a.i.

Publié le 23 Mai 2025

JOURNAL D'UN ASSASYNTH 2: SCHEMAS ARTIFICIELS de Martha Wells

Deuxième tome (toujours très court, qui a dit heureusement ?) pour cette saga qui rafle tous les prix en SF depuis une demi-douzaine d’année. Hugo, Nebula et Locus pour le premier volume, Hugo et Locus pour celui-ci puis encore le triplet magique pour le cinquième tome et à nouveau Locus pour les 6 et 7. Cela peut laisser quelque peu songeur.

Car, sans être vraiment désagréable, ce SCHEMAS ARTIFICIELS retrouve les mêmes qualités et défauts que le précédent, DEFAILLANCE SYSTÈME. Bref, on navigue dans les eaux du polar cyberpunk façon BLADE RUNNER, NEUROMANCIEN, etc. Un univers pas franchement original dans lequel se débat notre androïde de combat, un/e AssaSynth. Ce-dernier s’embarque sur un cargo, fait ami ami avec l’IA et regarde en boucle des séries, prenant quand même un peu de temps pour mener une enquête pas vraiment passionnante dans laquelle trois scientifiques sont impliqués.

Le bouquin fait seulement 128 pages mais il parait deux fois plus long. Il ne se passe pas grand-chose, l’enquête semble une excuse anecdotique pour permettre à l’AssaSynth de nous communiquer quelques états d’âme et autre considération. On y ajoute un côté gender fluid à coup de pronom bizarre (ael ?) et d’inclusion mais ça ne suffit pas à donner envie de poursuivre la lecture. A vrai dire il faut un peu batailler pour aller au bout de ce pourtant très court roman. Ce qui ne donne pas vraiment envie de continuer cette saga qui, après deux tomes, donne déjà l’impression de tourner en rond. Mais certains doivent aimer vu la pluie de récompenses glanées. Perplexe, je suis aurait dit un petit sage vert.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cyberpunk, #Prix Hugo, #Prix Nebula, #Prix Locus, #A.I., #Roman court (Novella)

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Publié le 7 Octobre 2024

JE SUIS VAISSEAU d'Olivier Beranval

Ce pavé de science-fiction bien tassé nous conte les aventures de Vaisseau, une arche stellaire embarquée pour une mission de terraformation de nombreuses planètes. Sous la direction du commandant D’Arcy et de Vaisseau lui-même, l’AI en chef, l’engin s’en va fièrement là où l’homme n’a jamais mis le pied, explorer de nouveaux mondes, etc. La taille du vaisseau et la diversité de l’équipage (avec des mutants capables de s’adapter à divers environnement) en font un véritable monde vivant en autarcie dans lequel les générations se succèdent. Activités en tous genres, terraformation, mutations génétiques pour créer des colons capables de survivre sur des planètes hostiles, Vaisseau et ses sous AI se charge de tout, ou presque. Lorsqu’un accident survient, l’enquête commence pour découvrir les causes de la catastrophe ayant endommagé une partie de Vaisseau. Ce qui permet à l’auteur de décrire les différents mondes (aquatiques, désertiques, sylvestres, etc.) qui constituent l’arche spatiale, chacun ayant sa fonction et sa population.

Entre space-opéra, récit d’arche stellaire et exploration d’un Gros Objet Stupide, JE SUIS VAISSEAU plonge le lecteur en cœur de cette énorme machinerie spatiale. D’où un côté très hard SF / hard science (même si le jargon reste accessible) avec un foisonnement de personnage, une intrigue très secondaire et un rythme fort lent qui privilégie la description à l’action. Le roman semble avoir rencontré son public puisque la plupart des critiques se sont montrées très positives, on me permettra donc de ne pas partager l’enthousiasme général. Je n’ai tout simplement pas accroché et je suis resté complètement sur le carreau de ce livre que certains qualifie même de chef d’œuvre. Il n’est sans doute pas pour moi. Tant pis. Si j’apprécie l’ambition du roman et sa démesure je me contenterais de dire que j’ai éprouvé à sa lecture plus d’ennui poli que de passion.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Space Opera, #Hard Science, #Hard SF, #science-fiction, #A.I.

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