THE ROYAL COVEN de Juno Dawson

Publié le 5 Janvier 2026

THE ROYAL COVEN de Juno Dawson

Présenté comme une alternative à Harry Potter, THE ROYAL COVEN se révèle, en réalité, surtout une attaque en règle contre J.K. Rowling camouflé derrière un récit d’urban fantasy. Les premiers chapitres se montrent plutôt réussis et agréables, avec ce « coven » secret de sorcières et les relations qu’elles nouent entre elles et le possible avènement d’un maléfique sorcier, un garçon surnommé L’Enfant Impur. Malheureusement, une fois le « twist » dévoilé, tout part en sucette. Car Théo ne peut être ce méchant garçon puisqu’il se sent fille et demande à intégrer la sororité des sorcières. Ces dernières sont d’accord, surtout si elles sont noires, asiatiques ou lesbiennes…A l’exception d’Helena, la méchante sorcière blanche hétéro cis-genre qui n’accepte pas de considérer Théo comme une fille et lui refuse l’entrer dans le monde des sorciers.

L’analogie est claire ? Sans doute pas pour tout le monde puisque l’autrice la resasse durant tout le reste du roman. Et c’est bien là le problème : l’intrigue passe totalement au second plan, remplacé par un prêchi prêcha inclusif d’une lourdeur pachydermique. THE ROYAL COVEN aurait pu être un récit de Fantasy saupoudré d’un message « trans friendly » mais ici c’est tout le contraire : le message, asséné sans la moindre nuance ou finesse, occupe tout l’espace, relégant l’histoire à la portion congrue. Lorsque l’autrice se décide enfin à reprendre son récit elle expédie sa conclusion voulue explosive en quelques pages.

Un autre problème réside dans la caractérisation très juvénile des protagonistes : après avoir vécu de nombreux événements traumatiques et alors qu’elles sont âgées d’une quarantaine d’années, nos sorcières se comportent comme des adolescentes immatures, ce qui permet de balancer des références incessantes à la pop-culture (avec les Spice Girls en étendard !). Elles paraissent en outre uniforme et Juno Dawson semble incapable d’imaginer un personnage neutre ou nuancé : d’un côté nous avons toutes les gentilles sorcières issues de la diversité et des minorités (notamment sexuelles), de l’autre la très vilaine Helena. Entre les deux ? Personne !

En résumé, THE ROYAL COVEN aurait pu être intéressant si l’autrice avait proposé un véritable univers de fantasy au lieu de simplement livrer un décalque d’Harry Potter qui apparait surtout comme un véritable assaut à l’encontre de J.K. Rowling. Sous ce pesant « agenda politique » se niche sans doute un roman intéressant mais le message est trop présent, trop peu nuancé et trop bavard pour que l’on ait envie de poursuivre la saga, en particulier vu la médiocrité du final.

Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #LGBT, #Young Adults

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