thriller

Publié le 18 Août 2026

PRETTY LITTLE LIARS - LES MENTEUSES - TOME 1: CONFIDENCES de Sara Shepard

Voici le premier roman d’une longue saga littéraire à l’origine par la suite d’une série télévisée à succès (en 7 saisons) qui connut elle-même une déclinaison sous forme de soft reboot. Ce premier tome pose les bases d’une intrigue assez classique. Quatre jeunes filles d’environ 16 ans ont fait « quelque chose de pas bien ». Quoi ? Mystère. Mais un certain A semble le savoir et commence à leur envoyer des textos menaçant. Est-ce lier à la disparition de leur meilleure amie Alison ?

Avec ce tome inaugural nous sommes dans une ambiance très « série policière pour ados agrémentée d’une touche de thriller / épouvante (très soft) et de romance ». Il n’est guère étonnant que cette saga ait été portée à l’écran avec succès. L’autrice possède une écriture vive et ne perd guère de temps même si elle abuse parfois du name-dropping. Les héroïnes sont en effet obsédées par les marques « prestigieuses » et Sara Shepard ne perd pas une occasion de préciser qu’elles portent une robe « machin » avec un sac « truc ». Parfois, c’est saoulant, comme dans la paranormal romance de la même époque. Le lecteur peut cependant s’amuser de l’évolution des références après 20 ans et se replonger dans une époque où on communique par BlackBerry, on consulte son agenda Sidekick, on est sur MSN et on possède un MySpace tandis que les réseaux sociaux n’existent pas vraiment. La préhistoire…en 2006.

Les quatre « menteuses » comprennent la mature Aria, Spencer qui vit dans l’ombre de sa sœur, Hannah la « nouvelle mince / ancienne grosse » devenue populaire et Emilie qui pourrait bien aimer les filles mais qui ne voudrait pas que ça se sache. Elles sont jeunes, belles, intelligentes, riches et de bonne famille. Et aussi quelque peu horripilantes il faut bien l’avouer avec leurs problèmes parfois très « filles riches capricieuses » qui consistent à porter la robe la plus chère ou à inviter au bal le mec le plus populaire de l’école. Bref, nous suivons leur vie dans une petite ville américaine typique proche de Philadelphie avec les sorties, les beuveries, les garçons, etc.

L’ambiance est plaisante, voire prenante, avec de nombreux retournements de situations et des secrets cachés ou dévoilés. Le bouquin se lit donc très vite, entre chick-lit et thriller young adult avec un soupçon de suspense hérité des néo-slashers des années ’90…Les prémices font, en effet, penser à « Souviens-toi l’été dernier » (davantage au roman d’ailleurs qu’à ses adaptations cinémas) ou aux bouquins pour adolescents de R.L. Stine à la « Fear Street » ou les « slashers gentillets » de Christopher Pike. L’autrice en reproduit en particulier leur construction addictive : des chapitres très courts, passant d’une protagoniste à une autre et des cliffhangers réguliers. De la littérature très facile pour adolescentes qui, probablement, n’aiment pas trop lire mais acceptent de lire un ou deux chapitres sur la plage pendant la bronzette.

Mais ne soyons pas médisant, c’est efficace. Le roman se termine d’ailleurs sur une révélation « fracassante » venant remettre en question les certitudes du lecteur pour lui donner envie de poursuivre la saga…

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Publié le 26 Juin 2026

LES VORACES: DOSSIER JENNIFER BEAUGRAND de Gaylor Kemp & Hervé Hernu

Curieux récit qui débute comme un « roman noir » social. Nous sommes dans le nord de la France, à la fin des années ’90. L’héroïne, Jennifer, vit en compagnie de sa sœur et de sa mère sous la domination de Jean-Pierre, un néo nazi complètement ravagé qui élève des chiens d’attaque. Il tente d’endurcir Jennifer qu’il appelle la mongole et la rabaisse continuellement, n’appréciant que sa sœur, une sportive elle aussi extrémiste. Peu à peu, la situation dégénère : un ami de Jean-Pierre tue un immigré et sa petite amie avant d’être tué en retour, les deux filles deviennent de plus en plus violentes et incontrôlables, etc.

Cette première partie façon drame sociale chez les cassos est très efficace, avec beaucoup d’énergie, de scènes chocs et brutales…Puis le roman se transforme dans sa seconde moitié au cours de laquelle Jennifer intègre une école élitiste visant à influencer le monde…n’en disons pas plus pour laisser au lecteur le plaisir de la découverte. Néanmoins cette construction s’avère un peu curieuse, pratiquement comme si les auteurs proposaient deux romans en un, très différents finalement.

Dès lors, la seconde moitié, qui commence après 125 pages, déstabilise et l’intrigue s’oriente dans une toute autre direction que celle proposée dans les premiers chapitres. Ces derniers s’apparente par conséquent à une introduction conduisant le lecteur à cette rupture de ton, de genre et de style.

Malgré tout le roman reste agréable, parfois surprenant, bien mené et bien écrit, d’une manière très vivante et efficace. On termine la lecture en se disant que tout cela ne nous a pas conduit où nous voulions aller mais, finalement, le voyage n’en reste pas moins plaisant. Et cela donne envie de découvrir d’autres romans dans l’univers des Voraces.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller

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Publié le 24 Mars 2026

LA MAISON DE L'HORREUR de Frédéric Dard

Publié en 1952 sous le pseudonyme de Frédéric Charles dans la collection « la loupe », LA MAISON DE L’HORREUR sera rééditée quarante ans plus tard dans un volume intitulé ROMANS D’EPOUVANTE sous le véritable nom de Frédéric Dard. L’auteur de SAN ANTONIO a, en effet, écrit dans ses jeunes années une poignée de titres d’inspiration horrifique comme cette MAISON DE L’HORREUR plutôt classique mais efficace de par sa brièveté (144 pages !). L’intrigue débute par un accident de voiture impliquant deux jeunes gens. L’un périt, l’autre survit mais, désorienté, cherche refuge dans une étrange demeure pourvue de divers systèmes dissuadant les visiteurs d’y entrer et, surtout, d’en sortir. Le maitre de maison, un nain mégalomane, y poursuit d’étranges expériences et l’infortuné accidenté devient son cobaye.

Quelque peu « rétro » dans son déroulement, le roman adopte un côté très feuilletonnesque et pulp appréciable avec les conventions coutumières : maison isolée pleine de pièges farfelus, expérimentations délirantes d’un savant fou, surprises diverses et retournements de situation jusqu’au twist final. Ce-dernier s’avère aujourd’hui galvaudé mais suffisamment bien amené pour emporter l’adhésion. Le métier de Frédéric Dard suffit à assurer la réussite d’un livre sans doute mineur mais plaisant. On y retrouve en réalité la nostalgie des séries B horrifiques des années ’40 (sans doute une inspiration de l’auteur) proposée par les petits studios à la suite des succès de la Universal avec ses grands monstres. Le bouquin convoque donc les images de Bela Lugosi et autre Boris Karloff occupés à tripatouiller des produits chimiques dans un laboratoire constitué de bric et de broc. Et, dans l’ensemble, cela fonctionne et permet de passer un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Pulp, #Thriller

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Publié le 4 Septembre 2025

LA DEFENSE de Steve Cavanagh

Premier roman pour l’avocat devenu romancier à succès Steve Cavanagh. De quoi va-t-il bien parler ? D’avocat bien sûr ! Nous sommes donc en plein roman procédural mais revisité de manière plus musclée que les anciens Perry Mason. Ici le héros Eddie Flynn est un ancien criminel reconverti dans le droit. Or, Volchek, un chef mafieux russe l’engage pour le défendre. Nul ne peut gagner ce procès mais Volchek est bien décidé à sortir libre du tribunal. Argument de poids : il kidnappe la fille d’Eddie et pose sur ce dernier une bombe capable de le pulvériser en pleine plaidoirie. Autrement dit, Eddie n’a pas le choix, il doit assurer la défense de Volchek et remporter le procès en moins de 48 heures…

Parfaitement calibré à la mode des page-turners américains, Cavanagh propose ici un thriller tendu de 400 pages qui se lisent très facilement, notamment grâce à des chapitres très courts et rythmés. En quasi-huis-clos, le récit adopte les codes des séries avec retournements de situation à intervalles réguliers et, malgré quelques petites longueurs ou facilités, s’avère bien mené. On passera donc sur les invraisemblances et le côté parfois too much du héros (bien aidé par ses anciens contacts dans le monde criminel) pour apprécier la façon très professionnelle dont Cavanagh construit son intrigue autour des plaidoiries mais également de nombreuses scènes d’action sans jamais sortir de son tribunal.

Même si on voit parfois les grosses ficelles auxquelles l’auteur a recourt difficile de faire la fine bouche devant ce premier bouquin ultra efficace qui conjugue Piège de cristal et Perry Mason.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller

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Publié le 19 Mai 2025

PLUS NOIR QUE NOIR de Stephen King

Le King nous revient avec un nouveau recueil de nouvelles, toujours une valeur sûre chez l’écrivain du Maine. Car si le bonhomme se laisse souvent aller, dans ses romans, au délayage parfois excessif, il reste un des maitres incontestables du format court. Enfin, relativement court. Car le King oscille ici entre la très courte nouvelle « à chute » et la novella / roman court.

Dans le premier format on pointe « la cinquième étape » et son alcoolique repenti très content d’expliquer son parcours à un inconnu. On s’amuse aussi avec le très malchanceux « Finn » kidnappé et torturé par erreur car confondu avec un autre. « Ecran Rouge » se montre également efficace même si le thème n’est pas neuf et la chute un brin attendue. « Le spécialiste des turbulences » est plus original mais pas inédit puisqu’on trouvait cette histoire dans le recueil CLASSES TOUS RISQUES. « Les Rêveurs » constitue une sorte d’hommage à Lovecraft avec un détour à la « From Beyond », par-delà le mur du sommeil… « L’homme aux réponses » rappelle de son côté « La Quatrième dimension » avec ce quidam qui, a trois reprises, croisera la route d’une créature capable de répondre à toutes les questions.

Du côté des récits longs, « Le Mauvais Rêve de Danny Coughlin » est un très bon romans courts au sujet d’un homme ayant la vision d’une femme assassinée. Il dénonce le crime mais se voit ensuite traqué et harcelé par un flic maniaque persuadé qu’il a commis le meurtre. « Deux crapules pleins de talent » est une histoire plus humoristique qui renouvelle le thème éternel du pacte avec le diable. « Serpents à sonnette », enfin, reprend le héros de CUJO, quarante ans plus tard et toujours hanté par la mort de son fils…il va rencontrer une autre forme de hantise, personnifiée par deux enfants jadis tués par des serpents.

Excepté un ou deux textes un peu plus faibles, voici un excellent recueil du King, marqué par l’actualité (réchauffement climatique, élections américaines et surtout Covid, présent dans presque tous les textes) qui oscille entre fantastique et épouvante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Stephen King, #Recueil de nouvelles, #Fantastique, #Horreur, #Thriller

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Publié le 5 Septembre 2024

MINDSTAR de Peter F. Hamilton

Dans un proche avenir, en Angleterre…Le pays se relève à peine d’une série de catastrophes : réchauffement climatique, émeutes, surpopulations, guerres et, la pire de toutes, dix ans de socialisme. Heureusement la dictature s’est effondrée permettant le retour d’une politique néo-conservatrice, du libre-échange et du libéralisme. Bref, tout va mieux et, même si ce n’est pas encore le paradis, l’Angleterre repart sur des bases plus saines. Dans cet univers, Greg Mandel, ancien soldat doté d’un implant lui offrant des pouvoirs psy, joue les détectives

Peter Hamilton est aujourd’hui une valeur sûre de la SF surtout actif dans le domaine du space-opéra. Avec ce livre écrit à ses débuts il se situe davantage dans un style alors en vogue qui mélange le cyberpunk et le polar futuriste. Bref, de la science-fiction proche, prophétique sur certains points, déjà dépassé sur d’autres, qui joue aussi la carte de la politique-fiction et du techno-thriller.

Le roman reste malheureusement lent à démarrer et comporte quelques longueurs, les 600 pages n’étaient sans doute pas nécessaires. En effet, l’auteur se perd dans les détails même si l’intrigue générale reste d’une envergure moindre que dans ses futurs space-opéras. On sent le potentiel de l’auteur mais on aurait souhaité qu’un éditeur plus sévère lui demande de couper dans ses digressions pour resserrer son récit. En dépit d’une trame de polar avec enquête, meurtre et rebondissements, MINDSTAR souffre de ce rythme lénifiant et le lecteur finit par se désintéresser de cette intrigue en dépit d’un final plus explosif mais quelque peu précité.

Ca reste une lecture relativement agréable et sans prise de tête mais on en ressort immanquablement un peu déçu.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Cyberpunk, #Thriller

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Publié le 25 Avril 2024

LE MANGEUR D'ÂME d'Alexis Laipsker

Alors que l’adaptation cinématographique nous arrive, petit coup de projecteur sur cet intéressant thriller. Tout d’abord il s’agit d’un énième roman français à base de serial killer, un de ces thrillers tentés / teintés par un soupçon de fantastique (légende, phénomènes supposés surnaturels) et teintés d’horreur. Une spécialité de Chattam et quelques autres, dont les ancêtres américains à la Dean Koontz. Mais LE MANGEUR D’AME, en dépit de certains défauts, ne démérite pas face à ces glorieux concurrents.

Tout d’abord le cadre montagnard est bien rendu, cela change des grandes villes et rend plus crédible l’irruption du fantastique avec cette légende du Mangeur d’âme. Nous sommes dans le proverbial village tranquille, typique de la France où le temps semble presque arrêté et où tout le monde se connait. Lorsque des enlèvements d’enfants et des meurtres impossibles se produisent, on évoque l’influence du diable. Elisabeth Guardiano, chargée de l’enquête sur les crimes, se retrouve à faire équipe avec Frank de Roland, fonceur et énergique gendarme sur la piste du kidnappeur d’enfants…

L’intrigue est rythmée, bien menée, avec un sens consommé du suspense et un côté page-turner assumé quoique certains rebondissements paraissent capilotractés.

SEMI SPOILER

(surligner le texte pour le lire)

Le dénouement, de son côté, parait un peu trop facile, trop classique et prévisible. Décidément les Français ont du mal avec le fantastique, il faut toujours qu’ils rationalisent le récit dans le dernier chapitre. C’est dommage, l’auteur annonçait du fantastique, de l’horreur, de l’apocalypse, de la possession diabolique, bref, la satanique panique totale. L’explication ne peut donc que décevoir par son évidence.

 

FIN SPOILER

 

On note aussi une parade amoureuse assez envahissante entre les deux héros des forces de l’ordre qui génère pas mal de longueurs durant la première moitié du roman. Enfin, on remarque une tendance à des dialogues pas toujours très réussis ni naturels.

Malgré ces défauts, LE MANGEUR D’AME demeure un polar efficace, globalement prenant et efficace, qui assure un bon moment d’évasion. On en attendait sans doute davantage de la part du nouveau proclamé « nouveau roi du thriller francophone », mais cette lecture reste agréable.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Polar, #Thriller

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Publié le 18 Mars 2024

CONTAGION de Robin Cook

Né en 1940, Robin Cook est l’inventeur (ou en tout cas le plus fameux représentant) du thriller médical. Il commence à écrire lors de la guerre du Viêt-Nam, par ennui, et se signale avec son deuxième roman, COMA, porté à l’écran sous le titre « Morts suspectes ». Par la suite il écrit un livre par an, en moyenne, et décroche le titre de « maitre du thriller médical ». Si la plupart de ses romans sont indépendants, Cook lance, au début des années ’90, une série avec comme héros régulier John Stapleton. CONTAGION constitue le deuxième volet de cette saga qui compte à présent une quinzaine de bouquins.

Après la mort de sa femme et de ses filles, John Stapleton, médecin légiste à New York, n'attend plus rien de la vie. Il se contente de faire son job et de jouer au basket dans un quartier mal fame. Mais une série de décès suspects le conduisent à enquêter sur ces morts étranges, causées par des maladies normalement éradiquées comme la peste. Tous les patients sont soignés dans les hôpitaux gérés par la puissante société Americare, à qui il doit la faillite de son propre cabinet d'ophtalmologie.
La rencontre de Terese, publicitaire, chargée d'une campagne pour le principal concurrent d'Americare, le décider à rechercher l'origine de ces morts.

Avec CONTAGION, Cook décrit un scenario hautement plausible d’attaque bactériologique d’ampleur dans une grande ville. Car les maladies ont, bien sûr, étaient disséminées par l’Homme. Comment? Pourquoi? Il faut attendre les derniers chapitres pour connaitre les raisons et, en dépit de quelques invraisemblances ou facilités, l’énigme fonctionne de belle manière. La révélation finale, surprenante mais en réalité quelque peu attendue (le plus innocent est forcément coupable) justifie cependant certaines sous-intrigues antérieures un brin classiques.

Les explications sur le système de santé américain et la guerre que se livrent les différents hôpitaux à coup de financement et de campagnes publicitaires hors de prix sont également intéressantes quoique parfois un peu trop éloignées de la trame principale. L’amitié que développe le toubib avec les membres d’un gang donne lieu, de son côté, à des scènes efficaces ponctuées d’humour et permet de relancer la machine dans les derniers chapitres, plus orientés action mais un peu longuets et languissants. Malgré ce bémol CONTAGION reste un thriller médical très efficace qui donne envie de lire les aventures suivantes de ce héros original et attachant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller, #Thriller médical, #Robin Cook

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Publié le 12 Mars 2024

LA CONSPIRATION DE ROSWELL de Boyd Morrison

Ancien champion de Jeopardy !, Boyd Morrison effectue ses gammes avec le roman catastrophe LA VAGUE puis propose quatre bouquins mettant en scène l’aventurier Tyler Locke. Des thrillers teintés d’un soupçons de science-fiction et d’ésotérisme possédant également un côté historique développé. Bref, des romans dans la lignée de ceux de Clive Cussler avec lequel il co-signe ensuite six opus de la saga Orégon.

Sorti en 2012, LA CONSPIRATION DE ROSWELL constitue la troisième enquête de Tyler Locke après L’ARCHE et LE CODE MIDAS. Le romancier se situe clairement dans la continuité de Cussler, Steve Berry et Dan Brown avec son protagoniste, un baroudeur escorté d’un géant musclé, toujours partant pour partir à l’aventure aux quatre coins du monde. Une bonne dose de Dirk Pitt, une louche d’Indiana Jones, une cuillère de James Bond et même une pincée de Bob Morane…et vous obtenez un intrépide héros qui, cette fois, tente de dévoiler la vérité sur le supposé accident d’OVNI à Roswell. Car, soixante ans après les faits, une des témoins, à l’époque adolescente, lance des révélations stupéfiantes et affirme être en possession d’un métal légué par un extra-terrestre en 1947. Cette annonce entraine des tas de péripéties, de chassé-croisé et de courses-poursuites effrénées, d’autant que la mamy en question se révèle la grand-mère de Jess, le grand amour de jeunesse de Tyler (oui le monde est petit).

LA CONSPIRATION ROSWELL offre une lecture divertissante et sans prétention quoique non exempt de défauts. Tout d’abord, l’aspect ufologique est assez restreint et même délaissé durant la majorité de la pagination. Dès lors le roman se transforme en une énième course poursuite entre un héros sans défaut et de méchants terroristes russes voulant créer une arme de destruction très massive. Nous retrouvons ainsi le principe du personnage devant résoudre diverses énigmes pour aller d’un point A à un point B où il recevra l’indice nécessaire pour se rendre au point C. Et on recommence. Enigme. Problème. Solution. Attaque des méchants. Echappée de justesse. Hop, le roman repart pour un tour. On y ajoute un mystère célèbre (ici Roswell), un côté historique, du conspirationnisme « grand public » et beaucoup d’action. Le final explosif (on va carrément dans l’espace comme James Bond en son temps) permettrait un blockbuster hollywoodien pétaradant si un cinéaste à la Michael Bay ouvrait un livre de temps en temps.

On connait la musique, déjà utilisée à de nombreuses reprises, Clive Cussler ayant pratiquement inventé le principe voici plus de cinquante ans. Le tout à coup de chapitres courts (cinq ou six pages en moyenne) qui nous permettent de voyager de par le monde et se terminent pratiquement toujours par un cliffhanger. Mais le tout reste, globalement, plaisant. De la littérature « fast food » qui se dévore rapidement et très facilement. Parfois on frôle l’indigestion tellement l’auteur abuse des rebondissements et de l’action pétaradante sans laisser au lecteur le temps de souffler. La double romance se montre, elle, très attendue et les explications finales concernant le mystère de Roswell peuvent décevoir. Mais le tout s’avère sympathique. Typiquement le genre de livre qui laisse peu de souvenirs mais permet de passer un bon moment. Parfois, c’est suffisant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Aventures, #Technothriller, #Thriller

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Publié le 4 Mars 2024

LES TENEBRES DE L'AUBE d'Eric Palumbo (ressortie)

A l'occasion de la ressortie du livre, petite remise en lumière

 

Bien connu des amateurs de cinéma populaire, Eric « Draven » Palumbo nous propose son premier roman, à mi-chemin entre le thriller et l’horreur. Ce qui débute comme une classique enquête plonge en effet rapidement dans le fantastique.

Un romancier spécialisé dans l’épouvante qui souhaite changer de registre et dont la copine est tombée sous les coups d’un tueur en série : voici le héros (très « Stephen Kingien ») de cette intrigue menée tambour battant sur un peu plus de 300 pages. Rapidement, notre écrivain rencontre un flic soupçonneux dont la fille, à son tour, est assassinée par le même serial killer. Réunis par la tragédie, les deux hommes mènent leur enquête, laquelle les conduit vers le village maudit de Lôbe, ravagé sept ans plus tôt par un incendie. Sur place, ils iront de surprise en surprise avant de dévoiler une vérité incroyable.

Débutant comme un thriller à la Maxime Chattam, le roman s’oriente ensuite vers l’épouvante teintée de gore : une fois arrivé à Lôbe, nos deux héros sont confrontés à de nombreux phénomènes surnaturels et deviennent prisonniers de cet endroit hanté.  

Assumant ses quelques clins d’œil (la tête de cerf animée à la « Evil Dead » et les jouets meurtriers échappés de « X-Tro » ou de « Puppetmasters »), le roman se déroule à un rythme des plus soutenus, en particuliers durant la seconde partie, située dans un village maudit d’où nul ne semble pouvoir s’échapper. L’auteur se rit même de certains clichés lorsque les héros découvrent qu’ils n’ont (forcément !) plus de connexion réseau et s’exclament « on se croirait dans un mauvais film d’horreur ». On note d’autres pointes d’humour comme ce clown maléfique baptisé George Clowny en référence au comédien révélé par « Urgences ».

Avec son ambiance fantastique ponctué de scènes sanglantes et son climat de noir secret évoquant le Peter Straub de GHOST STORY, le bouquin ménage ses révélations successives de manière très fluides (seules les dernières pages peuvent paraitre un rien précipitées) avec une écriture maitrisée qui use de valeurs sûres pour maintenir l’intérêt (passage d’un personnage à un autre, chapitres courts, cliffhangers utilisés à bon escient) et d’un style fort efficace.

Les influences sont, elles, bien digérées : on pense aux premiers James Herbert (comme FOG) pour la manière dont le romancier passe d’un personnage à l’autre et orchestre leur rencontre avec l’indicible mais aussi à Dean Koontz pour cette précision très américaine dans la construction narrative (qui mixe la rationalité d’une enquête de polar à l’horreur) ou à Graham Masterton pour le déchainement surnaturel du dernier acte. Sans oublier, bien sûr, l’ombre de Stephen King, aussi inévitable que parfaitement assumé dans le texte.

Pour les nostalgiques des collections de littérature horrifique d’antan (J’ai lu épouvante, Presse Pocket Terreur, Fleuve Noir Gore, etc.), voici une lecture vivement conseillée !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Thriller, #Horreur

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