humour

Publié le 5 Août 2026

LES EXTRAORDINAIRES (Tome 1) de T.J. Klune

Les super-héros, après les comics, les jouets, les films et les séries télé, investissent les romans depuis une dizaine d’années. A côté de la trilogie de Sanderson en voici une autre signée T.J. Klune et davantage portée sur le côté « meta ». Nick, le héros, en effet, est un jeune adulte qui écrit des fan fiction au sujet d’un super héros (ou un Extraordinaire) surnommé Shadow Star dont il est amoureux. Si Nick a un TDAH il possède heureusement un père shérif très compréhensif et des amis sur lesquels compter, notamment son copain d’enfance Seth et le couple formé par Gibby et Jazz. Il entretient aussi une relation compliquée avec son ex, Owen, qui revient s’incruster auprès du quatuor. Pendant ce temps la rivalité entre Shadow Star et le méchant PyroStorm prend de nouvelles proportions…

Fidèle à son côté « feel good », TJ Klune propose un récit plein de bons sentiments dans un univers super-héroïque sympathique. Bien sûr, certains défauts apparaissent : l’intrigue se montre quelque peu prévisible, avec des twists attendus, Nick s’avère parfois énervant (il semble se comporter davantage comme un gamin de 13 ans que comme un adolescent de 16 ans) et le tout se traine dans certains chapitres. Parfois, on aimerait que le rythme soit plus soutenu et que l’auteur perde moins de temps dans les hésitations de son héros qui apparait quand même très naïfs.

Heureusement, l’humour se montre bien présent et souvent efficace, avec des clins d’œil aux comic-books. On note en outre une certaine originalité avec des passages des fan-fictions du héros intégrées dans la narration, ce qui confère au roman un côté meta plaisant. L’écriture, elle, s’avère plutôt efficace et plonge dans l’esprit de son héros TDAH ce qui se traduit par des chapitres passant parfois d’un sujet à un autre, dans une sorte de tourbillon déstabilisant mais également prenant.

Finalement, LES EXTRAORDINAIRES eut sans doute gagné à se voir raccourci d’une centaine de pages car certaines digressions sont un brin pesant. Mais les personnages attachants, l’humour et l’originalité relative du sujet (qui revisite les conventions et clichés sous l’angle adolescent énamouré) rendent l’ensemble agréable et donne même envie de continuer avec le tome 2.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Superhéros, #LGBT, #Humour, #Young Adults

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Publié le 15 Mai 2026

TWENTIETH ANNIVERSARY SCREENING de Jeff Strand

Influencé par Douglas Adams et Richard Laymon (hum !) ce qui donne déjà une idée de son travail, Jeff Strand est un spécialiste de la comédie splatter sous forme littéraire. Il propose ici une sorte de « documenteur » ou de « found footage » mais textuel, un long article consacré à l’histoire du « Couvreur », entrecoupé de commentaires et d’interviews. Qu’est-ce que le « Couvreur » ? Un médiocre slasher sorti en 1991, alors que la mode était passée, et réalisé sans génie ni innovation. Le film aurait disparu des mémoires si une de ses projections n’avait pas été marqué par un meurtre, commis par un copycat du tueur fictif dans une salle de cinéma. Or, ce cinéma, en grande difficulté, décide d’organiser une projection pour les 20 ans du « Couvreur ». Des centaines de curieux et d’amateurs de slashers Bis s’y rendent. Les mesures de sécurité semblent adéquates et une actrice du film accepte même de venir en personne. Que pourrait-il mal se passer ?

Vainqueur dans la catégorie « novella » du Bram Stocker Award, ce court récit capture parfaitement l’ambiance d’une soirée commémorative remplie de fans de cinéma d’horreur et multiplie les clins d’œil, les références aux classiques du genre et les touches d’humour. Sans oublier, bien sûr, quelques meurtres saignants.

Un très agréable divertissement, avec des twists attendus (c’est le jeu) et d’autres inattendus qui permettent de lire cette novella d’une traite le sourire aux lèvres. Recommandé.

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Publié le 14 Avril 2026

LA MAGIE DE YULE de Charly Reinhart

Dernière déclinaison en date de la Fantasy, la Cosy Fantasy se veut à l’exact opposé de l’Heroic ou Epic Fantasy plébiscitée depuis plusieurs décennies et le succès de Donjons & Dragons. Ici, pas de luttes, pas de combats mortels, pas de boules de feu, de dragon courroucé ou de sorcier maléfique revenu d’entre les morts. Non, juste la vie tranquille et quotidienne. Bref, du banal, excepté le cadre qui reste celui de la Fantasy avec ses êtres surnaturels, sa magie et ses codes…

Nous sommes dans la cité de Northshore où vivent en paix divers peuples « magiques ». Ainsi l’elfe noire Shana a renié son passé guerrier pour ouvrir une boutique d’armures non loin de l’herboristerie de la très fofolle Ambre, une fée ayant quitté ses mamans pour trouver un peu d’indépendance. Ambre souhaite illuminer Noël, autrefois appelée Yule, avec sa poussière magique mais catastrophe ! un inconnu assomme Ambre et plus de poussière ! Que faire ? Car seul l’amour peut produire la magique poussière féérique et Ambre ne va certainement pas tomber amoureuse de cette Elfe grincheuse et colérique…A moins que… ?

Ce court roman (environ 160 pages) s’apprécie comme un conte de Noel à la manière des téléfilms qui pullulent à cette période. Mais l’univers Fantasy fait toute la différence et apporte beaucoup de fraicheur à cette romance sucrée comme un bonbon qui se déguste comme un chocolat chaud sous la couette. En dépit de certaines touches plus sérieuses, LA MAGIE DE YULE constitue un divertissement totalement « feel good », prévisible et linéaire sans doute, mais avec beaucoup d’humour, de douceur et de paillettes. C’est sans doute un peu court, un peu classique mais le lecteur y prend plaisir et apprécie cette petite virée dans un monde magique et dépaysant.

En résumé un récit très fluide, très mignon, servi par une plume alerte et des dialogues pétillant dont l’unique prétention semble être de faire passer un bon moment au lecteur. Mission remplie.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Paranormal Romance, #Cosy Fantasy, #Humour, #LGBT

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Publié le 8 Janvier 2026

CASSE CLOWN de Violaine de Charnage

Le « méchant clown » est devenu, en quelques années, un incontournable de l’épouvante. Depuis le Pennywise de Stephen King (dans ça), nous avons eu le Art des Terrifiers, les sagas des Killjoy et Camp Blood, dernièrement, Un clown dans un champs de maïs. Violaine de Charnage nous en propose donc sa déclinaison dans sa dernière livraison, Casse-Clown, publié dans sa bien nommée collection « Le diable au gore ». Nous y avions découvert les excellents « Slasher Island » (et sa téléréalité revisitée de manière sanglante) et » Croak Creek Maniacs » (hommage gluant à Hershell Gordon Lewis).

Ce nouveau (court) roman se montre cette fois plus axé sur le fantastique et délaisse quelque peu l’érotisme explicite et le gore. Il reste toutefois réservé à un public averti. Le pitch ? Quelques quidams adeptes des Coulrophobes Anonymes décident, un jour, que la peur doit changer de camp. Ils partent donc rendre justice et, comme le titre l’indique, s’en vont « casser du clown ». Hélas pour eux, nos apprentis vengeurs s’en prennent à des adeptes de la magie noire issus d’un cirque déliquescent façon Massacres dans le train-fantôme

L’intrigue étant plus classique que dans les précédentes œuvres de Violaine, l’autrice bouleverse la structure pour maintenir l’intérêt. Alternance de point de vue entre les coulrophobes et leurs victimes, aller-retour entre le présent et le passé, origine des frayeurs, etc. Pas le temps de souffler durant ces 150 pages bien tassées qui se lisent d’une traite. Une fois encore, Violaine de Charnage conjugue références cinéphiliques, clins d’œil, touches d’humour (les coulrophobes se désolent de la sortie prochaine de Petrifier 11), fantastique démoniaque, horreur sanglante et rebondissements jusqu’à la conclusion surprenante et ironique. Une belle réussite.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore, #Humour

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Publié le 8 Décembre 2025

POURVU QU'ELLE SOIT ROUSSE de Stéphane Rose

Journaliste, écrivain, humoriste, homme de radio et de télé, Stéphane Rose a écrit une vingtaine de livres sur des sujets divers : contre le couple et les enfants, pour le poil, sur les sites de rencontres et le vin,… Il est également auteur de nouvelles érotiques et a participé à diverses anthologies de la Musardine. Apparemment, Rose s’y connait puisqu’il a également rédigé « Osez devenir une bête de sexe ».

Bref, ici, en pile poil 200 pages il nous offre une ode à l’odeur des Rousses. Car, après sa découverte – sa révélation quasi mystique – des capacités des Rousses, notre bonhomme est convaincu : à bas les blondes, les brunes, les châtains et les autres aux couleurs improbables. Il ne veut plus gouter qu’aux chattes rousses. De vraies rousses forcément. Dont l’odeur intime l’excite. Il a découvert Anaïs, « jeune minette de 23 ans » qui le comble pendant deux ans, aime se faire fesser, enculer et couvrir de foutre en s’enfilant de gros godes. Et puis surtout elle est rousse.

Mais la passion se transforme en vie de couple et l’auteur n’en veut pas, comme 99% des auteurs parisiens qui œuvrent dans le même style, quelque part entre Houellebecq, Beigbeder et la collection Média1000. Rose aime les jeux sexuels, l’imagination et, forcément, il doit rompre. Cette rupture le laisse si malheureux que notre bonhomme veut repartir à l’aventure. Son unique envie est liée à l’odeur de sa conquête. Jeune ou moins jeune, belle ou non, il s’en fout :  « pourvu qu’elle soit rousse » il la veut par tous les trous. Mais comment faire ? Car la Rousse est rare et, sur une journée, on ne peut espérer en croiser que deux ou trois. Alors Rose s’inscrit sur un site de rencontre et y repère 1003 rousses. Dès lors, il les aborde après avoir envoyé 1003 mails pour leur poser diverses questions en vue d’écrire un livre (celui qu’on tient dans nos mains).

Rose en est persuadé, la « rouquine est coquine ». Elle mouille plus, elle suce mieux, elle est supérieure aux blondes et aux brunes dans tous les domaines intimes. Il veut les goûter, leur brouter le minou et se délecter du parfum naturel de leur foufoune flamboyante et de la senteur de leurs sécrétions. Evidemment, ce qui commence comme un divertissement tourne vite à l’obsession, voire à la monomanie et finalement au fétichisme. Quoique l’auteur refuse ce terme il érige un petit musée de la Rousse composé de culottes sales, soutifs et, surtout, d’une collection de poils pubiens. Car Rose aime le poil et se montre « nostalgique des belles mottes touffues d’autrefois ».

Bref, l’auteur possède une plume agréable pour raconter sa marotte et le bouquin navigue ainsi de manière curieuse entre autobiographie (fantasmée ?), roman érotico-porno et essai vaguement philosophique. Il décrit les coucheries de l’auteur durant les deux années de sa quête de la rousse parfaite. Le tout ponctué de références littéraires en plein grand écart puisque Rose convie, dans un joyeux désordre, Peter Süskind, une universitaire belge ayant étudié la « roussitude », Apollinaire et le hardeur français HPG. Entre autres.

Entre crudité et poésie, POURVU QU’ELLE SOIT ROUSSE navigue donc joyeusement : « Mets-moi une gifle, et fourre-moi ta queue dans la bouche avec autorité. Et si tu estimes que je te suce mal, remets-moi une gifle. Je suis ta pute, c'est le minimum que je te suce correctement, non ? ». Ou encore « «J'étais fou d'elle quand j'enculais Anaïs pour la première fois dans son petit appartement d'étudiante, en levrette et face à un miroir, dans le reflet duquel je la regardais gueuler son plaisir de se faire élargir l'anus sous une pluie d'injures et de claques sur les fesses. »

Au final, Stéphane Rose nous offre un bouquin sympa et marrant dans lequel il objective, au sens propre, la Rousse, forcément un peu sorcière puisqu’elle a, de manière naturelle, la chatte couleur de feu. Mais l’écrivain pose ses conditions : ses partenaires doivent être de vraies rousses car « quelle sottise, de se teindre les cheveux en roux! (…) Peut-on devenir nègre et crier sa fierté d'être noir après avoir passé du cirage sur sa peau blanche? Possible que l'on chante le blues un peu moins juste quand même… ». Pas question de butiner de la blonde ou de la brune. Mais pas des beautés aux cheveux châtains. Et pourtant « châtain rime avec catin ».

En résumé voici un porno rigolo et obsessionnel, une lecture avec carré blanc pour les hommes (ou les femmes) qui aiment les Rousses…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Humour, #Erotique, #Porno

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Publié le 25 Juillet 2025

CROAK CREEK MANIACS de Violaine de Charnage

La nouvelle livraison de Violaine constitue un hommage au père fondateur du gore et à son meilleur film, « 2 000 Maniacs », réalisé voici 60 ans ! Nous voyageons donc dans les Etats-Unis et plus précisément dans une petite ville du Sud (très) profond, Croak Creek. A la suite de divers événements survenus voici bien longtemps, la communauté voue un culte aux grenouilles, lesquelles vivent par milliers dans le bled. Malheureusement, comme on le sait, le Français les préfère à l’ail et bien cuites. Dès lors, les habitants de Croak  Creek ont pris l’habitude, tous les dix ans, de massacrer joyeusement ces bouffeurs de grenouilles histoire d’égaliser le score entre les humains et les batraciens.

Dans la tradition de la collection Gore et de ses dérivés (Maniac, Trash, Karnage,…), ce roman déroule son intrigue de manière très ramassée, en 198 pages bien tassées qui se lisent très facilement. Le récit propose en effet un rythme soutenu, avec des détails bienvenus et des touches d’humour très efficaces qui compensent l’inévitable prévisibilité des événements. Les personnages, eux, sont tous fort bien typés et mémorables : le héros possède une histoire personnelle intéressante, les méchants sont fort plaisamment brossés et les victimes désignées sont, elles, stupides et caricaturales à souhait dans la tradition du slasher. En particulier les gonzesses, résumées justement à un surnom lié à la taille de leurs nichons.

Comme dans son modèle d’Hershell Gordon Lewis, Violaine cherche ici le bel équilibre entre le gore et la comédie et aboutit à une excellent histoire comico-sanglante. Les éléments trash se parent toujours d’un second degré bien senti, en particulier dans la scène culte de cannibalisme avec ingestion involontaire de stérilet. L’horreur se fait donc bien dégoulinante mais évite la surenchère stérile pour une approche certes rentre-dedans mais pas vomitive. Car nous sommes ici dans le domaine de la comédie gore (ou splatter comedy) avec quelques tortures revisitant Intervilles et autres jeux à la manière de 2000 Maniacs.

Moins porté sur l’extrême malsain que les ENTRAILLES DE L’HORREUR ou le porno-gore que SCREAMING BOYS / SLASHER ISLAND, voici une excellente lecture horrifique qui trouve la parfaite balance entre intrigue prenante, personnages réussis, passages saignants, rigolade, clins d’œil assumés (même Pleasant Valley apparait !) et détails saugrenus qui élèvent le résultat au-delà du simple hommage à « 2000 Maniacs ». Bref, c’est l’été, les canicules s’emballent, les anthropophages s’amusent à dépecer du Frenchie sous un soleil de plomb et le lecteur passe un bon moment.  

Vivement conseillé !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Humour, #Horreur, #Splatterpunk

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Publié le 4 Avril 2025

A VOTE d'Isaac Asimov

Cette nouvelle, une des plus célèbres d’Asimov, a déjà connu de nombreuses publications, notamment dans ESPACE VITAL, LE ROBOT QUI REVAIT et l’anthologie HISTOIRES DE DEMAIN, parfois sous d’autres titres (« le votant » ou « devoir civique »). La réédition dans la collection « Dyschronique » ne s’imposait peut-être pas mais a le mérite de remettre en lumière ce texte emblématique d’Asimov (long d’environ 25 pages) accompagné de notes explicatives sur le contexte, d’une présentation et de pistes de lecture (et de visionnage) suggérées, le tout formant un agréable petit bouquin d’une soixantaine de pages. Parmi les « bonus » on trouve ainsi quelques considérations historiques sur le rôle des sondages.

L’idée, très simple (mais comme souvent avec Asimov il fallait y penser !), imagine le point culminant des élections sous l’emprise des sondages d’opinions. Multivac, le fameux ordinateur « héros » de nombreuses nouvelles du Bon Docteur, sélectionne, par un long processus, le citoyen américain le plus représentatif. Une fois choisi, ce sera lui, et lui seul, qui pourra voter pour élire le prochain président. D’abord enthousiaste, Norman, brave quidam satisfait du système, voit la situation lui échappait lorsqu’il apparait évident qu’il risque bien d’être l’élu sur lequel pèse l’avenir de la nation…

Si le postulat de départ est difficile à admettre (quel est la valeur d’un sondage limité à un seul individu ?), le propos est ailleurs. Asimov joue ici la satire, imagine l’aboutissement terminal de la démocratie totalement à la merci des médias et des sondages. Asimov remet aussi au premier plan l’importance du vote et suggère qu’auparavant un seul vote pouvait faire la différence. Dans son anticipation une seule personne représente la démocratie, avec tous les risques possibles.

Courte nouvelle « engagée », A VOTE manque peut-être d’une chute mémorable (pourtant une des spécialités de l’auteur) mais fonctionne cependant comme une parabole politique à la fois efficace et amusante. Un petit texte spéculatif qui invite à la réflexion et parle du présent avec l’excuse d’une situation future. Le propre de la SF.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Isaac Asimov, #Nouvelle, #science-fiction, #Humour

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Publié le 27 Mars 2025

L'ÎLE DU CRANE d'Anthony Horowitz

Précurseur d’Harry Potter, ce roman possède effectivement quelques similitudes avec la saga de J.K. Rowling mais le ton en est radicalement différent. Ici, nous sommes beaucoup plus dans l’humour absurde avec un ton très proche de Monty Python. Un véritable dynamitage en règle de la fantaisie urbaine dans la tradition d’un Terry Pratchett.


Le héros, David, vit dans une famille complètement loufoque, avec un père en fauteuil roulant (il a reçu trop de coups de son paternel mais approuve totalement les châtiments corporels) qui se dispute continuellement avec son épouse, au point de la poignarder. Mais tout va bien, la famille survit. Ils expédient donc David dans une école sur l’île du crane. Là, David rencontre Jill et Jeffrey et comprend rapidement que l’établissement n’est pas ordinaire. Les profs sont, au choix, des vampires, des loups-garous ou des fantômes. Et les élèves disparaissent parfois.


Une lecture très drôle et une relecture qui reste tout aussi plaisante. Voici un roman typique de l’auteur (et de sa saga Alex Rider) : de l’aventure, du mystère, de l’originalité et une plume bien aiguisée qui multiplie les passages amusants. C’est court et rythmé et l’ensemble divertit parfaitement, laissant cependant la porte ouverte à une suite (tout aussi réussie). 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Jeunesse, #Humour

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Publié le 30 Septembre 2024

HORRIBILIS: MORT DE CITROUILLE de Violaine de Charnage

Violaine de Charnage est aujourd’hui bien connue dans le domaine de l’horreur bien sanglante et brutale avec des titres comme LES ENTRAILLES DE L’HORREUR ou SCREAMING BOYS, sans oublier ses recueils de nouvelles érotico-gore.

Voici un an, l’autrice proposait, à l’occasion d’Halloween, une novella disponible gratuitement, HELL O WEEN. Cette année, elle nous en offre, en quelque sorte, la déclinaison pour les plus jeunes avec MORT DE CITROUILLE, son premier « roman d’horreur pour les enfants » dans la tradition des fameux « Chair de poule » d’antan.

 L’histoire nous conduit en Alsace où divers adolescents se rendent dans un parc de citrouilles à l’occasion d’Halloween. Mais une citrouille mutante, échappée d’un laboratoire, vient y semer la panique et transformer les visiteurs du parc en zombies.

« Tu es invité(e) à fêter Halloween au Parc des Citrouilles, à Krautergersheim, en Alsace !
Inutile de venir déguisé(e), on te fournira un masque très spécial…
Emmène plein d’amis pour rejoindre mon armée zombies (Je plaisante ! Ou pas !?)
On va bien s’amuser !

Signé :
La Citrouille mutante »

MORT DE CITROUILLE est un récit amusant, avec une galerie de personnages attachants, qui se déploie sur 150 pages et se termine par quatre « fins bonus » avec une gradation dans le frisson. On y trouve beaucoup d’action et de rebondissements, tout au long de chapitres courts qui rendent la lecture aisée pour les plus jeunes. Le côté humoristique n’est pas oublié avec beaucoup de passages drôles voire loufoques.

L’autrice reprend les techniques de R.L. Stine (avec ses cliffhangers et ses rappels des événements pour permettre aux enfants de se replonger facilement dans une lecture que l’on peut aisément fractionner en une dizaine de séances d’avant dodo).

Voici donc un très agréable roman de fantastique teinté d’épouvante pour jeunes lecteurs. Bien que l’autrice conseille un âge de 10 ans, un enfant de 7 ans peut apprécier qu’on lui lise cette histoire le soir (« mais pas la fin qui fait le plus peur ») avant le dodo pour quelques rêves de…citrouilles. On espère donc lire prochainement d’autres histoires « horribilis ».

HORRIBILIS: MORT DE CITROUILLE de Violaine de Charnage

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Jeunesse, #Horreur, #Humour

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Publié le 12 Août 2024

LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS

John Scalzi est devenu en quelques années une des valeurs sures de la SF du XXIème siècle, notamment grâce à son excellent LE VIEIL HOMME ET LA GUERRE. Mais, à côté de ses romans plus sérieux, souvent orientés space-opéra (comme sa trilogie de L’EFFONDREMENT DE L’EMPIRE), Scalzi écrit aussi des romans humoristiques. Sa parodie de « Star Trek », RED SHIRTS gagna ainsi un Hugo (mais ne m’avais guère convaincu), dernièrement il a produit SUPER MECHANT DEBUTANT et, durant le Covid, il a rédigé LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS. Dans sa postface il explique qu’il travaillait alors sur un bouquin sérieux mais en raison de la pandémie, de l’insurrection sur Washington, des mauvaises nouvelles généralisées et des deux mois où il a lui aussi été malade il voulait écrire quelque chose de léger. D’où ce roman qui se présente un peu comme un blokbuster des années ’80 et un hommage assumé à Godzilla, « Pacific Rim », « Jurassic Park » etc. Le soucis ? Le bouquin se présente ainsi mais se révèle surtout très bavard. Alors que les USA s’enferment dans le confinement et que de nombreux travailleurs perdent leur emploi, le narrateur, Jamie, reçoit une offre qu’il ne peut refuser : travailler à la protection des animaux. De gros animaux. En fait des Kaijus, des bestioles se nourrissant d’énergie nucléaire vivant sur un monde parallèle et ayant inspiré les créateurs de Godzilla.

Voilà une bien intéressante idée mais le résultat n’est pas aussi amusant que prévu. L’intrigue est assez prévisible et manque d’action : quitte à jouer la carte du blockbuster divertissant on aurait aimé voir les kaijus surgir sur terre et écraser des citoyens effrayés. Mais non. Au contraire on a droit à d’interminables bavardages qui paraissent souvent artificiels, avec leurs références obligées mais insistantes à la pop culture (l’auteur se sent ainsi forcés de mentionner les titres des films évoqués au cas où l’un des lecteurs aurait manqué le clin d’œil). Leurs chamailleries très adolescentes rappellent certes les gros budgets hollywoodiens mais sans vraiment amuser. A vrai dire on a plus l’impression de lire un décalque désargenté qu’un vrai blockbuster…c’est presque comme si Scalzi nous offrait un mockbuster à la Asylum : au lieu de montrer les monstres en action on se retrouve entre quatre murs à écouter les protagonistes en parler. Scalzi se sent aussi malin d’intégrer un « iel » dans la bande, ce qui donne des dialogues à coup de points médian et de iel assez pénibles.

Vendu comme un bouquin fun, LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS tourne assez vite en rond (tout comme le précité RED SHIRTS) et une fois les sourires engendrés par les 100 premières pages dissipés il ne reste pas grand-chose pour maintenir l’intérêt…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Humour, #Aventures

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