horreur

Publié le 23 Octobre 2026

LA FÊTE DU SANG de Richard Laymon

Halloween oblige, quoi de plus fun que de lire un petit roman consacré à la meilleure fête de l’année, surtout s’il a été écrit dans les années ’80 par un spécialiste de l’horreur bien saignante et publié chez Gore. Hélas, la déception n’en fut que plus grande…

Pourtant les ingrédients semblent présents. Un jeune homme mal dans sa peau, un flic coriace tenté par une infidélité avec la trop sexy propriétaire d’un motel, une maison où des meurtres atroces furent commis voici plusieurs années…et une soirée d’Halloween qui s’annonce prometteuse mais qui, forcément, échappe à tout contrôle.

L’intrigue évolue du paranormal au pur slasher teinté de whodunit mais parait continuellement trop rapidement écrite pour convaincre. Selon les chroniques disponibles, la version anglaise de 250 pages souffrait déjà de ces défauts et d’une narration hachée. La traduction française en seulement 150 pages accentue évidemment le problème. Rien ne semble réellement faire sens. Laymon lance de nombreuses pistes et autres sous-intrigues pour épaissir son récit mais elles ne mènent à rien. Les tentations du flic ? Oubliées. Le comportement du gamin ? Bof. Le whodunit ? Re-bof.

Le pire étant probablement le massacre escompté expédié en une dizaine de pages…tout ça pour ça. Comme si Laymon, pressait par le temps et devant rendre son manuscrit avait décidé que, finalement, il s’en fichait et qu’il préférait finir le plus vite possible. Pour ne rien arranger le roman (du moins dans cette version écourtée) semble bien sage, Laymon nous ayant habitué à nettement plus corsé, tant pour le sexe que la violence.

Un gros plouf.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 7 Octobre 2026

CIMETIERRE DE L’EFFROI de Donald Wandrei

Premier roman publié dans la mythique collection « Angoisse » du Fleuve Noir, réédité une première fois dans la Bibliothèque Marabout en 1974 puis chez Néo en 1981 (et une dernière fois dans une anthologie HORROR STORY au Fleuve en 1993). Donald Wandrei était membre de l’informel Lovecraft Club, ami de l’écrivain et fondateur, avec Derleth, d’Arkham House. Ce roman se situe donc clairement sous l’influence de maitre de Providence avec une intrigue de départ et une construction éclatée qui rappelle L’APPEL DE CTHULHU. Cependant, Wandrei innove en ne reprenant pas la mythologie d’HPL, préférant créer la sienne propre avec une race ancienne nommées les Titans.

Tout débute par la mort d’un jeune garçon ayant déterré une statuette maléfique dans le cimetière de son village. Ensuite les parents du gamin décèderont mystérieusement. Carter Graham, archéologue et conservateur de musée, intrigué par cette histoire, enquête et récupère l’artefact. La suite ? Elle sera constituée de nombreuses aventures échevelées qui verront Graham aboutir, par un souterrain secret, à Stonehenge. Il découvrira également l’existence des Titans qui attendent de retrouver leur suprématie perdue sur notre planète. Puis Graham partira vers l’ile de Pâques afin de trouver la solution du mystère tandis qu’une épidémie de folie se répand parmi les artistes et autres initiés.

Si CIMETIERRE DE L’EFFROI construit sa mythologie personnelle, celle-ci n’en demeure pas moins basée sur la cosmogonie lovecraftienne. L’intrigue nous permet ainsi de voyager à travers les hauts lieux du mystère, en particulier Stonehenge et l’île de Pâques. Le héros est un archéologie érudit et solitaire ayant entendu au Tibet des passages d’un livre maudit,…Bref, un protagoniste typiquement lovecraftien.

Le dernier tiers du roman quitte le fantastique pour plonger davantage dans la science-fiction avec le voyage du héros vers un monde étrange où vit une race ancienne au grand savoir…Le roman se rapproche alors des thèses sur les Anciens Astronautes.

Malgré son âge (près d’un siècle), cette aventure rythmée et très pulp s’avère encore fort agréable en dépit de certaines faiblesses et, en particulier, d’un dernier acte plus faible et moins convaincant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #science-fiction, #Lovecraft, #Pulp

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Publié le 21 Septembre 2026

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

TRIPLE PROGRAMME QUEER

POISON IVY : LES RACINES DU MAL de G. WILLOW WILSON & MARCIO TAKARA

Les épisodes 19 à 24 de la dernière série en date consacrée à la plus belle plante de l’univers DC poursuivent son recentrage en anti-héroïne écologique et non plus en simple super vilaine. Le récit explore sa relation passée avec son mentor mégalomane Jason Woodrue et explique sa transformation en criminelle à la suite des manipulations de ce-dernier. Mais l’intrigue ne se contente pas d’un long flashback puisqu’elle poursuit également le récit concernant Harley Quinn, laquelle revient sauver Ivy, plus amoureuse que jamais.

G. Willow Wilson, la co-créatrice de Miss Marvel (Kamala Khan) continue son run sur Poison Ivy et lui donne une profondeur rare dans le comic mainstream. Nous sommes ici très loin des comics d’antan limité à un affrontement entre le « gentil » et le « méchant » et la scénariste propose au contraire un personnage très « gris », lancée dans une croisade meurtrière mais également attachante et sensible. Sa relation avec Harley demeure pétillante et, à elles deux, elles parviennent à laisser de côté leurs aspects les plus dangereux et cinglés pour vivre une vie de couple perturbée mais suffisamment équilibrée pour fonctionner.

Si le scénario est très efficace, les dessins de Marcio Takara le sont tout autant et contribuent, eux aussi, à la réussite de cette saga qui s’impose déjà comme le run (sans doute) définitif sur ce personnage emblématique et ambigu.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

LA PROMESSE D’UN BAISER de LENA CLARKE

Spécialiste de la romance lesbienne, Lena Clarke se lance, elle-aussi, dans la romantasy. Troisième volet d’une tétralogie de « Promesse » (débutée par LA PROMESSE DE L’ETERNITE) pouvant se lire de manière indépendante, nous voici dans un monde de magie classique, du médiéval fantastique mais furieusement queer.

L’héroïne, Siobhan, dernière héritière de l’île de Blüme, a tout perdu lors de la conquête de son royaume. En exil, elle souhaite venger ses parents et s’embarque pour le royaume de Torn où elle rencontre Kyara, une princesse qui se dissimule sous l’identité d’une pirate toujours prête à partir à l’aventure.

Assez classique dans son déroulé, LA PROMESSE D’UN BAISER est une romantasy saphique assez plaisante saupoudrée de quelques touches d’humour. Mais, comme souvent dans ce genre de romans, la partie « romance » occupe les trois quarts du récit, ne laissant qu’un petit quart à la Fantasy pour se développer. Alors, certes la relation entre les deux princesses est plaisante, les réparties piquantes et l’autrice propose une belle tension qui se conclut par un passage sexy. La plume est agréable, la lecture fluide mais l’ensemble s’adresse bien davantage aux amateurs de romance qu’aux adeptes de la fantasy. Ce n’est pas une critique, le livre a manifestement trouvé son public, simplement un constat.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

STRAIGHT de Chuck Tingle

Chuck Tingle s’éloigne de plus en plus du « porno homo rigolo » de ses débuts pour plonger dans l’horreur queer. Cette novela témoigne ainsi de son évolution et part d’une idée toute simple mais très efficace. Comme disait l’autre « il suffisait d’y penser mais personne ne l’avait fait avant Tingle ». Bref, chaque année, un phénomène spatial mystérieux provoque chez tous les hétéro du monde le besoin irrésistible de massacrer toutes les personnes LGBTQIA+ durant 24 heures. Si la première fois fut dévastatrice, la seconde le fut moins, un vaccin ayant été développé. Alors que la troisième nuit « désaturée » (en référence aux couleurs du drapeau arc-en-ciel) débute tout devrait bien se passer…Vraiment ?

Avec cette relecture queer de LA NUIT DES MORTS VIVANTS, teintée d’AMERICAN NIGHTMARE et probablement inspirée par le Covid, Chuck Tingle se plie aux règles des récits d’apocalypse zombie. Auteur de plus de 300 bouquins (de taille diverse), deux fois finalistes du Hugo (pour des raisons amusantes), personnage excentrique n’apparaissant que masqué, Tingle (un pseudonyme peut-être collectif ?) propose ici un court roman fort plaisant.

Sous couvert de farce gore, l’auteur s’en prend violemment à l’Amérique actuelle, critique l’homophobie latente (ou déclarée) et les antivax préférant leur liberté à la sécurité des populations. Mais certains passages sont volontairement drôles, en particulier ce drone affublé des couleurs arc-en-ciel diffusant du RuPaul pour attirer les « zombies ».

Avec ses personnages sympathiques, son écriture rentre-dedans, son humour, son rythme et ses passages émouvants ou violents, STRAIGHT fonctionne fort plaisamment. Certes, le roman ne va pas beaucoup plus loin que son idée de base et la morale est énoncée de manière quelque peu répétitive mais, dans l’ensemble, Tingle atteint son but : faire réfléchir sur notre société en partant d’une idée improbable et en ne négligeant pas le côté divertissant de son histoire d’horreur.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #DC Comics, #Horreur, #Romantasy, #Novella (roman court), #LGBT

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Publié le 21 Août 2026

BIENVENUE A STURKEYVILLE de Bob Leman

Quelque peu survendu comme un classique oublié du fantastique, voici un recueil de Bob Leman, écrivain fort méconnu. Cet auteur de nouvelles a été publié dans « Fiction » entre 1977 et 1988. Une dizaine de récits d’inspiration lovecraftienne et proche de ce que pouvait publier Weird Tales. Leman (1922 – 2006) n’a pourtant commencé à publier qu’à la toute fin des sixties. Toutes ses nouvelles furent réunies dans un recueil anglais « Feesters in the Lake and Other Stories » en 2002.

En France, voici donc le premier « best of » de l’auteur, composé de six nouvelles se déroulant dans la ville fictive de Sturkeyville. « Entre Twin Peaks et Lovecraft » nous promet la publicité. Effectivement, il y a de ça. Leman aime les petites villes peuplées de personnages pittoresques, les ambiances étranges et les créatures tapies dans l’ombre. Nous sommes vraiment dans le climat poisseux de « L’appel de Cthulhu » ou du « Cauchemar d’Innsmouth » avec ces endroits viciés, ses personnages dégénérés par la consanguinité (notamment avec des êtres inhumains), et une revisite des thèmes classiques du fantastique. Car Leman mise moins sur l’horreur cosmique chère à HPL que sur les monstres plus traditionnels comme les vampires.

BIENVENUE A STURKEYVILLE mérite t’il toutes les éloges reçus ? Difficile à dire. D’un côté les histoires sont intéressantes et agréables, le livre constitue un bel objet avec des illustrations de qualité. De l’autre cela manque d’un petit « quelque chose » indéfinissable. Les 6 récits sont inquiétants, intrigants, parfois amusants (Leman a un second degré inconnu d’HPL) mais laissent quelque peu le lecteur sur sa faim.

En résumé tout ça se lit vite et facilement mais ne laisse pas un souvenir impérissable. Peut-être que les attentes, trop élevées, sont en cause mais BIENVENUE A STURKEYVILLE constitue  seulement une demi-réussite.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #Lovecraft, #Recueil de nouvelles

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Publié le 12 Juin 2026

YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT de Kalynn Bayron

Les romans slashers se succèdent ces derniers temps, souvent orientés vers le young adult (UN CLOWN DANS UN CHAMPS DE MAIS, EUROPA HALLS, etc.). Kalynn Bayron, généralement autrice de Fantasy, se lance dans la danse avec cet hommage aux classiques des années ’80.

Pour Charity Curtis le job d'été de ses rêves est d’incarner la « survivante » (La Final Girl) au Camp Mirror Lake. L’idée ? Accueillir des visiteurs qui paient pour se faire peur dans ce jeu d'horreur immersif, où Charity et son équipe recréent des scènes du film culte « La Malédiction du Camp Mirror Lake » réalisé durant les années 80. Plus la peur est réaliste, plus le camp fonctionne. Nous sommes au dernier week-end de la saison et Charity organise la soirée finale, l’apothéose horrifique de l’année. Mais ses collègues commencent à disparaître. Et quand l'un d'eux est retrouvé mort, le rôle de Charity prend une tournure dramatique : elle devient une véritable Final Girl. Avec sa petite amie Bezi, la jeune fille doit survivre à la nuit et découvrir ce que cherche ce tueur. Le passé trouble du Camp Mirror Lake recèle-t-il des secrets que Charity n'aurait jamais imaginés ?

Roman quelque peu déstabilisant, YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT s’annonce comme un slasher traditionnel, dans la lignée des années ’80, excepté la romance saphique. L’autrice nous offre une montée en suspense appréciable, avec les légendes liées au lieu, les drames et autres amourettes entre adolescents, etc. Cependant, le rythme parait parfois un peu languissant et la seconde moitié du roman prend une autre tournure, davantage axée sur le paranormal. Le tout désarçonne, sans être inintéressant. Et le twist final apparait comme plaisant bien que totalement « over the top ». Cependant, le lecteur regrette quelque peu la direction prise car un véritable slasher en hommage aux meurtres perpétrés dans le camp aurait pu être fort divertissant. On ressort donc de cette lecture avec une impression un peu mitigée même si l’ensemble se lit agréablement et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #LGBT, #slasher, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 4 Juin 2026

BRASIERS HUMAINS de John Blackstone

John Brosnam a été publié a plusieurs reprises dans la collection Gore sous ses différents pseudonymes : Ian Chiller, Harry Adam Knight et John Blackstone. Bizarrement son livre le plus connu, CARNOSAUR, ne l’a pas été en dépit du relatif succès, dans les vidéo clubs, de son adaptation cinématographique. Bref, BRASIERS HUMAINS constitue un exemple classique du métier de Brosnam et, vu sa courte pagination (l’original ne fait que 220 pages), il convenait parfaitement au format de la collection. Toutefois on n’y trouve ni érotisme ni vrais passages gore, ce qui pourrait attrister certains.

Le roman s’apparente à un thriller teinté de fantastique et d’horreur et se montre donc nettement moins gore que bien des titres publiés dans la collection. Deux enquêteurs des assurances, souffrant chacun de nombreuses difficultés, enquêtent sur des morts suspectes. Richard, le spécialiste des incendies, s’associe ainsi à Latimer pour découvrir l’origine de brasiers suspects aux Etats-Unis. La sœur d’une des personnes mystérieusement décédées tente elle-aussi de découvrir la vérité. Et celle-ci implique des phénomènes de combustions spontanées, un savant fou et des expérimentations délirantes.

Sous une couverture hideuse de Topor se cache un honnête petit bouquin agréable à suivre et bien servi par un rythme rapide. La crédibilité du récit n’est en revanche pas toujours optimale et le tout sombre parfois dans le risible au point qu’il faut enclencher la suspension d’incrédulité pour apprécier l’histoire proposée. Mais, dans le genre, on a vu bien pire et les personnages sont suffisamment développés et intéressants pour faire oublier les facilités du roman et une conclusion légèrement décevante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Gore, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 27 Mai 2026

UN CONTE DE NEIGE ET DE MORT (TOME 1) de Violaine de Charnage

Depuis le succès des « contes interdits » nous avons vu fleurir plusieurs relectures plus ou moins convaincantes des contes de fées de notre enfance. Violaine s’attaque ici à l’un des plus célèbres, « Blanche Neige », dans une version résolument horrifique, sombre et provocatrice.

L’intrigue débute avec une héroïne âgée de 9 ans et se termine cinq ans plus tard, après de nombreuses péripéties dont des réadaptations de celles du conte. Le contexte ? Un univers médiéval fantastique dominé par le sadique Roi Elrick, un sale type de la pire espèce qui adore se vautrer dans la cruauté, en particulier au lit. Il impose donc bien des tourments à son épouse, Bella, et à sa fille, Blanche Neige. Au fil du roman, l’autrice nous propose donc cannibalisme, inceste, lesbianisme forcé, viol, sadisme, nécrophilie, etc. L’obsession du roi ? Engendrer un héritier mâle, à n’importe quel prix. Que ce soit avec sa femme, sa fille ou sa maitresse.

Le fantastique, lui, intervient avec l’apparition, dans le royaume, de goules affamées (autrement dit des morts vivants) qui rodent et dévorent leurs victimes. Evidemment quelques scènes gore surviennent même si ce premier tome se concentre surtout sur les perversions sexuelles et les passages malaisants, aboutissant à une relecture très noire. On y retrouve le fameux miroir, dans lequel est coincé l’émissaire de la Mort, permettant à son possesseur de voir, une fois par an, l’avenir.

Et comme le roman se termine sur un cliffhanger on ne tardera pas trop à enchainer avec le deuxième et dernier tome de ce récit hautement conseillé…excepté pour les personnes sensibles évidemment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Horreur

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Publié le 15 Mai 2026

TWENTIETH ANNIVERSARY SCREENING de Jeff Strand

Influencé par Douglas Adams et Richard Laymon (hum !) ce qui donne déjà une idée de son travail, Jeff Strand est un spécialiste de la comédie splatter sous forme littéraire. Il propose ici une sorte de « documenteur » ou de « found footage » mais textuel, un long article consacré à l’histoire du « Couvreur », entrecoupé de commentaires et d’interviews. Qu’est-ce que le « Couvreur » ? Un médiocre slasher sorti en 1991, alors que la mode était passée, et réalisé sans génie ni innovation. Le film aurait disparu des mémoires si une de ses projections n’avait pas été marqué par un meurtre, commis par un copycat du tueur fictif dans une salle de cinéma. Or, ce cinéma, en grande difficulté, décide d’organiser une projection pour les 20 ans du « Couvreur ». Des centaines de curieux et d’amateurs de slashers Bis s’y rendent. Les mesures de sécurité semblent adéquates et une actrice du film accepte même de venir en personne. Que pourrait-il mal se passer ?

Vainqueur dans la catégorie « novella » du Bram Stocker Award, ce court récit capture parfaitement l’ambiance d’une soirée commémorative remplie de fans de cinéma d’horreur et multiplie les clins d’œil, les références aux classiques du genre et les touches d’humour. Sans oublier, bien sûr, quelques meurtres saignants.

Un très agréable divertissement, avec des twists attendus (c’est le jeu) et d’autres inattendus qui permettent de lire cette novella d’une traite le sourire aux lèvres. Recommandé.

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Publié le 5 Mai 2026

VALS SANGLANTE de Violaine de Charnage

Violaine est déjà de retour avec un petit livre qui se conforme aux normes de la collection Gore des Alpes, à commencer par une pagination très réduite. Nous voici donc devant une novella d’une centaine de pages revisitant, de manière détournée, le mythe de la Comtesse Bathory et du vampirisme.

Dès lors, le récit avance vite, peut-être un peu trop, passant de Verena à Katrin, Beatriz et Micha… Nous découvrons ces femmes et pourtant le thème reste le même entre les différentes époques, du Moyen-âge à notre monde dit civilisé : la quête de la jeunesse, de la beauté et pourquoi pas de la vie éternelle.

Le récit ménage donc des scènes gore puisque c’est le principe même de la collection mais tout ça reste plaisant. Pas d’horreur crade pour le seul plaisir de choquer, nous sommes davantage dans la comédie noire « splatter », avec un humour sous-jacent bien présent. L’autrice alterne ainsi les romans malaisants et éprouvant (LES ENTRAILLES DE L’ENFER) avec d’autres, comme celui-ci, plus porté sur le second degré, les références (en particulier à « Hostel 2 ») et l’horreur sanglante. A la manière d’un dessin animé pour grands enfants pas sages, le récit se déroule sans aucun temps mort, en tout juste 100 pages bien tassées.

Un titre court mais agréable et très rythmé, qui se lit d’une traite en écoutant un petit Venom ou un autre des groupes conseillés…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore

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Publié le 28 Avril 2026

THE SOUL STEALER de Graham Masterton

Graham Masterton revient une fois de plus vers les démons et autres mythes indiens dans ce roman qui adopte la forme classique de l’enquête surnaturelle. Malheureusement nous sommes loin de la réussite d’un MANITOU qui, en dépit de certaines faiblesses, se montrait original et surprenant. Ici, tout d’abord, l’intrigue s’avère très basique. L’idée d’une élite hollywoodienne accomplissant des sacrifices pour davantage de puissance n’est pas très neuve. Et surtout pas très développée. Le personnage principal, Trinity, enquête sur la mort d’une amie et en appelle au traditionnel ex-flic encore désireux de rendre justice. Là encore, pas franchement novateur. Le récit débute de manière intrigante avec Trinity se rendant à un rendez-vous à la suite d’un appel téléphonique d’une de ses amies découverte brûlée vive. Malheureusement, l’histoire patine ensuite…Elle est d’ailleurs assez curieuse.

Certaines références (« Casino », Nirvana,…) paraissent la dater dans les 90’s, d’autres sont plus actuelles, comme si Masterton avait remodelé un ancien manuscrit. Ce qui est possible…En tout cas malgré une pagination réduite le récit tire à la ligne et eut peut-être davantage convenu à une novella. Les réactions des personnages sont également curieuses et rarement vraisemblable, sans compter l’intrusion du fantastique et de la magie indienne chère à l’auteur dans un cadre voulu réaliste. Cela conduit à des petits twists absolument ridicules (le sortilège pour changer d’apparence, les mots de pouvoir mortels) décevant pour un auteur du calibre de Masterton. Le final apparait bâclé, ce qui est malheureusement assez courant chez l’auteur qui, on le sait, éprouve souvent de grandes difficultés à conclure de façon satisfaisante ses intrigues.

Tout n’est pas négatif pour autant…il reste un vrai métier de conteur entretenu par cinquante ans de pratique, qui laisse le bouquin se lire avec un certain plaisir et les chapitres défiler sans ennui. Masterton propose également 2 ou 3 scènes gore bien gratinées comme il les aime pour relever un plat un peu trop fade. Bref, THE SOUL STEALER n’est pas ennuyeux mais jamais vraiment passionnant non plus et, au final, apparait comme un des romans les plus faibles de l’auteur.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Graham Masterton, #Horreur

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