aventures

Publié le 2 Mars 2026

ASSASSIN's CREED RENAISSANCE d'Oliver Bowden

Après les novélisations de films, voici celles de jeux vidéo avec la fameuse franchise vidéo ludique débutée en 2007. Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour apprécier ce bouquin divertissant et bien mené dans lequel on ne s’ennuie guère en dépit d’une pagination conséquente (près de 500 pages).

Le côté plus science-fictionnelle des jeux s’efface ici totalement au profit d’un roman de cape et épée teinté de fantasy qui plonge le lecteur dans l’Italie de la fin du XVème siècle. Nous suivons ainsi Ezio Auditore, sorte d’avatar de Monte-Christo dont la famille est massacrée après une infâme trahison. Ezio intègre ensuite les Assassins, reçoit l’aide de Leonard de Vinci qui lui confectionne des gadgets fort utiles (dont une machine volante) et agit un peu comme le Q des James Bond. La suite ? Action, vengeance, quête d’un artefact tout puissant, indices à découvrir pour poursuivre le parcours. Notre héros rencontre de nombreux personnages historiques comme Machiavel ou les Médicis, combat les Templiers (assimilés ici à de grands méchants comploteurs), vieillit, trouve l’amour et se perfectionne dans l’art de tuer en suivant le Crédo des Assassins.

Si l’histoire ne démontre pas une originalité débordante, elle reste fort bien ficelée avec un côté roman feuilleton des plus appréciable. On y trouve un mélange de fantaisie et d’Histoire appréciable, traversé par des personnages historiques « plus grand que nature » dont le très gay Leonard en inventeur génial élaborant les armes du héros.

Le récit s’étale d’ailleurs sur plus de 20 ans et montre l’évolution du héros tandis que le style de l’auteur s’avère fort efficace en dépit de quelques expressions anachroniques. Vocabulaire recherché sans être précieux, termes italiens nombreux permettant de s’immerger plus facilement dans l’ambiance, chapitres nerveux, cliffhangers et autres rebondissements, Oliver Bowden démontre son métier et ne s’encombre pas de descriptions inutiles ni de sous-intrigues. Le romancier va droit à l’essentiel, dans une optique très cinématographique laissant la part belle à l’action mais sans négliger d’offrir, avec Ezio, un héros intéressant et relativement fouillé.

Bien évidemment, nous ne sommes pas dans de la grande littérature réflexive et intelligente mais ce n’est pas ça que le lecteur attendait. Il voulait de l’action, du dépaysement, quelques touches d’humour, un soupçon de romance et un background historique solide agrémenté d’une bonne dose de fantasy. Et, cela tombe bien c’est exactement ce qu’il reçoit avec cet Assassin’s creed renaissance suffisamment emballant pour donner envie de prolonger la saga par une de ses nombreuses suites.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Fantasy, #Assassin's Creed

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Publié le 15 Décembre 2025

LES AVENTURES D’UN APPRENTI GENTLEMAN de Mackenzi Lee

Premier volet d’une trilogie de romans d’aventures historiques et de romance teintés d’un soupçon de fantastique, LES AVENTURES D’UN APPRENTI GENTLEMAN se déroule au début du XVIIIème siècle. Henry Montague, dit Monty, est, comme le titre l’indique, un apprenti gentleman et, surtout, un libertin débauché vivant dans le luxe et l’oisiveté. C’en est trop pour son paternel autoritaire, bien décidé à lui remonter les bretelles et à l’obliger à se prendre en main. Après avoir accompli son formateur « tour d’Europe », Monty s’occupera du domaine familial. Le voilà donc parti à l’aventure en compagnie de sa sœur, Felicity, et de son ami Percy, un métis dont il est secrètement amoureux. Mais le voyage ne sera pas de tout repos : Monty dérobe, par jeu, une babiole appartenant au duc de Bourbon. Ce-dernier se lance alors à la poursuite du trio…

Bien documenté, voici un excellent roman historique agrémenté d’une bonne dose d’aventures, d’une romance pas trop envahissante et d’un humour bien dosé. Le livre se termine d’ailleurs par une postface éclairante qui explique les « Tours d’Europe » mais aussi la place des femmes, des métis ou des homosexuels à cette époque.

Le récit reste cependant léger, sans lourdeur didactique ou militante, déroulant une très agréable aventure qui permet au lecteur de voyager à travers l’Europe du début du XVIIIème siècle à la poursuite d’un secret alchimique apportant une petite touche de fantastique bienvenue.

Les trois personnages principaux sont fort bien brossés et loin des héros « tout d’un bloc » souvent croisés dans ce genre de récit. Le bouillonnant, impulsif et parfois capricieux Monty est loin d’être parfait : il se montre irréfléchi, exubérant, provocateur, protégé par son titre et sa fortune. Il se refuse d’ailleurs à y renoncer, même par amour. A ses côté, le posé et bien conscient de sa situation peu enviable Percy apporte le contre-point nécessaire pour calmer ses exubérances. Enfin, la « belle et rebelle » Felicity rêve de poursuivre des études inaccessibles à une femme. Ils croisent des nobles français retors, des bandits de grand chemin et même une très charmante bande de pirates, véritables bras cassés des mers en quête de pardon. L’évolution des protagonistes est réelle mais également réaliste tout au long de l’intrigue et Monty apparait comme bourré de défauts sans jamais perdre son côté attachant. Les relations et les dialogues sont également réalistes : Felicity accepte l’homosexualité de son frère mais sans vraiment la comprendre ou l’encourager. Elle ne vit pas non plus de romance annexe et garde, tout au long du livre, son côté frondeur et énergique.

Notons également que pour un roman estampillé « Young Adult » la plume de l’autrice se montre élégante, raffinée sans tomber dans la pédanterie pseudo-historique, et qu’elle gère fort bien le rythme d’un récit au long cours de plus de 500 pages. D’autant qu’à la fin on a envie de poursuivre immédiatement avec le second tome, cette fois centré sur Felicity, la « lady rebelle ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Fantastique, #Young Adults, #romance, #LGBT

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Publié le 21 Octobre 2025

OSS 117 EST MORT de François et Martine Bruce

Bigre, Hubert nous a quitté. C’est du moins ce que tente de nous faire croire ce roman. Mais, évidemment, le lecteur n’est pas dupe. Notre héros, par contre, enquête bel et bien sur le décès des plus suspects d’un de ses amis. Et, comme toujours, il lève un panier de crabes où chacun se trahit et s’entretue joyeusement.

La principale caractéristique d’OSS 117 EST MORT ? Le passage de flambeau entre Josette Bruce (laquelle avait déjà repris la saga à son époux décédé, Jean) et ses enfants, Françoise et Martine, bien aidé il est vrai par plusieurs nègres. Le duo va donc écrire (ou co-écrire) 24 aventures d’Hubert, entre 1987 et 1992, date où la série, définitivement démodée, s’arrête suite à la désaffection du grand public pour la littérature de gare.

Soucieux de se conformer aux attentes de l’époque, les deux enfants Bruce augmentent le quota d’érotisme, de violence et de sadisme. Ils bouclent ainsi, en quelque sorte la boucle : si Gérard de Villiers s’était inspiré d’OSS 117 pour créer son SAS, les Bruce fils et fille se réfèrent à présent à ce même SAS. Le résultat ? Ils réimaginent un Hubert plus contemporain, un vrai héros des années 80 viriles et musclées, porté sur le sexe et le coup de poing. Y gagne-t-on vraiment au change ? Pas sûr. Les premières aventures de l’espion possédait un côté rétro et grand public appréciable n’hésitant pas à sortir de leur zone de confort dans certains épisodes s’élevant clairement au-dessus du lot. Citons le science-fictionnel ARIZONA ZONE A au sujet des extraterrestres dans la zone 51 ou le crime en chambre close des MARRONS DU FEU.

Plus classique, OSS 117 EST MORT propose un très banal roman de vengeance, entre espionnage basique et aventures exotiques. Une fois de plus, car la trame a déjà beaucoup servi, Hubert cherche l’assassin d’un de ses amis tout en draguant quelques beautés de passage. En bref, rien de nouveau. On peut même l’avouer : on a déjà lu ça 100 fois ! Bref, maintenir l’intérêt avec une intrigue aussi rabâchée nécessite une bonne dose d’inventivité ou de talent. Ce n’est pas vraiment le cas ici, nous avons simplement droit à un bouquin de gare et de série, vite fait (plus ou moins) bien fait. Mais l’ensemble reste professionnellement emballé par des artisans rodés à l’exercice et si le bouquin reste sans surprise, il se montre assez agréable à lire et divertissant. On ne dépasse pas vraiment la moyenne du genre mais on ne s’ennuie pas et c’est déjà ça.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Erotique, #Aventures, #Espionnage, #Roman de gare, #OSS 117

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Publié le 30 Septembre 2025

TERRE NOIRE 2: LE BRAS DE LA VENGEANCE de Michel Honaker

Et voici donc le second volet de cette trilogie historique à base de vengeance dans la Russie prérévolutionnaire. Bref, une sorte de relecture du comte de Monte-Cristo. Nous suivons dès lors notre héros, Stepan, rebaptisé en hommage à son domaine perdu, Terre-Noire, durant son exil et d’abord les cinq années qu’il passe en Italie, de 1887 à 1892. Là, sous le pseudonyme de Terra Nova, il dirige des bandits surnommés les Nègres de Toscane qui agissent un peu à la manière de Robin des Bois. Il explique ses motivations au journaliste Gandolfi et résume les motifs de sa vendetta, motivée entre autres par deux meurtres durant le carnaval. Par la suite, forcé d’abandonner cette identité, il se réfugie en Egypte où il attire l’attention d’une veuve de 40 ans, Lady Agatha. Cette dernière échappe à un kidnapping grâce à l’intervention de notre héros, cette fois rebaptisé Ahmed ou Stéphane de Terre-Noire puisqu’il se prétend Français.

Toujours construit de manière épistolaire, le roman alterne compte-rendu journalistiques, missives échangées entre Lady Agatha et sa sœur et journaux intimes, avec les pensées de Natalia qui milite en Russie pour gracier Stepan auprès de nouveau Tsar. Le rythme se montre de nouveau soutenu, nous voyageons de pays en pays au gré des changements d’identité du héros de plus en plus obsédé par sa vengeance, auquel il est prêt à tout sacrifier, même une vie paisible rendue possible par sa grâce.

Voici donc un deuxième tome tout aussi réussi que le premier, qui ferme de nombreuses portes dans le récit mais en laisse suffisamment d’ouvertes pour la conclusion attendue. Un très bon roman d’aventures historiques, fort bien écrit par un spécialiste de la littérature populaire, pour une œuvre estampillée « jeunesse » mais qui s’adresse en réalité à tous les publics et se lit très aisément.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Jeunesse

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Publié le 23 Septembre 2025

TERRE NOIRE: LES EXILES DU TSAR de Michael Honaker

Premier tome d’une trilogie « jeunesse » mais en réalité destinée à tous les publics, LES EXILES DU TSAR se situe en Russie à la toute fin du XIXème siècle. Dans cette période prérévolutionnaire où les terroristes s’en prennent au Tsar nous suivons la famille Danilov qui, en raison de problèmes financiers, quitte l’Ukraine pour Saint-Petersbourg. La vieille baronne, sentant sa fin proche, refuse de revenir sur sa décision d’accorder un domaine, celui de Terre-Noire, à son fils adoptif Stepan. Ce-dernier, jeune compositeur fort apprécié semble avoir tout l’avenir devant lui. Mais le fils de la baronne ne l’entend pas ainsi. Il profite de l’amitié de Stepan avec des étudiants épris de liberté pour le faire accuser de trahison. Condamné à l’exil, Stepan prépare sa vengeance.

Entre roman historique et roman d’aventures, LES EXILES DU TSAR rejoue la grande histoire de la revanche d’un pauvre homme injustement accusé et trahi par une partie de sa famille. Michael Honaker, spécialiste de la littérature populaire ayant œuvré dans à peu près tous les mauvais genres possibles (thrillers, science-fiction, gore,…) dresse ainsi une fresque familiale classique mais prenante. Il emmène le lecteur à la suite d’une poignée de personnages intéressants et traite le récit sous forme de journaux intimes, passant ainsi d’un point de vue à un autre avec facilité.

Les chapitres, narrés à la première personne, alternent entre Stepan, le héros en exil, et sa sœur adoptive, Natalia. Ils sont donc courts et rythmés, avec un style très fluide et suffisamment de rebondissements pour rester alertes, dans un style « jeunesse » efficace. En parallèle, l’intrigue historique dépeint les transformations sociétales de l’Europe à la charnière du XIXème et du XXème siècle. Du bon divertissement intelligent !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Jeunesse

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Publié le 4 Septembre 2025

CARTE BLANCHE OO7 de Jeffery Deaver

Jeffery Deaver, auteur de thrillers à succès notamment l’excellent L’HOMME QUI DISPARAIT et LE DESOSSEUR (adapté pour les grands écrans), s’empare ici du mythe James Bond. Sa recette ? Faire table rase de tout ce qui précède, à la manière de « Casino Royale », le reboot avec Daniel Craig dont CARTE BLANCHE constitue en quelque sorte l’équivalent littéraire.

L’espion le moins secret de sa Majesté est donc envoyé en mission, d’abord en Serbie puis en Afrique du Sud. Il doit empêcher « l’accident Vingt », un projet terroriste qui pourrait couter la vie à des milliers de personnes. Ses soupçons se portent sur Severan Hydt, un homme d’affaire ayant fait fortune dans le recyclage de déchets aux penchants nécrophiles prononcés. Aurait-il l’intention de tuer de nombreuses personnes simplement pour pouvoir approcher les corps des victimes au plus près et s’en délecter ?

CARTE BLANCHE commence de belle manière mais ne tient pas toujours la distance. L’auteur reste fidèle à son style et débarrasse Bond de la plupart de ses caractéristiques, son côté tombeur, son humour, ses gadgets. Comme notre héros a 30 ans et vit dans une époque contemporaine moins glamour le lecteur n’a pas toujours l’impression de lire du Bond. Certes, les figures imposées sont présentes (le méchant mégalomane, l’infiltration dans son repère, les guests comme Moneypenny, M, etc.) mais le ton est complètement différent des romans bondiens antérieurs (que ce soient les « officiels » de Fleming ou les continuations). Nous sommes dans un monde globalisé, ultra technique et parano post-11 septembre. Bref, tout ça n’est pas très fun. En revanche Bond a bien gardé son côté snob quelque peu horripilant avec son obsession pour les vins, les montres et voitures de luxe, etc.

L’intrigue ménage quelques rebondissements intéressants mais n’évite pas certaines longueurs et de nombreuses descriptions qui ralentissent l’action. Un autre problème réside dans la sous-intrigue consacrée à la mort des parents de Bond que ce dernier soupçonne d’être un meurtre. Non seulement cela occupe une bonne partie du récit mais l’auteur n’offre pas de conclusion, laissant la porte ouverte à une suite qui ne vint jamais, le roman suivant ne respectant pas cette nouvelle chronologie qui resta donc un « one shot » estimable mais légèrement décevant.

 

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Espionnage, #James Bond

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Publié le 4 Juillet 2025

L'ARBRE DE VIE d'Henri Vernes

Publié pour lancer une collection “Bob Morane” au Fleuve Noir, ce roman marque une relative évolution dans la saga avec un ton (un peu) plus adulte. L’intrigue débute ainsi par un prologue durant la guerre, juste avant la libération des camps de concentration. Puis, nous retrouvons Clairembart, parti au Népal pour une raison mystérieuse. Malheureusement, le professeur tombe sur des nazis en vadrouille et a juste le temps d’appeler, par télégramme, son ami Bob à la rescousse. Que devient l’aventurier pendant ce temps ? Il débarque en compagnie de Bill Ballantine dans son appartement du Quai Voltaire. Poussières, odeur de renfermé et des tas de courrier en retard. Parcourir le monde laisse peu de place pour profiter de son petit chez soi. Devenir casanier n’est toujours pas une option : Bob découvre l’appel au secours de Clairembart et repartent autour du monde. Les deux amis effectuent une escale chez un spécialiste de la mystique juive et rencontrent sa très charmante fille, Sarah, avant de partir pour le Népal. Ils y trouveront divers éléments mentionnés dans les légendes du judaïsme comme l’Arbre de Vie, un antique symbole du Bien. Or, l’Ordre Noir, la branche « occulte » du nazisme, est également sur sa piste.

Mené à un rythme effréné, L’ARBRE DE VIE constitue une réussite indéniable pour les amateurs de Bob Morane. L’intrigue, plus touffue que de coutume, mélange légendes hébraïques, résurgence du nazisme, exotisme glacial (en plein Himalaya), etc. Sophia Paramount sera de la partie et le final inclut une poignée de golems vénères qui s’en vont massacrer du nazi. Un Bob Morane rythmé, très efficace et bien mené, avec une écriture prenante. Bref, une bonne pioche !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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Publié le 15 Mai 2025

L'IMPLACABLE: EXTERMINATION INVISIBLE de Sapir & Murphy

Remo va prochainement se marier et il a renoncé à combattre le Crime. Mais une nouvelle menace se profile, inventée par les Russes : l'épée de Damoclès. Ce dispositif stérilise silencieusement les hommes et les femmes, condamnant ses victimes à une extermination invisible. Hélas, cette arme suprême tombe dans les mains de Mr Gordons, un androïde détraqué jadis expédié dans l’espace. Revenu sur terre il décide de se venger de Remo et de Chiun. L'Amérique va-t-elle disparaitre ? Notre héros et une super espionne soviétique irrésistible doivent s’allier pour  vaincre ce métamorphe mécanique.

Apparu une première fois dans BIFTONS BIDONS, l’androïde meurtrier Mr Gordon est de retour une énième fois, donnant à cette aventure une coloration très science-fiction pulp. L’intrigue, comme toujours, part un peu dans tous les sens, avec d’un côté la menace d’une stérilisation massive orchestrée par les Popov, de l’autre le retour de l’androïde redoutable et enfin l’envie de Remo de décrocher de son job d’implacable « destroyer ». Le ton se veut plus dramatique que dans son ensemble mais on retrouve cependant l’humour coutumier de la série. Les réparties entre le vieux maitre et son élève restent drôle et l’ensemble avance à bonne cadence. Malgré un récit qui semble parfois écrit au fil de la plume, EXTERMINATION INVISIBLE demeure constamment divertissant. Sans être le meilleur bouquin de cette très longue saga, voilà un plaisant roman d’aventures « pour hommes » dans la grande tradition du genre avec un mélange efficace de comédie et de violences.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Implacable, #Pulp, #Aventures, #science-fiction

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Publié le 5 Mai 2025

L'EXECUTEUR: UN BAIN DE SANG POUR SUN LEE de Mike Newton

L’Exécuteur revient sous la plume de Mike Newton dans sa 303ème aventure (selon la chronologie américaine). Cette fois il s’attaque à de modernes pirates sévissant, comme leurs ancêtres, sur les mers de Malaisie. Avec une petite équipe (une femme qui souhaite venger ses parents et un flic honnête), Bolan part combattre Sun Lee. En effet ce dernier a enlevé un jeune couple dont les parents, des politiciens, refusent, par principe, de négocier. Leur seul espoir ? L’exécuteur ! 


Dans le domaine des bouquins de gare et de l’Exécuteur, Mike Newton était une valeur sure, capable d’offrir au lecteur l’évasion souhaitée. Bien sûr, le problème est que Newton a écrit beaucoup, beaucoup de bouquins : plus de 250 romans dont 137 consacrés à notre justicier préféré (et à ses séries dérivées comme SuperBolan ou Stony Man). Au fil des années, et en sachant qu’il n’avait probablement pas beaucoup de temps pour innover ou se relire, Newton s’est laissé un peu aller à la facilité. Dès lors ce roman ressemble beaucoup à ses publications antérieures sur l’ancien du Viêt-Nam devenu bête noire des méchants en tout genre. 


UN BAIN DE SANG POUR SUN LEE est un honnête roman de gare avec une intrigue classique, des rebondissements, une pincée de romance et beaucoup de fusillades, explosions et destructions massives. Les méchants sont originaux (des pirates) mais pas vraiment exploités, ils auraient pu être de « simples » terroristes que ça n’aurait guère changé la donne. Cependant, le bouquin avance à vive allure et le métier de l’auteur assure un divertissement efficace à défaut d’être vraiment mémorable. 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Aventures, #Exécuteur, #Roman de gare

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Publié le 16 Avril 2025

LA HORDE de Graham Brown & Clive Cussler

Graham Brown, toujours parrainé par Clive Cussler, livre ici le dixième volet des aventures de Kurt Austin et de la NUMA. Au programme, un récit très proche de James Bond avec un mégalomane du Moyen-Orient décidé à s’assurer la suprématie mondiale. Son arme ? Une horde de nanorobots destructeurs lâchés dans les océans et capables de, littéralement, tout dévorer. Bateau, humain, etc. Et surtout de modifier les températures maritimes pour provoquer d’épouvantables catastrophes climatiques. Kurt et sa bande vont devoir, une fois de plus, sauver le monde.

Difficile d’encore trouver les arguments pour parler des romans de la « marque » Clive Cussler. Les habitués savent à quoi s’en tenir depuis plusieurs décennies…Un prologue historique liant ancien et moderne, des aventures rondement menées, des chapitres très courts (une soixantaine, d’environ 6 ou 7 pages en moyenne), une action conduite en parallèle par plusieurs personnages principaux, de grosses scènes d’action, un peu de politique-fiction, un soupçon de science-fiction anticipative (ici avec des nanotechnologies destructrices),…Après une enquête assez rapide, Kurt, tel James Bond mâtiné d’une bonne dose d’Indiana Jones (et d’un soupçon de Tintin / Bob Morane pour nous les Belges) découvrent une partie de la menace que fait peser sur la planète un énième cinglé. Dès lors nous aurons courses poursuites, combats, fusillades, explosions et situations apparemment inextricables dont les héros se tirent toutefois sans pratiquement une égratignure à la dernière seconde.

Ce n’est pas toujours crédible mais c’est rondement mené, très professionnel, très efficace, très page-turner à l’américaine et on y apprend quelques petites choses sur les nouvelles technologies ou les océans. Alors certes cela ressemble à du roman pulp style « men’s adventure » en mieux écrit et en plus épais (on frôle les 500 pages à chaque bouquin) mais cela procure le divertissement escompté.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Clive Cussler, #Aventures, #Technothriller

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