erotique

Publié le 13 Janvier 2026

CORPS A CORPS EN LIBERTE de Julie Bray

Un petit livre érotique composé d’une douzaine de courts récits, racontés par des femmes à la première personne. Nous sommes un peu dans la littérature érotique version youporn : pas de présentation des personnages, pas vraiment d’intrigue, on entre directement (hum) dans le vif du sujet. Il faut dire que les nouvelles font moins de dix pages, donc laissent peu de place au développement.

Généralement l’autrice québécoise nous propose une sorte de saynète fantasmatique et délivre directement la scène osée. La majorité des récits concernent des rencontres saphiques et les autres tournent autour du triolisme. Tout cela est donc assez classique, avec des clichés établis (la femme qui invite une étrangère dans le lit de son mari en guise de cadeau, les bonnes copines qui s’offrent un intermède lesbien, la fille nue sous sa robe, le gode ceinture bien pratique, etc.).

C’est un érotisme traditionnel avec une écriture qui l’est tout autant. Ce n’est pas désagréable mais, malheureusement, tout ça se montre un peu redondant à force de lire « j’avais la chatte toute trempée », « elle toucha mon bouton et me fis jouir » et autre « je voulais son doigt au fond de mon cul ».

Comme précédemment mentionné les histoires se ressemblent un peu toute dans leur construction et le vocabulaire employé, ce qui aboutit à un petit livre sympa mais sans doute un peu trop classique et conventionnel pour emporter l’adhésion.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Nouvelles (recueil)

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Publié le 8 Décembre 2025

POURVU QU'ELLE SOIT ROUSSE de Stéphane Rose

Journaliste, écrivain, humoriste, homme de radio et de télé, Stéphane Rose a écrit une vingtaine de livres sur des sujets divers : contre le couple et les enfants, pour le poil, sur les sites de rencontres et le vin,… Il est également auteur de nouvelles érotiques et a participé à diverses anthologies de la Musardine. Apparemment, Rose s’y connait puisqu’il a également rédigé « Osez devenir une bête de sexe ».

Bref, ici, en pile poil 200 pages il nous offre une ode à l’odeur des Rousses. Car, après sa découverte – sa révélation quasi mystique – des capacités des Rousses, notre bonhomme est convaincu : à bas les blondes, les brunes, les châtains et les autres aux couleurs improbables. Il ne veut plus gouter qu’aux chattes rousses. De vraies rousses forcément. Dont l’odeur intime l’excite. Il a découvert Anaïs, « jeune minette de 23 ans » qui le comble pendant deux ans, aime se faire fesser, enculer et couvrir de foutre en s’enfilant de gros godes. Et puis surtout elle est rousse.

Mais la passion se transforme en vie de couple et l’auteur n’en veut pas, comme 99% des auteurs parisiens qui œuvrent dans le même style, quelque part entre Houellebecq, Beigbeder et la collection Média1000. Rose aime les jeux sexuels, l’imagination et, forcément, il doit rompre. Cette rupture le laisse si malheureux que notre bonhomme veut repartir à l’aventure. Son unique envie est liée à l’odeur de sa conquête. Jeune ou moins jeune, belle ou non, il s’en fout :  « pourvu qu’elle soit rousse » il la veut par tous les trous. Mais comment faire ? Car la Rousse est rare et, sur une journée, on ne peut espérer en croiser que deux ou trois. Alors Rose s’inscrit sur un site de rencontre et y repère 1003 rousses. Dès lors, il les aborde après avoir envoyé 1003 mails pour leur poser diverses questions en vue d’écrire un livre (celui qu’on tient dans nos mains).

Rose en est persuadé, la « rouquine est coquine ». Elle mouille plus, elle suce mieux, elle est supérieure aux blondes et aux brunes dans tous les domaines intimes. Il veut les goûter, leur brouter le minou et se délecter du parfum naturel de leur foufoune flamboyante et de la senteur de leurs sécrétions. Evidemment, ce qui commence comme un divertissement tourne vite à l’obsession, voire à la monomanie et finalement au fétichisme. Quoique l’auteur refuse ce terme il érige un petit musée de la Rousse composé de culottes sales, soutifs et, surtout, d’une collection de poils pubiens. Car Rose aime le poil et se montre « nostalgique des belles mottes touffues d’autrefois ».

Bref, l’auteur possède une plume agréable pour raconter sa marotte et le bouquin navigue ainsi de manière curieuse entre autobiographie (fantasmée ?), roman érotico-porno et essai vaguement philosophique. Il décrit les coucheries de l’auteur durant les deux années de sa quête de la rousse parfaite. Le tout ponctué de références littéraires en plein grand écart puisque Rose convie, dans un joyeux désordre, Peter Süskind, une universitaire belge ayant étudié la « roussitude », Apollinaire et le hardeur français HPG. Entre autres.

Entre crudité et poésie, POURVU QU’ELLE SOIT ROUSSE navigue donc joyeusement : « Mets-moi une gifle, et fourre-moi ta queue dans la bouche avec autorité. Et si tu estimes que je te suce mal, remets-moi une gifle. Je suis ta pute, c'est le minimum que je te suce correctement, non ? ». Ou encore « «J'étais fou d'elle quand j'enculais Anaïs pour la première fois dans son petit appartement d'étudiante, en levrette et face à un miroir, dans le reflet duquel je la regardais gueuler son plaisir de se faire élargir l'anus sous une pluie d'injures et de claques sur les fesses. »

Au final, Stéphane Rose nous offre un bouquin sympa et marrant dans lequel il objective, au sens propre, la Rousse, forcément un peu sorcière puisqu’elle a, de manière naturelle, la chatte couleur de feu. Mais l’écrivain pose ses conditions : ses partenaires doivent être de vraies rousses car « quelle sottise, de se teindre les cheveux en roux! (…) Peut-on devenir nègre et crier sa fierté d'être noir après avoir passé du cirage sur sa peau blanche? Possible que l'on chante le blues un peu moins juste quand même… ». Pas question de butiner de la blonde ou de la brune. Mais pas des beautés aux cheveux châtains. Et pourtant « châtain rime avec catin ».

En résumé voici un porno rigolo et obsessionnel, une lecture avec carré blanc pour les hommes (ou les femmes) qui aiment les Rousses…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Humour, #Erotique, #Porno

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Publié le 7 Novembre 2025

COEUR PIRATE d'Erine Kova

Présenté comme de la « new romance » ou de la « romantasay » voici un livre qui, à priori, parait prometteur. La couverture, avec son navire voguant au vent, plutôt sobre, intrigue. Les 100 premières pages partent plutôt bien. Nous avons donc une belle jeune princesse, Victoire, qui veut se venger du pirate qui a jadis tué sa maman et qui, justement, se fait capturer par ce-dernier. Mais bon tout n’est pas aussi simple et il y a aura attirance façon « ennemies to lovers » parce que le simili Jack Sparrow est trop mignon.

Que dire sur ces 500 (cinq putain de cents) pages ? D’abord le côté Fantasy est inexistant. Il n’y a aucune construction d’univers, juste 2 ou 2 noms inventés qui auraient pu être des royaumes existant comme la France ou l’Angleterre. Il n’y a pas de magie, pas d’espèces différentes, pas d’elfes, rien. C’est simplement un cadre de romans d’aventures historiques mais bon on ne va pas se fatiguer à vérifier l’Histoire alors plaçons tout ça dans un monde imaginaire et on n’en parle plus.

Donc notre immature insupportable gonzesse se retrouve embarquée sur le bateau du loup des mers trop sexy après une cinquantaine de pages et ensuite…Bah ensuite il ne se passe rien. Ils se tournent autour, ils blablatent et tout fini par quelques scènes vaguement sexy dans le dernier quart de ce (beaucoup trop) gros pavé. Car bien sûr même si notre petite Victoire est plutôt dans la défaite à force de se faire humilier et maltraité par le pirate elle tombe quand même amoureuse de lui à mi-parcours. Classique.

Pour l’univers des pirates on repassera. Pour les rebondissements aussi. Pour l’action pareil. Ce qui s’annonçait comme un bouquin de fantasy teinté de romance et de cape et épée se révèle en réalité…une romance insupportablement mièvre sur un navire.

Lorqu’on voit le reste de la production de l’autrice (avec des titres comme MY ENEMY MY LOVER ou SO SEDUCTIVE) on comprend que la Fantasy et la piraterie ne sont qu’un emballage vite confectionné autour d’une énième histoire d’amour entre une nunuche sexy et un bad boy trop beauuuu.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Romantasy, #New Romance, #Erotique

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Publié le 3 Novembre 2025

DEVIL GIRLS d'Ed Wood Jr

Un petit bled des Etats-Unis ayant le plus haut taux de délinquance du pays. Des bandes urbaines hors de contrôle qui vivent uniquement pour la drogue et la violence. Pas de doute nous sommes au Texas ! Les pires criminelles de la région sont sans doute les Chicks, un gang de jeunes filles qui effectuent des tentatives d’approches auprès de leurs homologues mâles. Une enseignante ayant tenté de s’opposer à la violence juvénile finit ainsi assassinée. Mais comment combattre les Chicks, se demande le pauvre Shérif Buck Rhodes, complètement dépassé par la situation. La situation s’envenime encore lorsque surgit Lark, un dealer infâme qui achemine des tas de drogues par bateau. Problème : il a besoin de s’allier les Chicks pour poursuivre son trafic. Pire, Lila, une ancienne Chicks, emprisonnée pour meurtre, s’évade et entame une croisade vengeresse contre la petite localité.

Publié en 1967, ce roman rondement mené démontre qu’avec davantage de budget Ed Wood aurait probablement pu délivrer des films plus solides. En littérature son imagination n’est pas entravée par des contraintes budgétaires ni de piètres comédiens. Ed Wood laisse donc libre court à ses envies : une atmosphère de luxure, un érotisme prononcé et une bonne louche de violences.

Le romancier convoquer ici tous les clichés de la sexploitation façon JD (pour Juvenile Delinquents) de l’époque. Il a recours à tous les arguments capables de titiller le lecteur masculin : voyeurisme, viol, brutalité, etc. Sans oublier un fétichisme affiché envers les vêtements (et encore plus les sous-vêtements) féminins. Et quelques répliques fun comme « je n’avais pas une bonne tête mais j’étais bonne au lit ».

L’ensemble se lit avec plaisir et n’a pas à rougir dans sa catégorie, que l’on pourrait résumer par « sleazy pulp hard boiled ». Ed Wood propose un récit cohérent, crédible dans les limites imposées, avec ses personnages relativement bien brossés, ses passages osés, sa violence cartoonesque et son écriture plutôt inspirée pour ce genre de paralittérature.

Autrement dit, nous sommes dans un polar d’action sexy, brut de décoffrage mais agréablement troussé (ah cet argot venu du fonds des temps !) et divertissant. L’intrigue, quoique basique, maintient l’intérêt durant un peu moins de deux-cents pages et l’ensemble s’avère agréable et, en un mot, fun ! A noter que le bouquin fut adapté au cinéma, de manière très amateur, en 1999.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Pulp, #Erotique, #Roman de gare

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Publié le 21 Octobre 2025

OSS 117 EST MORT de François et Martine Bruce

Bigre, Hubert nous a quitté. C’est du moins ce que tente de nous faire croire ce roman. Mais, évidemment, le lecteur n’est pas dupe. Notre héros, par contre, enquête bel et bien sur le décès des plus suspects d’un de ses amis. Et, comme toujours, il lève un panier de crabes où chacun se trahit et s’entretue joyeusement.

La principale caractéristique d’OSS 117 EST MORT ? Le passage de flambeau entre Josette Bruce (laquelle avait déjà repris la saga à son époux décédé, Jean) et ses enfants, Françoise et Martine, bien aidé il est vrai par plusieurs nègres. Le duo va donc écrire (ou co-écrire) 24 aventures d’Hubert, entre 1987 et 1992, date où la série, définitivement démodée, s’arrête suite à la désaffection du grand public pour la littérature de gare.

Soucieux de se conformer aux attentes de l’époque, les deux enfants Bruce augmentent le quota d’érotisme, de violence et de sadisme. Ils bouclent ainsi, en quelque sorte la boucle : si Gérard de Villiers s’était inspiré d’OSS 117 pour créer son SAS, les Bruce fils et fille se réfèrent à présent à ce même SAS. Le résultat ? Ils réimaginent un Hubert plus contemporain, un vrai héros des années 80 viriles et musclées, porté sur le sexe et le coup de poing. Y gagne-t-on vraiment au change ? Pas sûr. Les premières aventures de l’espion possédait un côté rétro et grand public appréciable n’hésitant pas à sortir de leur zone de confort dans certains épisodes s’élevant clairement au-dessus du lot. Citons le science-fictionnel ARIZONA ZONE A au sujet des extraterrestres dans la zone 51 ou le crime en chambre close des MARRONS DU FEU.

Plus classique, OSS 117 EST MORT propose un très banal roman de vengeance, entre espionnage basique et aventures exotiques. Une fois de plus, car la trame a déjà beaucoup servi, Hubert cherche l’assassin d’un de ses amis tout en draguant quelques beautés de passage. En bref, rien de nouveau. On peut même l’avouer : on a déjà lu ça 100 fois ! Bref, maintenir l’intérêt avec une intrigue aussi rabâchée nécessite une bonne dose d’inventivité ou de talent. Ce n’est pas vraiment le cas ici, nous avons simplement droit à un bouquin de gare et de série, vite fait (plus ou moins) bien fait. Mais l’ensemble reste professionnellement emballé par des artisans rodés à l’exercice et si le bouquin reste sans surprise, il se montre assez agréable à lire et divertissant. On ne dépasse pas vraiment la moyenne du genre mais on ne s’ennuie pas et c’est déjà ça.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Erotique, #Aventures, #Espionnage, #Roman de gare, #OSS 117

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Publié le 10 Septembre 2025

LE COMMANDEUR: SECRET OF BASHAMAY de Michel Honaker

Le commandeur débute sa carrière chez Média 1000, éditeur spécialisé dans l’érotisme hard. Un choix curieux. Par la suite il poursuit ses aventures chez Fleuve Noir Anticipation. Un choix tout aussi curieux car on n’y trouve nulle trace de science-fiction mais plutôt un mélange de fantasy urbaine, de fantastique et d’horreur saupoudré d’érotisme. Par la suite la série sera adaptée pour un public plus jeune chez Rageot.

Dans ce nouveau tome, le Commandeur affronte une ancienne déesse de la mort, Al Lat ,et se lance sur la piste d’une sorte de Necronomicon préislamique, le Bashamay. Au cours de son périple il combat un djinn et s’oppose à diverses manifestations magiques. Le récit se montre donc très court, ramassé sur moins de 200 pages, avec son héros alcoolique revenu de tout, sorte d’enquêteur du surnaturel à la John Constantine mâtiné de Solomon Kane. L’essentiel ? Des chapitres courts, nerveux, avec de nombreux passages sexuels et une bonne dose de violence quasiment gore. Bref, de la bonne littérature de gare, très classique mais efficace, qui déroule son récit sur un rythme rapide sans laisser au lecteur le temps de s’ennuyer. Le personnage reste suffisamment intéressant pour nous offrir une dose d’évasion appréciable et si le roman n’égale pas les meilleures réussites de l’auteur il demeure plaisant et divertissant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Pulp, #Roman de gare, #Horreur, #Erotique

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Publié le 2 Juin 2025

ABIMAGIQUE de Lucius Shepard

La collection « Une heure lumière » nous offre une novella particulièrement intrigante de Lucius Shepard (1943 – 2014). Rédigée en « tu », ABIMAGIQUE nous fait découvrir la jeune fille au prénom étrange qui lui donne son titre, Abimagique (ou Abi), décrite comme une gothique de 25 ans, style Morticia Addams pour Halloween, avec ses mèches oranges, ses bijoux punks, ses tatouages, son maquillage outrancier et sa sexualité débridée. Notre héros en tombe rapidement amoureux et entame une relation avec elle bien qu’Abi soit secrète et se refuse à aborder de nombreux sujets. Ses amants précédents auraient disparu ou seraient à présents paralysés. Elle serait en outre un peu sorcière, adepte de la magie tantrique et des rituels sexuels. Et aurait également divers pouvoirs paranormaux, dont celui de voir l’avenir. Un avenir qui s’annonce dévastateur, pour ne pas dire apocalyptique. Mais qu’elle pourrait modifier par sa magie érotique…

Contrairement à la plupart des textes publiés chez Une Heure Lumière qui ressortent de la science-fiction, ABIMAGIQUE baigne dans le fantastique, celui où rien n’est certain. Le principal protagoniste est-il fou ? Abimagique est-elle une voyante, une sorcière new wave, une goth végane paumée, une nympho délirante, une prophétesse de la fin du monde ? Le lecteur ne le saura pas vraiment, même au terme des cent pages de ce court roman qui laisse globalement la porte ouverte à l’interprétation.

Pas de réponses réellement tranchées mais un récit envoutant, étrange, mystérieux, parfois nébuleux et déroutant mais adroitement mené, avec une bonne louche d’érotisme pour compléter ce cocktail à déguster d’un trait. Alors tant pis si, au final, le lecteur n’a pu en identifier tous les ingrédients, il ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience, aussi bizarre qu’elle puisse paraitre.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Erotique, #Une Heure Lumière, #Novella (roman court)

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Publié le 20 Avril 2025

SUCCUBUS VENDETTA de Frédéric Czilinder

Voici un intéressant roman qui reprend quelques procédés bien connus des amateurs de page-turners horrifiques biberonnés à Stephen King et Dean Koontz. Beaucoup de personnages, une narration qui passe de l’un à l’autre, une ville en apparence bien sous tous rapport mais qui dissimule de nombreux secrets, des références et hommages, notamment musicaux…


 Nous sommes à Dunwich, là aussi une petite ville qui éveille l’intérêt des afficionados de H.P. Lovecraft par un été caniculaire. Tout débute par une scène mêlant horreur et érotisme voyant l’alcoolique local périr dans un accident de voiture suspect. Une jeune fille un peu trop sexy a été aperçue sur les lieux et serait peut-être responsable de sa mort. Dès lors les autorités enquêtent…Pendant ce temps deux amies très dissemblables continuent leur existence : d’un côté une populaire « Poupée Barbie », de l’autre sa meilleure amie gothique. Bientôt, l’irruption d’un type très séduisant brouille les cartes et la situation dérape.


Intéressant, SUCCUBUS VENDETTA manque sans doute d’un petit quelque chose pour se montrer une vraie réussite. La plume de l’auteur est efficace, l’intrigue bien menée (elle évoque vaguement le GHOST STORY de Peter Straub, dans une version plus adolescente) et le cocktail de fantastique, d’horreur et d’érotisme fonctionne tout en restant dans un côté « young adult » accessible. Le triangle amoureux qui se crée entre les héroïnes et le séduisant inconnu parait crédible et cette partie du roman est sans doute la plus réussie. Malheureusement, on trouve également des longueurs et le récit aurait sans doute bénéficié d’un « montage » plus court et nerveux. 


Toutefois, l’objet-livre en lui-même mérite néanmoins les éloges avec sa couverture incitative, ses illustrations immersives et sa pagination aérée et agréable. Sentiment mitigé au final mais cette tentative devrait trouver son public. 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Erotique, #Young Adults, #Fantastique

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Publié le 15 Mars 2024

CONTES POUR PETITES FILLES CRIMINELLES de Nadine Monfils

Nadine Monfils propose ici une série de petites histoires, souvent très brèves, qui se rapprochent par leur format court des contes de fées. Mais revisités de manière glauques. Bref, ceux qui attendent des récits policiers à la manière des fameuses anthologies « Alfred Hitchcock présente… » peuvent passer leur chemin. Les récits ne cherchent pas le réalisme mais évoluent, au contraire, dans un onirisme et un surréalisme poético-morbide. Au risque de donner dans le cliché de la « belgitude » cette approche assume ce côté « belge » dans l’étrange et suit l’école Jean Ray, Thomas Owen et autres tenants d’un policier / fantastique décalé. Néanmoins, si les récits se lisent vite et sans déplaisir étant donné leur longueur réduite (le recueil ne fait, au total, que 125 pages) peu se montrent vraiment mémorables ou réussis.

Ecrites dans un style volontairement rétro et argotique, ces petites histoires se dégustent mieux par tranches qu’à la suite, la plupart usant d’un schéma similaire. Le côté glauque et l’opposition attendue entre l’innocence juvénile (plus souvent supposée que réelle) et la monstruosité des actes décrits peut amuser le lecteur mais la lassitude s’installe rapidement. « Les boutons de nacre », « La cage », « Le gang des petites filles » sortent un peu du lot mais, globalement, les intrigues sont faibles. L’auteur joue sur le côté surréaliste avec un mélange d’horreur, un érotisme déviant et un sadisme bon enfant pour accoucher de textes qui, souvent, ne racontent pas grand-chose et ne cherchent pas à être crédibles ou même convaincants.

Si quelques passages se révèlent efficaces et que la brièveté des récits donne envie de leur donner une chance, les déceptions sont plus nombreuses que les réussites. Dans l’ensemble, tout ça reste trop relâché pour convaincre et les chutes fonctionnent rarement. Bref, un grand bof.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Policier, #Fantastique, #Humour, #Erotique, #Recueil de nouvelles

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Publié le 25 Septembre 2023

La maison d'édition Les Saturnales s'était donné pour mission, à la fin des années 2010, de relancer la littérature "pulp" ou de gare via des collections hommages aux grandes heures de Gérard De Villiers. De la déclinaison de l'EXECUTEUR (vec KIRA B) en passant par l'espionnage façon Coplan / SAS ( MURAT) jusqu'à cette série SECTION MŒURS, sorte de croisement modernisé des mythiques BRIGADE MONDAINE et POLICE DES MŒURS. D'ailleurs Serge Penger avait précédemment travaillé sur cette dernière série. Il en reprend ici quelque peu le principe mais de manière plus actuelle. L'idée générale reste du polar musclé teinté d'érotisme (plus léger et moins gratuit / envahissant que dans les titres édités par DeVilliers) et d'une bonne dose de violences.

De manière amusante pour le lecteur belge, les héros de cette série sont des flics de chez nous, ce qui change agréablement des histoires situées en France ou aux USA. Notre duo de choc emprunte donc la E40 et part bosser à Bruges, d'où choc culturel et opposition avec les locaux (comprendre les Flamouches). L'enquête, elle, reprend un schéma plus classique avec des nantis qui, lassés des orgies et autres partouzes, se lancent dans les "murder party"…à la différence que les victimes restent bel et bien mortes, tuées à la manière de leur idole Jack l'Eventreur.

Si DE MORT ET D'EAU FRAICHE ne cherche pas à glaner des prix littéraires ou à des commentaires élogieux dans les journaux de bon goût (beurk!), il reste très plaisant. Le récite, certes balisé, est cohérent, efficace et rondement mené. Les personnages sont attachants et crédibles, loin des bites sur pates façon Boris Corentin (de la BRIGADE DE MŒURS), mais empêtrés dans leurs problèmes quotidiens, leurs soucis avec les collègues, la hiérarchie, etc. Une vision sans doute moins "série B / pouet Pouet / chatte nichons" des enquêtes de la section mœurs mais, au final, le lecteur passe un bon moment, au point d'avoir envie de retrouver ces personnages dans une future enquête. Ca tombe bien avant de mettre la clé sous le paillasson (?), les Saturnales en ont sortis 4 ou 5 autres…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Polar, #Erotique, #Les Saturnales, #Pulp, #Roman de gare

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