space opera

Publié le 21 Octobre 2022

100% STARS WARS TOME 10 – LA FUITE de Kieron Gillen

Contient Star Wars (2015) #56-61.

Et hop, la Rébellion continue de panser ses plaies après la désastreuse bataille qui a en quelque sorte tué l’espoir (cf. le tome précédent). Alors que faire ? Bah se retrouver sur une planète paumée pour s’y reposer un tantinet. Du coup Leia prépare la suite, Han attend qu’elle l’invite à entrer dans sa chambre (lorsque le moment arrive enfin le contrebandier est déçu…la princesse n’avait pas les mêmes idées en tête) et Luke conte un brin (mais pas trop) fleurette à une autochtone. Il y a aussi quelques combats complètement gratuits contre des bestioles monstrueuses, quelques notes d’humour mais dans l’ensemble c’est plat et pas très palpitant. En fait, il ne se passe pas grand-chose, à tel point que le scénariste rapatrie une fois de plus la (soi-disant) troupe d’élite des Scar, des super combattants qui font une nouvelle fois de la figuration. On note cependant moins de manichéisme que dans les épisodes précédents, notamment avec ce personnage qui affirme « qui peut savoir quand la République a disparu et quand l’Empire a commencé ».

Les dessins sont, dans l’ensemble, plutôt bons, ce qui change de ce que chiait (désolé n’y a pas d’autre mots) Larroca depuis bien trop longtemps.

N’empêche que tout cela ne donne pas vraiment envie de poursuivre (même si le final nous y encourage) car on reste une fois de plus dans l’anecdotique et le sans conséquence. L’univers « Star Wars » parait tellement cadenassé que toute surprise semble bannie, au point que l’on peut certes apprécier la balade (les comics restent, dans l’ensemble, tous agréables et plaisant), mais sans aucune réelle passion. Finalement ce sont ceux consacrés à DOCTOR APHRA, personnage original ne devant rien à la saga cinéma, qui demeurent les plus intéressants.

Bref, une petite pause s’impose dans la saga.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #BD, #Cinéma et TV, #Comic Book, #Star Wars, #Space Opera

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Publié le 8 Septembre 2022

DOCTOR WHO - TIME LORD VICTORIOUS: ALL FLESH IS GRASS de Una Mc Cormack

Suite et fin du méga crossover « Time Lord Victorious ». Pour les lecteurs, les romans seuls ne peuvent donner qu’une fraction de l’intrigue mais suffisent à embrasser le tableau global de cette vaste histoire dans laquelle le Docteur défie la mort elle-même.

Le Huitième Docteur, embarqué dans un vaisseau Dalek, et son successeur, Neuf, à bord d’un navire cercueil plein de vampires tentent de stopper Dix, lequel veut arrêter les Kotturuh, autrement dit supprimer la Mort et devenir enfin le Seigneur du Temps Victorieux. Mais que deviendra le futur une fois cela accompli ?

ALL FLESH IS GRASS est un récit rapide, sans prétention, vite lu et plutôt agréable, dans la tradition de ces nombreux romans dérivés de séries à succès. Il succède au roman THE KNIGHT, THE FOOL AND THE DEAD (et à de nombreux produits dérivés : nouvelle, récits audio, escape game, etc.) et résout, en quelques pages, le cliffhanger des trois Docteurs en plein « mexican stand off » spatial. La suite nous montre nos héros tenter de réparer les dégâts antérieurs.

En 199 pages, l’auteur concentre un maximum de matière en un minimum d’espace : vampires, aliens destructeurs, Daleks, paradoxes temporels et pas moins de trois Docteurs. D’où un rythme quasi frénétique. On eut même apprécié que le bouquin se permette de ralentir un peu pour davantage « se poser ». Mais on se console par l’énergie du récit.

Si le crossover n’est pas complètement à la hauteur des attentes, le lecteur passe néanmoins un bon moment en suivant les aventures de nos trois Docteurs décidés à empêcher l’Apocalypse et à devenir, ni plus ni moins, les vainqueurs de la dernière grande guerre du temps. Un peu inconséquent mais plaisant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Doctor Who, #Space Opera, #Voyage dans le temps, #science-fiction

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Publié le 25 Août 2022

BARRAYAR de Lois McMaster Bujold

La suite des aventures de Cordelia nous emmène sur Barrayar en compagnie de son époux, Aral Vorkosigan. Ce-dernier est nommé régent jusqu’à la majorité du jeune Empereur. A priori, l’existence semble sourire au jeune couple excepté les piques lancées par le père d’Aral. Mais un attentat blesse Cordelia, enceinte, mettant en péril son futur enfant. Et la guerre civile est déclarée par les opposants du régent.

Ce troisième tome, dans la continuité de CORDELIA VORKOSIGAN, reprend le schéma space opéra / planet opéra : intrigues de cours, romance, révolution de palais, affrontements entre factions rivales, etc. L’auteur mêle adroitement l’action, l’humour et le côté romantique sans trainer en route (contrairement à beaucoup de ses collègues de la Fantasy) et maintient un rythme enlevé sur près de 450 pages. Une première moitié centrée sur l’opposition entre Cordelia et son beau-père, une seconde plus mouvementée occupée par la révolution lancée par un noble prêt à tout pour accéder au pouvoir.

Récompensé par un prix Hugo mérité, ce nouveau volume rend ainsi accessible une science-fiction ambitieuse, de grande ampleur et politisée. Loin de la hard-science, Lois McMaster Bujold s’intéresse surtout à ses personnages, en particulier Cordelia, nouvelle arrivée sur Barrayar qui découvre, en même temps que le lecteur, les mœurs de cette planète. Mais le reste des protagonistes mérite également le détour et sont fort bien brossés.

Le style, pour sa part, reste fluide et agréable, privilégiant les dialogues pleins de réparties et de dynamisme, avec suffisamment de touches humoristiques pour rendre le roman facile à lire. Un véritable blockbuster de la SF, façon page-turner, qui se déguste avec bonheur.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Prix Hugo, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 18 Août 2022

CORDELIA VORKOSIGAN de Lois McMaster Bujold

Lois McMaster Bujold entame réellement sa saga après le préquelle OPERATION CAY et délivre un space opéra bien mené, rythmé, efficace, qui a le bon goût de ne jamais se délayer dans d’inutiles digressions. 316 pages et basta ! Du coup, l’intrigue avance sans ralentir en nous présentant Cordélia Naismith de la colonie de Beta. La voilà propulsée au cœur d’une guerre absurde contre les forces de Barrayar menées par le terrible seigneur Aral Vorkosigan, surnommé le « Boucher de Komarr ». Mais Cordélia découvre que Vorkosigan n’est peut-être pas le militaire sadique et meurtrier qu’elle pensait. Se pourrait-il qu’elle en tombe amoureuse ?

CORDELIA VORKOSIGAN est un space opéra écrit par une femme et dont la principale protagoniste est une femme. Les fans de SF s’effraient déjà : ce sera mièvre et bourré de romance. En fait pas du tout ! Même si l’histoire d’amour entre les deux « ennemis » occupe une large portion du récit, le roman n’en oublie pas l’action, les combats spatiaux, les affrontements virils, etc.

Le bouquin se découpe en trois parties : la première raconte la première rencontre entre Cordélia et Aral sur une planète inhospitalière où ils vont devoir s’associer pour survivre. La seconde voit Cordélia accusée du crime d’une commandant barrayaran sadique tout en étant soupçonnée de trahison par les Bétans. Enfin, nos héros finissent encore par se retrouver alors qu’ils touchent tous les deux le fond avec dépression et addictions.

Lois McMaster Bujold développe ses personnages, tous bien brossés et attachants, son univers avec ses différentes planètes aux coutumes et mœurs parfois déstabilisantes. Elle oppose d’ailleurs les conceptions de Barrayar et de Beta sur les questions sociales, politiques, etc. sans prendre vraiment parti. La romancière critique les deux mais sans forcer le trait et en jouant souvent sur l’humour. Le tout avec une plume fluide et très agréable, quasiment dégraissée de toutes longueurs rébarbatives. Le lecteur s’imprègne de ce vaste univers en douceur, par petites touches intégrées au récit sans passer par de larges portions descriptives. « Show, don’t tell » !

A la fois hommage à la science-fiction d’antan par ses thématiques (conflits planétaires, intrigues de cour, complots et trahisons,…), roman d’amour gentiment féministe, étude de personnages impeccablement décrits et critique sociétale teintée d’humour, CORDELIA VORKOSIGAN constitue le début d’une très vaste saga. Un classique fort bien écrit et traduit avec des dialogues souvent alertes et qui « sonnent » vrais. Bref, un incontournable !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hautement recommandé, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 8 Juin 2022

TRAQUEMORT: TOME 1 - LE PROSCRIT de Simon R. Green

Golgotha, capitale de l’infâme Empire Galactique, sous le joug de Lionnepierre, dite la Garce de Fer. Les puissants écrasent toutes possibilités de révolte et se délectent des combats de gladiateurs dans les arènes. Owen Traquemort appartient aux privilégiées et se satisfait de son existence, partagée entre les plaisirs de la vie et l’étude de l’Histoire. Jusqu’au jour où, sur une lubie de Lionnepierre, il perd tout et devient un proscrit. Erudit peu concerné par les combats et la politique, Owen doit fuir vers l’unique planète qui échappe à l’Empire, Brumonde, repère des pires contrebandiers et crapules de la galaxie. De là, peut-être, pourra t’il lancer la rébellion.

Saga en huit tomes, chacun de 700 pages bien tassées, TRAQUEMORT débute rapidement par la chute de son héros, lequel passe de notable tranquille à proscrit. Déboussolé, il doit s’allier avec quelques personnages peu recommandables : une jeune criminelle, une chasseuse de primes, un révolutionnaire légendaire mais à bout de course, etc. Première étape dans le plan de révolte de Traquemort : ramené à la vie son ancêtre, le « Premier Guerrier » d’antan, placé en stase depuis près d’un millénaire. Et ensuite trouver une arme mythique. Et une armée. Oui, ça ne sera pas simple !

Traquemort (Deathstalker en VO, nom emprunté à une tétralogie de Conaneries à petit budget très sympathiques) ne cherche pas à réinventer la roue mais aligne aux contraires les conventions de la SF spectaculaire avec une bonne santé réjouissante. On y retrouve une bande de vauriens cools et d’aristocrates associés pour combattre un Empire tout puissant, un noble cinglé adepte de toutes les drogues possibles, des êtres modifiés dotés de pouvoirs psy (les Espis), des clones, des IA impertinentes, des combats dans l’Arène, un tout puissant Gladiateur Masqué à l’identité mystérieuse, un héros légendaire ramené à la vie après plus de neuf siècles, des intrigues de palais et des rivalités claniques qui se résolvent dans le sang, des combats à l’épée (car les pistolasers c’est efficace mais ils nécessitent deux minutes entre chaque tir pour redevenir opérationnels),…

Simon R. Green délivre un roman très feuilletonnant, mélange de science-fiction et de fantasy dans une ambiance proche du péplum décadent avec un gros parfum de cape et épée. Space et Planet Opera dominent le récit, avec les références attendues : « Star Wars » bien sûr, « Dune » évidemment et même les plus anciens « John Carter », « Flash Gordon », etc. Une touche d’Albator (parallèle accru par la couverture), une pincée des vénérables ROIS DES ETOILES et autres space op’ d’antan à la Leigh Brackett ou E.E. Doc Smith, des héros fatigués mais encore vaillants à la Gemmell pour lesquels ne restent que l’honneur. Green ratisse large et convoque aussi les grands ancêtres façon TROIS MOUSQUETAIRES, les intrigues du TRONE DE FER ou les rivalités familiales des PRINCES D’AMBRE, le tout dans une ambiance fiévreuse pleine de bruit et de fureur façon Robert E. Howard etc.

L’auteur ne se prive jamais de références parfaitement assumées, entre hommage, ré imagination et clins d’œil (« Nouvel Espoir ») et y ajoute des éléments fun, soit hérités de la SF d’antan soit tout aussi référentiels mais plus proches de la fantasy ou du fantastique. Ainsi des combattants assoiffés de sang sont nommés des Wampyres, des mutants féroces comme des loups sont, forcément, surnommés les Garous, etc. Green n’a pas peur de la surenchère ni de la grandiloquence. Vulgairement on pourrait même résumer ce tome 1 par un « plus épique tu meurs ». Les héros cherchent quand même une arme trop puissante…et quand on dit puissante c’est le niveau au-dessus de l’Etoile Noire, c’est plutôt du registre de l’Anéantisseur Ultime des Marvel Comics. Une arme capable d’anéantir des milliers d’étoiles d’un coup. Heureusement elle est cachée dans un dédale qui rend fou tous ceux qui osent s’y aventurer.

Avec TRAQUEMOT, Simon Green propose un livre-univers attrayant avec énormément de personnages, certains très sympas et d’autres vraiment très méchants. Beaucoup de péripéties, de voyages d’un bout à l’autre de galaxie, de duels à l’épée, de fantaisie et d’imagination. Certes il touille une tambouille connue mais le plat est si bien cuisiné qu’on le déguste et qu’on en redemande. Les 750 pages passent d’ailleurs comme une lettre à la poste, grâce également à l’humour de l’auteur, parfois noir et parfois absurde : « british » dirait-on pour simplifier (comme en témoigne aussi sa saga fantasy de HAVEN),… Quelques défauts bien sûr, l’une ou l’autre longueurs (vu la taille de la brique c’est quasi inévitable), un sentiment parfois de « trop plein »… mais un rythme soutenu et des péripéties prenantes. Bref une saga enthousiasmante et un premier tome qui donne envie de poursuivre rapidement avec le deuxième opus de la saga.

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Publié le 25 Mars 2022

STAR WARS – TOME V – LA GUERRE SECRETE DE YODA de Jason Aaron et Salvador Larroca

En guise de hors d’œuvre, ce tome nous propose l’annual BASH centré sur un nouveau personnage, Bash, une ouvrière qui refuse de choisir son camp. Les événements vont décider pour elle puisqu’elle sauve la princesse Leia et se trouve, par conséquent, obliger de rejoindre la rébellion.

Voilà une petite intrigue très classique et prévisible, avec quelques notations intéressantes quoique peu originales : pour la majorité des « petites gens » l’Empire et la Rébellion se ressemblent, ce sont deux nuisances différentes qui causent des dommages collatéraux et impactent l’existence quotidienne des simples citoyens. Le tout se lit avec plaisir mais ne renouvelle rien. Ce n’est pourtant pas désagréable et certainement bien plus distrayant que la suite.

Donc la suite, le plat de résistance (hum !), se scinde en quatre chapitres lus par Luke dans le journal du Vieux Ben. Tout de suite apparaissent les principaux problèmes de ce type de récit : il traite de Yoda mais ce dernier n’est jamais nommé (puisque le récit se situe avant l’Episode V et que Luke ne l’a pas encore rencontré) et rien n’a beaucoup d’importance…En effet, si cela avait eu de véritables conséquences, nous en aurions entendu précédemment. Cela suffit à démontrer la supériorité inévitable des récits consacrés à Aphra (ou même aux manigances de Vador) qui se détachent davantage de la ligne narratrice établie par le « canon » et permettent, forcément, de plus grandes libertés vis-à-vis de la trilogie initiale.

Ici, Yoda se retrouve sur une planète perdue. Il devient le disciple d’un gamin doté de pouvoir sur la pierre, une variante de la force que Yoda décide de maitriser sans que l’on comprenne très bien ses raisons. Pour étoffer cette intrigue rachitique, le tout propose aussi une guéguerre entre différentes tribus pas franchement intéressante. Tout part ensuite dans un grand gloubi-boulga entre science-fiction mystique et Heroic Fantasy tendance new age, un fatras indigeste complètement déconnecté de l’intrigue principale établie dans les précédents épisodes. Et puis, depuis le temps, Luke aurait pu terminer sa lecture, on parle d’un petit bouquin écrit par le Vieux Ben, pas du cycle complet de DUNE.

SI LA GUERRE SECRETE DE YODA constitue une sorte de récréation et, peut-être, un moyen pour le scénariste de s’offrir un petit plaisir à la marge des fondamentaux de la saga spatiale difficile de ne pas considérer l’ensemble comme anecdotique. Bref, un tome à réserver aux complétistes, les autres peuvent aisément faire l’impasse sur ce récit. Le problème étant que l’on peut répéter ce constat pour une (trop) grande partie des comics STAR WARS récents.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Space Opera, #science-fiction, #Star Wars

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Publié le 17 Décembre 2021

100% STARS WARS TOME 9 – LA MORT DE L’ESPOIR de Kieron Gillen & Salvador Larroca

Contient Star Wars (2015) #50-55.

Et voilà la suite du grand arc imagine par Gillen depuis une douzaine de numéros, un épisode qui se veut en quelque sorte la riposte de l’Empire à la destruction de l’Etoile Noire (et donc à « Star Wars IV : Un nouvel espoir). Cette fois, trahi par la reine Trios, les rebelles sont coincés dans leurs vaisseaux, incapables de déployer leurs chasseurs et tirés comme des lapins par les destroyers stellaires menés par Vador. La série de belles victoires rebelles devaient fatalement s’arrêter et ce tome explique comment ils se sont repliés (ce qui devrait logiquement mener les survivants vers une certaine base sur Hoth) tant la flotte est ici littéralement mise en pièces par les vaisseaux impériaux.

Le scénariste se centre sur un Vador surpuissant et dévastateur (à l’image du final de « Rogue One » dont la noirceur sert d’inspiration à cette intrigue) mais met également en valeur Trios. Cette dernière trahit certes la rébellion mais en quelque sorte contrainte et forcée : elle ne souhaite pas infliger à son peuple la destruction vécue par Aldéraan. Evidemment on retrouve quelques facilités (une nouvelle fois les rebelles doivent s’introduire chez l’ennemi pour dérober les codes nécessaires, un ressort dramatique usé qui tourne ici au procédé), un certain manque de caractérisation des personnages secondaires (introduits rapidement et tout aussi vite expédiés pour mettre en valeur leur sacrifice) et une prédominance de l’action au détriment du reste. Malgré tout (et la présence de Larroca au dessin pour une dernière prestation un peu moins catastrophique que d’habitude, autrement dit un peu moins photoshopée par-dessus la jambe) LA MORT DE L’ESPOIR s’impose comme un très bon arc narratif qui rapproche, peu à peu, nos personnage de « L’Empire contre-attaque ». Du space-opéra pur jus riche en action et qui peut certes se résumer à une énorme bataille spatiale mais n’en reste pas moins plaisant.

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Publié le 3 Novembre 2021

LES OUBLIES DE L'AMAS de Floriane Soulas

Il est toujours délicat d’avouer qu’un roman récoltant une majorité de critiques favorables s’est révélé décevant mais, malheureusement, c’est le cas avec LES OUBLIES DE L’AMAS.

Le livre est annoncé comme un space-opéra et, de prime d’abord, le décor parait original et prometteur. Nous sommes au XXVIIème siècle et l’Humanité a colonisé le système solaire, s’établissant sur chaque planète à l’exception de Jupiter restée inaccessible. Certains, pourtant, veulent encore percer le mystère de la planète géante, notamment Pavel, un pilote très doué. Mais celui-ci a disparu dans ses tentatives. Sa sœur jumelle, Kat, part à sa recherche et commence ses recherches sur l’Amas, une sorte de cimetière spatial constitué d’un amas (ben oui) d’épaves diverses proches de Jupiter.

Un cadre original donc, qui laisse espérer un roman d’anticipation intéressant. Hélas, premier problème, le lecteur n’est pas vraiment dépaysé et le « sense of wonder » si cher à la science-fiction d’antan se montre absent. Quoique situé sept siècles dans le futur, la technologie parait trop familière, trop terre à terre pour nous plonger dans l’émerveillement. Vu la vitesse des progrès accomplis ces dernières années, s’aventurer dans cet avenir devrait être déstabilisant voire effrayant. Ce n’est pas le cas ici. Bien sûr, nous avons les colonies du système solaire, des mutants, des plantes extraterrestres, etc. Mais l’ensemble demeure trop classique : excepté la colonisation planétaire qui justifie le bond lointain dans le futur le reste du roman aurait pu se dérouler à une époque beaucoup plus proche, à un siècle de distance voire moins. L’intrigue, elle aussi, parait patiner et avance de manière assez erratique : de longs passages bavards puis quelques coups d’accélérateur, notamment lors d’une course hyper secrète (mais à laquelle participe l’héroïne), quelque part entre « Star Wars » et « Death Race ».

Surtout, le bouquin est long. Oui c’est classique aujourd’hui, dans la SF ou plus généralement « l’imaginaire » il semble qu’il faille toujours accoucher d’un pavé pour gagner sa crédibilité. A l’heure où beaucoup se plaignent de n’avoir plus le temps de lire, les auteurs aiment proposer des briques. Lorsqu’on se souvient des classiques d’Isaac Asimov, Heinlein ou Clarke qui décrivaient en 250 pages des univers entiers, difficile d’accepter de passer plus de 600 pages sur cet amas (et un peu sur Jupiter… mais seulement lors des derniers chapitres) et, au final, d’en connaitre si peu sur le monde évoqué. Question de générations peut-être. L’important était sans doute l’aventure humaine me rétorquera sans doute l’autrice. Peut-être. Mais la Kat en question n’est pas assez intéressante pour porter, à elle seule, ce gros livre.

Bref, le roman m’est souvent tombé des mains mais, vu les commentaires laudateurs qu’il reçoit d’autres apprécieront davantage, sans aucun doute.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 11 Juin 2021

CHEVALIERS DE L'ANCIENNE REPUBLIQUE TOME 1 et 2 de John Jackson Miller
CHEVALIERS DE L'ANCIENNE REPUBLIQUE TOME 1 et 2 de John Jackson Miller

Environ 4000 ans avant la bataille de Yavin…Le jeune Padawan Zayne Carrick, inexpérimenté et pas vraiment doué, se voit pris dans les manigances politiques et accusé d’un massacre dont il est innocent. Poursuivi par l’Ordre Jedi mené par Maitre Lucien, il fuit à travers la galaxie, en compagnie d’un contrebandier, Gryph. Le duo est rejoint par Campeur (un expert en gadgets divers) et la séduisante Jarael et la petite équipe va se retrouver mêler aux Guerres Mandaloriennes.

Publié mensuellement durant quatre ans (de 2006 à 2010) pour satisfaire les fans du jeux vidéos homonyme, CHEVALIERS DE L’ANCIENNE REPUBLIQUE s’avère une série très plaisante. Si le lecteur éprouve toujours une certaine crainte devant des « produits dérivés de produits dérivés », celles-ci sont balayées par l’énergie et l’enthousiasme déployés.

Située bien avant la trilogie (que l’on devrait à présent dénommé ennéalogie – de l’épisode I à IX), la saga nous présente des personnages bien différents de la « Skywalker family ». Evidemment, on retrouve cependant des points d’accrochage : un Jedi au départ bien peu à l’aise, un contrebandier sympathique, une jeune femme qui fait battre le cœur du héros, un droïde amusant, un grand méchant manipulateur, etc. Le premier tome, efficace, pose les bases de l’intrigue et présente les différents personnages, de manière attachante quoique le rythme enlevé ne donne pas vraiment le temps de s’y attacher. Cela sera corrigé par la suite. En effet, le second tome, plus « calme » en dépit de nombreux événements relançant l’histoire, se montre plus réussi et introduit également davantage d’humour, entre autre grâce à un trandoshan. Ce-dernier, berné par Gryph, se voit forcé de le servir puisqu’il a contracté une dette de vie à son encontre.

Space opéra de grande ampleur, protagonistes intéressants, courses-poursuites, combats nombreux, sabre-lasers, éléments de comédie, guerriers mandaloriens dans leurs rutilantes armures de combats,…avec ces deux premiers tomes, CHEVALIERS DE L’ANCIENNE REPUBLIQUE démarre de la plus belle des manières et parvient à combiner à peu près tout ce que l’amateur de STAR WARS apprécie dans cet univers. Largement recommandé ! On y reviendra certainement plus souvent qu’à l’épisode IX.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 7 Mai 2021

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

Avant Picard, avant Kirk,…Pike avait les commandes de l’Enterprise. Pour ceux qui l’ignorent, Pike était le capitaine prévu par la production, comme on peut le découvrir dans le pilote (refusé mais depuis largement diffusé) « The Cage ». Dix ans avant les aventures de Kirk, Pike apparait donc aux côtés de Spock, pour un run publié de manière mensuelle par Marvel entre février 1997 et juin 1998. Au terme de 17 épisodes la série fut annulée (et le dernier arc resta, par conséquent, inachevé). Ce recueil reprend les quatre premiers épisodes du comics et débute avec « Flesh of my flesh », un long récit (40 pages) envoyant l’Enterprise investiguer une série de disparition de vaisseaux. L’Enterprise agit comme un appât et tombe sur un vaisseau organique. Différents flashbacks vont en parallèle illustrer plusieurs événements importants de la vie de Pike, notamment sa rencontre avec le jeune cadet Spock. Ce-dernier mène ensuite la contre-attaque contre la forme de vie extraterrestre et un virus qui a infecté l’Enterprise. Dans « The Fires of Pharos », Pike combat le Klingon Kaaj. Ensuite, dans « Our dearest blood », l’équipage observe le festival de la lumière sur la planète Rigel IV, un monde qui s’apprête à sortir d’une longue période d’isolationnisme grâce à diverses réformes. La planète doit ainsi rejoindre la Fédération. La suite traite des coutumes considérées comme barbares de Rigel IV et de l’opportunité de les transformer. « No Iron bars a cage » s’intéresse, enfin, à J.M. Colt, laquelle a été kidnappée par des extraterrestres dès ses débuts sur l’Enterprise.

Le recueil est complété par un épisode des comics « Gold Key » de 1971 montrant l’Enterprise découvrir une planète peuplée par des figures historiques célèbres de la Terre. Un bonus amusant mais qui souffre d’un développement expédié, caractéristique de nombreux comics de cette époque.

Quoiqu’il en soit les différentes histoires s’avèrent plaisantes. Elles fonctionnent agréablement sans nécessiter une connaissance approfondie de l’univers pour être appréciées, un plus toujours appréciable. Autre réussite : le tout bénéficie de dessins très corrects (certes un peu rétro mais agréables à l’œil) et les intrigues sont divertissantes, retrouvant le côté divertissant et parfois légèrement kitsch de « Star Trek TOS ». Bref, nous sommes dans des récits courts et non des arcs très développés alors la complexité des histoires reste réduite et la résolution emballée en  une vingtaine de pages. Cependant, le recueil reste fun : les auteurs privilégient le plaisir immédiat au détriment de trop longues circonvolutions et le plaisir de lecture s’avère, par conséquent, bien présent. Une bonne série détente.

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

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