bob morane

Publié le 29 Novembre 2017

BOB MORANE - LES SEMEURS DE FOUDRE d'Henri Vernes

Datant du tout début des sixties voici un « Bob Morane » complètement dédié à l’aventure et au dépaysement, le tout saupoudré d’une touche de science-fiction bienvenue. La recette magique de cette époque où l’imagination emporter le lecteur pour deux ou trois heures de complet divertissement.

Bob, Bill et le professeur Clairembart partent en expédition, à la recherche d’une ancienne cité perdue, dans les Monts Madidi, au-delà des redoutables Murailles Rouges. Pourtant, à Puerto dos Tigres, personne ne veut venir en aide à nos aventuriers. Tous tentent de les dissuader de se rendre dans cette région inhospitalière, hantée par de redoutables Indiens que l’on surnomme Los enemigos del Christiano. Après avoir échappé à une tentative de meurtre commises par deux indigènes de la tribu des Yorongas, Bill et Bob se rendent compte que ceux-ci ont la langue coupée afin de ne pouvoir trahir leur commanditaire. Aidé par un guide, Manca, les aventuriers décident toutefois de se rendre dans les Montagnes Rouges afin d’en percer le secret.

LES SEMEURS DE FOUDRE est un roman touffu, riche, qui brasse quantité de lieux communs de l’Aventure pour aboutir à une décoction toujours enthousiasmante : des passages secrets activés par la mélodie d’une flute, des Indiens fanatisés à la langue coupée, d’anciens Nazis décidés à conquérir le monde, une terrifiante arme secrète, une cité perdue,…

En 150 pages, Henri Vernes n’a pas de temps à perdre, il doit accrocher le lecteur et ne plus le lâcher. C’est finalement peut-être préférable à ces épais techno thrillers modernes qui usent de scénarios similaires mais étalés sur le triple de pages en se prenant terriblement au sérieux. Ici, pas de longues descriptions, juste quelques phrases bien choisies qui créent l’ambiance ou brossent un protagoniste. L’action reste privilégiée et les rebondissements nombreux quoique la trame générale demeure prévisible et que l’issue ne fasse aucun doute.

Pour les amateurs de Bob Morane, LES SEMEURS DE FOUDRE constitue sans nul doute un divertissement efficace à lire ou à relire.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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Publié le 21 Août 2017

BOB MORANE - KROUIC de Henri Vernes

Publié en 1972, voici la 113ème aventure de Bob Morane. Ce-dernier se promène dans un champ de foire en compagnie d’un Bill Ballantine très impatient d’assister à une démonstration de catch. Mais les deux amis sont abordés par un étrange nain, Krouic, qui les invite à assister à un spectacle plus intéressant. Peu après Morane se retrouve prisonnier d’une énorme bouteille en verre. Il parvient à s’en libérer et sauve une jeune fille également captive, Violette, pour découvrir qu’il se trouve au main d’un mystérieux collectionneur. Le couple va devoir échapper à de nombreux périls.

KROUIC appartient pleinement au fantastique (et plus encore à la fantasy), un genre souvent présent en filigrane dans les romans de Bob Morane grâce à des personnages surnaturels ou à des inventions délirantes. Ici, l’aventurier se retrouve coincé dans un monde qu’il ne comprend pas et se voit forcé d’avancer sans autre but qu’espérer s’en échapper. Aidé par une demoiselle, Bob parcourt cet univers mystérieux et y rencontre divers périls : une araignée gigantesque, une tribu aux intentions équivoques, un étrange chasseur mécanique, un robot, etc.

On retrouve là le schéma classique de la quête, typique de la fantasy, et que magnifiera le fameux « cycle d’Ananké » (sans doute le sommet de la série) avec ses rencontres toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Ainsi, après avoir tué un immense arachnide en brulant sa toile à l’aide de son briquet, Bob, rebaptisé le Tueur d’Araignée, est accueilli par une tribu primitive dont le chef lui demande de supprimer le redoutable Ruicko le Chasseur. Si Bob échoue, Violette lui sera sacrifiée. Mais le chasseur en question se révèle un piège mécanique. Par la suite, Bob doit encore combattre le robot Rokuci.

Voici un bon moyen d’occuper deux heures de son temps en arpentant en compagnie de l’infatigable aventurier un monde étranger et dangereux. Bien sûr, le roman n’échappe pas à certains tics comme cette manie de Bob, décidément pratiquement aussi asexué que Tintin, d’appeler sa compagne « petite fille » ou, pire, « Violette des bois ». On constate tout le chemin parcouru par la littérature jeunesse dans le domaine amoureux, les auteurs actuels n’hésitant plus à aborder de front la question de l’attirance sexuelle. Néanmoins, ce KROUIC demeure plaisant et rondement mené, les différentes péripéties s’enchainant de belle manière sans laisser au lecteur le temps de souffler et en dépit d’une fin quelque peu décevante ce petit bouquin reste l’assurance d’un bon moment de divertissement.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantastique, #Jeunesse, #Bob Morane

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Publié le 5 Mai 2017

LES YEUX DE L'OMBRE JAUNE (BOB MORANE) d'Henri Vernes

Les « Bob Morane » mettant en scène l’Ombre Jaune sont souvent à la fois les plus divertissants et les plus frustrants. Divertissants car ces aventures sont celles qui se rapprochent le plus du « pulp » à la DOC SAVAGE, FANTOMAS ou FU MANCHU dont ils reprennent avec bonheur tous les clichés, certes surannés mais toujours plaisants. De la littérature de consommation courante à base de méchant mégalomane, de jeune fille en détresse et d’inventions délirantes. Cependant, les « Ombre Jaune » s’avèrent également frustrants car les contraintes inhérentes à la série (le nombre de pages restreints, le souci de rester dans une optique très familiale au niveau de la violence) obligent Vernes à limiter le développement de l’intrigue, laquelle devient, dès lors, très schématique. Ne pouvant se permettre de trainer en route, l’auteur amorce son récit par une situation mystérieuse auquel seront confrontés nos amis Morane et Ballantine. Très vite les deux amis soupçonnent l’Ombre Jaune et, oh surprise, celui-ci s’avère effectivement coupable. Après quelques péripéties, l’une ou l’autre bagarre et course-poursuite, Morane triomphe du cruel Oriental, généralement en recevant l’aide bienvenue de Tania Orloff, la nièce de Mr Ming partagée entre sa loyauté envers tonton et son amour platonique pour Bob.

Dans le cas des YEUX DE L’OMBRE JAUNE, une demoiselle en détresse, Martine, est traquée, dans un Londres forcément brumeux, par un étrange humanoïde dont les yeux lancent des rayons mortels. Secourue par Morane, la jeune fille révèle que son père, un spécialiste du laser, a disparu. L’Aventurier, accompagné de Ballantine, se retrouve ensuite dans un château médiéval auvergnat et découvre rapidement l’implication de Monsieur Ming, alias l’Ombre Jaune, dans un sinistre plan visant à créer une arme mortelle. Heureusement, Tania Orloff, que Bob persiste à considérer comme une « petite fille » viendra à la rescousse pour déjouer les projets de domination planétaire de son oncle.

L’intrigue, très classique et linéaire, n’est pas inintéressante mais Vernes doit avancer à la vitesse d’un supersonique pour la caser dans le nombre de pages impartis (moins de 150). Pas de place au doute (seul l’Ombre Jaune peut avoir élaboré un tel plan de conquête !), peu de développement des personnages (exceptés quelques phrases échangées, en fin de volume, entre Bob et Tania) et peu de surprise quoique le roman ne soit jamais ennuyeux. A la fois qualité et défaut, le rythme soutenu assure un divertissement bien ficelé et divertissant, une lecture idéale pour les jeunes adolescents (et ceux qui le sont resté).

Pour l’anecdote, le roman fut adapté en bande dessinée dans une version remaniée sous le titre LES YEUX DU BROUILLARD (Miss Ylang Ylang y remplaçant Mr Ming) et cette bande dessinée fut elle-même convertie en roman (également sous le titre LES YEUX DU BROUILLARD), aboutissant à une sorte de remake du titre qui nous occupe.

LES YEUX DE L'OMBRE JAUNE (BOB MORANE) d'Henri Vernes

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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