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Publié le 5 Août 2026

LES EXTRAORDINAIRES (Tome 1) de T.J. Klune

Les super-héros, après les comics, les jouets, les films et les séries télé, investissent les romans depuis une dizaine d’années. A côté de la trilogie de Sanderson en voici une autre signée T.J. Klune et davantage portée sur le côté « meta ». Nick, le héros, en effet, est un jeune adulte qui écrit des fan fiction au sujet d’un super héros (ou un Extraordinaire) surnommé Shadow Star dont il est amoureux. Si Nick a un TDAH il possède heureusement un père shérif très compréhensif et des amis sur lesquels compter, notamment son copain d’enfance Seth et le couple formé par Gibby et Jazz. Il entretient aussi une relation compliquée avec son ex, Owen, qui revient s’incruster auprès du quatuor. Pendant ce temps la rivalité entre Shadow Star et le méchant PyroStorm prend de nouvelles proportions…

Fidèle à son côté « feel good », TJ Klune propose un récit plein de bons sentiments dans un univers super-héroïque sympathique. Bien sûr, certains défauts apparaissent : l’intrigue se montre quelque peu prévisible, avec des twists attendus, Nick s’avère parfois énervant (il semble se comporter davantage comme un gamin de 13 ans que comme un adolescent de 16 ans) et le tout se traine dans certains chapitres. Parfois, on aimerait que le rythme soit plus soutenu et que l’auteur perde moins de temps dans les hésitations de son héros qui apparait quand même très naïfs.

Heureusement, l’humour se montre bien présent et souvent efficace, avec des clins d’œil aux comic-books. On note en outre une certaine originalité avec des passages des fan-fictions du héros intégrées dans la narration, ce qui confère au roman un côté meta plaisant. L’écriture, elle, s’avère plutôt efficace et plonge dans l’esprit de son héros TDAH ce qui se traduit par des chapitres passant parfois d’un sujet à un autre, dans une sorte de tourbillon déstabilisant mais également prenant.

Finalement, LES EXTRAORDINAIRES eut sans doute gagné à se voir raccourci d’une centaine de pages car certaines digressions sont un brin pesant. Mais les personnages attachants, l’humour et l’originalité relative du sujet (qui revisite les conventions et clichés sous l’angle adolescent énamouré) rendent l’ensemble agréable et donne même envie de continuer avec le tome 2.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Superhéros, #LGBT, #Humour, #Young Adults

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Publié le 12 Juin 2026

YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT de Kalynn Bayron

Les romans slashers se succèdent ces derniers temps, souvent orientés vers le young adult (UN CLOWN DANS UN CHAMPS DE MAIS, EUROPA HALLS, etc.). Kalynn Bayron, généralement autrice de Fantasy, se lance dans la danse avec cet hommage aux classiques des années ’80.

Pour Charity Curtis le job d'été de ses rêves est d’incarner la « survivante » (La Final Girl) au Camp Mirror Lake. L’idée ? Accueillir des visiteurs qui paient pour se faire peur dans ce jeu d'horreur immersif, où Charity et son équipe recréent des scènes du film culte « La Malédiction du Camp Mirror Lake » réalisé durant les années 80. Plus la peur est réaliste, plus le camp fonctionne. Nous sommes au dernier week-end de la saison et Charity organise la soirée finale, l’apothéose horrifique de l’année. Mais ses collègues commencent à disparaître. Et quand l'un d'eux est retrouvé mort, le rôle de Charity prend une tournure dramatique : elle devient une véritable Final Girl. Avec sa petite amie Bezi, la jeune fille doit survivre à la nuit et découvrir ce que cherche ce tueur. Le passé trouble du Camp Mirror Lake recèle-t-il des secrets que Charity n'aurait jamais imaginés ?

Roman quelque peu déstabilisant, YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT s’annonce comme un slasher traditionnel, dans la lignée des années ’80, excepté la romance saphique. L’autrice nous offre une montée en suspense appréciable, avec les légendes liées au lieu, les drames et autres amourettes entre adolescents, etc. Cependant, le rythme parait parfois un peu languissant et la seconde moitié du roman prend une autre tournure, davantage axée sur le paranormal. Le tout désarçonne, sans être inintéressant. Et le twist final apparait comme plaisant bien que totalement « over the top ». Cependant, le lecteur regrette quelque peu la direction prise car un véritable slasher en hommage aux meurtres perpétrés dans le camp aurait pu être fort divertissant. On ressort donc de cette lecture avec une impression un peu mitigée même si l’ensemble se lit agréablement et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #LGBT, #slasher, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 23 Avril 2026

SHADES OF MAGIC de V.E. Schwab

Cet épais (plus de 500 pages) premier tome d’une trilogie de Fantasy Urbaine se lit pourtant très facilement. Les courts chapitres s’enchainent et la plume de l’autrice est fort agréable.

Nous sommes ici dans le Young Adult bien mené et efficace, avec en guise de héros Kell, le dernier magicien capable de voyager entre les quatre mondes. Dans chacun d’eux Londres en constitue le cœur mais les capitales sont très différentes : entre le Londres gris, dénué de magie (notre monde) et celui, rouge, de Kell empli de merveilleux existe aussi le blanc et le noir. Ce dernier, dévoré par la magie maléfique, a obligé les trois autres à rompre tout contact. Kell, fils adoptif de la famille royale, va néanmoins défier les lois et emporter une pierre venue du monde noire. Or, une jeune fille, Lila, la lui dérobe…et les événements se précipitent, compromettant le fragile équilibre entre les mondes.

Sans perdre de temps, V.E. Schwab nous plonge directement dans l’intrigue. Pas de descriptions à rallonges ni de construction d’univers pendant des centaines de pages comme dans de (trop) nombreuses œuvres de Fantasy : on découvre le monde au fil de la lecture, de manière très naturelle. Car, malgré les 500 pages, l’autrice ne nous laisse guère le temps de souffler tant elle parvient à caser des intrigues, des combats, de l’action, etc. Elle laisse certaines questions en suspens mais, dans l’ensemble, le livre offre un récit solide, bien charpenté, qui se suffit globalement à lui-même. Le lecteur n’a pas l’impression de lire une longue « intro » mais bien une histoire efficace et rondement menée avec un duo de héros certes classique (tout les oppose ou presque mais ils finiront par s’apprécier) mais efficace.

Entre les rebondissements, l’ambiance bien rendue et les touches d’humour, SHADES OF MAGIC constitue un divertissement très agréable et divertissant, qui se lit vite et facilement tant l’ensemble se montre dynamique et « coule » parfaitement.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Urban Fantasy, #Young Adults

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Publié le 5 Janvier 2026

THE ROYAL COVEN de Juno Dawson

Présenté comme une alternative à Harry Potter, THE ROYAL COVEN se révèle, en réalité, surtout une attaque en règle contre J.K. Rowling camouflé derrière un récit d’urban fantasy. Les premiers chapitres se montrent plutôt réussis et agréables, avec ce « coven » secret de sorcières et les relations qu’elles nouent entre elles et le possible avènement d’un maléfique sorcier, un garçon surnommé L’Enfant Impur. Malheureusement, une fois le « twist » dévoilé, tout part en sucette. Car Théo ne peut être ce méchant garçon puisqu’il se sent fille et demande à intégrer la sororité des sorcières. Ces dernières sont d’accord, surtout si elles sont noires, asiatiques ou lesbiennes…A l’exception d’Helena, la méchante sorcière blanche hétéro cis-genre qui n’accepte pas de considérer Théo comme une fille et lui refuse l’entrer dans le monde des sorciers.

L’analogie est claire ? Sans doute pas pour tout le monde puisque l’autrice la resasse durant tout le reste du roman. Et c’est bien là le problème : l’intrigue passe totalement au second plan, remplacé par un prêchi prêcha inclusif d’une lourdeur pachydermique. THE ROYAL COVEN aurait pu être un récit de Fantasy saupoudré d’un message « trans friendly » mais ici c’est tout le contraire : le message, asséné sans la moindre nuance ou finesse, occupe tout l’espace, relégant l’histoire à la portion congrue. Lorsque l’autrice se décide enfin à reprendre son récit elle expédie sa conclusion voulue explosive en quelques pages.

Un autre problème réside dans la caractérisation très juvénile des protagonistes : après avoir vécu de nombreux événements traumatiques et alors qu’elles sont âgées d’une quarantaine d’années, nos sorcières se comportent comme des adolescentes immatures, ce qui permet de balancer des références incessantes à la pop-culture (avec les Spice Girls en étendard !). Elles paraissent en outre uniforme et Juno Dawson semble incapable d’imaginer un personnage neutre ou nuancé : d’un côté nous avons toutes les gentilles sorcières issues de la diversité et des minorités (notamment sexuelles), de l’autre la très vilaine Helena. Entre les deux ? Personne !

En résumé, THE ROYAL COVEN aurait pu être intéressant si l’autrice avait proposé un véritable univers de fantasy au lieu de simplement livrer un décalque d’Harry Potter qui apparait surtout comme un véritable assaut à l’encontre de J.K. Rowling. Sous ce pesant « agenda politique » se niche sans doute un roman intéressant mais le message est trop présent, trop peu nuancé et trop bavard pour que l’on ait envie de poursuivre la saga, en particulier vu la médiocrité du final.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #LGBT, #Young Adults

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Publié le 3 Janvier 2026

QUAND NOS OS RETOURNERONT A LA TERRE de V. E. Schwab

Attention gros pavé et lecture captivante ! V. E. Schwab signe ici une très vaste saga qui s’étale sur près de 800 pages et cinq siècles.

Jeune étudiante lesbienne, Alice voit son destin basculer le soir où elle rencontre Lottie: après une nuit en compagnie de cette dernière, Alice se découvre vampire et assoiffée de sang ! Elle tente alors de retrouver la trace de la femme qui l’a transformée…Lottie, alias Charlotte, a, de son côté, rencontrée son amante au début du XIXème siècle, Sabine. La rebelle Lottie, après un chagrin d’amour, part à Londres pour la « Saison ». Lors d’un de ses bals des célibataires, elle rencontre Sabine, dont elle refuse d’être séparée. Celle-ci exauce son vœu en la changeant en vampire. Mais l’amour peut-il vraiment durer éternellement ?

QUAND NOS OS RETOURNERONT A LA TERRE alterne les points de vue de trois femmes qui vont se croiser, s’aimer puis se détester au fil des siècles. Car l’amour de Lottie pour Sabine finit par pourrier. Leur relation devient toxique, la première essayant d’échapper à l’emprise de la seconde sans toutefois pouvoir lui faire du mal. En effet, les vœux prononcés par les vampires les engagent à jamais. Et Sabine refuse de voir Lottie aimer quelqu’un d’autre…

En dépit de quelques longueurs, pratiquement inévitables vu l’épaisseur du récit, le roman offre un plaisir de lecture quasi constant. L’écriture est très agréable et les chapitres s’enchainent de manière fluide, dans une optique « young adults » mais avec un riche vocabulaire, des phrases plaisantes et beaucoup d’émotions, sans que l’ensemble ne soit jamais pesant. Le lecteur parcourt les années, de 1532 à 2019 en passant par 1827, les trois dates clés de l’intrigue, qui correspondent à la mort et à la renaissance des trois héroïnes.

Si on peut rapprocher  QUAND NOS OS RETOURNERONT A LA TERRE des chroniques vampiriques d’Anne Rice, le récit possède suffisamment de nouveautés et de variations pour maintenir l’intérêt. Les pouvoirs des vampires sont, eux aussi, agréablement développés, notamment la manière de « revendiquer » un territoire ou les serments qui engagent les créatures de la nuit de manière indéfectible.

Une très belle réussite !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #LGBT, #Young Adults, #Paranormal Romance

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Publié le 15 Décembre 2025

LES AVENTURES D’UN APPRENTI GENTLEMAN de Mackenzi Lee

Premier volet d’une trilogie de romans d’aventures historiques et de romance teintés d’un soupçon de fantastique, LES AVENTURES D’UN APPRENTI GENTLEMAN se déroule au début du XVIIIème siècle. Henry Montague, dit Monty, est, comme le titre l’indique, un apprenti gentleman et, surtout, un libertin débauché vivant dans le luxe et l’oisiveté. C’en est trop pour son paternel autoritaire, bien décidé à lui remonter les bretelles et à l’obliger à se prendre en main. Après avoir accompli son formateur « tour d’Europe », Monty s’occupera du domaine familial. Le voilà donc parti à l’aventure en compagnie de sa sœur, Felicity, et de son ami Percy, un métis dont il est secrètement amoureux. Mais le voyage ne sera pas de tout repos : Monty dérobe, par jeu, une babiole appartenant au duc de Bourbon. Ce-dernier se lance alors à la poursuite du trio…

Bien documenté, voici un excellent roman historique agrémenté d’une bonne dose d’aventures, d’une romance pas trop envahissante et d’un humour bien dosé. Le livre se termine d’ailleurs par une postface éclairante qui explique les « Tours d’Europe » mais aussi la place des femmes, des métis ou des homosexuels à cette époque.

Le récit reste cependant léger, sans lourdeur didactique ou militante, déroulant une très agréable aventure qui permet au lecteur de voyager à travers l’Europe du début du XVIIIème siècle à la poursuite d’un secret alchimique apportant une petite touche de fantastique bienvenue.

Les trois personnages principaux sont fort bien brossés et loin des héros « tout d’un bloc » souvent croisés dans ce genre de récit. Le bouillonnant, impulsif et parfois capricieux Monty est loin d’être parfait : il se montre irréfléchi, exubérant, provocateur, protégé par son titre et sa fortune. Il se refuse d’ailleurs à y renoncer, même par amour. A ses côté, le posé et bien conscient de sa situation peu enviable Percy apporte le contre-point nécessaire pour calmer ses exubérances. Enfin, la « belle et rebelle » Felicity rêve de poursuivre des études inaccessibles à une femme. Ils croisent des nobles français retors, des bandits de grand chemin et même une très charmante bande de pirates, véritables bras cassés des mers en quête de pardon. L’évolution des protagonistes est réelle mais également réaliste tout au long de l’intrigue et Monty apparait comme bourré de défauts sans jamais perdre son côté attachant. Les relations et les dialogues sont également réalistes : Felicity accepte l’homosexualité de son frère mais sans vraiment la comprendre ou l’encourager. Elle ne vit pas non plus de romance annexe et garde, tout au long du livre, son côté frondeur et énergique.

Notons également que pour un roman estampillé « Young Adult » la plume de l’autrice se montre élégante, raffinée sans tomber dans la pédanterie pseudo-historique, et qu’elle gère fort bien le rythme d’un récit au long cours de plus de 500 pages. D’autant qu’à la fin on a envie de poursuivre immédiatement avec le second tome, cette fois centré sur Felicity, la « lady rebelle ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Fantastique, #Young Adults, #romance, #LGBT

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Publié le 20 Avril 2025

SUCCUBUS VENDETTA de Frédéric Czilinder

Voici un intéressant roman qui reprend quelques procédés bien connus des amateurs de page-turners horrifiques biberonnés à Stephen King et Dean Koontz. Beaucoup de personnages, une narration qui passe de l’un à l’autre, une ville en apparence bien sous tous rapport mais qui dissimule de nombreux secrets, des références et hommages, notamment musicaux…


 Nous sommes à Dunwich, là aussi une petite ville qui éveille l’intérêt des afficionados de H.P. Lovecraft par un été caniculaire. Tout débute par une scène mêlant horreur et érotisme voyant l’alcoolique local périr dans un accident de voiture suspect. Une jeune fille un peu trop sexy a été aperçue sur les lieux et serait peut-être responsable de sa mort. Dès lors les autorités enquêtent…Pendant ce temps deux amies très dissemblables continuent leur existence : d’un côté une populaire « Poupée Barbie », de l’autre sa meilleure amie gothique. Bientôt, l’irruption d’un type très séduisant brouille les cartes et la situation dérape.


Intéressant, SUCCUBUS VENDETTA manque sans doute d’un petit quelque chose pour se montrer une vraie réussite. La plume de l’auteur est efficace, l’intrigue bien menée (elle évoque vaguement le GHOST STORY de Peter Straub, dans une version plus adolescente) et le cocktail de fantastique, d’horreur et d’érotisme fonctionne tout en restant dans un côté « young adult » accessible. Le triangle amoureux qui se crée entre les héroïnes et le séduisant inconnu parait crédible et cette partie du roman est sans doute la plus réussie. Malheureusement, on trouve également des longueurs et le récit aurait sans doute bénéficié d’un « montage » plus court et nerveux. 


Toutefois, l’objet-livre en lui-même mérite néanmoins les éloges avec sa couverture incitative, ses illustrations immersives et sa pagination aérée et agréable. Sentiment mitigé au final mais cette tentative devrait trouver son public. 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Erotique, #Young Adults, #Fantastique

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Publié le 5 Mars 2025

EAUX DORMANTES de Carl Laymon

Richard Laymon, spécialiste du splatter punk plusieurs fois publié chez Gore, s’est aussi permis une incartade dans la littérature horrifique pour jeunes adultes sous le pseudo transparent de Carl Laymon. Amusant de voir un auteur réputé pour ses dégueulasseries marcher ainsi sur les plates-bandes d’un R.L. Stine.

L’intrigue débute par la découverte, par deux jeunes gens, d’un squelette, sur une île perdue au milieu d’un lac. Nos héros, Burt et Sammy, sont par la suite averti qu’il s’agit d’un vampire. Bien sûr leur chien a malencontreusement retiré le pieux fiché dans la poitrine du défunt. Et ce qui devait arriver…arrive.

Douzième volume de la collection jeunesse « Spectres – Haute tension » qui en compte quarante-deux (et peuvent se lire indépendamment), EAUX DORMANTES ne cherche jamais à réinventer la roue. Un vampire avide de sang humain revient à la vie après qu’on lui ait retiré le pieu qui transperce son squelette et c’est parti pour les clichés de l’horreur light avec des attaques de créatures nocturnes changées en chauve-souris, un petit suspense sur l’identité du monstre, quelques rebondissements et une tendance à maintenir le suspense de manière assez artificielle (là encore tout comme Stine)…

Nous sommes en plein poncifs, façon « Club des Cinq » contre les suceurs de sang et le final (apparemment imposé par les éditeurs) n’arrange rien en proposant une conclusion banale et un twist déjà utilisé bien trop souvent. Toutefois, dans l’ensemble, ça reste une honnête lecture mais davantage destiné à un public de jeunes adolescents. Les adultes liront, de leur côté, les « vrais » Richard Laymon.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #Fantastique, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 31 Janvier 2025

PAR UN SOIR DE PLEINE LUNE de R.L. Stine

Ce roman paru à l’origine dans la collection « Fear Street Super Chiller » est typique de la saga initiée par R.L. Stine. Nous avons donc un classique bouquin fantastique (ou d’horreur très light) destiné aux adolescents qui s’identifieront sans doute facilement à l’héroïne, Danielle, choisie par un groupe montant pour devenir leur nouvelle chanteuse. Elle expérimente donc la vie en tournée et commence à composer des chansons souvent axées sur la lune. Mais, la nuit, surtout à la pleine lune, des événements surnaturels se produisent et Danielle craint que la situation s’envenime, surtout lorsqu’un membre du groupe est découvert mis en pièce par, apparemment, un animal sauvage.

Comme toujours nous sommes non loin de la rue maudite, la fameuse Fear Street, et comme le suggère le titre des loups-garous seront de sorties. Le bouquin évoque donc plusieurs romans et / ou films à succès des années ’80 comme Peur Bleue, Vamp et, surtout, Génération Perdue avec même une petite touche de Hurlements inévitable vu le sujet.

La recette ne varie pas vraiment, Stine reste fidèle à ses (bonnes ?) habitudes : des chapitres courts qui se terminent de manière systématique sur un cliffhanger (parfois résolu de manière absurde deux lignes plus loin), intrigue recyclant les idées de la plupart des films des années 80 en les adaptant à un public adolescent et révélation finale pas vraiment crédible mais surprenante.
Ceux qui aiment le fantastique « young adult » se sentiront en terres connues et apprécieront le récit, certes classique et globalement linéaire, proposé par le spécialiste du genre. Le tout reste une lecture facile, distrayante et prenante, l’assurance de quelques heures de détente agréable.

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Publié le 3 Janvier 2025

UN CLOWN DANS UN CHAMP DE MAIS d'Adam Cesare

On le sait, les clown sont devenus des incontournables de l’horreur et ce n’est pas le succès récent de « Terrifier » qui me contredira. Ici, Adam Cesare nous la joue slasher en hommage aux films du genre des années ’80 et à leur déclinaison « néo » de la décennie suivante, façon « Scream » ou « Souviens-toi l’été dernier ». 
Tous les clichés répondent donc présents et il serait malvenu de s’en plaindre car l’auteur veut justement jouer des conventions du genre, entre sérieux et parodie. Bref on trouve une bonne dose de second degré dans ce récit balisé mais sanglant à souhait qui reprend la structure typique des eighties. Ca commence par la traditionnelle blague stupide qui tourne mal, ça se poursuit par l’arrivée dans un patelin paumé, Kettle Springs, d’une citadine qui souhaite être intégrée à la petite bande locale et puis on passe aux habituels flirts et autres fêtes. Les personnages répondent eux aussi aux clichés du genre, du blagueur à l’abrutis qui filme tout ce qu’il voit pour le diffuser sur youtube en passant par le mec sympa, la salope et la « fille de la ville » hautaine. Et, chez les adultes, le shérif dépassé qui se désole de voir son petit bled dépérir et voudrait bien relancer le tourisme et « make Kettle Springs great again ». 
Si l’introduction se montre un peu longuette (mais souvenez-vous c’était le cas dans les films dont s’inspire l’auteur), la seconde moitié voit débarquer les clowns. Car ils sont plusieurs. Attifés comme Frendo la mascotte locale, symbole d’une industrie ayant périclité, nos clowns vont aller buter de la pétasse à grand coup de machettes, tronçonneuse, fourche, etc. Une seconde partie largement plus mouvementée et rythmée que la première et qui en rachète les défauts et baisse de régime. Pendant près de deux cents pages, le bouquin n’arrête pas et le carnage non plus, laissant la majorité de ses protagonistes sur le carreau et dans une grosse flaque de sang.
Adam Cesare livre donc le parfait petit bouquin slasher référentiel, une sorte de young adult horrifique très gore mais jamais malsain qui se termine par un twist efficace et annonce la suite, FRENDO EST VIVANT ! En résumé, du bon page-turner au style sans doute encore un peu hésitant mais à l’efficacité indéniable. On attend impatiemment l’adaptation cinématographique en espérant qu’elle soit aussi fun, gore et méchante. 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Gore, #Young Adults, #slasher

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