CASSE CLOWN de Violaine de Charnage
Publié le 8 Janvier 2026
Le « méchant clown » est devenu, en quelques années, un incontournable de l’épouvante. Depuis le Pennywise de Stephen King (dans ça), nous avons eu le Art des Terrifiers, les sagas des Killjoy et Camp Blood, dernièrement, Un clown dans un champs de maïs. Violaine de Charnage nous en propose donc sa déclinaison dans sa dernière livraison, Casse-Clown, publié dans sa bien nommée collection « Le diable au gore ». Nous y avions découvert les excellents « Slasher Island » (et sa téléréalité revisitée de manière sanglante) et » Croak Creek Maniacs » (hommage gluant à Hershell Gordon Lewis).
Ce nouveau (court) roman se montre cette fois plus axé sur le fantastique et délaisse quelque peu l’érotisme explicite et le gore. Il reste toutefois réservé à un public averti. Le pitch ? Quelques quidams adeptes des Coulrophobes Anonymes décident, un jour, que la peur doit changer de camp. Ils partent donc rendre justice et, comme le titre l’indique, s’en vont « casser du clown ». Hélas pour eux, nos apprentis vengeurs s’en prennent à des adeptes de la magie noire issus d’un cirque déliquescent façon Massacres dans le train-fantôme.
L’intrigue étant plus classique que dans les précédentes œuvres de Violaine, l’autrice bouleverse la structure pour maintenir l’intérêt. Alternance de point de vue entre les coulrophobes et leurs victimes, aller-retour entre le présent et le passé, origine des frayeurs, etc. Pas le temps de souffler durant ces 150 pages bien tassées qui se lisent d’une traite. Une fois encore, Violaine de Charnage conjugue références cinéphiliques, clins d’œil, touches d’humour (les coulrophobes se désolent de la sortie prochaine de Petrifier 11), fantastique démoniaque, horreur sanglante et rebondissements jusqu’à la conclusion surprenante et ironique. Une belle réussite.
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