Publié le 30 Mars 2026

A QUOI SONGENT LES PSYBORGS? de Pierre Barbet

Deuxième volet du cycle de Setni, tenu en grande estime par les amateurs de science-fiction rétro et jadis publié au Fleuve Noir. Notre enquêteur spatio temporel se retrouve donc sur une planète d’inspiration médiévale gouvernée par trois êtres tout puissants. Assimilés à des magiciens ils recourent, en réalité, à la technologie pour s’imposer comme les maitres de ce monde. Setni enquête, découvre les vérités cachées et vit de nombreuses aventures dans un style assez alerte et plutôt agréable, quelque part entre la science-fiction, la fantasy et le planet-opéra.

Ecrivain parisien étant venu à la littérature à près de 40 ans, Pierre Barbet a ensuite écrit près d’un roman par an jusqu’à son décès en 1995. Il laisse donc un vaste corpus (une trentaine de titres) marqués par des rebondissements nombreux et un rythme soutenu, typique de la littérature de gare du tout début des années ’70. L’inspiration mélange le space-opéra américain (à la Jack Vance) et un côté « Star Trek » ou « Doctor Who » prononcé qui, par la suite, nourrira les similaires (mais plus sexualisées) aventures de Richard Blade ou de Gor.

Rien de révolutionnaire dans ce petit bouquin mais l’assurance d’un moment agréable pour les nostalgiques et une intrigue menée tambour battant en moins de 200 pages.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Fleuve Noir Anticipation, #planet opéra

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Publié le 24 Mars 2026

LA MAISON DE L'HORREUR de Frédéric Dard

Publié en 1952 sous le pseudonyme de Frédéric Charles dans la collection « la loupe », LA MAISON DE L’HORREUR sera rééditée quarante ans plus tard dans un volume intitulé ROMANS D’EPOUVANTE sous le véritable nom de Frédéric Dard. L’auteur de SAN ANTONIO a, en effet, écrit dans ses jeunes années une poignée de titres d’inspiration horrifique comme cette MAISON DE L’HORREUR plutôt classique mais efficace de par sa brièveté (144 pages !). L’intrigue débute par un accident de voiture impliquant deux jeunes gens. L’un périt, l’autre survit mais, désorienté, cherche refuge dans une étrange demeure pourvue de divers systèmes dissuadant les visiteurs d’y entrer et, surtout, d’en sortir. Le maitre de maison, un nain mégalomane, y poursuit d’étranges expériences et l’infortuné accidenté devient son cobaye.

Quelque peu « rétro » dans son déroulement, le roman adopte un côté très feuilletonnesque et pulp appréciable avec les conventions coutumières : maison isolée pleine de pièges farfelus, expérimentations délirantes d’un savant fou, surprises diverses et retournements de situation jusqu’au twist final. Ce-dernier s’avère aujourd’hui galvaudé mais suffisamment bien amené pour emporter l’adhésion. Le métier de Frédéric Dard suffit à assurer la réussite d’un livre sans doute mineur mais plaisant. On y retrouve en réalité la nostalgie des séries B horrifiques des années ’40 (sans doute une inspiration de l’auteur) proposée par les petits studios à la suite des succès de la Universal avec ses grands monstres. Le bouquin convoque donc les images de Bela Lugosi et autre Boris Karloff occupés à tripatouiller des produits chimiques dans un laboratoire constitué de bric et de broc. Et, dans l’ensemble, cela fonctionne et permet de passer un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Pulp, #Thriller

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Publié le 19 Mars 2026

BEHIND HELL de Hely Ka

Voici encore un roman catalogué Dark Romance mais qui serait sans doute plus à sa place dans le torture porn ou même le splatterporn.

Evy, une jeune femme de 22 ans, tombe en panne de voiture et se fait kidnapper par trois hommes qui l’emmènent dans un lieu secret où ils vont s’employer à la briser. A partir de là nous sommes partis pour une suite non-stop de violences sexuelles et de dégradations. Evy, rebaptisée Pissy puisqu’elle sert de toilette humaine à ses ravisseurs, subit des viols nombreux, des doubles pénétrations brutales, des fellations façon gorge profonde qui la font vomir, des sodomies forcées, etc. Très vite elle apprend à dire « maitre » et accepte les traitements subis mais l’arrivée d’un nouveau personnage, Silas, amnésique, remet tout en question. Il subit lui aussi les humiliations et les viols à répétitions mais ne perd pas espoir et une romance (ah quand même !) se noue entre lui et Evy dans cette ambiance de « proximité forcée ». Mais qui est réellement Silas ?

Etrange bouquin inclus dans la catégorie « romance » mais qui apparait surtout comme un catalogue de sévices et de brutalité. Toutes les perversions sont au programme (y compris le viol d’une fille de 14 ans par un homme surnommé l’anaconda vu la taille de sa bite) et l’autrice ne recule devant rien pour choquer. D’où une progression dans le trash qui culmine par le viol de l’héroïne par un chien à mi-parcours. Une fois cette étape franchie difficile d’aller plus loin et, à partir de là, le bouquin ressasse jusqu’à l’ennui (ou la nausée pour les plus fragiles) les mêmes scènes entrecoupées de passages sexuels entre les deux protagonistes.

Néanmoins le style se montre plus efficace et recherché que de coutume, avec des dialogues moins ridicules et même quelque touche d’humour. Sans oublier une alternance de point de vue classique mais efficace et des chapitres très courts qui rythment l’histoire en dépit du manque de rebondissement assez préjudiciable. En revanche l’ensemble n’avance pas vraiment, les réactions des personnages sont aberrantes (que ce soit l’héroïne nunuche ou le Silas à la fois jaloux et colérique qui reporte toujours la faute sur sa compagne d’infortune), certaines pistes ouvertes sont abandonnées et l’ensemble finit par ennuyer. Bref, un livre qui se lit surtout pour son côté choc.

Si on veut de la « romance » ce n’est sans doute pas le bouquin à conseiller mais pour les amateurs de récits extrêmes érotico-violents ça se lit plutôt plaisamment, du moins pendant 150 pages, la suite étant pénible jusqu’au happy end vite expédié. Encore une mauvaise pioche.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Porno, #Splatterporn

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Publié le 16 Mars 2026

DIX AMES PAS PLUS de Ragnar Jonasson

Traducteur d’Agatha Christie et proclamé « sauveur du roman policier à énigme » ou « monument du polar moderne », Ragnar Jonasson propose ici une intrigue située dans un petit village perdu d’Islande en 1985.

Le début est plutôt intéressant. Notre héroïne pas toujours franchement sympa, Una, se retrouve donc à Skalar, un bled archi perdu où ne vivent que dix personnes. Dont deux fillettes à qui elle va devoir faire la classe durant un an. Très vite Una découvre la petite communauté, s’installe tranquillement, pense voir un fantôme (la maison est supposée hantée depuis la mort d’une petite fille voici des années), tente de renouer vaguement avec sa meilleure amie restée à la capitale et  entame une petite romance avec le seul beau mec du coin. Faut avouer qu’il n’y a guère de choix si elle ne veut pas se payer une année d’abstinence. Comme nous sommes dans un roman policier (ah bon ?) un accident (ou un crime ?) se produit, pile à la moitié du roman. Aura-t-on droit à une enquête ? Pas vraiment. Le livre reprend son petit train-train façon chronique un brin social sur l’existence dans un lieu reculé.

Avec ses chapitres très courts le bouquin avance relativement vite. Encore heureux vu la platitude du récit. Le lieu isolé et les passages flirtant avec le fantastique laissaient pourtant espérer un peu de suspense mais le lecteur doit vite se rendre à l’évidence : en dépit de nombreuses pistes ouvertes par l’auteur tout cela n’est guère crédible. Et plus on avance plus l’ensemble apparait comme invraisemblable, peu aidé par des protagonistes unidimensionnels et stéréotypés. Et le mystère ? Résolu ou devrait-on dire expédié en deux ou trois pages dans un final bâclé. Bref, Ragnar Jonasson est loin de ses influences supposées, il apparait surtout comme un écrivain ayant voulu dépeindre l’existence dans un coin perdu de l’Islande au mitan des années ’80. Et puis il y a greffé une pseudo enquête policière en guise de justificatif. Mais ça ne prend pas et l’écriture très faible n’arrange rien. Le lieu choisi aurait pourtant permis un bon whodunit à l’ancienne…il faudra se contenter d’une petite histoire sans grand intérêt…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Policier, #Polar, #Polar nordique

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Publié le 13 Mars 2026

CORPS A COEUR deJessie Auryann

Voici donc la fameuse “dark romance » retirée de la vente à la suite d’une pétition lancée sur Internet et signée par 80 000 personnes en trois jours. Inutile de revenir sur la polémique et les conséquences, dont des menaces de morts expédiées à l’autrice. Le livre mérite-t-il cet anathème ? Sans doute pas. Comme il n’existe pas de mauvaise publicité, cette affaire a sans doute permis de le mettre en évidence, sans quoi il serait probablement passé inaperçu. Il s’est « bien vendu » (mais que signifie vraiment un livre qui se » vend bien » dans le domaine de l’auto-édition ?), aujourd’hui il a… disparu. Retiré d’Amazone, les pages sur les sites de critiques de livre qui en parlait ont, elles-aussi, étaient supprimées. Pouf ! Adieu…Doit-on le regretter ? Pas vraiment…

Car, avouons-le, et au-delà de toute censure, ce bouquin est affreusement médiocre. L’héroïne, Mélina, se présente comme une parfaite salope, une chaudasse qui s’exhibe sur Internet à la psychologie complètement délirante. Ainsi, importunée par trois racailles, elle les emmène fissa dans un hôtel pour se faire prendre vite fait bien fait. Un dans chaque trou, tout le monde est content. Elle finit par rencontrer un mec trop beau trop parfait mais qui se refuse à elle…du moins pendant un certain temps. Au final, il ne peut plus lui résister… Car Mélina n’est pas juste « belle », elle est forcément une sorte de déesse du sexe au physique parfait absolument trop sexy trop entreprenante et trop excitée.

Et nous avançons, pendant de trop nombreuses pages (700 apparemment…je sais pas j’avais un epub et je l’ai lu en diagonale) dans les clichés de la dark romance avec relation toxique, sexualité ultra libérée et violence plus ou moins consenties. Dont une scène de viol avec divers objets insérés dans divers orifices extrêmement brutale qui conduit à l’hospitalisation de Mélina mais ne calme absolument pas ses ardeurs.

Puis arrive le second tome (les deux sont réunis dans l’intégrale) où se trouvent les fameuses et très nombreuses scènes de viols et de tortures commises sur un nourrisson.  Selon l’autrice il ne s’agit pas d’une quelconque apologie de l’inceste ou de la pédophilie mais simplement d’une « mise en garde », justifiée par les trigger warnings nombreux. Admettons. Car si on aurait pu l’accepter si elle se contentait d’une scène de ce style il est plus difficile de valider cette thèse après le Xème passage du même genre…

Au-delà de toute cette polémique, le livre se révèle simplement malsain, interminable (lecture en diagonale vivement conseillée) et sans intérêt. Un mélange entre un délire du Marquis de Sade revisité par les tropes « dark » et largement inspiré du fameux film scandaleux « A Serbian Film ». Fallait-il interdire le livre et poursuivre l’autrice en justice pour autant ? Non. Il est d’ailleurs resté un an en vente sans susciter de réelles réactions avant d’être mis en lumière par divers influenceurs littéraires. Corps à cœur est simplement de la pseudo littérature trash qui apparait écrit au fil de la plume et sans aucun souci de progression, dans le seul but de choquer. Un coup marketing ? Probablement. Mais en allant trop loin, l’autrice qui voulait seulement jouer a perdu…Tant pis.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Polémique

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Publié le 9 Mars 2026

AIDE MOI (LES LARMES DU SILENCE TOME 1) de Sarah West

Autrice française prolifique, Sarah West livre ici le premier volet d’une trilogie de dark romance bien notée et réputée.

Le récit commence de manière relativement agréable et même intéressante en présentant Nina qui vit sous la coupe d’une mère dominatrice. Elle décide néanmoins d’aller à une soirée pour un peu s'amuser. Mais, patatras, la voilà qui tombe sur le méchant Kyle, le type le plus populaire et le plus beau du lycée. Mais aussi un parfait salaud qui la drogue, la viole et puis la partage à ses amis. Nina va-t-elle réagir ? Non car Kyle menace de faire subir le même sort à sa petite sœur. Et donc elle se tait. Et hop nous voilà parti pour une suite d’abus continuels. Kyle fait de Nina sa chienne et l’offre en pâture à qui n’en veut…Jusqu’à l’arrivée de Hayden, le demi-frère de Nina et nouveau mâle alpha que se dispute toutes les filles. Il entame une bizarre relation avec Nina.

Bon, c’est de la dark romance donc il ne faut pas attendre du réalisme mais nous sommes ici dans un délire complet. Entre les parents qui se fichent totalement de leur fille et veulent uniquement maintenir les apparences et l’héroïne soi-disant forte qui se contente de subir viol sur viol à longueur de pages c'est pas la joie. Sans oublier une pseudo romance avec Hayden qui tombe dans les mêmes travers. L'autrice semble d'ailleurs modifier le comportement des personnages d'un chapitre à un autre pour permettre à son récit d'avancer. 
Mais t
out ça devient très vite redondant malgré la grande complaisante des passages érotico-masochistes destinés, on le suppose, à titiller le lectorat féminin. Ou masculin. On est en plein fantasme de viol et de domination même si le tout se veut un "avertissement" et inclut même les adresses auxquelles s'adresser en postface. 

Du côté de la psychologie des personnages c’est un peu le néant par contre. Tout comme la progression du récit qui semble faire du surplace après 50 pages. Pas de bol il en reste 150 à supporter. Comme en plus le bouquin débute par le suicide de Nina, qui se remémore ensuite ses derniers mois, aucune surprise à attendre de l'histoire. Le style, lui, reste d’une platitude totale et l’ensemble apparait écrit au fil de la plume, de manière très immature et sans aucune recherche. 

Au final, on retrouve dans ce roman le sadisme bêta et satisfait d’un "Brigade Mondaine" des années ’80 mais assorti ici d’un message alarmiste quelque peu risible et d’un pseudo argumentaire féministe. Vu les ventes conséquentes de ce style de livre, il y a un public pour ce genre de bouquin et nul doute que ce-dernier y trouvera son compte avec énormément de passages sexy (ou "smut" comme on dit à présent) tant Kyle apprécie sa "conquête". Il faut dire qu'elle a "la chatte très serrée", ce qu'il répète à longueur de pages comme argument de vente à ses copains. Bon il passe aussi par les autres trous, un peu de variété ne fait pas de mal. 

En somme, rien de bien neuf et nous sommes loin d'un HISTOIRE d'O autrement mieux écrit et intéressant. Voici 15 ans on parlait de « mommy porn » pour décrire ces romans mais comme aujourd’hui ils sont lus majoritairement par des adolescentes (en dépit des trigger warnings et des "interdits aux moins de 18 ans") l’appellation a changé en dark romance... sans beaucoup modifier les conventions du genre.

Au final mieux vaut sans doute se refaire un Esparbec, moins hypocrite et plus habile de sa…plume.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Dark Romance

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Publié le 6 Mars 2026

HORREURS EROTIQUES de Violaine De Charnage

Avec ce recueil, Violaine nous livre 6 nouvelles relativement courtes dans lesquelles nous croisons des psychopathes, une cinglée érotomane, une femme chat, un acteur porno sur le déclin,…

La première histoire revisite le Chat Botté dans une version fétichiste pour une histoire d’amour pervers entre une chatte bottée devenue humaine et un aristocrate tueur en série très excité par les pieds. Une bonne histoire qui rappelle quelque peu, en version courte, les fameux « contes interdits ».

La suite, « Putride Saint Valentin » donne dans la love story romantique pour perverse nécrophile. Si le thème rappelle quelque peu le très malsain « Nek’Romantik », l’histoire se montre ici plus amusante et joue beaucoup sur le contraste entre l’horreur des faits décrits et les commentaires fleur bleues de l’héroïne.

Une autre variation sur un conte célèbre ? « La toison bleue » constitue la version féminine du Barbe Bleue de Perrault.

Plus axé sur l’humour et le gore rigolo, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » commence par une nuit de sexe entre zombies et se termine par un carnage en club échangiste.

Si l’intrigue de « Sang pour sang triangle amoureux » semble assez classique, l’humour se montre à nouveau bien présent et se révèle totalement dans un twist final bien amené.

La plus longue des nouvelles, « Fuck Me I’m a mouche » revisite le body horror à la Cronenberg en racontant, sous forme de journal intime, le quotidien d’un acteur porno sur le déclin à qui on injecte de l’ADN de mouche…jusqu’au résultat évidemment attendu mais néanmoins gore et crade à souhait.

Avec une bonne diversité thématique, ces HORREURS EROTIQUES constituent un recueil fort plaisant qui ne néglige jamais l’humour et se montre gore et trash sans tomber dans la gratuité malsaine. L’édition est en outre très soignée avec des reproductions de gravure et une belle couverture, ce qui donne à l’ensemble un côté « bel objet » des plus appréciables.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Nouvelles (recueil), #Horreur, #Erotique, #Gore

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Publié le 2 Mars 2026

ASSASSIN's CREED RENAISSANCE d'Oliver Bowden

Après les novélisations de films, voici celles de jeux vidéo avec la fameuse franchise vidéo ludique débutée en 2007. Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour apprécier ce bouquin divertissant et bien mené dans lequel on ne s’ennuie guère en dépit d’une pagination conséquente (près de 500 pages).

Le côté plus science-fictionnelle des jeux s’efface ici totalement au profit d’un roman de cape et épée teinté de fantasy qui plonge le lecteur dans l’Italie de la fin du XVème siècle. Nous suivons ainsi Ezio Auditore, sorte d’avatar de Monte-Christo dont la famille est massacrée après une infâme trahison. Ezio intègre ensuite les Assassins, reçoit l’aide de Leonard de Vinci qui lui confectionne des gadgets fort utiles (dont une machine volante) et agit un peu comme le Q des James Bond. La suite ? Action, vengeance, quête d’un artefact tout puissant, indices à découvrir pour poursuivre le parcours. Notre héros rencontre de nombreux personnages historiques comme Machiavel ou les Médicis, combat les Templiers (assimilés ici à de grands méchants comploteurs), vieillit, trouve l’amour et se perfectionne dans l’art de tuer en suivant le Crédo des Assassins.

Si l’histoire ne démontre pas une originalité débordante, elle reste fort bien ficelée avec un côté roman feuilleton des plus appréciable. On y trouve un mélange de fantaisie et d’Histoire appréciable, traversé par des personnages historiques « plus grand que nature » dont le très gay Leonard en inventeur génial élaborant les armes du héros.

Le récit s’étale d’ailleurs sur plus de 20 ans et montre l’évolution du héros tandis que le style de l’auteur s’avère fort efficace en dépit de quelques expressions anachroniques. Vocabulaire recherché sans être précieux, termes italiens nombreux permettant de s’immerger plus facilement dans l’ambiance, chapitres nerveux, cliffhangers et autres rebondissements, Oliver Bowden démontre son métier et ne s’encombre pas de descriptions inutiles ni de sous-intrigues. Le romancier va droit à l’essentiel, dans une optique très cinématographique laissant la part belle à l’action mais sans négliger d’offrir, avec Ezio, un héros intéressant et relativement fouillé.

Bien évidemment, nous ne sommes pas dans de la grande littérature réflexive et intelligente mais ce n’est pas ça que le lecteur attendait. Il voulait de l’action, du dépaysement, quelques touches d’humour, un soupçon de romance et un background historique solide agrémenté d’une bonne dose de fantasy. Et, cela tombe bien c’est exactement ce qu’il reçoit avec cet Assassin’s creed renaissance suffisamment emballant pour donner envie de prolonger la saga par une de ses nombreuses suites.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Fantasy, #Assassin's Creed

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