Publié le 16 Janvier 2026
Si en comic-books, les crossovers se multiplient depuis une vingtaine d’années, les tentatives en roman se montrent plus rares. PLANET X constitue donc une vraie curiosité dans lequel les univers de Star Trek The Next Generation et Marvel se rencontrent. Il s’agit en réalité d’une séquelle au comic-book « Second Contact » qui avait initié ce crossover. Le roman orchestre donc la seconde rencontre entre Picard et les X Men.
Sur la planète Xhaldia, des hommes et des femmes subissent des mutations pour devenir des êtres étranges dotées de super-pouvoirs. Evolution ou catastrophe ? La société xhaldienne est menacé, divisée par la peur et les préjugés divisent. Dépêchés sur place pour gérer la crise grandissante, le capitaine Picard et l’équipage du vaisseau spatial Enterprise reçoivent la visite inattendue de mutants venus d’une autre réalité : les X-Men. Tornade, chef de l’équipe, propose son aide pour résoudre la situation, similaire aux conflits entre humains et mutants de leur propre époque. Mais lorsque des extraterrestres hostiles apparaissent en orbite autour de Xhaldia pour tenter d’enlever les métamorphosés et les utiliser comme armes surpuissantes dans une attaque contre la Fédération, l’équipage de Starfleet et les X-Men doivent s’unir pour stopper cette menace grandissante. L’équipe bleu et jaune se compose, à l’époque, de Storm, Shadowcat, Colossus, Wolverine, Banshee et Nightcrawler.
Objectivement, le bouquin est truffé de problèmes : une très longue exposition (une bonne centaine de pages avant que le récit ne commence réellement), des personnages agissant de manière parfois étonnantes (comme dans les comics il faut que l’action avance quitte à verser dans le tortueux), des dialogues pas toujours convaincants (avec un Wolverine forcément balourd et un Archangel techno organique trop beau pour être vrai) et une amorce de romance entre Picard et Storm. On y ajoute des clins d’œil (à Kirby et Dikto notamment, incarnés en agent de sécurité), une dose modérée d’action, des références, et, dans son dernier acte, un déchainement pyrotechnique de super pouvoirs et de combats.
Bref, au final, le roman ressemble exactement à une fan-fiction qui tente, tant bien que mal, de faire coexister deux univers totalement différents. Et qui, contre toute attente, y parvient en jouant la carte du pur divertissement. Nous sommes loin d’un grand roman (y compris dans les bouquins Star Trek qui comptent des titres bien plus réussis) mais, si on aime ces deux univers, difficile de résister à ce fan-service divertissant qui se lit agréablement et se termine par le message de tolérance habituel véhiculé par les X Men.
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