bit-lit

Publié le 16 Septembre 2026

LES VAMPIRES DE CHICAGO TOME 1: CERTAINES METTENT LES DENTS de Chloé Neill

Ah la bit-lit ! Ou l’Urban Fantasy. Ou la Paranormal Romance. Plusieurs noms pour un seul (sacré) phénomène qui a agité le monde de l’édition durant une dizaine d’années. Toutes les maisons spécialisées s’y sont mis, en particulier Milady qui a inondé le marché jusqu’à saturation. L’apogée du genre se situe vers 2010 et enchante les (surtout) lectrices ayant grandi avec « Twilight ». Près de 20 ans après l’émergence du style, celui-ci existe toujours mais a été largement éclipsé par la dark romance et la romantasy. Il est donc agréable de se replonger dans quelques-unes des sagas phares de la grande époque, comme celle des « Vampires de Chicago » aujourd’hui riche de 20 volumes.

Et on trouve de bonnes choses dans ce tome introductif, notamment un bestiaire fourni qui convie pas mal de créatures originales comme des nymphes ou des fées. Malheureusement, les clichés sont également très présents. L’héroïne a un côté parfois insupportable. Certes elle a été vampirisée contre son gré mais c’était ça ou la mort. Or elle ressasse, elle se vexe…évidemment elle ne sait pas ce qu’elle veut, y compris amoureusement. Elle parait en outre immature pour ses 27 ans (on lui en donne plutôt 17) et, une fois passée dans le monde de la nuit, continue pratiquement sa vie quotidienne sans guère de changements, excepté ses obligations de protectrice de la « Maison » des vampires.

Forcément, notre demoiselle est très belle, fait tourner les têtes et démontre aussi ses connaissances, notamment grâce à ses études sur l’amour courtois. Et, bien sûr, le maitre vampire, Ethan, est immédiatement attiré par cette nouvelle venue. La tension sexuelle grimpe avec Ethan et tout ça se montre prévisible. Vu l’épaisseur du bouquin (on approche des 500 pages quand même), le lecteur doit passer outre les nombreuses longueurs et autres baisses de rythme. Cela manque d’action et l’enquête policière typique de la bit-lit passe au second plan pour laisser la place à une romance torride très clichée elle aussi.

Cependant l’autrice donne l’impression de s’être fait plaisir. Elle imagine une sorte de pot-pourri façon fan-fiction entre « Buffy », « Twilight » et « Anita Blak », ce qui, avouons-le, caractérise beaucoup (trop) de bouquins bit-lit du début du XXIème siècle.

Nous sommes donc dans un tome introductif sympathique mais pas transcendant : beaucoup de romance, un peu d’action, un brin d’humour et une touche sexy. Une recette déjà bien rodée. Malgré ses défauts et son côté balisé, le tout se lit toutefois plaisamment à condition de ne pas s’attarder sur certains passages rébarbatifs ou sur des descriptions laborieuses et peu utiles. Comme bien des œuvrettes de ce style, le livre aurait gagné à se voir élaguer d’une centaine de pages (éditeur fait ton boulot) mais l’ensemble accroche suffisamment pour donner envie de poursuivre la saga. C’est déjà ça.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Urban Fantasy, #Paranormal Romance, #Fantastique, #Vampires

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Publié le 31 Juillet 2026

DEMONICA: PLAISIR DECHAINE de Larissa Ione

Quinze ans après le déferlement de la bit-lit et alors que la communauté « young adult » ne jure plus que par la romance, dark ou non, il est agréable de se replonger dans quelques « classiques » de cette époque. La urban fantasy / paranormal romance / bit-lit semble aujourd’hui délaissée et on retrouve avec plaisir les qualités et les défauts de ses romans qui ont littéralement déferlés dans les librairies (on compte plusieurs centaines de titres publiés !).

DEMONICA constitue un récit archétypal de cette vague mais s’éloigne toutefois des traditionnels vampires et loups-garous pour les moins usités démons. On y découvre une nouvelle héroïne, une tueuse de démons qui, sauvée par un Incube, découvre qu’elle ne connait pas toute la vérité sur les êtres démoniaques. Elle tombe amoureuse et devra, classiquement, choisir son camp dans une intrigue proche des films « Underworld ».

Comme souvent avec ce type de littérature, il y a à boire et à manger ou, ici, à prendre ou à lécher. Bref, beaucoup de passages érotiques ponctuent un récit assez traditionnel, la présence de « démons du sexe » permettant plus d’audaces que la moyenne des romances paranormales. Le tout est parfois un peu too much avec cette héroïne en pamoison devant l’énorme bite du démon (elle a peur de ne pas pouvoir accueillir un membre de cette taille mais en même temps elle mouille comme le Niagara rien qu’à le voir).

Toutefois, le côté porno très prononcé ne fait pas tout et l’autrice prend néanmoins la peine de construire un univers à peu près cohérent et relativement original (en dépit de ses similitudes avec d’autres sagas) où s’affrontent les démons et leurs chasseurs.

Au final, en dépit de longueurs et de passages languissants (pour ce genre de littérature ne pas hésiter à utiliser l’avance rapide ou la lecture en diagonale à la dixième description de la culotte de l’héroïne), DEMONICA se montre plaisant. C’est véritablement de la bit-lit « tout en un » : une romance contrariée, de l’action, une intrigue à base de coups fourrés et de trahisons et des passages sexy à intervalles réguliers. Pour les amateurs nostalgiques voici donc une oeuvrette très « bis » mais plutôt fun. Cela donne même envie de lire quelques autres tomes de la saga en se disant, malgré tout, qu’on ne lira probablement jamais cette série jusqu’au bout (26 volumes !!!).

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Paranormal Romance, #Urban Fantasy, #Fantastique, #Erotique

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Publié le 18 Mai 2026

SORCIERE POUR L'ECHAFAUD de Kim Harrison

19 tomes (sans compter les préquelles, les nouvelles et les romans graphiques) pour cette série toujours en cours débutée au début des années 2000. Replongeons donc dans l’univers la bit-lit (comme on disait à l’époque) ou de l’Urban Fantasy en compagnie de la sorcière Rachel Morgan, membre d’une sorte de police d’élite du surnaturel menant ses enquêtes à Cincinnati. L’univers se montre donc riche et plus coloré et varié que de nombreux bouquins du même style avec sorcière, vampire sexy, pixie, etc. La magie y est également traitée de manière plus complexe et « réaliste » avec des rituels précis à accomplir. On trouve en outre pas mal de notes humoristiques plaisantes, notamment la crainte généralisée des tomates (et de tous les mets qui en contiennent) depuis qu’un quart de l’Humanité a été anéantie par un virus véhiculée par ses légumes (ou fruits on n’est jamais certains).

Bref, SORCIERE POUR L’ECHAFFAUD comporte suffisamment d’originalité pour se lire plaisamment en dépit de ses défauts. Car il y en a pas mal, inutile de se mentir. L’intrigue s’avère à la fois mince et assez complexe en raison des nombreux personnages et du background à assimiler, ce qui rend le roman parfois fastidieux. On eut aimé un rythme plus enlevé (la première moitié du roman consiste en une looooongue mise en place), un suspense plus prenant, une action plus rentre-dedans,…Toutefois il n’y a pas vraiment de romance et c’est une bonne chose, cela évite des digressions romantico-érotiques pesantes. On espère que la série prendra sa vitesse de croisière par la suite car l’ensemble se montre prometteur et donne envie de continuer la saga. C’est déjà ça même si ce premier volume se situe dans la moyenne, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Urban Fantasy, #Rachel Morgan - Kim Harrison

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Publié le 30 Novembre 2018

AVIS DE TEMPÊTE (LES DOSSIERS DRESDEN TOME 1) de Jim Butcher

Peu de nouveauté pour cette série d’Urban Fantasy assez proche de la Bit-Lit : on y retrouve d’ailleurs bien des tares de ce genre (qui doivent être des qualités pour les afficionados) avec ce cocktail de polar, de fantastique et de romance plutôt convenu et souvent bavard.

Harry Dresden est magicien, comme Potter et Houdini. Et lorsque la police de Chicago se trouve confrontée à un cas qui dépasse ses compétences c’est à lui qu’elle s’en remet pour lutter contre les forces ténébreuses.

Sorte de pendant masculin des héroïnes séduisantes et pleines de ressources de la bit-lit, Harry Dresden mène donc l’enquête au fil des pages mais cet aspect polar s’avère très classique. On retrouve l’habituel mélange de premier et de second degré qui se joue des clichés du détective privé en saupoudrant l’enquête d’un trait d’humour. Malheureusement l’énigme policière en elle-même se révèle très mince et pas vraiment passionnante malgré la présence de tous les éléments traditionnels de la série noire : présence menaçante de la pègre, coups bas et trahisons dans le milieu du crime organisé, sans oublier les relations conflictuelles du héros avec les forces de l’ordre. Classique.

Le côté fantastique convoque, pour sa part, les créatures coutumières de la Urban Fantasy avec des fées, des démons et des magiciens auxquels s’ajoutent des philtres d’amour et des potions diverses. Un bestiaire pas spécialement original.

Enfin, la romance tente d’épaissir la personnalité de Harry Dresden mais reste convenue, on remarque simplement l’inversion des codes habituelles de la bit-lit : ici on dépeint un héros masculin quelque peu loser confronté à plusieurs belles femmes qui viennent troubler son existence routinière. Jim Butcher éviter l’érotisme (pratiquement inexistant pour une fois) mais reste dans les clichés du genre.

Au final, si les aventures d’Harry Dresden ne sont pas déplaisantes et permettent de passer un relatif bon moment de détente, elles ne s’éloignent guère des schémas établis par les cadors de la fantasy urbaine ou de la romance paranormale. Bref, ce décalque masculin des premiers Anita Blake (avant le grand basculement sexuel) demeure agréable mais peut-être pas suffisamment original ou convaincant pour qu’on ait envie de se plonger dans les tomes suivants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Polar, #bit-lit, #Urban Fantasy

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