horreur

Publié le 16 Septembre 2024

COURS CHRISTINE COURS de Kasprowiak

La collection Karnage s’enrichit de ce roman intéressant et relativement original. Déjà car l’auteur le situe en partie en Belgique et d’autre part car il combine des éléments de slashers référentiels à une horreur à plus grande échelle. On peut même la qualifier de lovecraftienne puisqu’elle implique un des grimoires maudits du mythe, le Vermiis Mysteris soi-disant écrit par un nécromancien, Ludwig Prinn, brûlé vif à Bruxelles par l’Inquisition.

Le bouquin propose donc un récit qui débute de manière assez classique avec le cocktail habituel de la collection, à savoir un côté thriller émaillé de nombreuses scènes gore et cul, puis dévie vers un récit plus novateur et surprenant.

Nous suivons donc la très dévergondée Christine qui fuit sans véritable but afin d’échapper à un tueur maniaque calqué sur Michael Myers mais affublé d’un masque de Miss Maggie. Une fuite semée d’embuches et, surtout, de nombreux cadavres.

Toujours bien rythmé (avec une pagination réduite à moins de 200 pages), COURS CHRISTINE COURS se veut un hommage au cinéma horrifique des années ’80, l’auteur parsemant son texte de références plus ou moins explicites. En dépit de la violence et de l’érotisme prononcé, le tout possède également un côté outrancier assumé qui flirte souvent avec le second degré voire l’autoparodie, rendant l’ensemble très plaisant à lire et plus « rentre-dedans » que réellement choquant. Un bon cru pour la collection héritière de Gore et Maniac.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Karnage, #Gore, #Splatterpunk

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Publié le 2 Septembre 2024

RING SHOUT: CANTIQUE RITUEL de P. Djeli Clark

 

Ce court roman a obtenu les prix Locus et Nebula. P. Djeli Clark y revisite la fantasy et le fantastique de manière étonnante, faisant écho, par sa manière de refondre les thèmes à sa manière, à la réussite de sa saga des « djinns ». 

Dans ce récit « southern gothique » uchronique, nous suivons l’héroïne, Maryse, décidé à exterminer les Ku Kluxes, des démons extraterrestres invoqués par le Ku Klux Klan par l’intermédiaire de la projection du film « Naissance d’une nation » dans les premières décennies du XXème siècle.

L’auteur mélange ici le fantastique gothique « sudiste », l’uchronie, des événements et personnages historiques authentiques et une horreur cosmique évidemment inspirée par Lovecraft.

Avec une pagination un peu en dessous de 200, le bouquin possède la longueur appropriée pour l’intrigue : cela permet un développement des personnages suffisant sans se perdre dans les détails d’une histoire alternative dont le lecteur ne connaitra pas tout mais dont il saura les éléments essentiels à la compréhension de cet univers.

Avec nuance et sans manichéisme, P. Djeli Clark nous offre un affrontement cosmique entre une poignée de rebelles et une force maléfique alimentée par la haine jusqu’au final explosif qui conclut une série de combats et de rebondissements fort adroitement gérés. De la belle ouvrage et une nouvelle novella de grande qualité pour l’auteur.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Uchronie, #Lovecraft, #Horreur, #Historique

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Publié le 28 Août 2024

LE PENDENTIF MALEFIQUE de R.L. Stine

Quatrième volume de la saga « Fear Street », LE PENDENTIF MALEFIQUE fait donc suite à la trilogie de R.L. Stine. Ce nouveau roman serait écrit en réalité par Brandon Alexander, ce qui explique certaines incohérences avec le reste de la saga. Inutile de chercher la petite bête ou de traquer les incongruités dans cette série, l’arbre généalogique de la famille Fear est trop compliqué pour que le lecteur puisse réellement s’y retrouver. De plus l’important est ailleurs et chaque roman s’apprécie comme un court récit mêlant drame historique, fantastique et une touche d’épouvante à destination des adolescents.

Nora Goode est devenue Nora Fear…pour une seule journée. Le projet d’arrêter le conflit séculaire entre les deux familles par un mariage s’effondre lorsque le manoir Fear disparait dans un incendie. Nora s’enfuit avec le pendentif légué par son époux Daniel en guise de bague de mariage. Le responsable ? L’ancêtre Simon Fear. Enfermée dans un asile, Nora accouche de son fils, Nicholas, le seul susceptible d’échapper à la malédiction, si l’amulette maudite des Fear ne manifeste pas à nouveau son pouvoir.

En moins de 150 pages, l’auteur ne peut se permettre beaucoup de digressions et le rythme est donc très (voire trop) rapide, passant d’une scène à l’autre sans beaucoup de subtilités mais avec une certaine efficacité. Les romans FEAR STREET sont conçus pour un public assez jeune et fonctionnent avec de nombreux rebondissements parfois peu crédibles et des cliffhangers souvent forcés. Si le lecteur prend le temps de « pauser » sa lecture et de s’interroger sur l’intrigue il se rend compte qu’elle est souvent artificielle mais en lisant d’une traite ce petit bouquin on se laisse embarquer par cette histoire agréable et plutôt bien menée. A condition de se prendre au jeu et d’accepter le principe d’un fantastique teinté d’horreur grand public le tout se révèle sympathique et permet deux ou trois heures de détente entre deux bouquins plus exigeants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #R.L. Stine, #Fear Street - Peur Bleue, #Jeunesse, #Fantastique, #Horreur

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Publié le 4 Juillet 2024

MALEDICTIONS TOME 2: LE SECRET de R.L. Stine

R.L. Stine poursuit sa saga familiale entre les Fear et les Goode avec ce second opus de sa trilogie consacrée aux origines de cette malédiction séculaire et à la « Fear Street ».

Nous suivons ainsi Edward Fear, son jeune fils Ezra et sa cousine Mary tentaient d’échapper à l’anathème lancée par William Goode. Quelques années plus tard, Ezra cherche à retrouver le dernier fils encore vivant de William, George. Avec sa famille il retourne dans le petit village de Wickham, dans le Massachussetts, à présent uniquement « peuplé » de cadavres victimes d’une mystérieuse épidémie. La famille Fear s’installe dans la demeure abandonnée des Goode…

Dans la tradition des romans « gothiques », Stine poursuit son exploration des deux familles rivales, se permettant parfois de longues ellipses (il faut « boucler » le roman dans les limites d’une pagination restreinte) et effectuant un jeu de ping-pong entre les protagonistes victimes de la malédiction à travers les siècles. La recette ne change guère depuis le premier tome : romances contrariées, jeunes filles belles et pauvres tombant amoureux de jeunes hommes riches peu recommandables (ou vice versa), jeu d’amour et de haine qui se propage de générations en générations, amulette maléfique qui contient un pouvoir surnaturel enterré sous un arbre et retrouvé opportunément un siècle plus tard.

LE SECRET souffre parfois de transitions abruptes d’une époque à une autre ou de facilités scénaristiques (coïncidences énormes, actes peu crédibles des protagonistes,…) mais, dans l’ensemble, le court roman reste plaisant et prenant, dans le haut du panier du « fantastique légèrement horrifique pour adolescents » cher à Stine et à sa série Fear Street.

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Publié le 1 Juillet 2024

MALEDICTIONS: LA TRAHISON de R.L. Stine (Fear Street Saga tome 1)

Quelle est la raison des événements maléfiques qui se déroulent dans la rue Fear, la rue maudite ? Pour le savoir, replongeons aux origines de la malédiction qui pèse depuis des siècles sur deux familles, les Fear et les Goode. Nora nous raconte donc l’histoire de ces deux ennemis héréditaires, depuis le début des problèmes, en 1692. Là, William Goode assiste à la mort de sa fille Susannah, accusée injustement d’être une sorcière après être tombée amoureuse d’Edward Fear. Il lance alors une malédiction qui va poursuivre les Fear, et par ricochet les Goode, à travers les siècles.

En remontant à l’époque des Puritains, Stine élabore une complexe saga familiale qui explique les manifestations surnaturelles observées à notre époque à Shadyside. Si le roman reste ancré dans le fantastique / épouvante à destination des adolescents, l’intrigue est nettement plus élaborée que de coutume et plus « effrayante » que dans les Chairs de poule, destinés aux plus jeunes. Il faudra d’ailleurs trois tomes à l’auteur pour raconter complètement ces MALEDICTIONS. Le roman peut donc s’apprécier par les plus jeunes mais aussi les plus âgés. Bien sûr, l’horreur y reste feutrée et peu graphique mais l’atmosphère est mâture et les rebondissements crédibles. Les détails sur la chasse aux sorcières et le background historique, quoique succinct, sont également vraisemblables et sonnent authentiques ou, du moins, se conforment à ce que le lecteur a pu en voir dans des films comme « Le grand inquisiteur » ou « La marque du diable ».

Avec son nombre de pages restreints, LA TRAHISON se lit forcément très vite et manque un peu de « muscles » (les personnages restent stéréotypés, l’intrigue quelque peu linéaire et prévisible, etc.) mais Stine connait son métier et chaque chapitre se conclut par un cliffhanger plus ou moins réussi qui donne envie de poursuivre la lecture. Ce n’est pas de la grande littérature et ça ne peut rivaliser avec les chefs d’œuvres du fantastiques signés Stephen King ou Peter Straub mais cette TRAHISON n’en demeure pas moins une très agréable lecture. Dans le genre (le fantastique teinté d’horreur pour adolescents d’une quinzaine d’années) c’est même une valeur sûre et une vraie réussite.

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Publié le 9 Avril 2024

LES FOUILLES DE LA PEUR de Shaun Hutson

Shaun Hutson poursuit dans sa veine Gore apocalyptique typique de l’école anglaise, celle qui débute vraiment avec John Wyndham et se poursuit avec James Herbert. Les chapitres sont donc très (trop ?) courts, souvent limités à deux ou trois pages, et vont à l’essentiel, à savoir de l’horreur sanglante entrecoupées de quelques passages « érotiques » typiques de l’époque. Tout ça n’est pas franchement original mais l’auteur multiplie cependant les sous-intrigues afin d’épaissir le scénario, ce qui donne au roman un côté puzzle parfois confus. Là encore l’influence de James Herbert est très palpable dans cette manière de présenter des personnages brossés en deux ou trois lignes pour les tuer de manière horribles trois pages plus loin.

Le scénario reste simple : des découvertes archéologiques maléfiques entrainent une série d’événements brutaux dans un coin perdu d’Angleterre. Corps éviscérés, enfants disparus, réveil d’une entité toute puissante,…Ce n’est pas franchement novateur mais ça avance vite (et par conséquent ça se lit tout aussi vite), sans guère se soucier de psychologie, de background ou de personnages développés. Avec Shaun Hutson on est dans le côté outrancier et rentre-dedans de l’horreur, du carnage pur et dur qui doit davantage aux films gore des années ’80 qu’à l’épouvante feutrée. Si nous ne franchissons pas encore les limites par la suite défoncée par le courant splatterpunk / splatterporn LES FOUILLES DE LA PEUR marque cependant un pas dans cette direction de l’horreur extrême.

Comme beaucoup de bouquins de la collection, le livre a cependant souffert de la traduction, passant de 257 pages à seulement 158. Cela donne parfois l’impression que certains passages sont expédiés à la manière d’un résumé afin que toute l’intrigue puisse tenir dans un roman aussi court. Un peu dommage.

Si l’horreur reste contenue durant une bonne partie du roman, avec des passages gore et des meurtres horribles, elle prend son ampleur lors du final qui vire au fantastique cosmique dans une ambiance lovecraftienne de bon aloi.

Un bon cru d’un auteur généralement efficace dans les limites de ses ambitions.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Gore

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Publié le 6 Mars 2024

LE SANG DU MATADOR de Dale Pierce

Voici un petit « J’ai lu Epouvante » passé inaperçu ou, en tout cas, oublié. Il bénéficie pourtant d’une belle couverture incitative (qui n’a rien à voir avec le contenu du livre mais qu’importe). Dommage que le titre soit un peu passe-partout, l’original, plus mystérieux et « poétique », étant plus efficace : « Play me the song of death ».

Bref, un journaliste, Phil, décide de s’installer dans la maison supposée hantée d’un ancien matador, Jaime Sublaran. Ce-dernier a été une star adulée de la tauromachie avant de sombrer dans la déchéance après avoir poussé un de ses rivaux à la mort. Sublaran, lui aussi, est décédé mais, après deux décennies, son souvenir reste vivace. Phil se prend d’intérêt pour cette histoire, qu’il imagine pouvoir servir de base à une biographie à succès avec tous les éléments indispensables : richesse, pouvoir, rivalité, soupçons de satanisme, morts violentes, etc. Mais est-il prudent de déranger les défunts ?

L’auteur a écrit de nombreux livres sportifs sur le catch et la tauromachie. Dès lors il combine ces deux « passions » en faisant du héros un écrivain obsédé par un toréador décédé dont le beau-frère est un des « nombreux champions du monde de catch ». Le bouquin, lui, avance à bon rythme. Nous étions à la grande époque des romans d’épouvante emballé en moins de 250 pages, façon pulp et loin des briques actuelles (souvent peu digestes). Car l’auteur ne tire pas à la ligne : son intrigue est  simple, efficace et classique (on peut remonter à L’AFFAIRE CHARLES DEXTER WARD pour un des premiers exemples d’influence nocive par-delà la tombe…et même surement dans des nouvelles antérieures).

LE SANG DU MATADOR ne nourrit pas d’ambitions démesurées et son auteur ne cherche pas à révolutionner la littérature de terreur. Il ne se frotte pas aux cadors de l’époque (King, Straub, Barker, Masterton, Koontz et compagnie) mais livre, quasiment dans son coin, son petit livre fantastique teinté de quelques passages un peu sexy ou horrifiques dans la tradition des années ’80. Une lecture nostalgique au final plutôt plaisante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #J'ai lu Epouvante

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Publié le 4 Mars 2024

LES TENEBRES DE L'AUBE d'Eric Palumbo (ressortie)

A l'occasion de la ressortie du livre, petite remise en lumière

 

Bien connu des amateurs de cinéma populaire, Eric « Draven » Palumbo nous propose son premier roman, à mi-chemin entre le thriller et l’horreur. Ce qui débute comme une classique enquête plonge en effet rapidement dans le fantastique.

Un romancier spécialisé dans l’épouvante qui souhaite changer de registre et dont la copine est tombée sous les coups d’un tueur en série : voici le héros (très « Stephen Kingien ») de cette intrigue menée tambour battant sur un peu plus de 300 pages. Rapidement, notre écrivain rencontre un flic soupçonneux dont la fille, à son tour, est assassinée par le même serial killer. Réunis par la tragédie, les deux hommes mènent leur enquête, laquelle les conduit vers le village maudit de Lôbe, ravagé sept ans plus tôt par un incendie. Sur place, ils iront de surprise en surprise avant de dévoiler une vérité incroyable.

Débutant comme un thriller à la Maxime Chattam, le roman s’oriente ensuite vers l’épouvante teintée de gore : une fois arrivé à Lôbe, nos deux héros sont confrontés à de nombreux phénomènes surnaturels et deviennent prisonniers de cet endroit hanté.  

Assumant ses quelques clins d’œil (la tête de cerf animée à la « Evil Dead » et les jouets meurtriers échappés de « X-Tro » ou de « Puppetmasters »), le roman se déroule à un rythme des plus soutenus, en particuliers durant la seconde partie, située dans un village maudit d’où nul ne semble pouvoir s’échapper. L’auteur se rit même de certains clichés lorsque les héros découvrent qu’ils n’ont (forcément !) plus de connexion réseau et s’exclament « on se croirait dans un mauvais film d’horreur ». On note d’autres pointes d’humour comme ce clown maléfique baptisé George Clowny en référence au comédien révélé par « Urgences ».

Avec son ambiance fantastique ponctué de scènes sanglantes et son climat de noir secret évoquant le Peter Straub de GHOST STORY, le bouquin ménage ses révélations successives de manière très fluides (seules les dernières pages peuvent paraitre un rien précipitées) avec une écriture maitrisée qui use de valeurs sûres pour maintenir l’intérêt (passage d’un personnage à un autre, chapitres courts, cliffhangers utilisés à bon escient) et d’un style fort efficace.

Les influences sont, elles, bien digérées : on pense aux premiers James Herbert (comme FOG) pour la manière dont le romancier passe d’un personnage à l’autre et orchestre leur rencontre avec l’indicible mais aussi à Dean Koontz pour cette précision très américaine dans la construction narrative (qui mixe la rationalité d’une enquête de polar à l’horreur) ou à Graham Masterton pour le déchainement surnaturel du dernier acte. Sans oublier, bien sûr, l’ombre de Stephen King, aussi inévitable que parfaitement assumé dans le texte.

Pour les nostalgiques des collections de littérature horrifique d’antan (J’ai lu épouvante, Presse Pocket Terreur, Fleuve Noir Gore, etc.), voici une lecture vivement conseillée !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Thriller, #Horreur

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Publié le 18 Février 2024

DESTERO LE BOURREAU DU DIABLE de Jason Dark

Helmut Rellergerd, alias Jason Dark, est un auteur allemand né en 1945, créateur du personnage de John Sainclair, un détective de l’occulte. Une tradition ancienne de la littérature pulp avec des héros comme ceux de Seabury Quinn ou Jean Ray. Lancée en 1973, la saga de John Sainclair compte aujourd’hui plus de 1800 tomes (!) pour un total de 200 millions de ventes. Puisant son patronyme dans « Amicalement vôtre », Sainclair est un enquêteur de Scotland Yard en butte au surnaturel sous toutes ces formes : vampires, spectres, démons, etc. Il possède tout un attirail occulte (croix bénie, revolver à balles d’argent, bâton de sorcier, fouet magique,…) dans sa lutte contre le Mal.

28 romans sont parus en France, dans la collection Haute Tension de chez Hachette (de l’horreur pour adolescents dans la veine des Chair de poule).

DESTERO LE BOURREAU DU DIABLE permet de se familiariser avec le personnage. Problème : ce-dernier a déjà une longue histoire derrière lui puisque le roman date de 1985, soit douze ans après les débuts de Sainclair. Le lecteur est donc quelque peu déstabilisé par les références à divers démons, ennemis ou alliés du détective de l’étrange. Mais on retombe vite sur nos pattes : à vrai dire tout ça n’est pas bien compliqué et se résume à un affrontement entre le Bien et le Mal à coup d’artefacts surnaturels. Ajoutez-y la visite de Sainclair aux différentes « chambres de la douleur » de l’enfer, sa rencontre avec la sexy fille du diable et le (court) roman est bouclé.

Ce n’est pas de la grande littérature mais cela reste une lecture globalement plaisante pour les adolescents friands de surnaturel et d’horreur gentillette.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Jeunesse, #Jason Dark, #Haute Tension, #Fantastique, #Horreur

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Publié le 31 Janvier 2024

HELL O WEEN de Violaine de Charnage

Cette nouvelle de cinquante pages se déroule, comme le titre le suggère, le jour d’Halloween dans une petite ville américaine typique. La grande attraction ? Le concours de tarte à la citrouille, remportée chaque année par la vieille Susan. Pour couvrir l’événement nous avons la journaliste Lois, accompagnée de son caméraman (Clarke bien sûr). Dans la petite ville nous rencontrons encore le couple Billy et Naomi, le petit Tim impatient de faire du trick or treat, Hershell qui a développé une attraction sexuelle pour les citrouilles, etc. Bien évidemment, tout va mal se passer, tout va dégénérer.

Beaucoup moins extrême que les romans de l’autrice (SCREAMING BOYS et LES ENTRAILLES DE L’HORREUR), voici une histoire très amusante et divertissante. On y trouve toutefois des scènes sexuelles et du gore, sinon ça ne serait pas drôle, mais l’ambiance est plutôt légère, avec beaucoup d’humour et de second degré. Nous sommes un peu au croisement des idées absurdes des « Simpson Horror Show » et du carnage dans la rigolade des comédies splatter des années ’80. L’intrigue se développe plaisamment, part un peu dans tous les sens avec de nombreux concepts farfelus. Le petit reproche est qu’on aimerait rester un peu plus longtemps aux côtés de tous ces personnages bien typés. D’ailleurs on se dit qu’allonger la sauce au format novella serait sympa. Il y a trop de récits tirés en longueur, ici on voudrait bien que ce soit un peu plus long. On pourrait ainsi profiter davantage de notre reporter carriériste ou du baiseur de citrouilles.

Mais trêves de bavardages, vous pouvez recevoir cette nouvelle gratuitement sur le blog de Violaine. Pourquoi s’en priver ?

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Humour, #Splatterpunk

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