horreur

Publié le 12 Juin 2026

YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT de Kalynn Bayron

Les romans slashers se succèdent ces derniers temps, souvent orientés vers le young adult (UN CLOWN DANS UN CHAMPS DE MAIS, EUROPA HALLS, etc.). Kalynn Bayron, généralement autrice de Fantasy, se lance dans la danse avec cet hommage aux classiques des années ’80.

Pour Charity Curtis le job d'été de ses rêves est d’incarner la « survivante » (La Final Girl) au Camp Mirror Lake. L’idée ? Accueillir des visiteurs qui paient pour se faire peur dans ce jeu d'horreur immersif, où Charity et son équipe recréent des scènes du film culte « La Malédiction du Camp Mirror Lake » réalisé durant les années 80. Plus la peur est réaliste, plus le camp fonctionne. Nous sommes au dernier week-end de la saison et Charity organise la soirée finale, l’apothéose horrifique de l’année. Mais ses collègues commencent à disparaître. Et quand l'un d'eux est retrouvé mort, le rôle de Charity prend une tournure dramatique : elle devient une véritable Final Girl. Avec sa petite amie Bezi, la jeune fille doit survivre à la nuit et découvrir ce que cherche ce tueur. Le passé trouble du Camp Mirror Lake recèle-t-il des secrets que Charity n'aurait jamais imaginés ?

Roman quelque peu déstabilisant, YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT s’annonce comme un slasher traditionnel, dans la lignée des années ’80, excepté la romance saphique. L’autrice nous offre une montée en suspense appréciable, avec les légendes liées au lieu, les drames et autres amourettes entre adolescents, etc. Cependant, le rythme parait parfois un peu languissant et la seconde moitié du roman prend une autre tournure, davantage axée sur le paranormal. Le tout désarçonne, sans être inintéressant. Et le twist final apparait comme plaisant bien que totalement « over the top ». Cependant, le lecteur regrette quelque peu la direction prise car un véritable slasher en hommage aux meurtres perpétrés dans le camp aurait pu être fort divertissant. On ressort donc de cette lecture avec une impression un peu mitigée même si l’ensemble se lit agréablement et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #LGBT, #slasher, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 4 Juin 2026

BRASIERS HUMAINS de John Blackstone

John Brosnam a été publié a plusieurs reprises dans la collection Gore sous ses différents pseudonymes : Ian Chiller, Harry Adam Knight et John Blackstone. Bizarrement son livre le plus connu, CARNOSAUR, ne l’a pas été en dépit du relatif succès, dans les vidéo clubs, de son adaptation cinématographique. Bref, BRASIERS HUMAINS constitue un exemple classique du métier de Brosnam et, vu sa courte pagination (l’original ne fait que 220 pages), il convenait parfaitement au format de la collection. Toutefois on n’y trouve ni érotisme ni vrais passages gore, ce qui pourrait attrister certains.

Le roman s’apparente à un thriller teinté de fantastique et d’horreur et se montre donc nettement moins gore que bien des titres publiés dans la collection. Deux enquêteurs des assurances, souffrant chacun de nombreuses difficultés, enquêtent sur des morts suspectes. Richard, le spécialiste des incendies, s’associe ainsi à Latimer pour découvrir l’origine de brasiers suspects aux Etats-Unis. La sœur d’une des personnes mystérieusement décédées tente elle-aussi de découvrir la vérité. Et celle-ci implique des phénomènes de combustions spontanées, un savant fou et des expérimentations délirantes.

Sous une couverture hideuse de Topor se cache un honnête petit bouquin agréable à suivre et bien servi par un rythme rapide. La crédibilité du récit n’est en revanche pas toujours optimale et le tout sombre parfois dans le risible au point qu’il faut enclencher la suspension d’incrédulité pour apprécier l’histoire proposée. Mais, dans le genre, on a vu bien pire et les personnages sont suffisamment développés et intéressants pour faire oublier les facilités du roman et une conclusion légèrement décevante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Gore, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 27 Mai 2026

UN CONTE DE NEIGE ET DE MORT (TOME 1) de Violaine de Charnage

Depuis le succès des « contes interdits » nous avons vu fleurir plusieurs relectures plus ou moins convaincantes des contes de fées de notre enfance. Violaine s’attaque ici à l’un des plus célèbres, « Blanche Neige », dans une version résolument horrifique, sombre et provocatrice.

L’intrigue débute avec une héroïne âgée de 9 ans et se termine cinq ans plus tard, après de nombreuses péripéties dont des réadaptations de celles du conte. Le contexte ? Un univers médiéval fantastique dominé par le sadique Roi Elrick, un sale type de la pire espèce qui adore se vautrer dans la cruauté, en particulier au lit. Il impose donc bien des tourments à son épouse, Bella, et à sa fille, Blanche Neige. Au fil du roman, l’autrice nous propose donc cannibalisme, inceste, lesbianisme forcé, viol, sadisme, nécrophilie, etc. L’obsession du roi ? Engendrer un héritier mâle, à n’importe quel prix. Que ce soit avec sa femme, sa fille ou sa maitresse.

Le fantastique, lui, intervient avec l’apparition, dans le royaume, de goules affamées (autrement dit des morts vivants) qui rodent et dévorent leurs victimes. Evidemment quelques scènes gore surviennent même si ce premier tome se concentre surtout sur les perversions sexuelles et les passages malaisants, aboutissant à une relecture très noire. On y retrouve le fameux miroir, dans lequel est coincé l’émissaire de la Mort, permettant à son possesseur de voir, une fois par an, l’avenir.

Et comme le roman se termine sur un cliffhanger on ne tardera pas trop à enchainer avec le deuxième et dernier tome de ce récit hautement conseillé…excepté pour les personnes sensibles évidemment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Horreur

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Publié le 15 Mai 2026

TWENTIETH ANNIVERSARY SCREENING de Jeff Strand

Influencé par Douglas Adams et Richard Laymon (hum !) ce qui donne déjà une idée de son travail, Jeff Strand est un spécialiste de la comédie splatter sous forme littéraire. Il propose ici une sorte de « documenteur » ou de « found footage » mais textuel, un long article consacré à l’histoire du « Couvreur », entrecoupé de commentaires et d’interviews. Qu’est-ce que le « Couvreur » ? Un médiocre slasher sorti en 1991, alors que la mode était passée, et réalisé sans génie ni innovation. Le film aurait disparu des mémoires si une de ses projections n’avait pas été marqué par un meurtre, commis par un copycat du tueur fictif dans une salle de cinéma. Or, ce cinéma, en grande difficulté, décide d’organiser une projection pour les 20 ans du « Couvreur ». Des centaines de curieux et d’amateurs de slashers Bis s’y rendent. Les mesures de sécurité semblent adéquates et une actrice du film accepte même de venir en personne. Que pourrait-il mal se passer ?

Vainqueur dans la catégorie « novella » du Bram Stocker Award, ce court récit capture parfaitement l’ambiance d’une soirée commémorative remplie de fans de cinéma d’horreur et multiplie les clins d’œil, les références aux classiques du genre et les touches d’humour. Sans oublier, bien sûr, quelques meurtres saignants.

Un très agréable divertissement, avec des twists attendus (c’est le jeu) et d’autres inattendus qui permettent de lire cette novella d’une traite le sourire aux lèvres. Recommandé.

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Publié le 5 Mai 2026

VALS SANGLANTE de Violaine de Charnage

Violaine est déjà de retour avec un petit livre qui se conforme aux normes de la collection Gore des Alpes, à commencer par une pagination très réduite. Nous voici donc devant une novella d’une centaine de pages revisitant, de manière détournée, le mythe de la Comtesse Bathory et du vampirisme.

Dès lors, le récit avance vite, peut-être un peu trop, passant de Verena à Katrin, Beatriz et Micha… Nous découvrons ces femmes et pourtant le thème reste le même entre les différentes époques, du Moyen-âge à notre monde dit civilisé : la quête de la jeunesse, de la beauté et pourquoi pas de la vie éternelle.

Le récit ménage donc des scènes gore puisque c’est le principe même de la collection mais tout ça reste plaisant. Pas d’horreur crade pour le seul plaisir de choquer, nous sommes davantage dans la comédie noire « splatter », avec un humour sous-jacent bien présent. L’autrice alterne ainsi les romans malaisants et éprouvant (LES ENTRAILLES DE L’ENFER) avec d’autres, comme celui-ci, plus porté sur le second degré, les références (en particulier à « Hostel 2 ») et l’horreur sanglante. A la manière d’un dessin animé pour grands enfants pas sages, le récit se déroule sans aucun temps mort, en tout juste 100 pages bien tassées.

Un titre court mais agréable et très rythmé, qui se lit d’une traite en écoutant un petit Venom ou un autre des groupes conseillés…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore

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Publié le 28 Avril 2026

THE SOUL STEALER de Graham Masterton

Graham Masterton revient une fois de plus vers les démons et autres mythes indiens dans ce roman qui adopte la forme classique de l’enquête surnaturelle. Malheureusement nous sommes loin de la réussite d’un MANITOU qui, en dépit de certaines faiblesses, se montrait original et surprenant. Ici, tout d’abord, l’intrigue s’avère très basique. L’idée d’une élite hollywoodienne accomplissant des sacrifices pour davantage de puissance n’est pas très neuve. Et surtout pas très développée. Le personnage principal, Trinity, enquête sur la mort d’une amie et en appelle au traditionnel ex-flic encore désireux de rendre justice. Là encore, pas franchement novateur. Le récit débute de manière intrigante avec Trinity se rendant à un rendez-vous à la suite d’un appel téléphonique d’une de ses amies découverte brûlée vive. Malheureusement, l’histoire patine ensuite…Elle est d’ailleurs assez curieuse.

Certaines références (« Casino », Nirvana,…) paraissent la dater dans les 90’s, d’autres sont plus actuelles, comme si Masterton avait remodelé un ancien manuscrit. Ce qui est possible…En tout cas malgré une pagination réduite le récit tire à la ligne et eut peut-être davantage convenu à une novella. Les réactions des personnages sont également curieuses et rarement vraisemblable, sans compter l’intrusion du fantastique et de la magie indienne chère à l’auteur dans un cadre voulu réaliste. Cela conduit à des petits twists absolument ridicules (le sortilège pour changer d’apparence, les mots de pouvoir mortels) décevant pour un auteur du calibre de Masterton. Le final apparait bâclé, ce qui est malheureusement assez courant chez l’auteur qui, on le sait, éprouve souvent de grandes difficultés à conclure de façon satisfaisante ses intrigues.

Tout n’est pas négatif pour autant…il reste un vrai métier de conteur entretenu par cinquante ans de pratique, qui laisse le bouquin se lire avec un certain plaisir et les chapitres défiler sans ennui. Masterton propose également 2 ou 3 scènes gore bien gratinées comme il les aime pour relever un plat un peu trop fade. Bref, THE SOUL STEALER n’est pas ennuyeux mais jamais vraiment passionnant non plus et, au final, apparait comme un des romans les plus faibles de l’auteur.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Graham Masterton, #Horreur

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Publié le 21 Avril 2026

COSMOS CANNIBALE de Jérémie Grima

Hommage sympathique à l’horreur « survival », cette livraison de la collection Karnage transpose les classiques du gore redneck des seventies dans l’espace. Autrement dit, l’intrigue reprend celle de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE dans l’environnement d’ALIEN avec quelques clins d’œil supplémentaire à LA COLLINE A DES YEUX, DETOUR MORTEL ou BLADE RUNNER.

Nous sommes sur un vaisseau spatial en partance pour des vacances. L’équipage, cryogénisé, est réveillé plus tôt que prévue par l’ordinateur de bord. Un signal de détresse venu de LV 427 oblige à une opération de secours. Et voilà nos baroudeurs de l’espace qui se dirigent vers une station spatiale apparemment abandonnée où ils tombent dans un piège tendu par une famille de cannibales dégénérés.

L’intrigue ne propose pas vraiment de surprises pour les connaisseurs du classiques de Tobe Hooper dont l’auteur reprend les grandes lignes, décalquant parfois certaines scènes clés comme le fameux repas de la famille anthropophage. Même les personnages paraissent issus de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE avec une mention spéciale pour le changement d’héroïne entre la « final girl » attendue et sa sœur handicapée.

En dépit de l’aspect très prévisible du récit, COSMOS CANNIBALE reste une plaisante livraison de la collection Karnage. Le rythme soutenu, les chapitres courts et l’alternance des points de vue maintiennent l’intérêt. Le gore, de son côté, se montre bien présent sans verser dans la surenchère vomitive. Dans l’ensemble, le lecteur passe donc un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #science-fiction, #Horreur, #Karnage

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Publié le 24 Mars 2026

LA MAISON DE L'HORREUR de Frédéric Dard

Publié en 1952 sous le pseudonyme de Frédéric Charles dans la collection « la loupe », LA MAISON DE L’HORREUR sera rééditée quarante ans plus tard dans un volume intitulé ROMANS D’EPOUVANTE sous le véritable nom de Frédéric Dard. L’auteur de SAN ANTONIO a, en effet, écrit dans ses jeunes années une poignée de titres d’inspiration horrifique comme cette MAISON DE L’HORREUR plutôt classique mais efficace de par sa brièveté (144 pages !). L’intrigue débute par un accident de voiture impliquant deux jeunes gens. L’un périt, l’autre survit mais, désorienté, cherche refuge dans une étrange demeure pourvue de divers systèmes dissuadant les visiteurs d’y entrer et, surtout, d’en sortir. Le maitre de maison, un nain mégalomane, y poursuit d’étranges expériences et l’infortuné accidenté devient son cobaye.

Quelque peu « rétro » dans son déroulement, le roman adopte un côté très feuilletonnesque et pulp appréciable avec les conventions coutumières : maison isolée pleine de pièges farfelus, expérimentations délirantes d’un savant fou, surprises diverses et retournements de situation jusqu’au twist final. Ce-dernier s’avère aujourd’hui galvaudé mais suffisamment bien amené pour emporter l’adhésion. Le métier de Frédéric Dard suffit à assurer la réussite d’un livre sans doute mineur mais plaisant. On y retrouve en réalité la nostalgie des séries B horrifiques des années ’40 (sans doute une inspiration de l’auteur) proposée par les petits studios à la suite des succès de la Universal avec ses grands monstres. Le bouquin convoque donc les images de Bela Lugosi et autre Boris Karloff occupés à tripatouiller des produits chimiques dans un laboratoire constitué de bric et de broc. Et, dans l’ensemble, cela fonctionne et permet de passer un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Pulp, #Thriller

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Publié le 19 Mars 2026

BEHIND HELL de Hely Ka

Voici encore un roman catalogué Dark Romance mais qui serait sans doute plus à sa place dans le torture porn ou même le splatterporn.

Evy, une jeune femme de 22 ans, tombe en panne de voiture et se fait kidnapper par trois hommes qui l’emmènent dans un lieu secret où ils vont s’employer à la briser. A partir de là nous sommes partis pour une suite non-stop de violences sexuelles et de dégradations. Evy, rebaptisée Pissy puisqu’elle sert de toilette humaine à ses ravisseurs, subit des viols nombreux, des doubles pénétrations brutales, des fellations façon gorge profonde qui la font vomir, des sodomies forcées, etc. Très vite elle apprend à dire « maitre » et accepte les traitements subis mais l’arrivée d’un nouveau personnage, Silas, amnésique, remet tout en question. Il subit lui aussi les humiliations et les viols à répétitions mais ne perd pas espoir et une romance (ah quand même !) se noue entre lui et Evy dans cette ambiance de « proximité forcée ». Mais qui est réellement Silas ?

Etrange bouquin inclus dans la catégorie « romance » mais qui apparait surtout comme un catalogue de sévices et de brutalité. Toutes les perversions sont au programme (y compris le viol d’une fille de 14 ans par un homme surnommé l’anaconda vu la taille de sa bite) et l’autrice ne recule devant rien pour choquer. D’où une progression dans le trash qui culmine par le viol de l’héroïne par un chien à mi-parcours. Une fois cette étape franchie difficile d’aller plus loin et, à partir de là, le bouquin ressasse jusqu’à l’ennui (ou la nausée pour les plus fragiles) les mêmes scènes entrecoupées de passages sexuels entre les deux protagonistes.

Néanmoins le style se montre plus efficace et recherché que de coutume, avec des dialogues moins ridicules et même quelque touche d’humour. Sans oublier une alternance de point de vue classique mais efficace et des chapitres très courts qui rythment l’histoire en dépit du manque de rebondissement assez préjudiciable. En revanche l’ensemble n’avance pas vraiment, les réactions des personnages sont aberrantes (que ce soit l’héroïne nunuche ou le Silas à la fois jaloux et colérique qui reporte toujours la faute sur sa compagne d’infortune), certaines pistes ouvertes sont abandonnées et l’ensemble finit par ennuyer. Bref, un livre qui se lit surtout pour son côté choc.

Si on veut de la « romance » ce n’est sans doute pas le bouquin à conseiller mais pour les amateurs de récits extrêmes érotico-violents ça se lit plutôt plaisamment, du moins pendant 150 pages, la suite étant pénible jusqu’au happy end vite expédié. Encore une mauvaise pioche.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Porno, #Splatterporn

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Publié le 13 Mars 2026

CORPS A COEUR deJessie Auryann

Voici donc la fameuse “dark romance » retirée de la vente à la suite d’une pétition lancée sur Internet et signée par 80 000 personnes en trois jours. Inutile de revenir sur la polémique et les conséquences, dont des menaces de morts expédiées à l’autrice. Le livre mérite-t-il cet anathème ? Sans doute pas. Comme il n’existe pas de mauvaise publicité, cette affaire a sans doute permis de le mettre en évidence, sans quoi il serait probablement passé inaperçu. Il s’est « bien vendu » (mais que signifie vraiment un livre qui se » vend bien » dans le domaine de l’auto-édition ?), aujourd’hui il a… disparu. Retiré d’Amazone, les pages sur les sites de critiques de livre qui en parlait ont, elles-aussi, étaient supprimées. Pouf ! Adieu…Doit-on le regretter ? Pas vraiment…

Car, avouons-le, et au-delà de toute censure, ce bouquin est affreusement médiocre. L’héroïne, Mélina, se présente comme une parfaite salope, une chaudasse qui s’exhibe sur Internet à la psychologie complètement délirante. Ainsi, importunée par trois racailles, elle les emmène fissa dans un hôtel pour se faire prendre vite fait bien fait. Un dans chaque trou, tout le monde est content. Elle finit par rencontrer un mec trop beau trop parfait mais qui se refuse à elle…du moins pendant un certain temps. Au final, il ne peut plus lui résister… Car Mélina n’est pas juste « belle », elle est forcément une sorte de déesse du sexe au physique parfait absolument trop sexy trop entreprenante et trop excitée.

Et nous avançons, pendant de trop nombreuses pages (700 apparemment…je sais pas j’avais un epub et je l’ai lu en diagonale) dans les clichés de la dark romance avec relation toxique, sexualité ultra libérée et violence plus ou moins consenties. Dont une scène de viol avec divers objets insérés dans divers orifices extrêmement brutale qui conduit à l’hospitalisation de Mélina mais ne calme absolument pas ses ardeurs.

Puis arrive le second tome (les deux sont réunis dans l’intégrale) où se trouvent les fameuses et très nombreuses scènes de viols et de tortures commises sur un nourrisson.  Selon l’autrice il ne s’agit pas d’une quelconque apologie de l’inceste ou de la pédophilie mais simplement d’une « mise en garde », justifiée par les trigger warnings nombreux. Admettons. Car si on aurait pu l’accepter si elle se contentait d’une scène de ce style il est plus difficile de valider cette thèse après le Xème passage du même genre…

Au-delà de toute cette polémique, le livre se révèle simplement malsain, interminable (lecture en diagonale vivement conseillée) et sans intérêt. Un mélange entre un délire du Marquis de Sade revisité par les tropes « dark » et largement inspiré du fameux film scandaleux « A Serbian Film ». Fallait-il interdire le livre et poursuivre l’autrice en justice pour autant ? Non. Il est d’ailleurs resté un an en vente sans susciter de réelles réactions avant d’être mis en lumière par divers influenceurs littéraires. Corps à cœur est simplement de la pseudo littérature trash qui apparait écrit au fil de la plume et sans aucun souci de progression, dans le seul but de choquer. Un coup marketing ? Probablement. Mais en allant trop loin, l’autrice qui voulait seulement jouer a perdu…Tant pis.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Polémique

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