richard blade

Publié le 7 Avril 2026

BLADE: LES AMAZONES DE THARN de Jeffrey Lord (Manning Lee Stokes)

Richard Blade est un héros de roman de science-fantasy pulp, violent et sexy, typique du roman de gare « pour hommes » ayant connu de nombreux avatars dans les seventies. La série se montre imaginative et avance à un rythme soutenu mais, comme la plupart des séries de ce style mieux vaut ne pas en abuser sous peine de voir apparaitre les grosses ficelles. Dès lors, deux ou trois romans par an semble un bon rythme pour s’amuser et ne pas se lasser.

Ce volume en particulier se révèle bien ficelé, reprenant les intrigues élaborées dans les deux précédents tout en augmentant le quota de retournements de situation, d’aventures et d’action.

Comme toujours, nous débutons le récit par une scène londonienne et les explications quelque peu redondantes du principe de la « machine » d’exploration spatiale qu’emprunte Blade, sous la direction de J et Lord Deighton, pour se retrouver dans une autre dimension.

Cette fois Blade se retrouve à Tharn, un monde gouverné par des Amazones forcément sexy qui toutes, se languissent de la virilité de Blade. Car le bonhomme en possède une grosse, à rendre jaloux Rocco, et sait s’en servir. Ce qui s’avère pratique puisque la planète ne compte que des sous-hommes eunuques et des « lordsmen », autrement dit des hommes inférieurs. Car une guerre ancienne a conduit à l’extermination de quasiment toute la population mâle. Ce qui n’empêche pas les Amazones de vouer un culte assez entreprenant au phallus. Or, tout se petit monde attend impatiemment le retour de Mazda, pas la voiture, mais le dieu viril qui ressemble sacrément à Blade. Oh ben ça tombe bien alors…Dès lors Blade devient le protégé de la princesse nympho Totha…

On retrouve dans ce nouveau volume tout l’attirail coutumier de Blade : voyage dimensionnel, civilisation décadente peuplée de demoiselles lubriques, combats dans l’arène, etc. Le tout dans un mélange de fantasy, de médiéval fantastique et de science-fiction assez plaisant qui inclut des champs de force, une épée à la Excalibur fichée dans la roche, des prophéties, de la magie, etc. Peu à peu Blade assume ses fonctions de grand chef conduisant la défense des Amazones contre leurs ennemis…

Blade constitue donc une lecture sympathique quoique très classique : les thèmes et péripéties reviennent d’un bouquin à l’autre de manière très prévisible, l’auteur s’appliquant à reprendre la même formule qui, avouons-le, fonctionne plutôt bien. On retrouve ici le culte de la virilité triomphante, les jeunes filles peu vêtues toujours prêtes à succomber devant Blade qui, armé de sa bite et son épée, l’emporte toujours. De la science-fantasy d’aventures masculiniste et réjouissante, quelque part entre CONAN, GOR et JOHN CARTER, écrite par Manning Lee Stokes sous le pseudo collectif de Jeffrey Lord  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Richard Blade, #science-fiction, #Fantasy, #Pulp, #Roman de gare

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Publié le 3 Janvier 2023

LA HACHE DE BRONZE de Jeffrey Lord

La saga de Richard Blade débute à la toute fin des sixties. Selon la légende le concept est inventé par Philip K. Dick: un super espion britannique à la James Bond, Richard Blade, a la capacité de voyager dans la dimension X grâce à une invention révolutionnaire. Il débarque donc sur différents mondes, le plus souvent d'inspiration médiévale fantastique, nu et sans arme mais avec la capacité de comprendre immédiatement tous les dialectes des gens qu'il rencontre. Pratique.

Dans ce premier opus, Blade atterit dans le rêve humide d'un adolescent biberonné aux jeux de rôles qui s'est endormi avec un œil sur son poster de Frank Frazetta et un autre sur celui de (insérer le nom d'une porn star en vogue).

Grand spécialiste du bouquin de gare type "men's adventure" comme NICK CARTER KILLMASTER, Manning Lee Stokes sous le pseudo collectif de Jeffrey Lord a écrit les 8 premiers volumes de cette franchise avant d'être remplacé par divers auteurs. S'il existe seulement 37 romans originaux publiés aux USA, la Russie a proposé ses propres séquelles et, en France, la saga a été reprise par différents auteurs (en particulier Richard D. Nolane) et a finalement atteint plus de 200 volumes!

LA HACHE DE BRONZE nous offre un bel exemple de littérature pulp. Qui n'a pas rêvé de voir James Bond se la jouer Conan le Barbare dans un monde peuplé de nymphettes peu farouches? Qui? Bref…Richard Blade surgit dans Alb, rencontre la Princesse Taleen et lui porte assistance. Dès lors vont s'enchainer les affrontements contre des cannibales, de méchantes sorcières et des despotes qu'il faudra vaincre. Accessoirement Blade aura régulièrement droit à un repos du guerrier bien mérité en dépit de son endurance surhumaine et d'un kiki à rendre jaloux Ron Jeremy. Car si Blade débarque dans ces différents mondes avec sa bite et sans couteau il se servira beaucoup de la première et gagnera une hache après quelques chapitres. Blade se bat dans une arène contre le meilleur guerrier du pays, castagne un ours, se frite avec les pirates de Barbe Rouge, etc. Pas le temps de s'ennuyer!

Notre homme, expédié dans la dimension X, oublie son identité terrienne (ce qui lui permet de se fondre dans la masse) excepté lorsque l'auteur estime que celle-ci lui est utile ("mais oui je me souviens que je fréquentais le club d'initiation aux armes médiévales ce qui me rend super balèze"…ne jamais sous-estimer la créativité d'un romancier de quai de gare pour se tirer d'une situation périlleuse). Dans ce premier volume on se demande quand même où l'auteur veut en venir et pourquoi il est si important d'expédier ainsi, en exploration, ce "voyageur de l'infini"?

Comme beaucoup de production Heroic Fantasy de consommation courante, le roman se montre quelque peu répétitif (Blade se ballade beaucoup et rencontre de nombreux personnages mais les structures des événements se ressemblent souvent) mais, dans le même temps, le rythme reste soutenu. L'auteur aurait manifestement aimé passer deux ou trois volumes dans l'univers d'Alb mais, au bout de 200 pages, il faut renvoyer Blade à Londres dans l'attente de sa prochaine aventure. Et, entre les bastons et les scènes de sexe gratuites, les possibilités de "world building" restent limitées. Le cadre tient donc du décorum assez classique, à la manière d'un manuel d'initiation à Donjons et Dragons. Mais on s'en contentera.

En résumé, LA HACHE DE BRONZE se révèle divertissant, servi par un style au-dessus de la moyenne du genre: un côté emphatique bienvenu et un usage satisfaisant d'un vocabulaire soutenu, voire précieux. Dans ses tentatives littéraires, Manning Lee Stokes imite avec bonheur Robert E. Howard tout comme Lin Carter ou Sprague de Camp et, dans l'ensemble, le lecteur passe un bon moment avec ce récit d'aventures trépidants gentiment sexy.

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Publié le 4 Mai 2021

BLADE - L’EMERAUDE DE JOKKUN de Richard D. Nolane

Après les trente-sept romans originaux publiés par trois auteurs américains sous le pseudonyme collectif de Jeffrey Lord, la France, qui édite Blade depuis 1974 chez Gérard de Villiers, poursuit la série avec des écrivains maisons. Généralement ils ne sont pas mentionnés ou uniquement en tant que traducteur ou adaptateur. Le même principe déjà utilisé pour L’EXECUTEUR et d’autres séries de chez GDV.

Avec L’EMERAUDE DE JOKKUN, Richard D. Nolane nous propose une aventure bien plaisante, entre la science-fiction rétro à la Burroughs (période John Carter) et la fantasy. Toutes les conventions répondent donc présents : extra-terrestre conquérant assimilé à une entité démoniaque, grand méchant, joyau possédant des pouvoirs extraordinaires, etc. Les péripéties correspondent, elles-aussi, aux demandes des lecteurs de littérature populaire : capture par des méchants pirates, combats nombreux, trahisons, séduction d’une demoiselle,…La recette n’est pas neuve mais fonctionne joliment et permet trois bonnes heures de délassement, lesquelles valent bien celles offertes par une quelconque série B d’héroic-fantasy des années ’80 (au hasard « Ator l’invincible » ou « Deathstalker »). Une pincée de violence, une poignée de scènes érotiques (pas trop longues ce qui évite tout ennui), de l’action efficace et un rythme soutenu. Le lecteur apprécie le métier de l’auteur et la recette bien mitonnée. Nous suivons avec plaisir notre Richard Blade une fois de plus projeté dans une dimension parallèle par les services secrets anglais pour combattre la tyrannie. Blade est uniquement armé de sa bite et son couteau. Et le bonhomme use beaucoup des deux ! Alors évidemment on reste dans le classique, sans beaucoup d’innovations, et le roman se montre un peu trop linéaire pour emporter pleinement l’adhésion mais la sauce prend néanmoins, jusqu’au coup de théâtre final qui permet à l’intrépide et héroïque Richard Blade de triompher, tout seul, de l’entité maléfique. Dans l’ensemble, un bon moment et un chouette bouquin d’évasion qui donne envie de découvrir d’autres aventures de Mr Blade.

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