Publié le 17 Février 2026

UN GENDRE IDEAL de Sophia Winter

Les romans érotiques constituent un univers souvent déstabilisants. Il est rare d’y trouver vraiment son compte. Soit, ils sont trop hard, soit ils sont trop soft. Les scènes érotiques sont trop nombreuses et l’intrigue inexistence. Ou l’intrigue prend le pas sur l’érotisme. Et souvent ils sont simplement trop long pour ce qu’ils racontent. Dès lors le format « novella » parait plus adapté et Sophie Winter s’en est fait une des spécialistes. Ici, on est sous la barre des 80 pages et comme le récit tourne déjà en rond vers la fin cette longueur est sans doute adéquate.

Pour les connaisseurs des pornos des années ’80, le récit s’inspire sans doute de « Tabou : La belle-mère perverse », un petit classique du X. Mais l’idée n’est évidemment pas neuve et alimente sans doute la littérature osée depuis ses origines.

Nous avons donc Ludivine qui présente son nouveau petit copain, Jean-Christophe, à sa mère, Mathilde. Et ce qui devait arriver arrive…Jean-Christophe se met à fantasmer sur sa trop séduisante belle-maman. Dès lors c’est l’engrenage, surtout que Ludivine invite innocemment sa mère à les accompagner pour des vacances aux Baléares.

Sophia Winter serait allemande et aurait écrit une cinquantaine de courts romans. Peut-être. Nous n’en savons guère plus. Elle semble avoir des fantasmes familiaux prononcés avec des titres comme SUGAR MOMMY, LE CERCLE DES AMIES DE MA MERE, BELLE MERE DOCILE, SOUMISSIONS FAMILIALES, etc.

Bref, nous avons ici un petit bouquin assez plaisant, avec quelques notes d’humour, une réelle intrigue façon soap opéra et beaucoup de passages sexy un brin répétitifs mais globalement efficaces et agréables à lire. Ca se lit sans ennui, ce n’est pas trop mal écrit et ça « fait le job ». De là à lire l’intégrale de l’autrice il y a un pas mais on trouve certainement pire dans ce genre de littérature érotico-porno de consommation courante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Novella (roman court)

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Publié le 10 Février 2026

LA FEMME AUX CHIENS d'Alphonse Momas

Etrange vie que celle d’Alfonse Momas, petit fonctionnaire tranquille (1846 – 1933) qui publia sous pseudonyme un nombre incalculable de romans pornos. Rebaptisé Tap-Tap, Fuckwell, Le Nismois, Lesbos, Erosmane ou L’Erotin, il publia également des ouvrages théosophiques. Se proclamant « homme de lettres », le très prolifique Momas explora toutes les variations possibles pour l’érotisme et les perversions. Ses romans, publiés sous le manteau à la fin du XIXème siècle, se distinguent, comme beaucoup d’œuvres libertines de cette époque, par un vocabulaire délicieusement désuet. Les tournures de phrases volontiers archaïques combinent des mots précieux, des termes aujourd’hui oublié (« son vit »,) et des autres beaucoup plus crus. D’où une littérature assez agréable, une plume vive et alerte qui rend toutes les (nombreuses) scènes pornos agréables et différentes de celles, plus actuelles, des bouquins d’aujourd’hui.

Et puis, comme de nombreux pornocrates de cette époques, Momas aimait s’attaquer aux tabous et osait des scènes à présent impensables dans la littérature sexy standardisée. Ici il suit le parcours de Régine, jeune veuve violée par un satyre (littéralement ?) démoniaque. Cette expérience la marque au point qu’elle se détourne des hommes pour trouver l’amour auprès des…canidés. Dès lors les scènes hard s’enchainent avec les chiens à sa mémère qui la prennent par tous les trous et dans toutes les positions. C’est très curieux, pas vraiment érotique mais hautement bizarre pour les amateurs de romans dérangeant. L’auteur prend soin, toutefois, de placer une romance teintée de domination entre Régine et sa femme de chambre, Coralie, ce qui offre les intermèdes lesbiens attendus mais plus conformes aux normes du romans pornos de gare. Le tout se termine par une scène d’orgie canine délirante voyant Coraline contrainte de choisir entre se faire dévorer par les clebs ou accepter les plaisirs zoophiles. Mais, comme souvent dans le porno d’antan la petite conclusion volontiers moralisatrice condamne nos pècheresses qui trouveront une punition à la hauteur de leur perversion.

Œuvre éminemment étrange qui, aujourd’hui, croulerait sous les « trigger warning » ou serait brûlée en place publique, LA FEMME AUX CHIENS demeure une expérience quelque peu lassante en dépit de sa courte pagination (120 pages) mais intéressante et à tout le moins « historique »

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Porno, #Bizarre

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Publié le 5 Février 2026

NORTHERN GOTHIC de Nick Mamatas

Une novella intéressante par son thème mais assez décevante à la lecture. L’auteur propose une construction assez étrange, basée sur deux lignes temporelles distinctes. La première relate les émeutes new yorkaise de 1863, la seconde se situe plus d’un siècle plus tard, en 1998. Dans le passé, un immigrant irlandais tente d’échapper à la conscription dans un monde en train de s’écrouler, victime de la guerre, de la violence et du racisme. Il essaie de rassembler les 300 dollars nécessaires pour ne pas aller combattre. Pendant ce temps la foule, de plus en plus hostile, s’en prend aux Noirs jusqu’à l’intervention de l’armée.

Dans la seconde le jeune Noir gay Ahmadi essaie de trouver sa place à New York. Apprenti acteur désargenté il reçoit des « messages » du passé, commence à ressentir le feu, la peur et la haine qui, a plus d’un siècle de distance, menace de l’atteindre.

Nick Mamatas propose ici un récit souvent puissant et prenant mais dont la conclusion déçoit. Les deux lignes temporelles ne se heurtent jamais réellement et l’ensemble parait ne faire que survoler son sujet. L’idée centrale, qui semble être la permanence du Mal à travers le temps, reste pertinente mais, dans l’ensemble, ce court roman reste moins réussi qu’espérait. L’éclairage historique sur les émeutes s’avère toutefois intéressant et justifie la lecture. Mais on en espérait davantage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Novella (roman court), #LGBT

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Publié le 2 Février 2026

THE LUCID DREAMING de Lisa Morton

Experte d’Halloween et autrice de la « Halloween Encyclopedia », Lisa Morton œuvre également dans la fiction comme en témoigne cette novella d’une centaine de pages. Nous sommes ici dans une dystopie teintée d’horreur parfois comparée à LA SERVANTE ECARLATE ou LE FLEAU de Stephen King sans oublier des métrages comme « 28 Jours plus tard »

Ashley, punkette Californienne d'une vingtaine d'années surnommé Spike, tente de mener une existence plus ou moins normale en prenant des médicaments qui soigne ses tendances schizophrènes et paranoïaques violentes. Le Prolixin peut, en effet, lui permettre de vivre tranquillement même si elle se retrouve parfois en hôpital psychiatrique. Un jour notre Spike découvre la porte de sa cellule ouverte et des tas de morts. Une étrange épidémie a rendu la quasi-totalité de la population complètement folle, victime de cauchemars éveillés destructeurs. Seules les personnes prenant du Prolixin ont échappé à la contamination. Et Spike se retrouve donc la jeune femme la plus saine d’esprit dans ce monde où les fous ont pris le contrôle…

Ayant remporté le Stocker Award du meilleur roman court, ce récit d’une centaine de pages se révèle très efficace, avec un rythme soutenu, des touches d’humour et une action rapide. La seconde partie se la joue « post apo » avec cette secte essayant tant bien que mal de reconstruire la civilisation après l’effondrement.

Si l’intrigue eut gagné à se voir quelque peu développée, laissant au final beaucoup de questions sans réponse, THE LUCID DREAMING reste une très bonne novella à la fin ouverte effective.

 

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Publié le 29 Janvier 2026

LES ARMEES DE CEUX QUE J'AIME de Ken Liu

Dans les « nouveaux noms » de la SF, Ken Liu s’est imposé comme un des meilleurs auteurs révélés ces dernières années. Fréquemment publié chez nous au format court, qu’il privilégie largement, il a donné de nombreux textes marquants comme L’HOMME QUI MIT FIN A L’HISTOIRE et ses recueils comme LA MENAGERIE DE PAPIER ou JARDIN DE POUSSIERES. Pour sa dernière livraison dans la collection « Une heure lumière, Ken Liu se montre malheureusement décevant. Ce sont des choses qui arrivent.

Comme souvent l’intrigue est originale et quelque peu déstabilisante mais, cette fois, elle parait également embrouillée et peine à maintenir l’intérêt malgré une pagination restreinte. Nous sommes dans un monde post apocalyptique, avec des villes mouvantes, des survivants qui considèrent les derniers gadgets technologiques fonctionnels comme magique et une adolescente vivant dans un arbre qui porte secours à un inconnu…

Ken Liu mélange ici science-fiction, dystopie anticipatoire et fantasy dans un univers pas vraiment clair ni facile d’accès bien que l’intrigue soit assez convenue. Le tout donne une novella obscure, dans laquelle on se demande souvent où l’auteur veut aller. Bref, pas le meilleur moyen d’aborder cet auteur habituellement passionnant.


 

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Publié le 26 Janvier 2026

THIRTY MILES SOUTH OF DRY COUNTY de Keelan Patrick Burke

L’Irlandais Keelan Patrick Burke a consacré quatre novellas et un roman à la ville fictive de Milestone. Gagnant du Bram Stocker Award avec ce récit, Burke invite le lecteur à une excursion dans ce patelin étrange, autrefois une ville minière prospère, devenue une ville fantôme non mentionnée sur les cartes. Warwick Tanner, un vieil homme qui « sait lire les gens », s’y rend pour espérer retrouver ses deux amis disparus. Il sait qu’il n’y a pas de miracle à espérer à Milestone mais il y rencontre les derniers habitants, désespérés et fantomatiques, jusqu’à découvrir la vérité sur le village et sa venue.

Milestone n’est pas vraiment une ville maudite, c’est une ville qui « attire le mal » et ceux qui « sont attiré par le mal ». En une centaine de pages, Burke décrit un patelin constamment enveloppé de brouillard, où vivotent des personnages étranges comme cette ancienne beauté fanée à demi prostituée et ce maire mystérieux.

Loin de l’horreur tapageuse, Thirty Miles South of Dry County convoque surtout une atmosphère d’angoisse diffuse, de solitude et laisse au lecteur sentir le temps qui s’écoule tristement, à l’approche de la mort, entre secret oublié et regrets. A l’opposé du splatter punk et des effets grand-guignolesques, Burke installe un climat pesant et prenant totalement maitrisé. Une belle réussite.

 

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Publié le 21 Janvier 2026

DESPATCHES de Lee Murray

Une novella située durant la Première Guerre Mondiale, lors de la bataille des Dardanelles, racontée de manière épistolaire par le journaliste Cassius Smythe. En 1915 chacun est persuadé que la guerre va s’achever d’ici quelques mois. Smythe raconte dès lors le quotidien des soldats, les combats, l’attente, les décisions des gradés qui envoie leurs hommes servir de chair à canon pour s’emparer d’objectifs futiles.

Mais Smythe rencontre plus que la guerre puisqu’il découvre une ancienne légende et l’éveil d’une créature lovecraftienne qui ne fait aucune différence entre les alliés et les ennemis.

En moins de 100 pages, Lee Murray capture l’ambiance belliqueuse et injecte dans le conflit une bonne dose d’horreur cosmique tout en s’attaquant à la propagande. Elle utilise pour cela des techniques immersives bien employées, avec ces comptes-rendus qui doivent passer par la censure et sont donc en partie raturés. Cela permet à certains événements de rester légèrement flous, donnant une impression chorale aux péripéties bien menées qui conduisent logiquement à un final nihiliste témoignant de l’horreur du conflit et de la suprématie des « anciens dieux ».

Un bon renouvellement des thèmes lovecraftien traditionnels par le prisme d’un court roman de guerre qui ne lésine pas sur le pathos et le gore.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Guerre, #Horreur, #Fantastique, #Lovecraft, #Novella (roman court)

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Publié le 16 Janvier 2026

PLANET X: STAR TREK THE NEXT GENERATION - X MEN de Michael Jan Friedman

Si en comic-books, les crossovers se multiplient depuis une vingtaine d’années, les tentatives en roman se montrent plus rares. PLANET X constitue donc une vraie curiosité dans lequel les univers de Star Trek The Next Generation et Marvel se rencontrent. Il s’agit en réalité d’une séquelle au comic-book « Second Contact » qui avait initié ce crossover. Le roman orchestre donc la seconde rencontre entre Picard et les X Men.

Sur la planète Xhaldia, des hommes et des femmes subissent des mutations pour devenir des êtres étranges dotées de super-pouvoirs. Evolution ou catastrophe ? La société xhaldienne est menacé, divisée par la peur et les préjugés divisent. Dépêchés sur place pour gérer la crise grandissante, le capitaine Picard et l’équipage du vaisseau spatial Enterprise reçoivent la visite inattendue de mutants venus d’une autre réalité : les X-Men. Tornade, chef de l’équipe, propose son aide pour résoudre la situation, similaire aux conflits entre humains et mutants de leur propre époque. Mais lorsque des extraterrestres hostiles apparaissent en orbite autour de Xhaldia pour tenter d’enlever les métamorphosés et les utiliser comme armes surpuissantes dans une attaque contre la Fédération, l’équipage de Starfleet et les X-Men doivent s’unir pour stopper cette menace grandissante. L’équipe bleu et jaune se compose, à l’époque, de Storm, Shadowcat, Colossus, Wolverine, Banshee et Nightcrawler.

Objectivement, le bouquin est truffé de problèmes : une très longue exposition (une bonne centaine de pages avant que le récit ne commence réellement), des personnages agissant de manière parfois étonnantes (comme dans les comics il faut que l’action avance quitte à verser dans le tortueux), des dialogues pas toujours convaincants (avec un Wolverine forcément balourd et un Archangel techno organique trop beau pour être vrai) et une amorce de romance entre Picard et Storm. On y ajoute des clins d’œil (à Kirby et Dikto notamment, incarnés en agent de sécurité), une dose modérée d’action, des références, et, dans son dernier acte, un déchainement pyrotechnique de super pouvoirs et de combats.

Bref, au final, le roman ressemble exactement à une fan-fiction qui tente, tant bien que mal, de faire coexister deux univers totalement différents. Et qui, contre toute attente, y parvient en jouant la carte du pur divertissement. Nous sommes loin d’un grand roman (y compris dans les bouquins Star Trek qui comptent des titres bien plus réussis) mais, si on aime ces deux univers, difficile de résister à ce fan-service divertissant qui se lit agréablement et se termine par le message de tolérance habituel véhiculé par les X Men.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Star Trek, #Marvel Events - Crossovers, #X Men, #science-fiction

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Publié le 13 Janvier 2026

CORPS A CORPS EN LIBERTE de Julie Bray

Un petit livre érotique composé d’une douzaine de courts récits, racontés par des femmes à la première personne. Nous sommes un peu dans la littérature érotique version youporn : pas de présentation des personnages, pas vraiment d’intrigue, on entre directement (hum) dans le vif du sujet. Il faut dire que les nouvelles font moins de dix pages, donc laissent peu de place au développement.

Généralement l’autrice québécoise nous propose une sorte de saynète fantasmatique et délivre directement la scène osée. La majorité des récits concernent des rencontres saphiques et les autres tournent autour du triolisme. Tout cela est donc assez classique, avec des clichés établis (la femme qui invite une étrangère dans le lit de son mari en guise de cadeau, les bonnes copines qui s’offrent un intermède lesbien, la fille nue sous sa robe, le gode ceinture bien pratique, etc.).

C’est un érotisme traditionnel avec une écriture qui l’est tout autant. Ce n’est pas désagréable mais, malheureusement, tout ça se montre un peu redondant à force de lire « j’avais la chatte toute trempée », « elle toucha mon bouton et me fis jouir » et autre « je voulais son doigt au fond de mon cul ».

Comme précédemment mentionné les histoires se ressemblent un peu toute dans leur construction et le vocabulaire employé, ce qui aboutit à un petit livre sympa mais sans doute un peu trop classique et conventionnel pour emporter l’adhésion.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Nouvelles (recueil)

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Publié le 11 Janvier 2026

MY VAGINA SMELLS LIKE SULFUR de Sea Caummisar

Sea Caummisar semble s’amuser avec les titres de ses courts romans. Après le très efficace et amusant FRUT OF THE LOINS, l’autrice revient avec une novella splatter porn au sujet du dark web. Une de plus puisque le sujet inspire de nombreux auteurs d’horreur extrême. Ici, le récit traite d’une émission underground au sujet d’individus qui se suicident de la manière la plus horrible possible pour accéder à un hypothétique paradis promis par une organisation secrète.

Les premières pages annoncent du splatter punk classique mais potable. Malheureusement la suite tourne au n’importe quoi absolu et (plus ou moins) assumé. L’intrigue n’a aucun sens, les personnages sont ridicules, stupides et aucunement développés, chaque chapitre semble écrit dans l’unique but de surenchérir dans les tortures sexuelles vomitives, sans aucune volonté de progression dramatique. Les twists proposés sont complètement ridicules et la fin n’en est pas une, laissant le lecteur terminer (péniblement) un bouquin qui, heureusement, ne compte qu’une centaine de pages.

Le livre aurait pu être un minimum sauvé par un style percutant ou une certaine recherche mais la grammaire et le vocabulaire sont d’une pauvreté consternante. Si on proposait à un adolescent de douze ans d’écrire « l’histoire la plus dégueulasse possible » on aboutirait probablement à un court roman dans ce style. Et probablement meilleur.

Le splatterpunk / porn dans toute sa gratuité la plus nulle et le degré zéro de la littérature d'horreur. 

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