Publié le 8 Mai 2026
Auteur britannique relocalisé dans un monastère bouddhiste japonais (!), Ben Stevens se définit comme « obsédé » par Sherlock Holmes. Après S’être fait la main sur des mystères situés dans le Japon médiéval, il se lance sur le marché, encombré, des pasticheurs holmésiens. Très prolifique, Stevens a écrit des dizaines de nouvelles dans la tradition de Conan Doyle.
Ces 3 nouvelles (entre 20 et 30 pages) donnent une idée de son talent et se montrent très plaisante.
« Sherlok Holmes et la sorcière de la mer » : au cours d’une tempête Sherlock et Watson se retrouvent dans un bled isolé et entendent la légende de la sorcière des mers, jadis mise à mort par les locaux et qui revient se venger en cas de mauvais temps. Le détective entend son cri et le suit afin de découvrir la vérité, découvrant l’explication rationnelle, naturelle et ingénieuse au problème posé.
« Sherlok Holmes et le marchant de Venise » : en voyage en Italie, Sherlock enquête sur un « cold case » : un riche marchant vénitien disparu depuis 10 ans. Qui l’a fait disparaitre et pourquoi ? En s’appuyant sur une particularité de la ville italienne, le détective résoudra le mystère. Une lecture agréable et une solution satisfaisante.
« Sherlok Holmes aux portes de la guerre » : le récit le plus original. Mycroft repère divers éléments qui semblent indiquer l’imminence d’une guerre. Dans l’ombre un homme très riche et influent pousse les nations dans cette direction. Rien ne semble pouvoir le faire fléchir, excepté peut-être Sherlock. Une petite nouvelle plaisante et différente des mystères habituelles, qui montre l’humanité du limier. Sympa.
Dans l’ensemble des récits agréables, « à la manière de » sans verser dans le simple décalque.
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