MY VAGINA SMELLS LIKE SULFUR de Sea Caummisar
Publié le 11 Janvier 2026
Sea Caummisar semble s’amuser avec les titres de ses courts romans. Après le très efficace et amusant FRUT OF THE LOINS, l’autrice revient avec une novella splatter porn au sujet du dark web. Une de plus puisque le sujet inspire de nombreux auteurs d’horreur extrême. Ici, le récit traite d’une émission underground au sujet d’individus qui se suicident de la manière la plus horrible possible pour accéder à un hypothétique paradis promis par une organisation secrète.
Les premières pages annoncent du splatter punk classique mais potable. Malheureusement la suite tourne au n’importe quoi absolu et (plus ou moins) assumé. L’intrigue n’a aucun sens, les personnages sont ridicules, stupides et aucunement développés, chaque chapitre semble écrit dans l’unique but de surenchérir dans les tortures sexuelles vomitives, sans aucune volonté de progression dramatique. Les twists proposés sont complètement ridicules et la fin n’en est pas une, laissant le lecteur terminer (péniblement) un bouquin qui, heureusement, ne compte qu’une centaine de pages.
Le livre aurait pu être un minimum sauvé par un style percutant ou une certaine recherche mais la grammaire et le vocabulaire sont d’une pauvreté consternante. Si on proposait à un adolescent de douze ans d’écrire « l’histoire la plus dégueulasse possible » on aboutirait probablement à un court roman dans ce style. Et probablement meilleur.
Le splatterpunk / porn dans toute sa gratuité la plus nulle et le degré zéro de la littérature d'horreur.
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