SKINWALKER de Gabriel Katz & Steven Dondt

Publié le 16 Novembre 2025

SKINWALKER de Gabriel Katz & Steven Dondt

Le romancier Gabriel Katz (AETERNIA, LE PUIT DES MEMOIRES, EXCALIBER,…) s’essaie à la scénarisation de bande dessinée avec cette histoire complète en 92 pages (plus quelques recherches et croquis). De quoi traite ce récit ? De skinwalker, une variante des loups-garous issu des croyances amérindiennes et plus spécifiquement Navajo. Ces « marcheurs de peau » sont donc des métamorphes capables de se changer en monstres redoutables mais contre lesquels les balles d’argent se révèlent inefficaces. L’amateur a pu en croiser, sous le nom d’Animagus, chez HARRY POTTER, ou encore dans un épisode de la série « Supernatural » et dans quelques séries B horrifiques.

L’intrigue démarre donc en 1870, après un prologue mystérieux concernant un interné nommé Fletcher. Nous nous retrouvons donc à suivre une cantatrice en déclin n’ayant plus guère d’admirateurs à la quarantaine. Bref, elle « aurait dû en épouser un plus tôt ». Le salut viendra d’un de ses derniers fans, lequel lui lègue une propriété aux allures de château dans le Far West. Notre diva part donc, avec une grande quantité de bagages, pour la poussière et les dangers mais escortée par un pistolero vieillissant et sa nièce, Jo. Là, ils vont se heurter aux skinwalkers…

Classique et efficace, Gabriel Katz déroule une histoire prenante située dans un cadre western bien rendu par les dessins de Steven Dondt, au style personnel et percutant. Le déroulé transpose les incontournables du survival horrifiques dans le cadre du Far West, avec un côté sanglant et aride hérité du Western Spagh’. Le dernier tiers, sous forme de siège, évoque immédiatement « La nuit des morts vivants » ou, pour prendre une référence moins ancienne, « Dog Soldiers ».

Quelques notes d’humour émaillent ce scénario bien mené qui offre une progression rapide du suspense et une poignée de scènes saignantes pour une décoction entre western, fantastique et horreur  sur le mode du survival. Pas révolutionnaire mais très plaisant, voici une bande dessinée confectionnée à la manière d’une bonne série B des années ’80 (ce n’est pas péjoratif, que du contraire !) qui ne demande qu’à être adaptée pour l’écran tant son rythme et son découpage s’avèrent, déjà, totalement cinématographique. Une réussite.

Rédigé par hellrick

Publié dans #Western, #Horreur, #Fantastique, #bande dessinée

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