science-fiction

Publié le 8 Juin 2026

PROJET DERNIERE CHANCE d'Andy Weir

Après le succès du roman et du film SEUL SUR MARS, Andy Weir revient avec un livre fonctionnant sur le même principe de lutte solitaire pour survivre dans un milieu  hostile.

Le professeur Grace est choisi pour participer à une expédition destinée à empêcher l’extinction de l’humanité. Envoyé dans l’espace avec deux autres astronautes, plongé dans le coma, il se réveille amnésique. Ses compagnons sont morts. Le voilà seul, à des millions de kilomètres de la terre. Aucune aide à espérer dans cette mission suicide. Mais une faible chance de sauver la planète menacée par la mort prochaine du soleil, victime de créature « astrophages ».

Voici un bouquin qui débute plaisamment, en plongeant directement le lecteur au cœur de l’action et en lui faisant découvrir, en même temps que le héros, les tenants de cette mission sans espoir de retour. Nous voici donc repartir pour de la « light » hard science, si l’on peut dire. Autrement dit, Weir n’abuse pas du préchi précha technobabillage incompréhensible mais étale cependant ses connaissances scientifiques (math, physique, astronomie,…) sur une bonne partie du récit. Dès lors, l’intrigue, plutôt simple, se voit gonflée jusqu’à frôler les 600 pages. Or, excepté pour les inconditionnels de ce type d’écriture, l’ensemble parait longuet et aurait sans doute pu tenir sur une pagination divisée par deux. Le plus intéressant ? Les flashbacks sur la conception de la mission et les scènes situées avant le décollage du « Dernière Chance ». Mais le tout est bien verbeux une fois dans l’espace et PROJET DERNIERE CHANCE s’apparente souvent à un récit à la Arthur C. Clarke artificiellement allongé par des considérations techniques à la Stephen Baxter (en plus abordable !).

Il y a heureusement des passages efficaces, quelques considérations vertigineuses sur la place de l’Homme, tout petit face à l’infiniment grand. Encore une fois du classique. Quelques touches d’humour, les difficultés de communiquer avec un extra-terrestre véritablement différent de nous, une finale assez efficace et haletante. Sur 300 pages nous tenions un bon page-turner de science-fiction entre space opéra blockbuster et hard science philosophique. Sur près de 600 pages le constat se montre, malheureusement, beaucoup moins positif. Disons qu’en survolant les passages les plus rébarbatifs, le tout se lit sans déplaisir mais le lecteur en espérait davantage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hard Science, #science-fiction

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Publié le 21 Avril 2026

COSMOS CANNIBALE de Jérémie Grima

Hommage sympathique à l’horreur « survival », cette livraison de la collection Karnage transpose les classiques du gore redneck des seventies dans l’espace. Autrement dit, l’intrigue reprend celle de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE dans l’environnement d’ALIEN avec quelques clins d’œil supplémentaire à LA COLLINE A DES YEUX, DETOUR MORTEL ou BLADE RUNNER.

Nous sommes sur un vaisseau spatial en partance pour des vacances. L’équipage, cryogénisé, est réveillé plus tôt que prévue par l’ordinateur de bord. Un signal de détresse venu de LV 427 oblige à une opération de secours. Et voilà nos baroudeurs de l’espace qui se dirigent vers une station spatiale apparemment abandonnée où ils tombent dans un piège tendu par une famille de cannibales dégénérés.

L’intrigue ne propose pas vraiment de surprises pour les connaisseurs du classiques de Tobe Hooper dont l’auteur reprend les grandes lignes, décalquant parfois certaines scènes clés comme le fameux repas de la famille anthropophage. Même les personnages paraissent issus de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE avec une mention spéciale pour le changement d’héroïne entre la « final girl » attendue et sa sœur handicapée.

En dépit de l’aspect très prévisible du récit, COSMOS CANNIBALE reste une plaisante livraison de la collection Karnage. Le rythme soutenu, les chapitres courts et l’alternance des points de vue maintiennent l’intérêt. Le gore, de son côté, se montre bien présent sans verser dans la surenchère vomitive. Dans l’ensemble, le lecteur passe donc un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #science-fiction, #Horreur, #Karnage

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Publié le 7 Avril 2026

BLADE: LES AMAZONES DE THARN de Jeffrey Lord (Manning Lee Stokes)

Richard Blade est un héros de roman de science-fantasy pulp, violent et sexy, typique du roman de gare « pour hommes » ayant connu de nombreux avatars dans les seventies. La série se montre imaginative et avance à un rythme soutenu mais, comme la plupart des séries de ce style mieux vaut ne pas en abuser sous peine de voir apparaitre les grosses ficelles. Dès lors, deux ou trois romans par an semble un bon rythme pour s’amuser et ne pas se lasser.

Ce volume en particulier se révèle bien ficelé, reprenant les intrigues élaborées dans les deux précédents tout en augmentant le quota de retournements de situation, d’aventures et d’action.

Comme toujours, nous débutons le récit par une scène londonienne et les explications quelque peu redondantes du principe de la « machine » d’exploration spatiale qu’emprunte Blade, sous la direction de J et Lord Deighton, pour se retrouver dans une autre dimension.

Cette fois Blade se retrouve à Tharn, un monde gouverné par des Amazones forcément sexy qui toutes, se languissent de la virilité de Blade. Car le bonhomme en possède une grosse, à rendre jaloux Rocco, et sait s’en servir. Ce qui s’avère pratique puisque la planète ne compte que des sous-hommes eunuques et des « lordsmen », autrement dit des hommes inférieurs. Car une guerre ancienne a conduit à l’extermination de quasiment toute la population mâle. Ce qui n’empêche pas les Amazones de vouer un culte assez entreprenant au phallus. Or, tout se petit monde attend impatiemment le retour de Mazda, pas la voiture, mais le dieu viril qui ressemble sacrément à Blade. Oh ben ça tombe bien alors…Dès lors Blade devient le protégé de la princesse nympho Totha…

On retrouve dans ce nouveau volume tout l’attirail coutumier de Blade : voyage dimensionnel, civilisation décadente peuplée de demoiselles lubriques, combats dans l’arène, etc. Le tout dans un mélange de fantasy, de médiéval fantastique et de science-fiction assez plaisant qui inclut des champs de force, une épée à la Excalibur fichée dans la roche, des prophéties, de la magie, etc. Peu à peu Blade assume ses fonctions de grand chef conduisant la défense des Amazones contre leurs ennemis…

Blade constitue donc une lecture sympathique quoique très classique : les thèmes et péripéties reviennent d’un bouquin à l’autre de manière très prévisible, l’auteur s’appliquant à reprendre la même formule qui, avouons-le, fonctionne plutôt bien. On retrouve ici le culte de la virilité triomphante, les jeunes filles peu vêtues toujours prêtes à succomber devant Blade qui, armé de sa bite et son épée, l’emporte toujours. De la science-fantasy d’aventures masculiniste et réjouissante, quelque part entre CONAN, GOR et JOHN CARTER, écrite par Manning Lee Stokes sous le pseudo collectif de Jeffrey Lord  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Richard Blade, #science-fiction, #Fantasy, #Pulp, #Roman de gare

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Publié le 30 Mars 2026

A QUOI SONGENT LES PSYBORGS? de Pierre Barbet

Deuxième volet du cycle de Setni, tenu en grande estime par les amateurs de science-fiction rétro et jadis publié au Fleuve Noir. Notre enquêteur spatio temporel se retrouve donc sur une planète d’inspiration médiévale gouvernée par trois êtres tout puissants. Assimilés à des magiciens ils recourent, en réalité, à la technologie pour s’imposer comme les maitres de ce monde. Setni enquête, découvre les vérités cachées et vit de nombreuses aventures dans un style assez alerte et plutôt agréable, quelque part entre la science-fiction, la fantasy et le planet-opéra.

Ecrivain parisien étant venu à la littérature à près de 40 ans, Pierre Barbet a ensuite écrit près d’un roman par an jusqu’à son décès en 1995. Il laisse donc un vaste corpus (une trentaine de titres) marqués par des rebondissements nombreux et un rythme soutenu, typique de la littérature de gare du tout début des années ’70. L’inspiration mélange le space-opéra américain (à la Jack Vance) et un côté « Star Trek » ou « Doctor Who » prononcé qui, par la suite, nourrira les similaires (mais plus sexualisées) aventures de Richard Blade ou de Gor.

Rien de révolutionnaire dans ce petit bouquin mais l’assurance d’un moment agréable pour les nostalgiques et une intrigue menée tambour battant en moins de 200 pages.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Fleuve Noir Anticipation, #planet opéra

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Publié le 2 Février 2026

THE LUCID DREAMING de Lisa Morton

Experte d’Halloween et autrice de la « Halloween Encyclopedia », Lisa Morton œuvre également dans la fiction comme en témoigne cette novella d’une centaine de pages. Nous sommes ici dans une dystopie teintée d’horreur parfois comparée à LA SERVANTE ECARLATE ou LE FLEAU de Stephen King sans oublier des métrages comme « 28 Jours plus tard »

Ashley, punkette Californienne d'une vingtaine d'années surnommé Spike, tente de mener une existence plus ou moins normale en prenant des médicaments qui soigne ses tendances schizophrènes et paranoïaques violentes. Le Prolixin peut, en effet, lui permettre de vivre tranquillement même si elle se retrouve parfois en hôpital psychiatrique. Un jour notre Spike découvre la porte de sa cellule ouverte et des tas de morts. Une étrange épidémie a rendu la quasi-totalité de la population complètement folle, victime de cauchemars éveillés destructeurs. Seules les personnes prenant du Prolixin ont échappé à la contamination. Et Spike se retrouve donc la jeune femme la plus saine d’esprit dans ce monde où les fous ont pris le contrôle…

Ayant remporté le Stocker Award du meilleur roman court, ce récit d’une centaine de pages se révèle très efficace, avec un rythme soutenu, des touches d’humour et une action rapide. La seconde partie se la joue « post apo » avec cette secte essayant tant bien que mal de reconstruire la civilisation après l’effondrement.

Si l’intrigue eut gagné à se voir quelque peu développée, laissant au final beaucoup de questions sans réponse, THE LUCID DREAMING reste une très bonne novella à la fin ouverte effective.

 

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Publié le 29 Janvier 2026

LES ARMEES DE CEUX QUE J'AIME de Ken Liu

Dans les « nouveaux noms » de la SF, Ken Liu s’est imposé comme un des meilleurs auteurs révélés ces dernières années. Fréquemment publié chez nous au format court, qu’il privilégie largement, il a donné de nombreux textes marquants comme L’HOMME QUI MIT FIN A L’HISTOIRE et ses recueils comme LA MENAGERIE DE PAPIER ou JARDIN DE POUSSIERES. Pour sa dernière livraison dans la collection « Une heure lumière, Ken Liu se montre malheureusement décevant. Ce sont des choses qui arrivent.

Comme souvent l’intrigue est originale et quelque peu déstabilisante mais, cette fois, elle parait également embrouillée et peine à maintenir l’intérêt malgré une pagination restreinte. Nous sommes dans un monde post apocalyptique, avec des villes mouvantes, des survivants qui considèrent les derniers gadgets technologiques fonctionnels comme magique et une adolescente vivant dans un arbre qui porte secours à un inconnu…

Ken Liu mélange ici science-fiction, dystopie anticipatoire et fantasy dans un univers pas vraiment clair ni facile d’accès bien que l’intrigue soit assez convenue. Le tout donne une novella obscure, dans laquelle on se demande souvent où l’auteur veut aller. Bref, pas le meilleur moyen d’aborder cet auteur habituellement passionnant.


 

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Publié le 16 Janvier 2026

PLANET X: STAR TREK THE NEXT GENERATION - X MEN de Michael Jan Friedman

Si en comic-books, les crossovers se multiplient depuis une vingtaine d’années, les tentatives en roman se montrent plus rares. PLANET X constitue donc une vraie curiosité dans lequel les univers de Star Trek The Next Generation et Marvel se rencontrent. Il s’agit en réalité d’une séquelle au comic-book « Second Contact » qui avait initié ce crossover. Le roman orchestre donc la seconde rencontre entre Picard et les X Men.

Sur la planète Xhaldia, des hommes et des femmes subissent des mutations pour devenir des êtres étranges dotées de super-pouvoirs. Evolution ou catastrophe ? La société xhaldienne est menacé, divisée par la peur et les préjugés divisent. Dépêchés sur place pour gérer la crise grandissante, le capitaine Picard et l’équipage du vaisseau spatial Enterprise reçoivent la visite inattendue de mutants venus d’une autre réalité : les X-Men. Tornade, chef de l’équipe, propose son aide pour résoudre la situation, similaire aux conflits entre humains et mutants de leur propre époque. Mais lorsque des extraterrestres hostiles apparaissent en orbite autour de Xhaldia pour tenter d’enlever les métamorphosés et les utiliser comme armes surpuissantes dans une attaque contre la Fédération, l’équipage de Starfleet et les X-Men doivent s’unir pour stopper cette menace grandissante. L’équipe bleu et jaune se compose, à l’époque, de Storm, Shadowcat, Colossus, Wolverine, Banshee et Nightcrawler.

Objectivement, le bouquin est truffé de problèmes : une très longue exposition (une bonne centaine de pages avant que le récit ne commence réellement), des personnages agissant de manière parfois étonnantes (comme dans les comics il faut que l’action avance quitte à verser dans le tortueux), des dialogues pas toujours convaincants (avec un Wolverine forcément balourd et un Archangel techno organique trop beau pour être vrai) et une amorce de romance entre Picard et Storm. On y ajoute des clins d’œil (à Kirby et Dikto notamment, incarnés en agent de sécurité), une dose modérée d’action, des références, et, dans son dernier acte, un déchainement pyrotechnique de super pouvoirs et de combats.

Bref, au final, le roman ressemble exactement à une fan-fiction qui tente, tant bien que mal, de faire coexister deux univers totalement différents. Et qui, contre toute attente, y parvient en jouant la carte du pur divertissement. Nous sommes loin d’un grand roman (y compris dans les bouquins Star Trek qui comptent des titres bien plus réussis) mais, si on aime ces deux univers, difficile de résister à ce fan-service divertissant qui se lit agréablement et se termine par le message de tolérance habituel véhiculé par les X Men.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Star Trek, #Marvel Events - Crossovers, #X Men, #science-fiction

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Publié le 11 Novembre 2025

BRASIER de Brandon Sanderson

Deuxième volet de la trilogie consacrée aux super-héros (ou plutôt, dans le cas qui nous occupe super-vilains) par Brandon Sanderson, on y retrouve les mêmes qualités que dans le premier opus, l’effet de surprise en moins. Mais ce n’est pas très grave tant l’ensemble est riche et addictif.

Nous sommes dans un univers science-fictionnel où nous suivons David Charleston qui « tue ceux qui ont des super-pouvoirs. » Mais David commence à s’interroger, voire à douter de sa mission aux allures de croisade. La mort de Cœur d’Acier, le tout puissant Epique, aurait dû faciliter la vie des habitants de Newcago mais, pourtant, rien de vraiment positif n’a suivi la mort du tyran. David part ensuite dans une autre ville dirigée par un Epique, Babylone Restored, alias Manhattan. Mais la redoutable Regalia règne sur la métropole de manière modérée et les habitants semblent se satisfaire de cette dictature éclairée. Pourrait-on accepter les directives des Epiques ? David recherche également Megan, alias Brasier, une jeune femme qui a jadis aidé les Redresseurs anti-Epiques. Pourtant, elle possède aussi de terribles pouvoirs. Ce qui n’empêche pas David d’en tomber amoureux.

BRASIER c’est du page-turner millimétré, avec ses rebondissements qui rythment l’intrigue toutes les 50 pages, ces révélations surprenantes et bien amenées, bref c’est du travail de pro. Et nous n’allons pas nous en plaindre. Sanderson connait son métier : il concocte une intrigue super héroïque décalée, quelque part entre THE BOYS et la SUICIDE SQUAD, avec des personnages plus grands que nature. Et il déroule une histoire prenante qui alterne avec une efficacité éprouvée les points de vue des protagonistes et passe d’une scène d’action explosive et très cinégénique à un moment intimiste ou un passage plus porté sur l’humour.  

L’écriture est entrainante et donne au roman un côté visuel qui laisse penser que cette saga pourrait constituer une superbe série télévisée ou un blockbuster pétaradant. Si ce deuxième volet ressemble parfois un peu trop au premier pour susciter la même adhésion inconditionnelle, il reste largement au-dessus de la masse et s’impose comme un incontournable du divertissement. En plus nous bénéficions d’une très bonne traduction qui nous offre une lecture vivante pour un gros pavé (plus de 500 pages) à dévorer quasiment d’une traite.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Superhéros

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Publié le 20 Août 2025

PERRY RHODAN TOME 6: LA FORTERESSE DES SIX LUNES de Karl Herbert Scheer & Clark Darlton

Nous reprenons les aventures du super-man Perry Rhodan qui possède à présent un croiseur pour continuer la lutte contre les vilains envahisseurs reptiliens, les Topsides, réfugiés sur les lunes de Vega. Il peut également compter sur ses mutants et leurs facultés de possession mentale qui vont mettre un fameux bazar dans le camp ennemi : les amiraux se retournent contre leurs hommes, les soldats contre les gradés, etc. Bref, Rhodan consolide sa position car les méchants alien finiront bien, selon lui, par s’en prendre à la Terre. D’où sa volonté de faire front contre leurs velléités expansionnistes. Il monte des intox, élabore des plans audacieux, recherche la planète de jouvence où vivent des êtres quasiment immortels.


Peu de changements dans ce nouveau volume mais toujours la satisfaction d’une œuvre courte (elle rassemble deux courts romans du cycle 1) pour un total d’environ 200 pages et rythmée, à l’exact opposé de la SF actuelle réaliste, engagée et hard-science. Ici nous sommes au contraire dans l’excès, l’irréalisme et la naïveté avec des intrigues colorés peuplées de personnages plus grands que nature. Un style finalement proche des comic-books de super-héros et un héros terrien invincible, intelligent, droit et charmeur aussi stéréotypé que Flash Gordon, lutte avec des mutants à la X-Men contre de méchants aliens pour gagner le cœur et le corps d’une extra-terrestre super canon.

Du pur divertissement bien emballé et enlevé. Parfois on n’en demande pas plus.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Perry Rhodan, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 5 Août 2025

L'HERITAGE DE MOLLY SOUTHBOURNE de Tade Thompson

La trilogie consacrée à Molly et ses clones se termine ici après les excellentes deux premières novellas. Malheureusement, la conclusion n’est pas réellement à la hauteur des attentes suscitées par les précédents volumes. L’intrigue est plus complexe, plus éclatée aussi que dans les opus antérieurs. Tout commence avec un clone sauvage qui tue plusieurs innocents. Un agent britannique charge alors une certaine Myke de traquer cette molly. Pendant ce temps nous suivant les aventures de la Molly originelle en compagnie de ses « sœurs » en pleine thérapie pour échapper à leur souvenir et à leurs penchants violents. Myke découvre ensuite une morgue où reposent les corps de nombreux clones. Elle incendie le bâtiment puis tue deux molly devenues sauvages. En réalité Myke est la mère de la « vraie » Molly qui souhaite se venger en tuant tous ses clones…

Avec trois arcs narratifs différents, l’intrigue de cet ultime épisode part forcément un peu dans tous les sens : fantastique, horreur, espionnage, science-fiction conspirationniste,…Exit le côté body-horror gore des précédents, place à un combat façon « Bloodsport » au Kumité placé dans l’intrigue à la façon d’un « cheveu sur la soupe ».  Difficile de s’y accrocher. Les coups de théâtre et les révélations sont rapidement exploités, l’intrigue autour de Myke aurait mérité davantage de développement ou de se voir supprimée au profit de plus de détails concernant les mollys. Tout ça pour quoi ? Pour compenser la baisse de natalité en créant des clones ? Difficile d’accepter cette proposition. Et les molly sauvages qui attaquent au début ? On n’en parlera plus guère ensuite.

L’auteur court beaucoup de lièvres à la fois…trop sans doute pour maintenir l’intérêt. Dès le départ le récit part assez mal et la suite n’est guère plus réussie. L’ensemble s’achève en outre de manière décevante avant un épilogue qui boucle définitivement l’histoire sans réellement convaincre. Enfin, de manière plus terre-à-terre, si les trois petits bouquins sont jolis n’aurait-il pas été plus simple et économique de les proposer sous forme d’un recueil…au lieu de devoir dépenser plus de 30 euros pour 400 pages format poche ?

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Novella (roman court), #Une Heure Lumière

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