science-fiction

Publié le 7 Octobre 2024

JE SUIS VAISSEAU d'Olivier Beranval

Ce pavé de science-fiction bien tassé nous conte les aventures de Vaisseau, une arche stellaire embarquée pour une mission de terraformation de nombreuses planètes. Sous la direction du commandant D’Arcy et de Vaisseau lui-même, l’AI en chef, l’engin s’en va fièrement là où l’homme n’a jamais mis le pied, explorer de nouveaux mondes, etc. La taille du vaisseau et la diversité de l’équipage (avec des mutants capables de s’adapter à divers environnement) en font un véritable monde vivant en autarcie dans lequel les générations se succèdent. Activités en tous genres, terraformation, mutations génétiques pour créer des colons capables de survivre sur des planètes hostiles, Vaisseau et ses sous AI se charge de tout, ou presque. Lorsqu’un accident survient, l’enquête commence pour découvrir les causes de la catastrophe ayant endommagé une partie de Vaisseau. Ce qui permet à l’auteur de décrire les différents mondes (aquatiques, désertiques, sylvestres, etc.) qui constituent l’arche spatiale, chacun ayant sa fonction et sa population.

Entre space-opéra, récit d’arche stellaire et exploration d’un Gros Objet Stupide, JE SUIS VAISSEAU plonge le lecteur en cœur de cette énorme machinerie spatiale. D’où un côté très hard SF / hard science (même si le jargon reste accessible) avec un foisonnement de personnage, une intrigue très secondaire et un rythme fort lent qui privilégie la description à l’action. Le roman semble avoir rencontré son public puisque la plupart des critiques se sont montrées très positives, on me permettra donc de ne pas partager l’enthousiasme général. Je n’ai tout simplement pas accroché et je suis resté complètement sur le carreau de ce livre que certains qualifie même de chef d’œuvre. Il n’est sans doute pas pour moi. Tant pis. Si j’apprécie l’ambition du roman et sa démesure je me contenterais de dire que j’ai éprouvé à sa lecture plus d’ennui poli que de passion.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Space Opera, #Hard Science, #Hard SF, #science-fiction, #A.I.

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Publié le 20 Septembre 2024

PERRY RHODAN 2: LA TERRE A PEUR de K-H Scheer & C. Darlton

Deuxième volet des aventures de Perry Rhodan, lequel, après être entré en contact sur la lune avec une race extraterrestre, a décidé de fonder une Troisième Force. Son but ? Servir de balance entre les grandes puissances, au bord de la guerre nucléaire en ce début des seventies (le roman a été écrit dix ans plus tôt) en leur donnant, en quelque sorte, un ennemi commun.

Nous avons droit à un résumé des événements au début du livre puis assez régulièrement au cours de la lecture, à l’image des comic-book de la même époque (relisez les Fantastic Four, à chaque épisode on a droit à deux pages de récap’). D’ailleurs cette saga d’anticipation space-opéra se rapproche largement des comics super héroïques avec son scénario improbable, ses rebondissements saugrenus et ses dialogues très naïfs. Nous sommes véritablement entre la Marvel, Star Trek et les sérials à la Flash Gordon. Bref, aux antipodes de la hard-science et, avouons-le, c’est parfois bien agréable.

Si le premier volume gardait un certain réalisme et une volonté de paraitre scientifique, ce deuxième, lui, plonge plus volontiers dans la fantaisie avec l’apparition de mutants nés des radiations atomiques. Ces « enfants de l’atome » ressemblent aux X-Men : un télépathe, un téléporteur, un voyant, etc. Vont-ils s’allier à Rhodan ou tenter de le vaincre ?

Avec LA TERRE A PEUR nous tenons un deuxième volet certes toujours très classique mais efficace, rédigé dans un style simple (avec toutefois un vocabulaire parfois recherché) dans une pure optique de divertissement feuilletonnesque. Le livre réussit donc sa mission : offrir 3 heures d’évasion au lecteur et lui donner envie de poursuivre la saga…

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Publié le 11 Septembre 2024

PERRY RHODAN 1: OPERATION ASTREE de  Karl-Herbert Scheer & Clark Darlton

Perry Rhodan ! Pour certains une légende, pour d’autres une relique. On attaque ce genre de bouquin avec appréhension, en se disant que jamais on ne pourra lire ne serait-ce qu’une petite partie des quelques 4 000 romans ( !!!) que compte cette saga débutée en 1961 et toujours publiée actuellement en Allemagne. Forcément on se dit que cette SF est complètement ringarde et datée…et finalement pas tant que ça. Alors bien sûr les aspects techniques ont pris un coup de vieux mais des bouquins cyberpunks d’auteurs réputés paraissent à présent bien plus antédiluviens. Nous sommes ici dans une sorte de space-opéra narrant les débuts de la conquête de l’espace et la première expédition vers la lune, dirigée par notre héros, Perry Rhodan. Lequel y découvre une civilisation extraterrestre aux pouvoirs colossaux mais au bord de l’extinction par suite d’un excès de télévision. Nos aliens léthargiques sont en pleine décadence et Perry leur vient en aide. Mais il refuse de confisquer pour une seule nation les innovations technologiques extraterrestre, craignant que cela conduise immanquablement à une guerre nucléaire. D’où l’établissement d’une « troisième force », une sorte de mini pays indépendant dans le désert de Gobi servant d’arbitre entre les blocs antagonistes de la Guerre Froide.

Perry Rhodan s’avère une SF anticipative d’assez bonne facture avec un côté pacifique et optimiste à la Star Trek. C’est d’ailleurs vers cet autre monument de la science-fiction que penche la saga allemande, plutôt que vers Star Wars ou autre space-opéra riche en action. Ici nous avons peu de combats, plutôt des affrontements verbaux et l’établissement par le héros d’une force neutre qui bouleverse l’équilibre géopolitique d’une Terre se dirigeant droit vers une guerre mondiale.

Les auteurs possèdent un solide métier de feuilletonistes et le démontrent par un style sans fioriture (mais avec un vocabulaire souvent soutenu) qui va à l’essentiel de façon efficace et prenante. Nous sommes en plein roman populaire et la priorité reste à l’intrigue, bien menée et souvent passionnante, emballée en moins de 200 pages. Tout va donc vite et sans perdre de temps en description inutile : les personnages sont hâtivement brossés, quelque peu caricaturaux avec ce héros totalement irréprochable et cette alien ultra belle. Mais le tout fonctionne et offre un vrai plaisir de lecture là où des romans plus réalistes et développés finissent par lasser. On referme donc ce premier tome en se disant qu’on a passé une belle aventure et qu’on la poursuivra surement pour quelques volumes, sans s’inquiéter de ne jamais pouvoir tout lire.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Perry Rhodan, #Fleuve Noir Anticipation, #science-fiction

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Publié le 5 Septembre 2024

MINDSTAR de Peter F. Hamilton

Dans un proche avenir, en Angleterre…Le pays se relève à peine d’une série de catastrophes : réchauffement climatique, émeutes, surpopulations, guerres et, la pire de toutes, dix ans de socialisme. Heureusement la dictature s’est effondrée permettant le retour d’une politique néo-conservatrice, du libre-échange et du libéralisme. Bref, tout va mieux et, même si ce n’est pas encore le paradis, l’Angleterre repart sur des bases plus saines. Dans cet univers, Greg Mandel, ancien soldat doté d’un implant lui offrant des pouvoirs psy, joue les détectives

Peter Hamilton est aujourd’hui une valeur sûre de la SF surtout actif dans le domaine du space-opéra. Avec ce livre écrit à ses débuts il se situe davantage dans un style alors en vogue qui mélange le cyberpunk et le polar futuriste. Bref, de la science-fiction proche, prophétique sur certains points, déjà dépassé sur d’autres, qui joue aussi la carte de la politique-fiction et du techno-thriller.

Le roman reste malheureusement lent à démarrer et comporte quelques longueurs, les 600 pages n’étaient sans doute pas nécessaires. En effet, l’auteur se perd dans les détails même si l’intrigue générale reste d’une envergure moindre que dans ses futurs space-opéras. On sent le potentiel de l’auteur mais on aurait souhaité qu’un éditeur plus sévère lui demande de couper dans ses digressions pour resserrer son récit. En dépit d’une trame de polar avec enquête, meurtre et rebondissements, MINDSTAR souffre de ce rythme lénifiant et le lecteur finit par se désintéresser de cette intrigue en dépit d’un final plus explosif mais quelque peu précité.

Ca reste une lecture relativement agréable et sans prise de tête mais on en ressort immanquablement un peu déçu.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Cyberpunk, #Thriller

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Publié le 12 Août 2024

LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS

John Scalzi est devenu en quelques années une des valeurs sures de la SF du XXIème siècle, notamment grâce à son excellent LE VIEIL HOMME ET LA GUERRE. Mais, à côté de ses romans plus sérieux, souvent orientés space-opéra (comme sa trilogie de L’EFFONDREMENT DE L’EMPIRE), Scalzi écrit aussi des romans humoristiques. Sa parodie de « Star Trek », RED SHIRTS gagna ainsi un Hugo (mais ne m’avais guère convaincu), dernièrement il a produit SUPER MECHANT DEBUTANT et, durant le Covid, il a rédigé LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS. Dans sa postface il explique qu’il travaillait alors sur un bouquin sérieux mais en raison de la pandémie, de l’insurrection sur Washington, des mauvaises nouvelles généralisées et des deux mois où il a lui aussi été malade il voulait écrire quelque chose de léger. D’où ce roman qui se présente un peu comme un blokbuster des années ’80 et un hommage assumé à Godzilla, « Pacific Rim », « Jurassic Park » etc. Le soucis ? Le bouquin se présente ainsi mais se révèle surtout très bavard. Alors que les USA s’enferment dans le confinement et que de nombreux travailleurs perdent leur emploi, le narrateur, Jamie, reçoit une offre qu’il ne peut refuser : travailler à la protection des animaux. De gros animaux. En fait des Kaijus, des bestioles se nourrissant d’énergie nucléaire vivant sur un monde parallèle et ayant inspiré les créateurs de Godzilla.

Voilà une bien intéressante idée mais le résultat n’est pas aussi amusant que prévu. L’intrigue est assez prévisible et manque d’action : quitte à jouer la carte du blockbuster divertissant on aurait aimé voir les kaijus surgir sur terre et écraser des citoyens effrayés. Mais non. Au contraire on a droit à d’interminables bavardages qui paraissent souvent artificiels, avec leurs références obligées mais insistantes à la pop culture (l’auteur se sent ainsi forcés de mentionner les titres des films évoqués au cas où l’un des lecteurs aurait manqué le clin d’œil). Leurs chamailleries très adolescentes rappellent certes les gros budgets hollywoodiens mais sans vraiment amuser. A vrai dire on a plus l’impression de lire un décalque désargenté qu’un vrai blockbuster…c’est presque comme si Scalzi nous offrait un mockbuster à la Asylum : au lieu de montrer les monstres en action on se retrouve entre quatre murs à écouter les protagonistes en parler. Scalzi se sent aussi malin d’intégrer un « iel » dans la bande, ce qui donne des dialogues à coup de points médian et de iel assez pénibles.

Vendu comme un bouquin fun, LA SOCIETE PROTECTRICE DES KAIJUS tourne assez vite en rond (tout comme le précité RED SHIRTS) et une fois les sourires engendrés par les 100 premières pages dissipés il ne reste pas grand-chose pour maintenir l’intérêt…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Humour, #Aventures

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Publié le 2 Août 2024

ROBOPOCALYPSE de Daniel F. Wilson

Avec le développement de l’intelligence artificielle, le thème jusqu’il y a peu ringard de la « révolte des machines » revient sur le devant de la scène. Alimenté par les cris d’alarme des spécialistes disant que tout ça va trop vite, au risque de voir l’Humanité dépassée par sa création, le sujet inspire les auteurs. De manière subtile ou bourrine. Diplômé en informatique et spécialiste de l’AI, Daniel F. Wilson sait probablement de quoi il cause et choisit pour son intrigue la voie non pas de la hard science mais bien celle de l’action.

Spielberg fut longtemps attaché au projet et il est probable que celui-ci deviendra un jour un film tant le récit se veut cinématographique. L’auteur la joue également « moderne » avec un côté à la WORLD WAR Z, en suivant un grand nombre de personnages qui se croisent (parfois) et assistent à la révolte des machines. L’écriture se veut donc rythmée, entre témoignages, articles, interviews et compte-rendu des protagonistes. Les robots révoltés, eux, sont divers, de la « love-doll » au serveur de fast-food en passant par la machine militaire. Malheureusement tout ça n’est pas très passionnant. Reconnaissons que les premiers chapitres se montrent efficaces et que certains personnages (comme le vieux Japonais amoureux d’une love doll) sont intéressants. Mais dans l’ensemble le bouquin est très répétitif. On pense aux romans catastrophiques de James Herbert (style FOG) dans une version très édulcorée et voulue novatrice : rapide présentation d’un protagoniste et attaque d’un quelconque robot. Le procédé tourne assez vite en rond mais le bouquin reste « lisible » par son côté page-turner assumé et son emphase sur l’action. Mais tout ça est assez convenu et peu mémorable.

Précédé d’une réputation de « blockbuster littéraire », ROBOPOCALYPSE se laisse lire mais tient toutefois du pétard mouillé. Un bouquin de plage acceptable mais sans plus.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction

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Publié le 5 Juillet 2024

LE SURVIVANT TOME 3: L'ESCADRON DE FER

La série survivaliste LE SURVIVANT pouvait sembler une relique de la guerre froide jusqu’il y a peu. Aujourd’hui que les Russkofs sont redevenus les grands méchants ces bouquins semblent d’un coup moins vieillots. Voici donc le troisième tome de aventures de John Rourke, un type qui a toujours senti la prochaine destruction du monde. Il sentait que l’Amérique allait être réduite en cendres un jour ou l’autre. Donc Rourke a prévu le coup et s’est construit un abri avec suffisamment de nourritures, de whisky et de bouquins pour tenir un siècle. Malheureusement lorsque les missiles sont tombés (cf. GUERRE TOTALE) notre bonhomme ne se trouvait pas en compagnie de sa famille. Dès lors Rourke part à leur recherche (cf. LE CAUCHEMAR COMMENCE) mais ne les a toujours pas retrouvés. Pendant ce temps l’armée d’occupation des cocos s’est installée dans une Amérique dévastée, transformant les Américains en esclaves soumis à l’immonde joug communiste. L’Europe, de son côté, résiste encore mais les dirigeants russes s’apprêtent à frapper la France d’une nouvelle attaque nucléaire. Cependant nos salauds de cocos doivent compter sur le programme de vengeance ricain, le MAD (Destruction Assurée Mutuelle) qui pourrait lancer sur la mère patrie une floppée de missiles et vaporiser les héritiers de Staline…

LE SURVIVANT est une série d’action postapocalyptique science-fictionnelle (ou du moins de politique fiction) qui imagine une guerre totale suivie d’un effondrement de la civilisation. Les amateurs de « Mad Max » et plus encore de ses dérivés italiens (style « Les Nouveaux Barbares ») se sentiront donc en terrain de connaissance. L’avenir sera peuplé de motards « punks warriors » et de rednecks violeurs surarmés. Heureusement l’Amérique peut compter sur Rourke, un fier héros qui apprécie les cigarillos et les armes. Surtout les armes. Ce cow-boy moderne parcourt donc les terres dévastées et flingue les racailles qui se mettent sur sa route dans l’espoir de retrouver son épouse et ses enfants.

Ce troisième tome reste fidèle à la logique de la série : rythmé, violent et sans prise de tête mais dans l’ensemble plutôt plaisant et suffisamment prenant pour donner envie de lire la suite. Bien sûr on reste dans la moyenne de la littérature de gare et, malgré une envie de l’auteur d’épaissir un peu les personnages ou d’atténuer le manichéisme (style le bon russkof et le mauvais ruskof), tout ça n’est pas très développé. Rourke peut aussi compter sur une amie / ennemie / amante avec Natalia, « la panthère noire de Moscou » qui joue plus ou moins aux agents doubles. De manière plus anecdotique, on note aussi les choix curieux du traducteur, lequel garde certaines expressions en anglais…avec une traduction en note de bas de page pour paraitre, sans doute, plus authentique.

La mission de divertissement est donc remplie pour cet équivalent littéraire d’une série B / Z post nuke des eighties et, à condition de savoir à quoi s’attendre, le tout se montre agrébale.

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Publié le 25 Juin 2024

LA PLANETE REBELLE de Robin Waterfield

Si la plupart des « Défis fantastiques » se situent dans un environnement médiéval fantastique, celui-ci propose un univers science-fictionnel différent.

Vous êtes le dernier espoir de l'empire terrien, envoyé par la résistance pour découvrir un code secret capable de vaincre les Arcadiens, une race d’envahisseurs reptiliens. A partir de là, le livre se décompose en trois mini-quêtes qui se déroulent sur trois mondes différents.

Le livre débute évidemment par le background de l’histoire qui sera (ce n’est pas toujours le cas) utile pour la suite et pour les différentes rencontres effectuées car les PNJ ont des réactions « logiques ». Donc pas la peine de jouer au tueur blasé devant des gens pour qui l’honnêteté et la vie humaine sont importantes. Il y a trois planètes à explorer, avec des caractéristiques et une population différente, plus ou moins résistante face aux conquérants Arcadiens. Ces derniers sont également différents selon les planètes, ce qui est agréable et évite la redondance : certains sont bureaucratiques, d’autres plus stupides ou bavards.

Il faudra trouver divers éléments de codes pour réussir la mission, ce qui n’est pas toujours évident mais change agréablement de la nécessité de tuer un Boss Final. Au cours de l’aventure, il y a quelques combats mais pas trop, on récupère des points d’endurance perdus après chaque étape, ce n’est donc pas particulièrement compliqué de parcourir cet univers même si un passage dans des arènes avec des combats façon gladiateur peut se révéler brutal.

Pour gérer ces combats on reste dans le système traditionnel des Défis fantastiques. En effet il n’y a pas d’armes à feu (elles ont été bannies) mais le joueur possède une épée laser (qu’il faudra éviter de perdre). L’intérêt consiste à se balader dans divers lieux emblématiques (comme une boite de nuit), à tenter de contacter la résistance et recueillir les infos nécessaires à décrypter le code. Attention si vous essayez de passer la douane avec des objets prohibés ! Il faut aussi noter (ou du moins se souvenir) de certains éléments (est-ce qu’on a pris un taxi ? Est-ce qu’on a laissé s’échapper un Arcadiens à tel endroit ?).

Malheureusement, si les deux premiers tiers du livre sont très bien ficelé, la dernière partie retombe dans certains travers des Défis Fantastiques : les choix se limitent alors à prendre à gauche ou à droite, sachant que de nombreux chemins conduisent directement à la mort. Il est donc conseillé d’effectuer une « sauvegarde » de ses caractéristiques avant d’entamer les derniers chapitres. Il m’a ainsi fallu onze essais pour parvenir à remplir la mission et 9 de ses « morts » se situaient dans la dernière partie du livre.

Toutefois, PLANETE REBELLE apparait comme une réussite : contrairement à de nombreux Défis Fantastiques les PNJ n’agissent pas de manière stupide ou illogiques pour battre le joueur, la difficulté n’est pas insurmontable (excepté lors du final comme signalé précédemment) et l’intrigue ne se limite pas à tourner en rond dans un labyrinthe. Un bon exemple de Livre dont vous êtes le héros science-fictionnel.

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Publié le 17 Mai 2024

LA MUSIQUE DU SANG de Greg Bear

Bien qu’associé à la Hard Science, le premier roman de Greg Bear, basé sur sa nouvelle multi-primée, reste très accessible. L’intrigue est assez bizarre, partant d’une situation quelque peu série B (un savant un peu fou expérimente sur lui-même) pour verser ensuite dans un thriller catastrophe intimiste (le monde est ravagé par une épidémie nanotechnologique mais le lecteur n’en est jamais vraiment témoin) avant de se recentrer dans une anticipation philosophique déstabilisante. Le roman questionne alors l’incompréhension et l’incompatibilité fondamentale entre les humains et les machines, une thématique intéressante à l’heure du développement (incontrôlé ?) des AI.

Comme souvent avec la Hard Science, les personnages sont quelque peu négligés mais le scientifique dérangé s’avère cependant intéressant et ses expériences dans la vie quotidienne, notamment amoureuses, sont plutôt réussies. Le récit reste fondamentalement centré sur les USA et nous connaitrons peu le reste du monde, apparemment épargné par la contagion qui conduit à la chute des Etats-Unis. La première partie peut sembler basique, quasiment série B avec son savant qui s’injecte des nanomachines et observe ce qui se déroule dans son corps mais elle m’a semblé plus réussie et pertinente que la suite, capturant une ambiance assez bien retranscrite qui frise, par ses implications, la body-horror. La suite se veut plus ambitieuse mais fonctionne moins bien en dépit de quelques passages là aussi typiques de la Hard Science avec de grandes spéculations et un appel à l’émerveillement via le sense of wonder et la démesure évoquée par ce monde ravagé par l’intelligence artificielle.  Jouant sur une pagination relativement restreinte, Bear introduit de (trop ?) nombreux concepts, change de principal protagoniste et questionne l’existence dans un monde postapocalyptique surprenant.

Ecrit en 1985, LA MUSIQUE DU SANG s’est imposé comme un classique précurseur du thriller hard-science catastrophique et des questionnement sur l’IA. Il reste globalement pertinent et intéressant, ayant mieux vieilli que nombre de bouquins intéressés, à la même époque, par des préoccupations similaires (notamment certains « classiques » cyberpunk) mais ne s’élève pas toujours à la hauteur des idées développées. Comme le signale tous les chroniqueurs du roman « c’est bien mais la nouvelle originelle est meilleure ». Les curieux et les amateurs de hard-science liront cependant avec attention ce bon bouquin de SF disponible dans une nouvelle très belle édition.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hard Science, #science-fiction

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Publié le 7 Mai 2024

FRAGMENT de Warren Fahy

Encore un roman déstabilisant…on ne sait d’ailleurs pas vraiment à qui il s’adresse. Tout débute de manière plutôt efficace et « page turner » par un prologue historique: une expédition massacrée par des créatures inconnues sur une île isolée où l’évolution s’est déroulée différemment du reste de la planète. On croirait se trouver dans un de ses techno thrillers maritimes à la Cussler. Puis on passe à notre époque avec une téléréalité tournée sur la fameuse île en compagnie de scientifiques qui, à leur tour, sont décimés par les étranges créatures dont les redoutables « spider tigres ». Jusque là tout va bien, le lecteur se sent confortablement installé dans un mélange d’aventures, de science-fiction et d’action, saupoudré d’une touche d’horreur…Bref du Crichton façon JURASSIC PARK. Mais, le problème est que l’auteur semble avoir davantage d’ambitions : au lieu de livrer un thriller haletant il se perd dans des considérations sur l’évolution, la biologie, etc. Bref il se la joue scientifique et reprend les travers de la hard-science (d’interminables explications) pour faire gober un récit pourtant très peu crédible.

D’où un roman beaucoup trop long (500 pages ! really ?) tendance bien actuelle là aussi…délayer, surjouer (le méchant est incroyablement méchant), en faire des tonnes et multiplier personnages et trames narratives alors que l’auteur brode simplement sur une intrigue de série B pas beaucoup plus réaliste qu’un Attack of the crab monsters de Roger Corman. Les relations entre les personnages sont d’ailleurs très schématiques et renvoient, là aussi, à un cinéma hollywoodien burné ayant connu son pinacle dans les années 80 / 90. On imagine très bien les stars de l’époque (de Tom Cruise à Arnold) s’embarquaient dans cette expédition en lançant une punchline bien sentie entre deux attaques des monstres.

Nous avons droit également aux discours contradictoires des savants qui s’opposent sur le sort à réservé à cet écosystème potentiellement dévastateur pour la planète, l’obstination des militaires, le président des USA prenant des décisions difficiles,…ajouter quelques scènes d’attaques potables et un final voulu pétaradant et vous obtenez une sorte de scénario prêt à tourner qui, avec quelques aménagements (coupons toutes les causeries et ajoutons-y un peu plus d’action) pourrait donner un bon blockbuster estival. Ou une série Z de Syfy channel si les moyens ne suivent pas.

Ce qui s’annonçait comme un divertissement de plage aboutit finalement à un bouquin pas désagréable (il se lit, finalement, sans trop d’ennui malgré ses 200 pages excédentaires) mais pas très convaincant et, au final, fort oubliable. Bof.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Animal Attacks, #science-fiction, #monstres, #Aventures, #Technothriller

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