette fois d’une nouvelle armée de guerriers, des combattants atteints d’une maladie mortelle jadis cryogénisés. A présent « décongelés » et guéris ils viennent grossir les rangs des suppôts de l’Ombre Jaune.

Capturés, Bob et Bill sont promis à un sort similaire après un lavage de cerveau mais l’intervention opportune de Tania permet à nos héros de triompher de leur éternelle Nemesis.

Henri Vernes anticipe ici la mode des « zombies » en lançant des êtres ressuscités et fanatisés aux trousses de notre héros. La première partie, faite de mystère et d’un siège en règle de la demeure où Bob et Bill se sont réfugiés reste la plus prenante. La suite se montre plus convenue : Mr Ming explique son plan, ne supprime pas nos héros (ce serait trop facile) et finit par être vaincu…du moins provisoirement.

Rien de bien neuf mais un petit bouquin sympathique et enlevé qui permet de se détendre durant deux heures.

BOB MORANE Vs L’OMBRE JAUNE : DOUBLE DOSE D’AVENTURES d'Henri Vernes

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Publié le 19 Novembre 2018

LA VAPEUR DU PASSE d'Henri Vernes

Pour sa soixante-deuxième aventure, publiée au début des 60’s, Bob Morane se retrouve, cette fois, en Sibérie, en reportage en compagnie de l’inévitable Bill Ballantine. Leur avion passe au travers d’une étrange brume verdâtre et une créature volante le percute, ce qui provoque son écrasement et la mort du pilote. Devenus piétons par la force des choses, les deux amis finissent par rejoindre une équipe d’archéologues, menés par une charmante Russe, qui explorent une antique cité. Peu après une mystérieuse « vapeur du passé », probablement d’origine extra-terrestre, ramène à la vie une poignée de dinosaures…Et voilà la petite bande menée par Bob contraint d’affronter ces créatures venues de la nuit des temps.

Voici un roman tout à fait plaisant et réussi, dans la grande tradition de Bob Morane, à savoir qu’il comprend tous les éléments nécessaires à une bonne aventure : de l’action, du fantastique / science-fiction, un bon rythme, des innovations (ici une brume bizarre qui ramène des dinosaures à la vie) et de bonnes valeurs positives. Bien sûr, on y retrouve aussi un côté gentiment naïf et suranné loin des standards actuels de la littérature jeunesse (qui n’hésite plus à parler de sexe ou de violences) mais qui rend, finalement, le tout attachant.

Pas la peine d’en dire davantage, les amateurs de l’aventurier trouveront largement leur compte avec cette VAPEUR DU PASSE : un roman très divertissant d’ailleurs fréquemment cité lorsqu’il s’agit de lister les meilleurs « Bob Morane ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantastique, #Jeunesse, #science-fiction, #Bob Morane

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Publié le 16 Octobre 2018

LE DIABLE DU LABRADOR d'Henri Vernes

Avec cette aventure publiée originellement en 1960, Henri Vernes rendait hommage aux romans à la Jack London et, plus généralement, aux récits situés dans le Grand Nord. Dans ce quarantième tome, Bob se retrouve seul, décidé à passer un hiver tranquille, à lire, à prendre des photos et à chasser, dans les étendues désertiques du Canada enneigé. A peine arrivé, notre héros doit cependant affronter Rocky, un boxeur amateur (quinze ans avant Stallone !) beaucoup moins sympathique que l’étalon italien puisqu’il martyrise son chien-loup, un superbe mais indomptable animal surnommé le Diable du Labrador. A coup de poings, Bob gagne la liberté du canidé ainsi que le sobriquet de Cogne Dur. Il aura, par la suite, l’occasion de recroiser la route du chien-loup et d’affronter divers ennemis, dont le froid, les loups et des hommes malintentionnés

Charles-Henri Dewisme ayant 100 ans en ce jour (16 octobre 2018), Bob Morane méritait bien un petit coup de projecteur avec ce sympathique roman dans la lignée de CROC-BLANC. Pour une fois, Vernes délaisse le mystère, la science-fiction et les ambiances fantastiques. Le romancier se recentre sur une intrigue très simple dans laquelle Bob ne doit pratiquement compter que sur lui-même, le fidèle Bill étant absent du récit. Linéaire et sans grande surprise, LE DIABLE DU LABRADOR démontre toutefois le talent de Vernes pour composer une histoire efficace qui parvient à tenir agréablement le lecteur en haleine. S’il manque quelque peu de folie, le bouquin assure cependant deux bonnes heures d’évasion et devrait divertir les nostalgiques de l’Aventurier.

Chronique rédigée pour les 100 ans d'Henri Vernes

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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Publié le 29 Novembre 2017

BOB MORANE - LES SEMEURS DE FOUDRE d'Henri Vernes

Datant du tout début des sixties voici un « Bob Morane » complètement dédié à l’aventure et au dépaysement, le tout saupoudré d’une touche de science-fiction bienvenue. La recette magique de cette époque où l’imagination emporter le lecteur pour deux ou trois heures de complet divertissement.

Bob, Bill et le professeur Clairembart partent en expédition, à la recherche d’une ancienne cité perdue, dans les Monts Madidi, au-delà des redoutables Murailles Rouges. Pourtant, à Puerto dos Tigres, personne ne veut venir en aide à nos aventuriers. Tous tentent de les dissuader de se rendre dans cette région inhospitalière, hantée par de redoutables Indiens que l’on surnomme Los enemigos del Christiano. Après avoir échappé à une tentative de meurtre commises par deux indigènes de la tribu des Yorongas, Bill et Bob se rendent compte que ceux-ci ont la langue coupée afin de ne pouvoir trahir leur commanditaire. Aidé par un guide, Manca, les aventuriers décident toutefois de se rendre dans les Montagnes Rouges afin d’en percer le secret.

LES SEMEURS DE FOUDRE est un roman touffu, riche, qui brasse quantité de lieux communs de l’Aventure pour aboutir à une décoction toujours enthousiasmante : des passages secrets activés par la mélodie d’une flute, des Indiens fanatisés à la langue coupée, d’anciens Nazis décidés à conquérir le monde, une terrifiante arme secrète, une cité perdue,…

En 150 pages, Henri Vernes n’a pas de temps à perdre, il doit accrocher le lecteur et ne plus le lâcher. C’est finalement peut-être préférable à ces épais techno thrillers modernes qui usent de scénarios similaires mais étalés sur le triple de pages en se prenant terriblement au sérieux. Ici, pas de longues descriptions, juste quelques phrases bien choisies qui créent l’ambiance ou brossent un protagoniste. L’action reste privilégiée et les rebondissements nombreux quoique la trame générale demeure prévisible et que l’issue ne fasse aucun doute.

Pour les amateurs de Bob Morane, LES SEMEURS DE FOUDRE constitue sans nul doute un divertissement efficace à lire ou à relire.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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