gore

Publié le 4 Juin 2026

BRASIERS HUMAINS de John Blackstone

John Brosnam a été publié a plusieurs reprises dans la collection Gore sous ses différents pseudonymes : Ian Chiller, Harry Adam Knight et John Blackstone. Bizarrement son livre le plus connu, CARNOSAUR, ne l’a pas été en dépit du relatif succès, dans les vidéo clubs, de son adaptation cinématographique. Bref, BRASIERS HUMAINS constitue un exemple classique du métier de Brosnam et, vu sa courte pagination (l’original ne fait que 220 pages), il convenait parfaitement au format de la collection. Toutefois on n’y trouve ni érotisme ni vrais passages gore, ce qui pourrait attrister certains.

Le roman s’apparente à un thriller teinté de fantastique et d’horreur et se montre donc nettement moins gore que bien des titres publiés dans la collection. Deux enquêteurs des assurances, souffrant chacun de nombreuses difficultés, enquêtent sur des morts suspectes. Richard, le spécialiste des incendies, s’associe ainsi à Latimer pour découvrir l’origine de brasiers suspects aux Etats-Unis. La sœur d’une des personnes mystérieusement décédées tente elle-aussi de découvrir la vérité. Et celle-ci implique des phénomènes de combustions spontanées, un savant fou et des expérimentations délirantes.

Sous une couverture hideuse de Topor se cache un honnête petit bouquin agréable à suivre et bien servi par un rythme rapide. La crédibilité du récit n’est en revanche pas toujours optimale et le tout sombre parfois dans le risible au point qu’il faut enclencher la suspension d’incrédulité pour apprécier l’histoire proposée. Mais, dans le genre, on a vu bien pire et les personnages sont suffisamment développés et intéressants pour faire oublier les facilités du roman et une conclusion légèrement décevante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Gore, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 5 Mai 2026

VALS SANGLANTE de Violaine de Charnage

Violaine est déjà de retour avec un petit livre qui se conforme aux normes de la collection Gore des Alpes, à commencer par une pagination très réduite. Nous voici donc devant une novella d’une centaine de pages revisitant, de manière détournée, le mythe de la Comtesse Bathory et du vampirisme.

Dès lors, le récit avance vite, peut-être un peu trop, passant de Verena à Katrin, Beatriz et Micha… Nous découvrons ces femmes et pourtant le thème reste le même entre les différentes époques, du Moyen-âge à notre monde dit civilisé : la quête de la jeunesse, de la beauté et pourquoi pas de la vie éternelle.

Le récit ménage donc des scènes gore puisque c’est le principe même de la collection mais tout ça reste plaisant. Pas d’horreur crade pour le seul plaisir de choquer, nous sommes davantage dans la comédie noire « splatter », avec un humour sous-jacent bien présent. L’autrice alterne ainsi les romans malaisants et éprouvant (LES ENTRAILLES DE L’ENFER) avec d’autres, comme celui-ci, plus porté sur le second degré, les références (en particulier à « Hostel 2 ») et l’horreur sanglante. A la manière d’un dessin animé pour grands enfants pas sages, le récit se déroule sans aucun temps mort, en tout juste 100 pages bien tassées.

Un titre court mais agréable et très rythmé, qui se lit d’une traite en écoutant un petit Venom ou un autre des groupes conseillés…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore

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Publié le 21 Avril 2026

COSMOS CANNIBALE de Jérémie Grima

Hommage sympathique à l’horreur « survival », cette livraison de la collection Karnage transpose les classiques du gore redneck des seventies dans l’espace. Autrement dit, l’intrigue reprend celle de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE dans l’environnement d’ALIEN avec quelques clins d’œil supplémentaire à LA COLLINE A DES YEUX, DETOUR MORTEL ou BLADE RUNNER.

Nous sommes sur un vaisseau spatial en partance pour des vacances. L’équipage, cryogénisé, est réveillé plus tôt que prévue par l’ordinateur de bord. Un signal de détresse venu de LV 427 oblige à une opération de secours. Et voilà nos baroudeurs de l’espace qui se dirigent vers une station spatiale apparemment abandonnée où ils tombent dans un piège tendu par une famille de cannibales dégénérés.

L’intrigue ne propose pas vraiment de surprises pour les connaisseurs du classiques de Tobe Hooper dont l’auteur reprend les grandes lignes, décalquant parfois certaines scènes clés comme le fameux repas de la famille anthropophage. Même les personnages paraissent issus de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE avec une mention spéciale pour le changement d’héroïne entre la « final girl » attendue et sa sœur handicapée.

En dépit de l’aspect très prévisible du récit, COSMOS CANNIBALE reste une plaisante livraison de la collection Karnage. Le rythme soutenu, les chapitres courts et l’alternance des points de vue maintiennent l’intérêt. Le gore, de son côté, se montre bien présent sans verser dans la surenchère vomitive. Dans l’ensemble, le lecteur passe donc un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #science-fiction, #Horreur, #Karnage

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Publié le 6 Mars 2026

HORREURS EROTIQUES de Violaine De Charnage

Avec ce recueil, Violaine nous livre 6 nouvelles relativement courtes dans lesquelles nous croisons des psychopathes, une cinglée érotomane, une femme chat, un acteur porno sur le déclin,…

La première histoire revisite le Chat Botté dans une version fétichiste pour une histoire d’amour pervers entre une chatte bottée devenue humaine et un aristocrate tueur en série très excité par les pieds. Une bonne histoire qui rappelle quelque peu, en version courte, les fameux « contes interdits ».

La suite, « Putride Saint Valentin » donne dans la love story romantique pour perverse nécrophile. Si le thème rappelle quelque peu le très malsain « Nek’Romantik », l’histoire se montre ici plus amusante et joue beaucoup sur le contraste entre l’horreur des faits décrits et les commentaires fleur bleues de l’héroïne.

Une autre variation sur un conte célèbre ? « La toison bleue » constitue la version féminine du Barbe Bleue de Perrault.

Plus axé sur l’humour et le gore rigolo, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » commence par une nuit de sexe entre zombies et se termine par un carnage en club échangiste.

Si l’intrigue de « Sang pour sang triangle amoureux » semble assez classique, l’humour se montre à nouveau bien présent et se révèle totalement dans un twist final bien amené.

La plus longue des nouvelles, « Fuck Me I’m a mouche » revisite le body horror à la Cronenberg en racontant, sous forme de journal intime, le quotidien d’un acteur porno sur le déclin à qui on injecte de l’ADN de mouche…jusqu’au résultat évidemment attendu mais néanmoins gore et crade à souhait.

Avec une bonne diversité thématique, ces HORREURS EROTIQUES constituent un recueil fort plaisant qui ne néglige jamais l’humour et se montre gore et trash sans tomber dans la gratuité malsaine. L’édition est en outre très soignée avec des reproductions de gravure et une belle couverture, ce qui donne à l’ensemble un côté « bel objet » des plus appréciables.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Nouvelles (recueil), #Horreur, #Erotique, #Gore

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Publié le 11 Janvier 2026

MY VAGINA SMELLS LIKE SULFUR de Sea Caummisar

Sea Caummisar semble s’amuser avec les titres de ses courts romans. Après le très efficace et amusant FRUT OF THE LOINS, l’autrice revient avec une novella splatter porn au sujet du dark web. Une de plus puisque le sujet inspire de nombreux auteurs d’horreur extrême. Ici, le récit traite d’une émission underground au sujet d’individus qui se suicident de la manière la plus horrible possible pour accéder à un hypothétique paradis promis par une organisation secrète.

Les premières pages annoncent du splatter punk classique mais potable. Malheureusement la suite tourne au n’importe quoi absolu et (plus ou moins) assumé. L’intrigue n’a aucun sens, les personnages sont ridicules, stupides et aucunement développés, chaque chapitre semble écrit dans l’unique but de surenchérir dans les tortures sexuelles vomitives, sans aucune volonté de progression dramatique. Les twists proposés sont complètement ridicules et la fin n’en est pas une, laissant le lecteur terminer (péniblement) un bouquin qui, heureusement, ne compte qu’une centaine de pages.

Le livre aurait pu être un minimum sauvé par un style percutant ou une certaine recherche mais la grammaire et le vocabulaire sont d’une pauvreté consternante. Si on proposait à un adolescent de douze ans d’écrire « l’histoire la plus dégueulasse possible » on aboutirait probablement à un court roman dans ce style. Et probablement meilleur.

Le splatterpunk / porn dans toute sa gratuité la plus nulle et le degré zéro de la littérature d'horreur. 

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Publié le 8 Janvier 2026

CASSE CLOWN de Violaine de Charnage

Le « méchant clown » est devenu, en quelques années, un incontournable de l’épouvante. Depuis le Pennywise de Stephen King (dans ça), nous avons eu le Art des Terrifiers, les sagas des Killjoy et Camp Blood, dernièrement, Un clown dans un champs de maïs. Violaine de Charnage nous en propose donc sa déclinaison dans sa dernière livraison, Casse-Clown, publié dans sa bien nommée collection « Le diable au gore ». Nous y avions découvert les excellents « Slasher Island » (et sa téléréalité revisitée de manière sanglante) et » Croak Creek Maniacs » (hommage gluant à Hershell Gordon Lewis).

Ce nouveau (court) roman se montre cette fois plus axé sur le fantastique et délaisse quelque peu l’érotisme explicite et le gore. Il reste toutefois réservé à un public averti. Le pitch ? Quelques quidams adeptes des Coulrophobes Anonymes décident, un jour, que la peur doit changer de camp. Ils partent donc rendre justice et, comme le titre l’indique, s’en vont « casser du clown ». Hélas pour eux, nos apprentis vengeurs s’en prennent à des adeptes de la magie noire issus d’un cirque déliquescent façon Massacres dans le train-fantôme

L’intrigue étant plus classique que dans les précédentes œuvres de Violaine, l’autrice bouleverse la structure pour maintenir l’intérêt. Alternance de point de vue entre les coulrophobes et leurs victimes, aller-retour entre le présent et le passé, origine des frayeurs, etc. Pas le temps de souffler durant ces 150 pages bien tassées qui se lisent d’une traite. Une fois encore, Violaine de Charnage conjugue références cinéphiliques, clins d’œil, touches d’humour (les coulrophobes se désolent de la sortie prochaine de Petrifier 11), fantastique démoniaque, horreur sanglante et rebondissements jusqu’à la conclusion surprenante et ironique. Une belle réussite.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore, #Humour

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Publié le 26 Octobre 2025

STIFF THINGS: THE SPLATTERPORN ANTHOLOGY

Voici une anthologie de nouvelles horrifiques particulièrement extrêmes donc à ne pas mettre entre toutes les mains. Si le splatterpunk se caractérise souvent, au-delà des mutilations sanguinolentes, par de nombreuses scènes disons…osées, ce recueil va encore plus loin. Publiée sous la bannière du « splatter porn », le lecteur sait à quoi s’attendre : du gore et du cul. Bref, ça va être dégueulasse et comme disaient les tontons « c’est du brutal ». Ou, comme l’écrivait un chroniqueur « voici de la comédie romantique feel good, sauf qu'elle contient beaucoup plus de fluides corporels et de sang et en fait aucune partie feel good. À moins de considérez la nécrophilie, le viol, la mutilation et la torture comme romantique ».

Les fragiles facilement offusqués peuvent donc préparer leur trigger warning… et se les mettre bien profond dans le fondement. Nous ne sommes pas dans le «  mummy porn », ni le « spicy ». Bref, ce n’est pas gentillet. Ni même pas érotique. Et si certains considèrent tout cela excitant une consultation psy s’impose peut-être. Evidemment, comme toutes anthologies de ce style, l’ensemble se montre inégale. On débute avec un « Modern Celebrity » plaisant dans lequel un couple recrute un sans-abri pour participer à un sex-show diffusé en direct sur Internet. Le lecteur comprend rapidement où l’auteur nous conduit mais le tout demeure efficace. La suite ? A boire et à manger…Les nouvelles combinent horreur extrême et perversions sexuelles de manière radicalement outrancière, au point de verser dans l’humour noir et de devenir drôles pour les plus dérangés. D’ailleurs les meilleures (ou du moins les plus mémorables) sont volontairement humoristiques : l’hommage à Iron Maiden (du moins dans le titre) « Charlotte the Harlot » et le clin d’œil à Robert Bloch avec « The Penis of Marquis de Sade ».

Bref, les auteurs sont pour la plupart inconnus mais on repère cependant Eric LaRocca (auteur de la brutale romance lesbienne THINGS I’VE GOTTEN WORSE SINCE WE LAST SPOKE) et Kristoffer Triana, récompensé de pas mal de prix dans le domaine du splatterpunk. Deux valeurs sures qui ne déçoivent pas.

Malgré un côté quelque peu répétitif (mieux vaut picorer ses récits de temps en temps et non pas les lire d’une traite) et quelques histoires peu intéressantes, cela reste une anthologie décente pour découvrir ce sous-sous-genre littéraire particulier. Et les histoires courtes lui conviennent mieux que les romans…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Porno, #Splatterpunk, #Splatterporn, #Horreur, #Recueil de nouvelles

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Publié le 25 Juillet 2025

CROAK CREEK MANIACS de Violaine de Charnage

La nouvelle livraison de Violaine constitue un hommage au père fondateur du gore et à son meilleur film, « 2 000 Maniacs », réalisé voici 60 ans ! Nous voyageons donc dans les Etats-Unis et plus précisément dans une petite ville du Sud (très) profond, Croak Creek. A la suite de divers événements survenus voici bien longtemps, la communauté voue un culte aux grenouilles, lesquelles vivent par milliers dans le bled. Malheureusement, comme on le sait, le Français les préfère à l’ail et bien cuites. Dès lors, les habitants de Croak  Creek ont pris l’habitude, tous les dix ans, de massacrer joyeusement ces bouffeurs de grenouilles histoire d’égaliser le score entre les humains et les batraciens.

Dans la tradition de la collection Gore et de ses dérivés (Maniac, Trash, Karnage,…), ce roman déroule son intrigue de manière très ramassée, en 198 pages bien tassées qui se lisent très facilement. Le récit propose en effet un rythme soutenu, avec des détails bienvenus et des touches d’humour très efficaces qui compensent l’inévitable prévisibilité des événements. Les personnages, eux, sont tous fort bien typés et mémorables : le héros possède une histoire personnelle intéressante, les méchants sont fort plaisamment brossés et les victimes désignées sont, elles, stupides et caricaturales à souhait dans la tradition du slasher. En particulier les gonzesses, résumées justement à un surnom lié à la taille de leurs nichons.

Comme dans son modèle d’Hershell Gordon Lewis, Violaine cherche ici le bel équilibre entre le gore et la comédie et aboutit à une excellent histoire comico-sanglante. Les éléments trash se parent toujours d’un second degré bien senti, en particulier dans la scène culte de cannibalisme avec ingestion involontaire de stérilet. L’horreur se fait donc bien dégoulinante mais évite la surenchère stérile pour une approche certes rentre-dedans mais pas vomitive. Car nous sommes ici dans le domaine de la comédie gore (ou splatter comedy) avec quelques tortures revisitant Intervilles et autres jeux à la manière de 2000 Maniacs.

Moins porté sur l’extrême malsain que les ENTRAILLES DE L’HORREUR ou le porno-gore que SCREAMING BOYS / SLASHER ISLAND, voici une excellente lecture horrifique qui trouve la parfaite balance entre intrigue prenante, personnages réussis, passages saignants, rigolade, clins d’œil assumés (même Pleasant Valley apparait !) et détails saugrenus qui élèvent le résultat au-delà du simple hommage à « 2000 Maniacs ». Bref, c’est l’été, les canicules s’emballent, les anthropophages s’amusent à dépecer du Frenchie sous un soleil de plomb et le lecteur passe un bon moment.  

Vivement conseillé !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Humour, #Horreur, #Splatterpunk

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Publié le 3 Janvier 2025

UN CLOWN DANS UN CHAMP DE MAIS d'Adam Cesare

On le sait, les clown sont devenus des incontournables de l’horreur et ce n’est pas le succès récent de « Terrifier » qui me contredira. Ici, Adam Cesare nous la joue slasher en hommage aux films du genre des années ’80 et à leur déclinaison « néo » de la décennie suivante, façon « Scream » ou « Souviens-toi l’été dernier ». 
Tous les clichés répondent donc présents et il serait malvenu de s’en plaindre car l’auteur veut justement jouer des conventions du genre, entre sérieux et parodie. Bref on trouve une bonne dose de second degré dans ce récit balisé mais sanglant à souhait qui reprend la structure typique des eighties. Ca commence par la traditionnelle blague stupide qui tourne mal, ça se poursuit par l’arrivée dans un patelin paumé, Kettle Springs, d’une citadine qui souhaite être intégrée à la petite bande locale et puis on passe aux habituels flirts et autres fêtes. Les personnages répondent eux aussi aux clichés du genre, du blagueur à l’abrutis qui filme tout ce qu’il voit pour le diffuser sur youtube en passant par le mec sympa, la salope et la « fille de la ville » hautaine. Et, chez les adultes, le shérif dépassé qui se désole de voir son petit bled dépérir et voudrait bien relancer le tourisme et « make Kettle Springs great again ». 
Si l’introduction se montre un peu longuette (mais souvenez-vous c’était le cas dans les films dont s’inspire l’auteur), la seconde moitié voit débarquer les clowns. Car ils sont plusieurs. Attifés comme Frendo la mascotte locale, symbole d’une industrie ayant périclité, nos clowns vont aller buter de la pétasse à grand coup de machettes, tronçonneuse, fourche, etc. Une seconde partie largement plus mouvementée et rythmée que la première et qui en rachète les défauts et baisse de régime. Pendant près de deux cents pages, le bouquin n’arrête pas et le carnage non plus, laissant la majorité de ses protagonistes sur le carreau et dans une grosse flaque de sang.
Adam Cesare livre donc le parfait petit bouquin slasher référentiel, une sorte de young adult horrifique très gore mais jamais malsain qui se termine par un twist efficace et annonce la suite, FRENDO EST VIVANT ! En résumé, du bon page-turner au style sans doute encore un peu hésitant mais à l’efficacité indéniable. On attend impatiemment l’adaptation cinématographique en espérant qu’elle soit aussi fun, gore et méchante. 
 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Gore, #Young Adults, #slasher

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Publié le 16 Septembre 2024

COURS CHRISTINE COURS de Kasprowiak

La collection Karnage s’enrichit de ce roman intéressant et relativement original. Déjà car l’auteur le situe en partie en Belgique et d’autre part car il combine des éléments de slashers référentiels à une horreur à plus grande échelle. On peut même la qualifier de lovecraftienne puisqu’elle implique un des grimoires maudits du mythe, le Vermiis Mysteris soi-disant écrit par un nécromancien, Ludwig Prinn, brûlé vif à Bruxelles par l’Inquisition.

Le bouquin propose donc un récit qui débute de manière assez classique avec le cocktail habituel de la collection, à savoir un côté thriller émaillé de nombreuses scènes gore et cul, puis dévie vers un récit plus novateur et surprenant.

Nous suivons donc la très dévergondée Christine qui fuit sans véritable but afin d’échapper à un tueur maniaque calqué sur Michael Myers mais affublé d’un masque de Miss Maggie. Une fuite semée d’embuches et, surtout, de nombreux cadavres.

Toujours bien rythmé (avec une pagination réduite à moins de 200 pages), COURS CHRISTINE COURS se veut un hommage au cinéma horrifique des années ’80, l’auteur parsemant son texte de références plus ou moins explicites. En dépit de la violence et de l’érotisme prononcé, le tout possède également un côté outrancier assumé qui flirte souvent avec le second degré voire l’autoparodie, rendant l’ensemble très plaisant à lire et plus « rentre-dedans » que réellement choquant. Un bon cru pour la collection héritière de Gore et Maniac.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Karnage, #Gore, #Splatterpunk

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