Publié le 27 Mai 2026

UN CONTE DE NEIGE ET DE MORT (TOME 1) de Violaine de Charnage

Depuis le succès des « contes interdits » nous avons vu fleurir plusieurs relectures plus ou moins convaincantes des contes de fées de notre enfance. Violaine s’attaque ici à l’un des plus célèbres, « Blanche Neige », dans une version résolument horrifique, sombre et provocatrice.

L’intrigue débute avec une héroïne âgée de 9 ans et se termine cinq ans plus tard, après de nombreuses péripéties dont des réadaptations de celles du conte. Le contexte ? Un univers médiéval fantastique dominé par le sadique Roi Elrick, un sale type de la pire espèce qui adore se vautrer dans la cruauté, en particulier au lit. Il impose donc bien des tourments à son épouse, Bella, et à sa fille, Blanche Neige. Au fil du roman, l’autrice nous propose donc cannibalisme, inceste, lesbianisme forcé, viol, sadisme, nécrophilie, etc. L’obsession du roi ? Engendrer un héritier mâle, à n’importe quel prix. Que ce soit avec sa femme, sa fille ou sa maitresse.

Le fantastique, lui, intervient avec l’apparition, dans le royaume, de goules affamées (autrement dit des morts vivants) qui rodent et dévorent leurs victimes. Evidemment quelques scènes gore surviennent même si ce premier tome se concentre surtout sur les perversions sexuelles et les passages malaisants, aboutissant à une relecture très noire. On y retrouve le fameux miroir, dans lequel est coincé l’émissaire de la Mort, permettant à son possesseur de voir, une fois par an, l’avenir.

Et comme le roman se termine sur un cliffhanger on ne tardera pas trop à enchainer avec le deuxième et dernier tome de ce récit hautement conseillé…excepté pour les personnes sensibles évidemment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Horreur

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Publié le 18 Mai 2026

SORCIERE POUR L'ECHAFAUD de Kim Harrison

19 tomes (sans compter les préquelles, les nouvelles et les romans graphiques) pour cette série toujours en cours débutée au début des années 2000. Replongeons donc dans l’univers la bit-lit (comme on disait à l’époque) ou de l’Urban Fantasy en compagnie de la sorcière Rachel Morgan, membre d’une sorte de police d’élite du surnaturel menant ses enquêtes à Cincinnati. L’univers se montre donc riche et plus coloré et varié que de nombreux bouquins du même style avec sorcière, vampire sexy, pixie, etc. La magie y est également traitée de manière plus complexe et « réaliste » avec des rituels précis à accomplir. On trouve en outre pas mal de notes humoristiques plaisantes, notamment la crainte généralisée des tomates (et de tous les mets qui en contiennent) depuis qu’un quart de l’Humanité a été anéantie par un virus véhiculée par ses légumes (ou fruits on n’est jamais certains).

Bref, SORCIERE POUR L’ECHAFFAUD comporte suffisamment d’originalité pour se lire plaisamment en dépit de ses défauts. Car il y en a pas mal, inutile de se mentir. L’intrigue s’avère à la fois mince et assez complexe en raison des nombreux personnages et du background à assimiler, ce qui rend le roman parfois fastidieux. On eut aimé un rythme plus enlevé (la première moitié du roman consiste en une looooongue mise en place), un suspense plus prenant, une action plus rentre-dedans,…Toutefois il n’y a pas vraiment de romance et c’est une bonne chose, cela évite des digressions romantico-érotiques pesantes. On espère que la série prendra sa vitesse de croisière par la suite car l’ensemble se montre prometteur et donne envie de continuer la saga. C’est déjà ça même si ce premier volume se situe dans la moyenne, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Urban Fantasy, #Rachel Morgan - Kim Harrison

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Publié le 15 Mai 2026

TWENTIETH ANNIVERSARY SCREENING de Jeff Strand

Influencé par Douglas Adams et Richard Laymon (hum !) ce qui donne déjà une idée de son travail, Jeff Strand est un spécialiste de la comédie splatter sous forme littéraire. Il propose ici une sorte de « documenteur » ou de « found footage » mais textuel, un long article consacré à l’histoire du « Couvreur », entrecoupé de commentaires et d’interviews. Qu’est-ce que le « Couvreur » ? Un médiocre slasher sorti en 1991, alors que la mode était passée, et réalisé sans génie ni innovation. Le film aurait disparu des mémoires si une de ses projections n’avait pas été marqué par un meurtre, commis par un copycat du tueur fictif dans une salle de cinéma. Or, ce cinéma, en grande difficulté, décide d’organiser une projection pour les 20 ans du « Couvreur ». Des centaines de curieux et d’amateurs de slashers Bis s’y rendent. Les mesures de sécurité semblent adéquates et une actrice du film accepte même de venir en personne. Que pourrait-il mal se passer ?

Vainqueur dans la catégorie « novella » du Bram Stocker Award, ce court récit capture parfaitement l’ambiance d’une soirée commémorative remplie de fans de cinéma d’horreur et multiplie les clins d’œil, les références aux classiques du genre et les touches d’humour. Sans oublier, bien sûr, quelques meurtres saignants.

Un très agréable divertissement, avec des twists attendus (c’est le jeu) et d’autres inattendus qui permettent de lire cette novella d’une traite le sourire aux lèvres. Recommandé.

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Publié le 8 Mai 2026

LES ENQUETES DE SHERLOCK HOLMES par Ben Stevens

Auteur britannique relocalisé dans un monastère bouddhiste japonais (!), Ben Stevens se définit comme « obsédé » par Sherlock Holmes. Après S’être fait la main sur des mystères situés dans le Japon médiéval, il se lance sur le marché, encombré, des pasticheurs holmésiens. Très prolifique, Stevens a écrit des dizaines de nouvelles dans la tradition de Conan Doyle.

Ces 3 nouvelles (entre 20 et 30 pages) donnent une idée de son talent et se montrent très plaisante.

« Sherlok Holmes et la sorcière de la mer » : au cours d’une tempête Sherlock et Watson se retrouvent dans un bled isolé et entendent la légende de la sorcière des mers, jadis mise à mort par les locaux et qui revient se venger en cas de mauvais temps. Le détective entend son cri et le suit afin de découvrir la vérité, découvrant l’explication rationnelle, naturelle et ingénieuse au problème posé.

« Sherlok Holmes et le marchant de Venise » : en voyage en Italie, Sherlock enquête sur un « cold case » : un riche marchant vénitien disparu depuis 10 ans. Qui l’a fait disparaitre et pourquoi ? En s’appuyant sur une particularité de la ville italienne, le détective résoudra le mystère. Une lecture agréable et une solution satisfaisante.

« Sherlok Holmes aux portes de la guerre » : le récit le plus original. Mycroft repère divers éléments qui semblent indiquer l’imminence d’une guerre. Dans l’ombre un homme très riche et influent pousse les nations dans cette direction. Rien ne semble pouvoir le faire fléchir, excepté peut-être Sherlock. Une petite nouvelle plaisante et différente des mystères habituelles, qui montre l’humanité du limier. Sympa.

Dans l’ensemble des récits agréables, « à la manière de » sans verser dans le simple décalque.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Sherlock Holmes, #Nouvelle, #Whodunit

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Publié le 5 Mai 2026

VALS SANGLANTE de Violaine de Charnage

Violaine est déjà de retour avec un petit livre qui se conforme aux normes de la collection Gore des Alpes, à commencer par une pagination très réduite. Nous voici donc devant une novella d’une centaine de pages revisitant, de manière détournée, le mythe de la Comtesse Bathory et du vampirisme.

Dès lors, le récit avance vite, peut-être un peu trop, passant de Verena à Katrin, Beatriz et Micha… Nous découvrons ces femmes et pourtant le thème reste le même entre les différentes époques, du Moyen-âge à notre monde dit civilisé : la quête de la jeunesse, de la beauté et pourquoi pas de la vie éternelle.

Le récit ménage donc des scènes gore puisque c’est le principe même de la collection mais tout ça reste plaisant. Pas d’horreur crade pour le seul plaisir de choquer, nous sommes davantage dans la comédie noire « splatter », avec un humour sous-jacent bien présent. L’autrice alterne ainsi les romans malaisants et éprouvant (LES ENTRAILLES DE L’ENFER) avec d’autres, comme celui-ci, plus porté sur le second degré, les références (en particulier à « Hostel 2 ») et l’horreur sanglante. A la manière d’un dessin animé pour grands enfants pas sages, le récit se déroule sans aucun temps mort, en tout juste 100 pages bien tassées.

Un titre court mais agréable et très rythmé, qui se lit d’une traite en écoutant un petit Venom ou un autre des groupes conseillés…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore

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Publié le 1 Mai 2026

COEURS A VENDRE de Erle Stanley Gardner

Nouvelle enquête pour l’avocat Perry Mason et sa secrétaire, Delly Street, encore une fois embarqués dans un mystère compliqué qui les oblige à transgresser la loi à plusieurs reprises. L’histoire se montre originale avec une jeune femme séduisante, Marilyn Marlow, venant d’hériter d’une importante somme d’argent de sa mère, infirmière d’un homme délaissé par sa famille. Bien sûr les héritiers naturels contestent le testament et tentent d’acheter Rose, une infirmière ayant servi de témoin lors de la signature. Lorsque cette dernière est assassinée, Marilyn se retrouve suspecte du meurtre…

Pourquoi ce titre ? Car l’énigme arrive dans le bureau de Perry à la suite d’une annonce passée par l’héroïne pour rencontrer un prétendant dans les pages d’un magasine matrimonial. Une fois de plus, cette trentième aventure suit les conventions établies par la série : une situation de départ étonnante pousse l’avocat Perry à se mêler d’une énigme complexe qui occupe les deux premiers tiers du récit. Le dernier acte se joue au tribunal où l’avocat dénoue l’affaire à coup d’objections ! et de contre-interrogatoires.

Erle Stanley Gardner possède un talent certain pour inventer des énigmes retorses et propose plusieurs retournements efficaces. L’enquête est également saupoudrée d’humour et se situe au carrefour du « cosy » et du polar « pulp » avec un enquêteur plus actif en la personne de cet avocat n’hésitant pas à effectuer quelques accommodements avec la légalité. Le bouquin permet également de constater l’évolution de la justice et des mentalités en trois-quarts de siècle, ce qui le transforme pratiquement, vu son côté délicieusement daté, en roman historique. On découvre ainsi l’importance, pour disculper une accusée, de sa capacité à plier correctement des vêtements dans une valise. Tout finira bien cependant pour notre pauvre héroïne et Mason jouera les entremetteurs avec son « lonely hearts club band» sans oublier de révéler le vrai coupable (qui parait un peu tiré d’un chapeau mais passons) dans les dernières pages.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cosy Mystery, #Policier, #Whodunit, #Perry Mason

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