erotique

Publié le 31 Juillet 2026

DEMONICA: PLAISIR DECHAINE de Larissa Ione

Quinze ans après le déferlement de la bit-lit et alors que la communauté « young adult » ne jure plus que par la romance, dark ou non, il est agréable de se replonger dans quelques « classiques » de cette époque. La urban fantasy / paranormal romance / bit-lit semble aujourd’hui délaissée et on retrouve avec plaisir les qualités et les défauts de ses romans qui ont littéralement déferlés dans les librairies (on compte plusieurs centaines de titres publiés !).

DEMONICA constitue un récit archétypal de cette vague mais s’éloigne toutefois des traditionnels vampires et loups-garous pour les moins usités démons. On y découvre une nouvelle héroïne, une tueuse de démons qui, sauvée par un Incube, découvre qu’elle ne connait pas toute la vérité sur les êtres démoniaques. Elle tombe amoureuse et devra, classiquement, choisir son camp dans une intrigue proche des films « Underworld ».

Comme souvent avec ce type de littérature, il y a à boire et à manger ou, ici, à prendre ou à lécher. Bref, beaucoup de passages érotiques ponctuent un récit assez traditionnel, la présence de « démons du sexe » permettant plus d’audaces que la moyenne des romances paranormales. Le tout est parfois un peu too much avec cette héroïne en pamoison devant l’énorme bite du démon (elle a peur de ne pas pouvoir accueillir un membre de cette taille mais en même temps elle mouille comme le Niagara rien qu’à le voir).

Toutefois, le côté porno très prononcé ne fait pas tout et l’autrice prend néanmoins la peine de construire un univers à peu près cohérent et relativement original (en dépit de ses similitudes avec d’autres sagas) où s’affrontent les démons et leurs chasseurs.

Au final, en dépit de longueurs et de passages languissants (pour ce genre de littérature ne pas hésiter à utiliser l’avance rapide ou la lecture en diagonale à la dixième description de la culotte de l’héroïne), DEMONICA se montre plaisant. C’est véritablement de la bit-lit « tout en un » : une romance contrariée, de l’action, une intrigue à base de coups fourrés et de trahisons et des passages sexy à intervalles réguliers. Pour les amateurs nostalgiques voici donc une oeuvrette très « bis » mais plutôt fun. Cela donne même envie de lire quelques autres tomes de la saga en se disant, malgré tout, qu’on ne lira probablement jamais cette série jusqu’au bout (26 volumes !!!).

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Paranormal Romance, #Urban Fantasy, #Fantastique, #Erotique

Repost0

Publié le 19 Mars 2026

BEHIND HELL de Hely Ka

Voici encore un roman catalogué Dark Romance mais qui serait sans doute plus à sa place dans le torture porn ou même le splatterporn.

Evy, une jeune femme de 22 ans, tombe en panne de voiture et se fait kidnapper par trois hommes qui l’emmènent dans un lieu secret où ils vont s’employer à la briser. A partir de là nous sommes partis pour une suite non-stop de violences sexuelles et de dégradations. Evy, rebaptisée Pissy puisqu’elle sert de toilette humaine à ses ravisseurs, subit des viols nombreux, des doubles pénétrations brutales, des fellations façon gorge profonde qui la font vomir, des sodomies forcées, etc. Très vite elle apprend à dire « maitre » et accepte les traitements subis mais l’arrivée d’un nouveau personnage, Silas, amnésique, remet tout en question. Il subit lui aussi les humiliations et les viols à répétitions mais ne perd pas espoir et une romance (ah quand même !) se noue entre lui et Evy dans cette ambiance de « proximité forcée ». Mais qui est réellement Silas ?

Etrange bouquin inclus dans la catégorie « romance » mais qui apparait surtout comme un catalogue de sévices et de brutalité. Toutes les perversions sont au programme (y compris le viol d’une fille de 14 ans par un homme surnommé l’anaconda vu la taille de sa bite) et l’autrice ne recule devant rien pour choquer. D’où une progression dans le trash qui culmine par le viol de l’héroïne par un chien à mi-parcours. Une fois cette étape franchie difficile d’aller plus loin et, à partir de là, le bouquin ressasse jusqu’à l’ennui (ou la nausée pour les plus fragiles) les mêmes scènes entrecoupées de passages sexuels entre les deux protagonistes.

Néanmoins le style se montre plus efficace et recherché que de coutume, avec des dialogues moins ridicules et même quelque touche d’humour. Sans oublier une alternance de point de vue classique mais efficace et des chapitres très courts qui rythment l’histoire en dépit du manque de rebondissement assez préjudiciable. En revanche l’ensemble n’avance pas vraiment, les réactions des personnages sont aberrantes (que ce soit l’héroïne nunuche ou le Silas à la fois jaloux et colérique qui reporte toujours la faute sur sa compagne d’infortune), certaines pistes ouvertes sont abandonnées et l’ensemble finit par ennuyer. Bref, un livre qui se lit surtout pour son côté choc.

Si on veut de la « romance » ce n’est sans doute pas le bouquin à conseiller mais pour les amateurs de récits extrêmes érotico-violents ça se lit plutôt plaisamment, du moins pendant 150 pages, la suite étant pénible jusqu’au happy end vite expédié. Encore une mauvaise pioche.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Porno, #Splatterporn

Repost0

Publié le 13 Mars 2026

CORPS A COEUR deJessie Auryann

Voici donc la fameuse “dark romance » retirée de la vente à la suite d’une pétition lancée sur Internet et signée par 80 000 personnes en trois jours. Inutile de revenir sur la polémique et les conséquences, dont des menaces de morts expédiées à l’autrice. Le livre mérite-t-il cet anathème ? Sans doute pas. Comme il n’existe pas de mauvaise publicité, cette affaire a sans doute permis de le mettre en évidence, sans quoi il serait probablement passé inaperçu. Il s’est « bien vendu » (mais que signifie vraiment un livre qui se » vend bien » dans le domaine de l’auto-édition ?), aujourd’hui il a… disparu. Retiré d’Amazone, les pages sur les sites de critiques de livre qui en parlait ont, elles-aussi, étaient supprimées. Pouf ! Adieu…Doit-on le regretter ? Pas vraiment…

Car, avouons-le, et au-delà de toute censure, ce bouquin est affreusement médiocre. L’héroïne, Mélina, se présente comme une parfaite salope, une chaudasse qui s’exhibe sur Internet à la psychologie complètement délirante. Ainsi, importunée par trois racailles, elle les emmène fissa dans un hôtel pour se faire prendre vite fait bien fait. Un dans chaque trou, tout le monde est content. Elle finit par rencontrer un mec trop beau trop parfait mais qui se refuse à elle…du moins pendant un certain temps. Au final, il ne peut plus lui résister… Car Mélina n’est pas juste « belle », elle est forcément une sorte de déesse du sexe au physique parfait absolument trop sexy trop entreprenante et trop excitée.

Et nous avançons, pendant de trop nombreuses pages (700 apparemment…je sais pas j’avais un epub et je l’ai lu en diagonale) dans les clichés de la dark romance avec relation toxique, sexualité ultra libérée et violence plus ou moins consenties. Dont une scène de viol avec divers objets insérés dans divers orifices extrêmement brutale qui conduit à l’hospitalisation de Mélina mais ne calme absolument pas ses ardeurs.

Puis arrive le second tome (les deux sont réunis dans l’intégrale) où se trouvent les fameuses et très nombreuses scènes de viols et de tortures commises sur un nourrisson.  Selon l’autrice il ne s’agit pas d’une quelconque apologie de l’inceste ou de la pédophilie mais simplement d’une « mise en garde », justifiée par les trigger warnings nombreux. Admettons. Car si on aurait pu l’accepter si elle se contentait d’une scène de ce style il est plus difficile de valider cette thèse après le Xème passage du même genre…

Au-delà de toute cette polémique, le livre se révèle simplement malsain, interminable (lecture en diagonale vivement conseillée) et sans intérêt. Un mélange entre un délire du Marquis de Sade revisité par les tropes « dark » et largement inspiré du fameux film scandaleux « A Serbian Film ». Fallait-il interdire le livre et poursuivre l’autrice en justice pour autant ? Non. Il est d’ailleurs resté un an en vente sans susciter de réelles réactions avant d’être mis en lumière par divers influenceurs littéraires. Corps à cœur est simplement de la pseudo littérature trash qui apparait écrit au fil de la plume et sans aucun souci de progression, dans le seul but de choquer. Un coup marketing ? Probablement. Mais en allant trop loin, l’autrice qui voulait seulement jouer a perdu…Tant pis.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Polémique

Repost0

Publié le 9 Mars 2026

AIDE MOI (LES LARMES DU SILENCE TOME 1) de Sarah West

Autrice française prolifique, Sarah West livre ici le premier volet d’une trilogie de dark romance bien notée et réputée.

Le récit commence de manière relativement agréable et même intéressante en présentant Nina qui vit sous la coupe d’une mère dominatrice. Elle décide néanmoins d’aller à une soirée pour un peu s'amuser. Mais, patatras, la voilà qui tombe sur le méchant Kyle, le type le plus populaire et le plus beau du lycée. Mais aussi un parfait salaud qui la drogue, la viole et puis la partage à ses amis. Nina va-t-elle réagir ? Non car Kyle menace de faire subir le même sort à sa petite sœur. Et donc elle se tait. Et hop nous voilà parti pour une suite d’abus continuels. Kyle fait de Nina sa chienne et l’offre en pâture à qui n’en veut…Jusqu’à l’arrivée de Hayden, le demi-frère de Nina et nouveau mâle alpha que se dispute toutes les filles. Il entame une bizarre relation avec Nina.

Bon, c’est de la dark romance donc il ne faut pas attendre du réalisme mais nous sommes ici dans un délire complet. Entre les parents qui se fichent totalement de leur fille et veulent uniquement maintenir les apparences et l’héroïne soi-disant forte qui se contente de subir viol sur viol à longueur de pages c'est pas la joie. Sans oublier une pseudo romance avec Hayden qui tombe dans les mêmes travers. L'autrice semble d'ailleurs modifier le comportement des personnages d'un chapitre à un autre pour permettre à son récit d'avancer. 
Mais t
out ça devient très vite redondant malgré la grande complaisante des passages érotico-masochistes destinés, on le suppose, à titiller le lectorat féminin. Ou masculin. On est en plein fantasme de viol et de domination même si le tout se veut un "avertissement" et inclut même les adresses auxquelles s'adresser en postface. 

Du côté de la psychologie des personnages c’est un peu le néant par contre. Tout comme la progression du récit qui semble faire du surplace après 50 pages. Pas de bol il en reste 150 à supporter. Comme en plus le bouquin débute par le suicide de Nina, qui se remémore ensuite ses derniers mois, aucune surprise à attendre de l'histoire. Le style, lui, reste d’une platitude totale et l’ensemble apparait écrit au fil de la plume, de manière très immature et sans aucune recherche. 

Au final, on retrouve dans ce roman le sadisme bêta et satisfait d’un "Brigade Mondaine" des années ’80 mais assorti ici d’un message alarmiste quelque peu risible et d’un pseudo argumentaire féministe. Vu les ventes conséquentes de ce style de livre, il y a un public pour ce genre de bouquin et nul doute que ce-dernier y trouvera son compte avec énormément de passages sexy (ou "smut" comme on dit à présent) tant Kyle apprécie sa "conquête". Il faut dire qu'elle a "la chatte très serrée", ce qu'il répète à longueur de pages comme argument de vente à ses copains. Bon il passe aussi par les autres trous, un peu de variété ne fait pas de mal. 

En somme, rien de bien neuf et nous sommes loin d'un HISTOIRE d'O autrement mieux écrit et intéressant. Voici 15 ans on parlait de « mommy porn » pour décrire ces romans mais comme aujourd’hui ils sont lus majoritairement par des adolescentes (en dépit des trigger warnings et des "interdits aux moins de 18 ans") l’appellation a changé en dark romance... sans beaucoup modifier les conventions du genre.

Au final mieux vaut sans doute se refaire un Esparbec, moins hypocrite et plus habile de sa…plume.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Dark Romance

Repost0

Publié le 6 Mars 2026

HORREURS EROTIQUES de Violaine De Charnage

Avec ce recueil, Violaine nous livre 6 nouvelles relativement courtes dans lesquelles nous croisons des psychopathes, une cinglée érotomane, une femme chat, un acteur porno sur le déclin,…

La première histoire revisite le Chat Botté dans une version fétichiste pour une histoire d’amour pervers entre une chatte bottée devenue humaine et un aristocrate tueur en série très excité par les pieds. Une bonne histoire qui rappelle quelque peu, en version courte, les fameux « contes interdits ».

La suite, « Putride Saint Valentin » donne dans la love story romantique pour perverse nécrophile. Si le thème rappelle quelque peu le très malsain « Nek’Romantik », l’histoire se montre ici plus amusante et joue beaucoup sur le contraste entre l’horreur des faits décrits et les commentaires fleur bleues de l’héroïne.

Une autre variation sur un conte célèbre ? « La toison bleue » constitue la version féminine du Barbe Bleue de Perrault.

Plus axé sur l’humour et le gore rigolo, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » commence par une nuit de sexe entre zombies et se termine par un carnage en club échangiste.

Si l’intrigue de « Sang pour sang triangle amoureux » semble assez classique, l’humour se montre à nouveau bien présent et se révèle totalement dans un twist final bien amené.

La plus longue des nouvelles, « Fuck Me I’m a mouche » revisite le body horror à la Cronenberg en racontant, sous forme de journal intime, le quotidien d’un acteur porno sur le déclin à qui on injecte de l’ADN de mouche…jusqu’au résultat évidemment attendu mais néanmoins gore et crade à souhait.

Avec une bonne diversité thématique, ces HORREURS EROTIQUES constituent un recueil fort plaisant qui ne néglige jamais l’humour et se montre gore et trash sans tomber dans la gratuité malsaine. L’édition est en outre très soignée avec des reproductions de gravure et une belle couverture, ce qui donne à l’ensemble un côté « bel objet » des plus appréciables.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Nouvelles (recueil), #Horreur, #Erotique, #Gore

Repost0

Publié le 17 Février 2026

UN GENDRE IDEAL de Sophia Winter

Les romans érotiques constituent un univers souvent déstabilisants. Il est rare d’y trouver vraiment son compte. Soit, ils sont trop hard, soit ils sont trop soft. Les scènes érotiques sont trop nombreuses et l’intrigue inexistence. Ou l’intrigue prend le pas sur l’érotisme. Et souvent ils sont simplement trop long pour ce qu’ils racontent. Dès lors le format « novella » parait plus adapté et Sophie Winter s’en est fait une des spécialistes. Ici, on est sous la barre des 80 pages et comme le récit tourne déjà en rond vers la fin cette longueur est sans doute adéquate.

Pour les connaisseurs des pornos des années ’80, le récit s’inspire sans doute de « Tabou : La belle-mère perverse », un petit classique du X. Mais l’idée n’est évidemment pas neuve et alimente sans doute la littérature osée depuis ses origines.

Nous avons donc Ludivine qui présente son nouveau petit copain, Jean-Christophe, à sa mère, Mathilde. Et ce qui devait arriver arrive…Jean-Christophe se met à fantasmer sur sa trop séduisante belle-maman. Dès lors c’est l’engrenage, surtout que Ludivine invite innocemment sa mère à les accompagner pour des vacances aux Baléares.

Sophia Winter serait allemande et aurait écrit une cinquantaine de courts romans. Peut-être. Nous n’en savons guère plus. Elle semble avoir des fantasmes familiaux prononcés avec des titres comme SUGAR MOMMY, LE CERCLE DES AMIES DE MA MERE, BELLE MERE DOCILE, SOUMISSIONS FAMILIALES, etc.

Bref, nous avons ici un petit bouquin assez plaisant, avec quelques notes d’humour, une réelle intrigue façon soap opéra et beaucoup de passages sexy un brin répétitifs mais globalement efficaces et agréables à lire. Ca se lit sans ennui, ce n’est pas trop mal écrit et ça « fait le job ». De là à lire l’intégrale de l’autrice il y a un pas mais on trouve certainement pire dans ce genre de littérature érotico-porno de consommation courante.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Novella (roman court)

Repost0

Publié le 10 Février 2026

LA FEMME AUX CHIENS d'Alphonse Momas

Etrange vie que celle d’Alfonse Momas, petit fonctionnaire tranquille (1846 – 1933) qui publia sous pseudonyme un nombre incalculable de romans pornos. Rebaptisé Tap-Tap, Fuckwell, Le Nismois, Lesbos, Erosmane ou L’Erotin, il publia également des ouvrages théosophiques. Se proclamant « homme de lettres », le très prolifique Momas explora toutes les variations possibles pour l’érotisme et les perversions. Ses romans, publiés sous le manteau à la fin du XIXème siècle, se distinguent, comme beaucoup d’œuvres libertines de cette époque, par un vocabulaire délicieusement désuet. Les tournures de phrases volontiers archaïques combinent des mots précieux, des termes aujourd’hui oublié (« son vit »,) et des autres beaucoup plus crus. D’où une littérature assez agréable, une plume vive et alerte qui rend toutes les (nombreuses) scènes pornos agréables et différentes de celles, plus actuelles, des bouquins d’aujourd’hui.

Et puis, comme de nombreux pornocrates de cette époques, Momas aimait s’attaquer aux tabous et osait des scènes à présent impensables dans la littérature sexy standardisée. Ici il suit le parcours de Régine, jeune veuve violée par un satyre (littéralement ?) démoniaque. Cette expérience la marque au point qu’elle se détourne des hommes pour trouver l’amour auprès des…canidés. Dès lors les scènes hard s’enchainent avec les chiens à sa mémère qui la prennent par tous les trous et dans toutes les positions. C’est très curieux, pas vraiment érotique mais hautement bizarre pour les amateurs de romans dérangeant. L’auteur prend soin, toutefois, de placer une romance teintée de domination entre Régine et sa femme de chambre, Coralie, ce qui offre les intermèdes lesbiens attendus mais plus conformes aux normes du romans pornos de gare. Le tout se termine par une scène d’orgie canine délirante voyant Coraline contrainte de choisir entre se faire dévorer par les clebs ou accepter les plaisirs zoophiles. Mais, comme souvent dans le porno d’antan la petite conclusion volontiers moralisatrice condamne nos pècheresses qui trouveront une punition à la hauteur de leur perversion.

Œuvre éminemment étrange qui, aujourd’hui, croulerait sous les « trigger warning » ou serait brûlée en place publique, LA FEMME AUX CHIENS demeure une expérience quelque peu lassante en dépit de sa courte pagination (120 pages) mais intéressante et à tout le moins « historique »

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Porno, #Bizarre

Repost0

Publié le 13 Janvier 2026

CORPS A CORPS EN LIBERTE de Julie Bray

Un petit livre érotique composé d’une douzaine de courts récits, racontés par des femmes à la première personne. Nous sommes un peu dans la littérature érotique version youporn : pas de présentation des personnages, pas vraiment d’intrigue, on entre directement (hum) dans le vif du sujet. Il faut dire que les nouvelles font moins de dix pages, donc laissent peu de place au développement.

Généralement l’autrice québécoise nous propose une sorte de saynète fantasmatique et délivre directement la scène osée. La majorité des récits concernent des rencontres saphiques et les autres tournent autour du triolisme. Tout cela est donc assez classique, avec des clichés établis (la femme qui invite une étrangère dans le lit de son mari en guise de cadeau, les bonnes copines qui s’offrent un intermède lesbien, la fille nue sous sa robe, le gode ceinture bien pratique, etc.).

C’est un érotisme traditionnel avec une écriture qui l’est tout autant. Ce n’est pas désagréable mais, malheureusement, tout ça se montre un peu redondant à force de lire « j’avais la chatte toute trempée », « elle toucha mon bouton et me fis jouir » et autre « je voulais son doigt au fond de mon cul ».

Comme précédemment mentionné les histoires se ressemblent un peu toute dans leur construction et le vocabulaire employé, ce qui aboutit à un petit livre sympa mais sans doute un peu trop classique et conventionnel pour emporter l’adhésion.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Nouvelles (recueil)

Repost0

Publié le 8 Décembre 2025

POURVU QU'ELLE SOIT ROUSSE de Stéphane Rose

Journaliste, écrivain, humoriste, homme de radio et de télé, Stéphane Rose a écrit une vingtaine de livres sur des sujets divers : contre le couple et les enfants, pour le poil, sur les sites de rencontres et le vin,… Il est également auteur de nouvelles érotiques et a participé à diverses anthologies de la Musardine. Apparemment, Rose s’y connait puisqu’il a également rédigé « Osez devenir une bête de sexe ».

Bref, ici, en pile poil 200 pages il nous offre une ode à l’odeur des Rousses. Car, après sa découverte – sa révélation quasi mystique – des capacités des Rousses, notre bonhomme est convaincu : à bas les blondes, les brunes, les châtains et les autres aux couleurs improbables. Il ne veut plus gouter qu’aux chattes rousses. De vraies rousses forcément. Dont l’odeur intime l’excite. Il a découvert Anaïs, « jeune minette de 23 ans » qui le comble pendant deux ans, aime se faire fesser, enculer et couvrir de foutre en s’enfilant de gros godes. Et puis surtout elle est rousse.

Mais la passion se transforme en vie de couple et l’auteur n’en veut pas, comme 99% des auteurs parisiens qui œuvrent dans le même style, quelque part entre Houellebecq, Beigbeder et la collection Média1000. Rose aime les jeux sexuels, l’imagination et, forcément, il doit rompre. Cette rupture le laisse si malheureux que notre bonhomme veut repartir à l’aventure. Son unique envie est liée à l’odeur de sa conquête. Jeune ou moins jeune, belle ou non, il s’en fout :  « pourvu qu’elle soit rousse » il la veut par tous les trous. Mais comment faire ? Car la Rousse est rare et, sur une journée, on ne peut espérer en croiser que deux ou trois. Alors Rose s’inscrit sur un site de rencontre et y repère 1003 rousses. Dès lors, il les aborde après avoir envoyé 1003 mails pour leur poser diverses questions en vue d’écrire un livre (celui qu’on tient dans nos mains).

Rose en est persuadé, la « rouquine est coquine ». Elle mouille plus, elle suce mieux, elle est supérieure aux blondes et aux brunes dans tous les domaines intimes. Il veut les goûter, leur brouter le minou et se délecter du parfum naturel de leur foufoune flamboyante et de la senteur de leurs sécrétions. Evidemment, ce qui commence comme un divertissement tourne vite à l’obsession, voire à la monomanie et finalement au fétichisme. Quoique l’auteur refuse ce terme il érige un petit musée de la Rousse composé de culottes sales, soutifs et, surtout, d’une collection de poils pubiens. Car Rose aime le poil et se montre « nostalgique des belles mottes touffues d’autrefois ».

Bref, l’auteur possède une plume agréable pour raconter sa marotte et le bouquin navigue ainsi de manière curieuse entre autobiographie (fantasmée ?), roman érotico-porno et essai vaguement philosophique. Il décrit les coucheries de l’auteur durant les deux années de sa quête de la rousse parfaite. Le tout ponctué de références littéraires en plein grand écart puisque Rose convie, dans un joyeux désordre, Peter Süskind, une universitaire belge ayant étudié la « roussitude », Apollinaire et le hardeur français HPG. Entre autres.

Entre crudité et poésie, POURVU QU’ELLE SOIT ROUSSE navigue donc joyeusement : « Mets-moi une gifle, et fourre-moi ta queue dans la bouche avec autorité. Et si tu estimes que je te suce mal, remets-moi une gifle. Je suis ta pute, c'est le minimum que je te suce correctement, non ? ». Ou encore « «J'étais fou d'elle quand j'enculais Anaïs pour la première fois dans son petit appartement d'étudiante, en levrette et face à un miroir, dans le reflet duquel je la regardais gueuler son plaisir de se faire élargir l'anus sous une pluie d'injures et de claques sur les fesses. »

Au final, Stéphane Rose nous offre un bouquin sympa et marrant dans lequel il objective, au sens propre, la Rousse, forcément un peu sorcière puisqu’elle a, de manière naturelle, la chatte couleur de feu. Mais l’écrivain pose ses conditions : ses partenaires doivent être de vraies rousses car « quelle sottise, de se teindre les cheveux en roux! (…) Peut-on devenir nègre et crier sa fierté d'être noir après avoir passé du cirage sur sa peau blanche? Possible que l'on chante le blues un peu moins juste quand même… ». Pas question de butiner de la blonde ou de la brune. Mais pas des beautés aux cheveux châtains. Et pourtant « châtain rime avec catin ».

En résumé voici un porno rigolo et obsessionnel, une lecture avec carré blanc pour les hommes (ou les femmes) qui aiment les Rousses…

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Humour, #Erotique, #Porno

Repost0

Publié le 7 Novembre 2025

COEUR PIRATE d'Erine Kova

Présenté comme de la « new romance » ou de la « romantasay » voici un livre qui, à priori, parait prometteur. La couverture, avec son navire voguant au vent, plutôt sobre, intrigue. Les 100 premières pages partent plutôt bien. Nous avons donc une belle jeune princesse, Victoire, qui veut se venger du pirate qui a jadis tué sa maman et qui, justement, se fait capturer par ce-dernier. Mais bon tout n’est pas aussi simple et il y a aura attirance façon « ennemies to lovers » parce que le simili Jack Sparrow est trop mignon.

Que dire sur ces 500 (cinq putain de cents) pages ? D’abord le côté Fantasy est inexistant. Il n’y a aucune construction d’univers, juste 2 ou 2 noms inventés qui auraient pu être des royaumes existant comme la France ou l’Angleterre. Il n’y a pas de magie, pas d’espèces différentes, pas d’elfes, rien. C’est simplement un cadre de romans d’aventures historiques mais bon on ne va pas se fatiguer à vérifier l’Histoire alors plaçons tout ça dans un monde imaginaire et on n’en parle plus.

Donc notre immature insupportable gonzesse se retrouve embarquée sur le bateau du loup des mers trop sexy après une cinquantaine de pages et ensuite…Bah ensuite il ne se passe rien. Ils se tournent autour, ils blablatent et tout fini par quelques scènes vaguement sexy dans le dernier quart de ce (beaucoup trop) gros pavé. Car bien sûr même si notre petite Victoire est plutôt dans la défaite à force de se faire humilier et maltraité par le pirate elle tombe quand même amoureuse de lui à mi-parcours. Classique.

Pour l’univers des pirates on repassera. Pour les rebondissements aussi. Pour l’action pareil. Ce qui s’annonçait comme un bouquin de fantasy teinté de romance et de cape et épée se révèle en réalité…une romance insupportablement mièvre sur un navire.

Lorqu’on voit le reste de la production de l’autrice (avec des titres comme MY ENEMY MY LOVER ou SO SEDUCTIVE) on comprend que la Fantasy et la piraterie ne sont qu’un emballage vite confectionné autour d’une énième histoire d’amour entre une nunuche sexy et un bad boy trop beauuuu.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Romantasy, #New Romance, #Erotique

Repost0