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Publié le 22 Juin 2022

THE FURTHER ADVENTURES OF RED SONJA de Roy Thomas

En pile deux cents pages, ce recueil permet de retrouver l’héroïne de Robert Howard dans sa version dessinée, bien éloignée de celle apparue dans la nouvelle « Sonya la rousse ». Déplacée de la Renaissance à l’âge hyperboréen de Conan, vêtue d’un mini bikini / cotte de mailles, notre demoiselle a été violée et a vu ses parents massacrés. Dès lors, elle a appelé la Déesse de la Vengeance qui lui a offert force et habileté à l’épée en échange du vœu de ne coucher avec aucun homme sauf si celui-ci triomphe de Sonja. Le personnage a, depuis, vécu de nombreuses aventures en comics. Dans les années 80, un projet de film est lancé. Un scénario servira de David C. Smith sert de base à un roman, coécrit par Richard L. Thierney, The Ring of Ikribu. Cinq autrer suivront. Un film, avec Brigitte Nielsen dans le role-titre et Big Arnold en guest-star sort finalement en 1985, le plutôt sympa “Kalidor”.

Cette compilation reprend de nombreuses histoires courtes précédemment publiées dans les magazines dédiés à Conan, en particulier « Savage Sword of Conan ». Les récits sont efficaces, assez classiques et reprennent les conventions de la Fantasy : magiciens farfelus, créatures monstrueuses, tyrans très méchants, etc.

On débute avec « She Devil with a sword » qui traite de la lycanthropie et « Day of the sword » qui sert d’explication et d’origine à Red Sonja. Originellement publiées en noir et blanc, ces histoires ont été adéquatement colorisées et se révèlent très plaisantes. The Ring of Ikribu est adapté dans une longue histoire en quatre parties bien menée et convaincante. La caractérisation des personnages reste rudimentaire mais Red Sonja est bien définie et les intrigues, ramassées sur peu de pages, fonctionnent joliment. La plupart des scénarios sont bons voire très bons, les dessins sont de qualités et l’ensemble se montre très divertissant.

Des intrigues rondement emballées, de la magie, quelques touches de violence sanglante, une pincée d’érotisme, des créatures surnaturelles,.. Le lecteur en ressort satisfait.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #BD, #Conan, #Fantasy, #Marvel Comics

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Publié le 14 Juin 2022

L'AGENCE PENDERGAST: LE PRINCE DES TENEBRES de Christophe Lambert

Fin du XIXème siècle à New York. Alors que le monde subit différentes transformations, Sean, un adolescent, tente de survivre. Il vit dans les rues et commet de petits vols pour le compte de Bill le Boucher. Un jour il tente de dérober la montre d’un vieux monsieur moustachu, accompagné d’un Indien. Il ignore qu’il vient de lier connaissance avec Pendergast et Joe, membres éminents d’une agence visant à protéger notre monde des menaces paranormales.

Premier tome de la série L’Agence Pendergast, voici une belle manière de présenter les divers intervenants. Sean, le héros, aux prises avec les voleurs de la bande de Bill, forcément amoureux de la mystérieuse diseuse de cartes Célia, est au centre du récit. A ses côtés, gravitent le débonnaire Pendergast, sorte de Van Helsing (en plus sympa) et Joe l’Indien taiseux prêt à faire le coup de poing. En « guest star », Gégé, clin d’œil au Q de James Bond, confectionne les gadgets nécessaires à l’agence. Il donnera à Sean un Jetpack digne de la Petite Nellie pour l’aider à combattre le grand méchant. Bien que le roman soit court, nos personnages apprennent à se connaitre au fil des chapitres. Ils dépassent leurs préjugés (Sean n’apprécie guère les Indiens étant donné que ses parents ont été tués par les Peaux Rouges) pour s’associer et lutter contre une menace redoutable. Le titre annonce d’ailleurs la couleur : le prince des ténèbres en personne ! Alias Vlad Tepes, plus connu sous son surnom de Dracula.

Roman fantastique teinté d’un parfum légèrement steampunk, LE PRINCE DES TENEBRES reprend le principe toujours plaisant de l’agence gouvernementale luttant contre les forces maléfiques. Une intrigue entre « Torchwood », « James Bond », « X Files » et « Men in black » qui avance à un rythme très soutenu : l’intrigue, divisée en courts chapitres avec des cliffhangers, s’avère idéale pour une lecture à un enfant le soir avant dodo. Des personnages bien typés en quelques lignes, une touche d’émotion, une romance naissante, de l’action, un bestiaire fantastique agréable,…rien à reprocher à un Christophe Lambert maitrisant parfaitement les codes de la urban fantasy pour grands enfants / jeunes adolescents.

Seul le final se montre un peu trop expédié, sans doute à cause d’une pagination restreinte ; on eut aimé que le combat dure un peu plus. Mais ce n’est pas très grave, nous aurons de toutes façons l’occasion de retrouver nos personnages préférés dans le prochain tome.

Une bonne lecture, ni trop complexe ni trop simpliste, qui se place à « hauteur » du public cible sans prendre les jeunes lecteurs pour des demeurés. Le rythme et l’humour peuvent également satisfaire les adultes. Bref, tout le monde est content et attends la suite !

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Publié le 8 Juin 2022

TRAQUEMORT: TOME 1 - LE PROSCRIT de Simon R. Green

Golgotha, capitale de l’infâme Empire Galactique, sous le joug de Lionnepierre, dite la Garce de Fer. Les puissants écrasent toutes possibilités de révolte et se délectent des combats de gladiateurs dans les arènes. Owen Traquemort appartient aux privilégiées et se satisfait de son existence, partagée entre les plaisirs de la vie et l’étude de l’Histoire. Jusqu’au jour où, sur une lubie de Lionnepierre, il perd tout et devient un proscrit. Erudit peu concerné par les combats et la politique, Owen doit fuir vers l’unique planète qui échappe à l’Empire, Brumonde, repère des pires contrebandiers et crapules de la galaxie. De là, peut-être, pourra t’il lancer la rébellion.

Saga en huit tomes, chacun de 700 pages bien tassées, TRAQUEMORT débute rapidement par la chute de son héros, lequel passe de notable tranquille à proscrit. Déboussolé, il doit s’allier avec quelques personnages peu recommandables : une jeune criminelle, une chasseuse de primes, un révolutionnaire légendaire mais à bout de course, etc. Première étape dans le plan de révolte de Traquemort : ramené à la vie son ancêtre, le « Premier Guerrier » d’antan, placé en stase depuis près d’un millénaire. Et ensuite trouver une arme mythique. Et une armée. Oui, ça ne sera pas simple !

Traquemort (Deathstalker en VO, nom emprunté à une tétralogie de Conaneries à petit budget très sympathiques) ne cherche pas à réinventer la roue mais aligne aux contraires les conventions de la SF spectaculaire avec une bonne santé réjouissante. On y retrouve une bande de vauriens cools et d’aristocrates associés pour combattre un Empire tout puissant, un noble cinglé adepte de toutes les drogues possibles, des êtres modifiés dotés de pouvoirs psy (les Espis), des clones, des IA impertinentes, des combats dans l’Arène, un tout puissant Gladiateur Masqué à l’identité mystérieuse, un héros légendaire ramené à la vie après plus de neuf siècles, des intrigues de palais et des rivalités claniques qui se résolvent dans le sang, des combats à l’épée (car les pistolasers c’est efficace mais ils nécessitent deux minutes entre chaque tir pour redevenir opérationnels),…

Simon R. Green délivre un roman très feuilletonnant, mélange de science-fiction et de fantasy dans une ambiance proche du péplum décadent avec un gros parfum de cape et épée. Space et Planet Opera dominent le récit, avec les références attendues : « Star Wars » bien sûr, « Dune » évidemment et même les plus anciens « John Carter », « Flash Gordon », etc. Une touche d’Albator (parallèle accru par la couverture), une pincée des vénérables ROIS DES ETOILES et autres space op’ d’antan à la Leigh Brackett ou E.E. Doc Smith, des héros fatigués mais encore vaillants à la Gemmell pour lesquels ne restent que l’honneur. Green ratisse large et convoque aussi les grands ancêtres façon TROIS MOUSQUETAIRES, les intrigues du TRONE DE FER ou les rivalités familiales des PRINCES D’AMBRE, le tout dans une ambiance fiévreuse pleine de bruit et de fureur façon Robert E. Howard etc.

L’auteur ne se prive jamais de références parfaitement assumées, entre hommage, ré imagination et clins d’œil (« Nouvel Espoir ») et y ajoute des éléments fun, soit hérités de la SF d’antan soit tout aussi référentiels mais plus proches de la fantasy ou du fantastique. Ainsi des combattants assoiffés de sang sont nommés des Wampyres, des mutants féroces comme des loups sont, forcément, surnommés les Garous, etc. Green n’a pas peur de la surenchère ni de la grandiloquence. Vulgairement on pourrait même résumer ce tome 1 par un « plus épique tu meurs ». Les héros cherchent quand même une arme trop puissante…et quand on dit puissante c’est le niveau au-dessus de l’Etoile Noire, c’est plutôt du registre de l’Anéantisseur Ultime des Marvel Comics. Une arme capable d’anéantir des milliers d’étoiles d’un coup. Heureusement elle est cachée dans un dédale qui rend fou tous ceux qui osent s’y aventurer.

Avec TRAQUEMOT, Simon Green propose un livre-univers attrayant avec énormément de personnages, certains très sympas et d’autres vraiment très méchants. Beaucoup de péripéties, de voyages d’un bout à l’autre de galaxie, de duels à l’épée, de fantaisie et d’imagination. Certes il touille une tambouille connue mais le plat est si bien cuisiné qu’on le déguste et qu’on en redemande. Les 750 pages passent d’ailleurs comme une lettre à la poste, grâce également à l’humour de l’auteur, parfois noir et parfois absurde : « british » dirait-on pour simplifier (comme en témoigne aussi sa saga fantasy de HAVEN),… Quelques défauts bien sûr, l’une ou l’autre longueurs (vu la taille de la brique c’est quasi inévitable), un sentiment parfois de « trop plein »… mais un rythme soutenu et des péripéties prenantes. Bref une saga enthousiasmante et un premier tome qui donne envie de poursuivre rapidement avec le deuxième opus de la saga.

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Publié le 31 Mai 2022

SORCELLERIE TOME 3: LES SEPT SERPENTS de Steve Jackson

Troisième volume de la tétralogie « Sorcellerie ! », LES SEPT SERPENTS demande de débusquer un maximum de serpents monstrueux. Ceux-ci ne peuvent être battu qu’à la condition que le lecteur / joueur connaisse leur point faible et ils ne seront évidemment pas aisé à découvrir. L’aventure est longue et on parcourt beaucoup de chemin. Il faudra sans doute la recommencer une demi-douzaine de fois pour espérer trouver les sept serpents et bénéficier de bonus et renseignements qui seront fort utiles dans le quatrième et dernier tome.

Rencontrer une certaine personne (deux même puisque la sorcière elfe et le passeur semblent nécessaires pour avoir une chance de terminer le récit) et posséder un objet magique bien précis sera indispensable (ou presque) pour espérer boucler l’aventure. Connaitre quelques formules (Feu !), menacer un spectre et avoir un gros coup de bol lors de votre rencontre avec le gnome (un 6 permet de recevoir un bâton en jeune chêne qui se révélera fort utile contre les serpents) sont d’autres atouts.

Comme pour les autres volumes de la série, le lecteur a le choix de jouer en « guerrier » (donc sans utiliser de pouvoirs magiques) ou en « sorcier ».  Gagner en tant que guerrier semble impossible et n’a de toutes façons pas grand intérêt. La principale innovation de la série est en effet un livre de sort que le lecteur / joueur doit apprendre par cœur avant de se lancer dans l’aventure. Il faudra donc les utiliser aux moments opportuns et ne pas se tromper.

Une bonne connaissance des sorts (sachant que beaucoup seront de toutes façons inefficaces pour une raison ou une autre), des stats au moins correctes, un bon niveau de chance (on la tente souvent), une endurance élevée (il est difficile de se restaurer ou de reprendre des forces au cours du récit) et une ou deux rencontres déterminantes s’avèrent nécessaires pour arriver au terme du bouquin. Oui, ce n’est pas vraiment un long fleuve tranquille ! Comptez pas mal d’essais et n’oubliez pas de bien cartographier la progression pour espérer vous en sortir.

Mais le récit, en dépit de sa difficulté fort élevée, fonctionne très agréablement et la quête permet de parcourir des lieux variés et de rencontrer de nombreuses créatures typiques de la Fantasy. Une belle réussite pour ce volume et une des plus réussies et originales contributions au phénomène des « livres dont vous êtes le héros ».

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Publié le 29 Mai 2022

LE CHANT DES WARGALS de John Flanagan

Deuxième roman dans le vaste ensemble de fantasy « young adult » consacré à l’Apprenti d’Araluen. Après l’apprentissage du jeune Will dans le premier tome, notre héros est chargé d’accompagner Gilan en Celtica afin d’avertir le Roi des machinations du sinistre Morgarath.

Sur une intrigue classique (roman d’apprentissage, quête, mission à remplir et seigneur ténébreux s’apprêtant à passer à l’attaque), l’auteur nous offre un plaisant récit d’aventures qui ne cherche pas à réinventer la roue mais propose un univers intéressant, des personnages attachants, des bons sentiments et des péripéties nombreuses. La plume est agréable, sans être chargée ni recherchée, elle sert l’intrigue sans s’appesantir dans les descriptions ou les digressions inutiles. L’auteur reste donc quelque peu en surface mais ce n’est pas gênant, loin de là : il nous évite les longueurs dont souffrent de trop nombreux cycle de Fantasy. Nous sommes ici, pour le meilleur, dans la littérature « jeunesse » et le principal avantage de John Flanagan est d’être conscient de devoir maintenir l’attention du lecteur. Il use, dès lors, de toutes les recettes attendues : rebondissements, twists (l’un, au sujet d’une jeune fille secourue, étant assez transparent mais qu’importe), chapitres percutants, dialogues vifs et souvent teintés d’un humour efficace.

En 400 pages, le romancier australien développe donc sa saga, destinée à se prolonger par de nombreux autres tomes. Voici, en résumé, un bouquin divertissant qui se lit rapidement et sans le moindre ennui, dans une veine Fantasy certes traditionnelle mais parfaitement maitrisée. On passe un bon moment en attendant la suite…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy, #Jeunesse

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Publié le 25 Mai 2022

SILVERTHORN de Raymond Elias FEIST

Troisième volet de la « Guerre de la faille » (ou deuxième si on considère les deux tomes de MAGICIEN comme un tout), SILVERTHORN mélange la petite histoire des protagonistes à la grande Histoire de Midkemia. Cette fois, la princesse Anita, le jour de son mariage avec Arutha de Krondor, est atteinte par une flèche empoisonnée. Le seul remède connu, le Silverthorn, ne pousse que dans une contrée lointaine et inconnue. Mais Arutha est décidé à tenter le tout pour le tout : accompagné d’un mercenaire, d’un troubadour, d’un jeune voleur, il part en quête. Pendant ce temps les forces d’un ancien et terrible Ennemi se rassemblent…

Après un résumé d’une dizaine de pages de MAGICIEN, bien utile pour se remettre dans le bain, Raymond Feist reprend son périple sur les traces de Tolkien. Publié en 1983, SILVERTHORN se conforme, en effet, à toutes les conventions de la High Fantasy établies par LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (et revisitées par « Donjons & Dragons ») : puissant magicien, petite compagnie en maraude, Ennemi tout puissant s’apprêtant à resurgir, créatures monstrueuses de toutes sortes, prophétie, poison mortel, Elfes, Nains, etc. Les mâles sont tous intelligents et rusés, les femelles toutes belles à tomber par terre. Quelques touches de romance sont incluses et l’une ou l’autre dispute de couples amusent, les dialogues entre Carline et son ménestrel notamment.

Nous restons dans la continuité de MAGICIEN mais l’histoire s’avère ici moins complexe et plus linéaire. Ce n’est pas nécessairement un mal : le récit « coule » bien et permet de s’intéresser davantage à un nombre plus restreint de personnages. SILVERTHORN reprend de nombreux personnages déjà croisés mais ceux-ci jouent un rôle plus secondaire, laissant la place au prince Arutha et à Jimmy le voleur. Dès lors, le roman possède un côté « stand alone » et peut s’apprécier de manière quasiment indépendante, bien que des événements plus importants surviennent également, pavant la route au tome suivant.

L’ensemble constitue donc une plaisante Fantasy traditionnelle, disons même « old school », qui aurait sans doute mérité un petit toilettage : certains passages paraissent bien longuets et certains dialogues ne fonctionnent pas vraiment, paraissent clichés et manquent de naturel. Mais le souffle de l’aventure et l’une ou l’autre notes d’humour permettent de passer un bon moment en dépit des longueurs quasi inhérentes au genre.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy

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Publié le 1 Avril 2022

CONAN EPIC COLLECTION: OUT OF THE DARKSOME HILLS de Kurt Busiek

Auteur de MARVELS pour laquelle il obtient un Eisner Award, Kurt Busiek s’empare du personnage de Robert Howard au début des années 2000. A cette époque, les droits appartiennent à Dark Horse (ils reviendront ensuite à Marvel) et Busiek raconte la vie du Barbare à la manière d’une biographie. Il prend des libertés avec l’œuvre littéraire pour proposer sa propre interprétation du personnage. Cependant, Busiek adapte certains des récits les plus populaires de Howard, en particulier le bref « La fille du géant du gel » situé au début de son existence, et « Le dieu dans le sarcophage », une aventure en deux parties qui transforme Conan en détective pour résoudre un meurtre mystérieux dans un temple. Les scénarios, dans l’ensemble, sont très bons : que ce soient les adaptations de nouvelles de Howard ou les apocryphes de Busiek, tout fonctionne de belle manière et la lecture en est fort agréable. L’alternance de passages musclés, de fantastique et d’intimiste se montrent excellement effective et les effets de suspense sont, dans l’ensemble, bien gérés, et donnent envie de dévorer ce gros volume.

Le dessin se révèle, lui aussi, de fort belle qualité et immédiatement évocateur de l’univers violent du Barbare : beaux décors, scènes sanglantes,… Le lecteur est plongé dans l’ambiance ! Et puis Conan rencontre pas mal de femmes et celles-ci sont toujours sexy avec peu (ou pas) de vêtements, ce qui n’est pas déplaisant. Le personnage principal reste cependant Conan et ceux qui l’accompagnent se divisent en peu de catégories : les nymphettes assurent le bien mérité repos du guerrier, les amis de rencontre offrent une aide ponctuelle (mais bon, une trahison est toujours possible) et les ennemis méritent un bon coup de hache. Un monde simple. Barbare quoi. Conan, lui, possède à peu près toutes les qualités : puissant, agile, intelligent, rusé, charmant, passionné,…Une force vive de la Nature.

Ces 20 épisodes très divertissants se montrent donc à la hauteur des attentes : « la légende est de retour ! ». A suivre !

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Conan, #Aventures, #Comic Book, #Fantasy, #Marvel Comics

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Publié le 18 Février 2022

NAMOR THE SUBMARINER - MARVEL EPIC COLLECTION - ENTER THE SUBMARINER

Comme tous les recueils consacrés à un personnage - au-départ - secondaire (Moon Knight, Venom, Punisher,…), cette première intégrale des aventures de Namor s’avère quelque peu fourre-tout. En effet, il apparait clairement que la Maison des Idées ne sait pas vraiment quoi faire du protagoniste durant ses premières apparitions. Souverain des Sept Mers, il philosophe sur son trône aquatique, se la joue tyran sympathique puis décide d’attaquer la surface pour des motifs souvent futils. Dès le quatrième épisode des Fantastic Four, notre homme-poisson vient semer la zizanie, d’autant que Jane n’est pas insensible à son charme et décèle, sous la brutalité du conquérant, la noblesse du prince. Il importe donc de le stopper mais en rappelant au lecteur que notre simili Aquaman n’est pas vraiment méchant. Ce scénario ressert, sans grandes modifications, dans plusieurs aventures : Namor s’ennuie, se prend d’une colère envers le monde de la surface, attaque avec ses troupes, les FF interviennent, le match tourne au nul, Jane s’en mêle, l’Atlante s’attendrit et repart chez lui. Du coup Jane s’interroge, ne l’aime t’elle pas davantage que Reed ? Rendez-vous au prochain épisode du soap pour découvrir la suite de ce triangle amoureux. « Il vit selon un code différent que nous ne pouvons comprendre. Ce qu’il a fait c’était par amour » déclare notre blondinette. Bon d’accord mais en attendant, Namor provoque pas mal de dégâts collatéraux. Lors du premier annual des FF, l’intrigue reste, à nouveau, inchangée mais prend de l’ampleur, l’épisode étant adéquatement nommé « Sub-mariner vs the human race ». Dans d’autres épisodes, Namor tombe sous la coupe du Puppet Master, s’associe à Hulk ou à Fatalis, rejoint la Confrérie de Magneto et affronte, alternativement, les Avengers, les X-Men ou Daredevil. Bref, pour un mutant très intelligent (qui intègrera, bien des années plus tard, les Illuminati), Namor se laisse quand même facilement manipuler. Pas grave : quoique daté et répétitif, l’ensemble se lit agréablement. On excusera les dialogues parfois redondants ou le trop plein d’informations écrites alors que, souvent, les dessins (fort réussis dans un style rétro) se suffisent à eux-mêmes.

La dernière partie du recueil reprend les premiers numéros de « Tales to astonish ». Cette fois Namor est un véritable héros. Il part en quête et recherche le trident de Neptune afin de regagner son trône, usurpé par le vilain tyran Krang. Très classique avec son récit typique de la Fantasy mais agréable.

En résumé, ENTER THE SUBMARINER constitue une lecture plaisante en dépit du côté très inégal des histoires proposées, de leur côté répétitif et d’une naïveté aujourd’hui surannée mais excusable vu l’âge vénérable de ces comics sortis au début des sixties.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Fantasy, #Marvel Comics

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Publié le 4 Février 2022

LE MYSTERE DU TRAMWAY HANTE de P. Djeli Clark

A l’occasion de L’ETRANGE AFFAIRE DU DJINN DU CAIRE nous avions lié connaissance avec les agents du ministère de l’Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles. Toujours en Egypte et plus précisément au Caire nous retrouvons, en 1912, ces mêmes agents qui tentent de résoudre une nouvelle affaire. Ainsi Hamed Nasr et Onsi Youssef ont, cette fois, pour tâche de résoudre le problème posé par la hantise d’un tramway. Ils devront recourir à différents spécialistes pour conjurer l’entité présente dans le wagon 15 tandis que, dans les rues du Caire, gronde la contestation des suffragettes qui réclament le droit de vote.

P. Djeli Clark approfondit ici l’univers d’urban fantasy uchronique mâtiné de steampunk (oui, tout ça !) débuté dans L’ETRANGE AFFAIRE DU DJINN DU CAIRE : l’Egypte est devenue une grande puissance depuis qu’un sorcier a ouvert un portail. Mais, au passage, il a libéré dans notre monde différentes créatures magiques, certaines bienveillantes et d’autres non. Des enquêteurs du surnaturel sont chargés de combattre les entités maléfiques. Le duo de « détectives de l’étrange », joliment typé, associe classiquement un individu chevronné à un débutant tandis que l’intrigue combine, elle, policier et fantastique. L’utilisation des magies et mythologies orientales change agréablement de la sorcellerie occidentale mais le cadre reste traditionnel : l’irruption du surnaturel opère un profond changement sociétal. Ici, globalement, l’évolution est positive puisque l’Egypte connait un nouvel âge d’or de libertés. Seuls certains désagréments, consécutifs à la présence des créatures magiques, demande l’intervention de spécialistes. L’auteur observe également les changements dans les mentalités et l’importance grandissante des femmes dans la destinée du pays. Bien sûr cela perturbe certains individus, notamment l’un des deux détectives qui éprouve quelques difficultés à s’adapter au « nouveau monde ».

En peu de pages, LE MYSTERE DU TRAMWAY HANTE fonctionne de manière très efficace : aventure, fantastique, considération sociale, touche d’humour, intrigue policière,…de la bel ouvrage !

Après trois novellas réussies et bardées de prix, espérons que P. Djeli Clark confirme avec son passage au roman, toujours dans le même univers, via MAITRE DES DJINNS.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Roman court (novella), #Uchronie

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Publié le 11 Janvier 2022

A LA POINTE DE L'EPEE d'Ellen Kushner

Catalogué dans la « Fantasy », ce roman s’ancre surtout dans le domaine du « cape et épée ». Si le cadre relève de l’imaginaire, il pourrait en effet se situer dans une quelconque nation européenne existante. Richard Saint-Vière, un célèbre épéiste, gagne sa vie comme mercenaire : il vend ses talents au plus offrant et se charge de tuer ses adversaires en duel. Cependant, dans cette époque troublée où les intrigues se multiplient entre factions rivales, Richard aura fort affaire pour rester vivant et protéger son compagnon, l’étudiant fauché Alec, toujours prompt à s’attirer des ennuis.

Entre romance (gay), mélodrame, cape et épée, aventure et une touche de fantasy, A LA POINTE DE L’EPEE semble prometteur et les critiques se montrent, dans l’ensemble dithyrambique. Et, en effet, le début captive par une écriture talentueuse, accrocheuse, précise et ciselée. Hélas, il y a un « mais » : le roman, malheureusement, n’est pas exempt de défauts. Or, les critiques laudatives reçues donnent au lecteur des attentes très élevées. Trop sans doute. Car, en premier lieu, l’ensemble parait bien longuet. L’intrigue, minimale, se perd ainsi dans des circonvolutions « politiques » avec des rivalités entre nobles rivaux qui occupent une (trop) large portion des conséquentes 400 pages du bouquin. La relation entre les deux principaux protagonistes est heureusement réussie, vivante et crédible, ce qui permet de maintenir un minimum d’intérêt. Mais le cadre est beaucoup moins intéressant. On apprécie donc la romance développée entre ce maitre d’épée légendaire et ce petit jeune impulsif qui semble attirer les ennuis par son comportement puéril.

Hélas, ça ne suffit pas à passionner sur la (trop longue) distance. Pourquoi d’ailleurs ce choix d’un cadre « fantasy » qui, au final, n’apporte rien ? Quel intérêt à situer son intrigue dans un monde imaginaire si ce-dernier sert simplement de décor sans jamais être réellement exploré. D’ailleurs, A LA POINTE DE L’EPEE ne relève pas de la Fantasy a proprement parlé, le lecteur n’y retrouvant aucune des conventions habituelles. Le roman prend simplement place dans une période post-Moyenâgeuse alternative, une Renaissance différente où s’appliquent des règles complexes d’affrontements organisés sous forme de duels entre champions de l’épée. Mais l’autrice n’approfondit guère cet univers et ne livre que des informations éparses sur le fonctionnement de ces combats. Pourquoi, alors, n’avoir pas opté pour le roman historique pur et dur ? Au moins le lecteur aurait appris sa leçon de manière ludique, à la manière de l’excellent film de Ridley Scott « Les duellistes ».

Apparemment la mention « livre d’Histoire » effraie tandis que l’étiquette Fantasy attire. Ce ne serait pas dramatique si A LA POINTE DE L’EPEE ne manquait cruellement de palpitant. Bref, en dépit de quelques (indéniables) qualité comme la relation entre les deux héros et l’écriture soignée, ce roman (trop) attendu déçoit.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy, #Historique, #LGBT

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