splatterporn

Publié le 19 Mars 2026

BEHIND HELL de Hely Ka

Voici encore un roman catalogué Dark Romance mais qui serait sans doute plus à sa place dans le torture porn ou même le splatterporn.

Evy, une jeune femme de 22 ans, tombe en panne de voiture et se fait kidnapper par trois hommes qui l’emmènent dans un lieu secret où ils vont s’employer à la briser. A partir de là nous sommes partis pour une suite non-stop de violences sexuelles et de dégradations. Evy, rebaptisée Pissy puisqu’elle sert de toilette humaine à ses ravisseurs, subit des viols nombreux, des doubles pénétrations brutales, des fellations façon gorge profonde qui la font vomir, des sodomies forcées, etc. Très vite elle apprend à dire « maitre » et accepte les traitements subis mais l’arrivée d’un nouveau personnage, Silas, amnésique, remet tout en question. Il subit lui aussi les humiliations et les viols à répétitions mais ne perd pas espoir et une romance (ah quand même !) se noue entre lui et Evy dans cette ambiance de « proximité forcée ». Mais qui est réellement Silas ?

Etrange bouquin inclus dans la catégorie « romance » mais qui apparait surtout comme un catalogue de sévices et de brutalité. Toutes les perversions sont au programme (y compris le viol d’une fille de 14 ans par un homme surnommé l’anaconda vu la taille de sa bite) et l’autrice ne recule devant rien pour choquer. D’où une progression dans le trash qui culmine par le viol de l’héroïne par un chien à mi-parcours. Une fois cette étape franchie difficile d’aller plus loin et, à partir de là, le bouquin ressasse jusqu’à l’ennui (ou la nausée pour les plus fragiles) les mêmes scènes entrecoupées de passages sexuels entre les deux protagonistes.

Néanmoins le style se montre plus efficace et recherché que de coutume, avec des dialogues moins ridicules et même quelque touche d’humour. Sans oublier une alternance de point de vue classique mais efficace et des chapitres très courts qui rythment l’histoire en dépit du manque de rebondissement assez préjudiciable. En revanche l’ensemble n’avance pas vraiment, les réactions des personnages sont aberrantes (que ce soit l’héroïne nunuche ou le Silas à la fois jaloux et colérique qui reporte toujours la faute sur sa compagne d’infortune), certaines pistes ouvertes sont abandonnées et l’ensemble finit par ennuyer. Bref, un livre qui se lit surtout pour son côté choc.

Si on veut de la « romance » ce n’est sans doute pas le bouquin à conseiller mais pour les amateurs de récits extrêmes érotico-violents ça se lit plutôt plaisamment, du moins pendant 150 pages, la suite étant pénible jusqu’au happy end vite expédié. Encore une mauvaise pioche.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Porno, #Splatterporn

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Publié le 11 Janvier 2026

MY VAGINA SMELLS LIKE SULFUR de Sea Caummisar

Sea Caummisar semble s’amuser avec les titres de ses courts romans. Après le très efficace et amusant FRUT OF THE LOINS, l’autrice revient avec une novella splatter porn au sujet du dark web. Une de plus puisque le sujet inspire de nombreux auteurs d’horreur extrême. Ici, le récit traite d’une émission underground au sujet d’individus qui se suicident de la manière la plus horrible possible pour accéder à un hypothétique paradis promis par une organisation secrète.

Les premières pages annoncent du splatter punk classique mais potable. Malheureusement la suite tourne au n’importe quoi absolu et (plus ou moins) assumé. L’intrigue n’a aucun sens, les personnages sont ridicules, stupides et aucunement développés, chaque chapitre semble écrit dans l’unique but de surenchérir dans les tortures sexuelles vomitives, sans aucune volonté de progression dramatique. Les twists proposés sont complètement ridicules et la fin n’en est pas une, laissant le lecteur terminer (péniblement) un bouquin qui, heureusement, ne compte qu’une centaine de pages.

Le livre aurait pu être un minimum sauvé par un style percutant ou une certaine recherche mais la grammaire et le vocabulaire sont d’une pauvreté consternante. Si on proposait à un adolescent de douze ans d’écrire « l’histoire la plus dégueulasse possible » on aboutirait probablement à un court roman dans ce style. Et probablement meilleur.

Le splatterpunk / porn dans toute sa gratuité la plus nulle et le degré zéro de la littérature d'horreur. 

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Publié le 5 Décembre 2025

MATT SHAW: INTO THE WOODS

Le retour de « l’imagination la plus noire de l’horreur »…Matt Shaw s’est imposé comme un spécialiste du splatterpunk et du splatterporn avec des titres volontiers extrêmes. Sa spécialité ? La novella basé sur un concept classique mais agréablement détourné et des passages outranciers. Il s’est aussi fait remarqué par quelques critiques virulentes sur des sites comme Goodreads. On note ainsi « DÉGUEULASSE !!! Si vous écrivez ces livres, vous devez être complètement fou, complètement dingue. J'ai renvoyé ce livre et demandé un remboursement. Je ne lirai plus jamais rien de cet homme tordu et malade. » Bien sûr, difficile de résister à ce genre d’arguments…

Ici, le bonhomme nous emmène dans les bois à la suite d’une petite famille tranquille décidée à camper de manière sauvage. Car le papa n’a pas obtenu sa prime espérée et voilà le beau voyage à l’étranger dans un hôtel abandonné pour une petite tente à la campagne. Bien sûr, nos citadins tombent sur des tarés adeptes de la chasse à l’homme.

Intrigue classique mais bien ficelée, rythmée et habitée par des personnages intéressants, INTO THE WOODS se distingue évidemment par son horreur brute de décoffrage.

La scène culte (attention spoiler)…

 

Deux maniaques s’en prennent au couple en vacances. L’un viole la femme, l’autre enterre le mari vivant, lui laissant uniquement un tuyau relié à sa bouche pour lui permettre de respirer.  Mais le violeur décharge dans le tuyau, provoquant l’étouffement de l’enterré…

 

INTO THE WOODS n’est sans doute pas la meilleure réussite de Shaw et les surprises y sont rares mais le bouquin « fait le job » comme on dit. Equivalent littéraire d’une série B post-Délivrance des seventies (on pense à « The Prey », « Survivance », etc.) dans laquelle tous les curseurs sont montés au maximum, le livre souffre de défauts évidents (les dix dernières pages se limitent à une énumération de meurtres atroces) et d’une construction prévisible mais l’enthousiasme de l’auteur à vouloir choquer le lecteur à tout prix emporte l’adhésion…A condition de savoir à quoi s’attendre.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Splatterpunk, #Splatterporn

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Publié le 26 Octobre 2025

STIFF THINGS: THE SPLATTERPORN ANTHOLOGY

Voici une anthologie de nouvelles horrifiques particulièrement extrêmes donc à ne pas mettre entre toutes les mains. Si le splatterpunk se caractérise souvent, au-delà des mutilations sanguinolentes, par de nombreuses scènes disons…osées, ce recueil va encore plus loin. Publiée sous la bannière du « splatter porn », le lecteur sait à quoi s’attendre : du gore et du cul. Bref, ça va être dégueulasse et comme disaient les tontons « c’est du brutal ». Ou, comme l’écrivait un chroniqueur « voici de la comédie romantique feel good, sauf qu'elle contient beaucoup plus de fluides corporels et de sang et en fait aucune partie feel good. À moins de considérez la nécrophilie, le viol, la mutilation et la torture comme romantique ».

Les fragiles facilement offusqués peuvent donc préparer leur trigger warning… et se les mettre bien profond dans le fondement. Nous ne sommes pas dans le «  mummy porn », ni le « spicy ». Bref, ce n’est pas gentillet. Ni même pas érotique. Et si certains considèrent tout cela excitant une consultation psy s’impose peut-être. Evidemment, comme toutes anthologies de ce style, l’ensemble se montre inégale. On débute avec un « Modern Celebrity » plaisant dans lequel un couple recrute un sans-abri pour participer à un sex-show diffusé en direct sur Internet. Le lecteur comprend rapidement où l’auteur nous conduit mais le tout demeure efficace. La suite ? A boire et à manger…Les nouvelles combinent horreur extrême et perversions sexuelles de manière radicalement outrancière, au point de verser dans l’humour noir et de devenir drôles pour les plus dérangés. D’ailleurs les meilleures (ou du moins les plus mémorables) sont volontairement humoristiques : l’hommage à Iron Maiden (du moins dans le titre) « Charlotte the Harlot » et le clin d’œil à Robert Bloch avec « The Penis of Marquis de Sade ».

Bref, les auteurs sont pour la plupart inconnus mais on repère cependant Eric LaRocca (auteur de la brutale romance lesbienne THINGS I’VE GOTTEN WORSE SINCE WE LAST SPOKE) et Kristoffer Triana, récompensé de pas mal de prix dans le domaine du splatterpunk. Deux valeurs sures qui ne déçoivent pas.

Malgré un côté quelque peu répétitif (mieux vaut picorer ses récits de temps en temps et non pas les lire d’une traite) et quelques histoires peu intéressantes, cela reste une anthologie décente pour découvrir ce sous-sous-genre littéraire particulier. Et les histoires courtes lui conviennent mieux que les romans…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Porno, #Splatterpunk, #Splatterporn, #Horreur, #Recueil de nouvelles

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