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Publié le 17 Avril 2023

LE RIDEAU LEVE OU L'EDUCATION DE LAURE d'Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau

Héros national décédé de causes naturelles en 1791 à 42 ans, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, livre ici un classique roman d'apprentissage pornographique additionné de conseils philosophiques ou d'éducation sexuelle. A la manière du Marquis de Sade, le bouquin débute par la narratrice, Laure, qui découvre, derrière un rideau, son père adoptif bien occupé. Dès lors le brave homme s'occupe de faire son éducation et de lui enseigner toutes les possibilités du sexe. Comme la demoiselle est très jeune, son "papa" lui impose pendant quelques mois une ceinture de chasteté et débute son apprentissage de manière plus intellectuel et philosophique afin de la transformer en libertine. Par la suite, Laure aura droit aux caresses de papa et de la bonne.

Typique de son époque, le roman veut former de jeunes filles libertines et soumises, possédant suffisamment de cervelle pour se conformer à l'idéal des Lumières mais surtout ouverte à toutes les envies érotiques de "papa" et de la bonne Lucette. Par la suite, changement de narratrice avec l'histoire de l'insatiable Rose et de son frère.

Comme d'autres romans érotiques de cette époque, LE RIDEAU LEVE se montre assez différent des livres sexy plus actuels. L'intrigue est minimaliste et l'auteur s'autorise tous les tabous (il prend néanmoins la peine de mentionner qu'il ne s'agit pas d'inceste puisque Laure est la belle-fille de son "papa"). Il n'y a pas vraiment d'histoire à proprement parlé, juste un enfilement de scènes pornos au vocabulaire à la fois cru et recherché, entrecoupées de considérations morales, philosophiques et intellectuelles. Une sorte de manuel de bonne conduite pour les jeunes filles libertines du XVIIIème siècle. Une lecture pas désagréable mais un roman qui relève surtout de la curiosité historique pour un "classique" littéraire du libertinage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique

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Publié le 12 Avril 2023

BRIGADE MONDAINE: L'APPRENTIE SORCIERE de Michel Brice

Un « Brigade Mondaine » assez inhabituel qui change des standards coutumiers de la série : Boris Corentin, le Alain Delon au membre surdimensionné qui tombe toutes les filles et son acolyte, le fidèle et rougissant Brichot, n’y ont qu’un rôle secondaire. Pas d’enquête (ou si peu), dans ce récit centré sur la figure de l’apprentie sorcière.

Elles sont, en réalité, deux. D’un côté Monique, la femme d’un médecin abattue par l’ennemi public numéro 1, Ragu, qui se laisse embarquer dans un périple sanguinaire par ennui. Du coup elle nique, notre Monique jusqu’ici réservée. Et puis elle joue aussi du flingue. Monique se doute que tout ça va mal finir mais s’imagine en Bonnie se payant une sortie sanglante avec son Clyde. En enfer, à coups de révolver. En attendant Monique nique nique.

Et l’autre apprentie sorcière ? Typhaine, jeune fille de bonne famille qui, elle aussi, s’ennuie dans son vaste château familial. Elle y invite, par provocation, une bande de petites frappes locales menées par son amant Lionel, adepte du masochisme brutal. Le couple de tueurs en fuite et la réunion des voyous dégénère façon « maison des otages » jusqu’à l’arrivée inopinée d’un Boris qui a beaucoup piné. Notre flic est flanqué d’une journaliste prête à tout (et même davantage) pour s’offrir un scoop.

L’APPRENTIE SORCIERE modifie un peu la donne d’une série souvent enlisée dans la banalité. Ici on quitte le côté enquête pépère pour une sorte de polar noir crasseux qui reprend les ingrédients nécessaires à un repas épicé : violence, érotisme, sadisme et action.

Plutôt bien écrit par des auteurs anonymes au CV conséquent désireux de soigner un minimum le produit, ces romans ne volent pas bien haut mais en donnent au lecteur pour son argent. C’est rythmé, violent parfois jusqu’au gore et cul à n’en plus finir avec souvent des passages sadiques. Et, évidemment, des viols complaisants mais aussi très plaisants destinés à exciter le lecteur mâle cis-genre non déconstruit. Les « Brigades mondaines » s’apprécient pour ce qu’ils sont : de petits « classiques » des halls de gare, loin de la grande littérature faisandée pour magasine bobo.  

La scène marquante (puisqu’il en faut une pour chaque opus histoire de pouvoir les différencier) intervient dès l’entame : un tueur en fuite oblige deux frères ayant violé sa compagne à reproduire entre eux tout ce qu’ils ont fait précédemment subir à la demoiselle.

L’APPRENTIE SORCIERE constitue donc un « bon Brigade Mondaine », à déguster avec le sourire.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Brigade Mondaine, #Polar, #Erotique, #Roman de gare

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Publié le 4 Avril 2023

KILL FOR SATAN de Bryan Smith

Halloween approche et, dans une petite ville américaine typique, les festivités se préparent avec, notamment, le marathon annuel de l'horreur présenté par le Comte Victor Von Gravemore. Malheureusement, la période de l'année est également propice à une grande fête satanique. Cette année, Satan demande à ses servants de tuer un maximum de vierges. Toutes les personnes en âge d'avoir des relations sexuelles mais encore pures émettent un halo lumineux visibles par les satanistes. Dès lors, la chasse commence…

Bryan Smith, un des auteurs de splatterpunk les plus prolifiques, ne perd guère de temps en considérations ou en développement de ses personnages. Il prend toutefois le soin de caractériser un minimum deux couples mal assortis. D'un côté Micah, jeune homme récemment converti au satanisme et totalement sous l'influence de la très sexy Sindie, de l'autre Seth et Caitlin, forcés d'assister aux réunions hebdomadaire de la Ligue pour l'abstinence. Forcément, les choses vont mal se passer entre les deux oies blanches et les satanistes armés de machettes.

KILL FOR SATAN ne prétend pas être de la grande littérature ni révolutionner l'horreur. L'intrigue, basique, se développe sur 150 pages en chapitres courts qui s'enchainent sans temps mort. L'auteur se soucie surtout de multiplier les scènes de carnages, bien gore mais sans tomber dans les descriptions chirurgicales vomitives. Le sexe, également, occupe une large portion de ce court roman. On peut même affirmer que si on devait expurger KILL FOR SATAN de tous ses passages gore ou porno il ne resterait plus qu'une dizaine de pages bien ternes.

Si on peut regretter une certaine précipitation (les personnages sont plus intéressants que de coutume et auraient mérités un peu de développement), l'humour se montre bien présent et le roman verse pratiquement dans la parodie avec ses références assumées et son côté loufoque, jusqu'au final légèrement attendu.

En renversant les conventions du slasher (ici seuls les vierges succombent), Brian Smith apporte une certaine fraicheur à un récit convenu mais plaisant. Pourquoi lire KILL FOR SATAN? Pour des scènes de cul et de boucherie quasiment non stop saupoudrées d'un humour bienvenu. En attendre davantage serait illusoire mais le contrat est rempli et le livre se lit avec plaisir et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Splatterpunk, #Gore, #Erotique, #Horreur

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Publié le 10 Mars 2023

WORLD's END HAREM: FANTASY de Link

Après le succès de sa série de science-fiction érotique WORLD’s END HAREM, Link en propose une déclinaison dans un univers fantasy tout bêtement intitulée WORLD’s END HAREM : FANTASY. En réalité l’intrigue n’a pratiquement rien de commun avec la série « sœur », excepté le concept qui est de plonger un adolescent plutôt timide au milieu des hordes de bombasses qu’il va pouvoir culbuter joyeusement une fois devenu un guerrier super érotisé par les bons soins d’une elfe noire lubrique. Oui tout ça ressemble à un scénario de jeu de rôle élaboré par un maitre de jeu ayant un peu trop picolé sur sa collection de porno. Mais, à vrai dire, cela fait tout le charme de ce manga rocambolesque et rigolo.

L’intrigue est typique avec un monde médiéval menacé par des hordes de créatures démoniaques. Le frêle Ark se voit bien épouser sa cousine, la sexy Aurelia, fille d’un chef de guerre. Mais la belle est déjà promise au prince et Ark se retrouve tout penaud la queue entre les jambes. Heureusement surgit une Elfe Noire méga-bonne, Lati, qui lui propose de le transformer en un puissant guerrier accessoirement assoiffé de luxure, la première épreuve imposée étant quand même de s’abstenir de masturbation durant une année complète.

Du pur manga ecchi avec le fameux « fan service » à la pelle, autrement dit l’intrigue avance gentiment pour caser pas mal de scènes érotiques où le héros se retrouve entouré d’un harem de très jeunes lolitas à très forte poitrine.

Avec un dessin bien maitrisé et un soin évident porté au dessin des filles nues, WORLD’s END HAREM : FANTASY démarre de manière plaisante, entre dark fantasy violente, érotisme débridé et humour épais. Un bon début pour cette série dont on est curieux de connaitre la suite.

WORLD's END HAREM: FANTASY de Link

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Manga, #Erotique, #Fantasy

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Publié le 3 Janvier 2023

LA HACHE DE BRONZE de Jeffrey Lord

La saga de Richard Blade débute à la toute fin des sixties. Selon la légende le concept est inventé par Philip K. Dick: un super espion britannique à la James Bond, Richard Blade, a la capacité de voyager dans la dimension X grâce à une invention révolutionnaire. Il débarque donc sur différents mondes, le plus souvent d'inspiration médiévale fantastique, nu et sans arme mais avec la capacité de comprendre immédiatement tous les dialectes des gens qu'il rencontre. Pratique.

Dans ce premier opus, Blade atterit dans le rêve humide d'un adolescent biberonné aux jeux de rôles qui s'est endormi avec un œil sur son poster de Frank Frazetta et un autre sur celui de (insérer le nom d'une porn star en vogue).

Grand spécialiste du bouquin de gare type "men's adventure" comme NICK CARTER KILLMASTER, Manning Lee Stokes sous le pseudo collectif de Jeffrey Lord a écrit les 8 premiers volumes de cette franchise avant d'être remplacé par divers auteurs. S'il existe seulement 37 romans originaux publiés aux USA, la Russie a proposé ses propres séquelles et, en France, la saga a été reprise par différents auteurs (en particulier Richard D. Nolane) et a finalement atteint plus de 200 volumes!

LA HACHE DE BRONZE nous offre un bel exemple de littérature pulp. Qui n'a pas rêvé de voir James Bond se la jouer Conan le Barbare dans un monde peuplé de nymphettes peu farouches? Qui? Bref…Richard Blade surgit dans Alb, rencontre la Princesse Taleen et lui porte assistance. Dès lors vont s'enchainer les affrontements contre des cannibales, de méchantes sorcières et des despotes qu'il faudra vaincre. Accessoirement Blade aura régulièrement droit à un repos du guerrier bien mérité en dépit de son endurance surhumaine et d'un kiki à rendre jaloux Ron Jeremy. Car si Blade débarque dans ces différents mondes avec sa bite et sans couteau il se servira beaucoup de la première et gagnera une hache après quelques chapitres. Blade se bat dans une arène contre le meilleur guerrier du pays, castagne un ours, se frite avec les pirates de Barbe Rouge, etc. Pas le temps de s'ennuyer!

Notre homme, expédié dans la dimension X, oublie son identité terrienne (ce qui lui permet de se fondre dans la masse) excepté lorsque l'auteur estime que celle-ci lui est utile ("mais oui je me souviens que je fréquentais le club d'initiation aux armes médiévales ce qui me rend super balèze"…ne jamais sous-estimer la créativité d'un romancier de quai de gare pour se tirer d'une situation périlleuse). Dans ce premier volume on se demande quand même où l'auteur veut en venir et pourquoi il est si important d'expédier ainsi, en exploration, ce "voyageur de l'infini"?

Comme beaucoup de production Heroic Fantasy de consommation courante, le roman se montre quelque peu répétitif (Blade se ballade beaucoup et rencontre de nombreux personnages mais les structures des événements se ressemblent souvent) mais, dans le même temps, le rythme reste soutenu. L'auteur aurait manifestement aimé passer deux ou trois volumes dans l'univers d'Alb mais, au bout de 200 pages, il faut renvoyer Blade à Londres dans l'attente de sa prochaine aventure. Et, entre les bastons et les scènes de sexe gratuites, les possibilités de "world building" restent limitées. Le cadre tient donc du décorum assez classique, à la manière d'un manuel d'initiation à Donjons et Dragons. Mais on s'en contentera.

En résumé, LA HACHE DE BRONZE se révèle divertissant, servi par un style au-dessus de la moyenne du genre: un côté emphatique bienvenu et un usage satisfaisant d'un vocabulaire soutenu, voire précieux. Dans ses tentatives littéraires, Manning Lee Stokes imite avec bonheur Robert E. Howard tout comme Lin Carter ou Sprague de Camp et, dans l'ensemble, le lecteur passe un bon moment avec ce récit d'aventures trépidants gentiment sexy.

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Publié le 20 Décembre 2022

CONTES POUR PETITES FILLES LIBERTINES de Nadine Monfils

Nadine Monfils, spécialisée dans le polar souvent humoristique, s’est également plusieurs fois essayée à l’érotisme, par exemple avec LE BAL DU DIABLE ou LES SOULIERS DE SATAN.

On lui doit également, sous pseudo, plusieurs aventures de Blade, le héros de science-fantasy sexy publié chez Gérard de Villiers. CONTES POUR PETITES FILLES LIBERTINES date de ses débuts. L’autrice revisite ici les thèmes classiques de l’érotisme, souvent agrémenté de fantastique, voire d’horreur. Les récits sont étranges, délirants, imaginatifs et surréalistes. Avec des emprunts aux contes de fées et un côté décalé, parfois malaisant, qui joue, bien sûr, sur les fantasmes pédophiles en détaillant les rencontres entre des « pervers pépères » et de très jeunes « lolitas ». Parfois, Monfils revisite les contes de fées traditionnels de manière décalée (« Cendrillon 2011 »), parfois elle part dans un peu délire sans queue (enfin on se comprend) ni tête. C’est quelque fois efficace, d’autre fois fatiguant car trop relâché et, surtout, le tout manque franchement de structure. CONTES POUR PETITES FILLES CRIMINELLES démontrait les mêmes qualités et, surtout, défauts. Bref, ça tourne un peu en rond et il vaut mieux picorer dans quelques récits plus intéressants que de lire toutes les nouvelles, surtout d'une traite, sous peine de risquer l'indigestion.

« Un grand père en solde », « la couseuse de colombes », « la passion magique »,….autant d’histoires bizarres réservées aux amateurs de ce genre d’étrangetés littéraires. Ici, le surréalisme domine et voisine avec le sadisme et l’érotisme, le tout dans une certaine idée de la « belgitude ». Monfils s’inspire autant de Jean Ray que du Marquis de Sade. Il doit y avoir un public mais on peut aussi y rester hermétique.

Ceux qui attendent un recueil de récits érotiques « classiques » resteront sans doute sur leur faim avec ces nouvelles plus déconcertantes qu’excitantes. C’est bien écrit, intriguant, suffisamment court pour ne pas lasser (certains textes ne font que deux pages) mais, dans l’ensemble, il est difficile de se passionner pour ces histoires abracadabrantes. Un défaut (que certains peuvent qualifier de qualité, tous les goûts sont permis) que l’on retrouve dans LE BAL DU DIABLE conçu sur un principe similaire. Il vaut donc mieux savoir à quoi s’attendre lorsqu’on ouvre ce livre qui, comme on dit, ne s’adresse pas à tout le monde.

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Publié le 11 Novembre 2022

008 APPRENTI ESPION TOME 2 de Shun Matsuena

Le premier tome de cet amusant manga nous a présenté Eight Akashi (notre apprenti espion 008) refusé par tous les lycées après avoir échoué au concours d'entrée. Désespéré, il se voyait toutefois admis dans une école spéciale visant à former l'élite des services secrets. Le pauvre a subi une série d'épreuves pas piquées des hannetons qui occupaient quasiment les deux cents pages du tome 1. La fin du premier volume accordait à Akashi et ses amis le plaisir de partager un repas revigorant dans le réfectoire de l'école. Après ce court moment de calme les lycéens, drogués, se réveillaient au milieu de l'océan. Ce deuxième tome enchaine sur cette situation problématique et entre immédiatement dans le vif du sujet. Nos gamins échouent sur une île où ils vont devoir faire leurs preuves pour survivre.

008 APPRENTI ESPION poursuit dans la veine du premier opus, sur un ton assez décalé, parfois réaliste et violent, parfois complètement délirant comme en témoigne ce curieux prof à tête de lapin. Incongru mais fun. Inutile donc de chercher une intrigue réellement cohérente, le manga part dans tous les sens et assume ses références (James Bond bien sûr mais ici également BATTLE ROYALE). L'ambition de l'auteur est surtout d'amuser le lecteur et il y parvient assez joyeusement bien qu'il recourt à de grosses ficelles. Le récit, un poil prévisible, aligne les cours, souvent dangereux, que subissent nos apprentis espions, ce qui permet à l'auteur de développer les personnages et de nous les rendre sympathiques. Bien sûr ils restent assez clichés (le ninja porté sur l'honneur, le héros neuneu, l'espionne méga bonne, les profs tous frappés du bocal) mais sans que ce soit préjudiciable à cette histoire trépidante. La recette, sans réelle surprise, fonctionne pourtant plaisamment en mêlant des ingrédients ayant démontrés leur efficacité : de l'action, des héros attachants, des notes d'humour grasses, du délire plus ou moins contrôlé et des gadgets rigolos. Afin de contenter les fans, l'auteur y ajoute une bonne rasade d'érotisme, certes gentillet mais agréable, avec notamment une prof chaudasse experte dans la manipulation mentale des élèves en rut. Les plans culottes et nichons (plus ou moins dévoilés) abondent eux-aussi mais dans une ambiance légère et détendue. Bref, mignonne.

Finalement, ce second tome confirme la bonne humeur et le côté divertissant d'une série sans prétention mais agréable à suivre. La référence à James Bond, certes plaquée, reste acceptable tant le manga passe à la moulinette les fondamentaux de 007 (période pré-années 2000) avec un mélange pétillant de blagues lourdes, de sous-entendus osés, de pauses sexy, de gadgets improbables et d'action décomplexée. N'en attendons pas un classique ou un incontournable et sachons simplement apprécier ce mange pour ce qu'il est, à savoir un divertissement appréciable en ces temps moroses. On poursuivra donc avec le troisième tome en espérant, néanmoins, qu'une véritable intrigue se mette en place.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Manga, #Erotique, #Espionnage, #Humour

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Publié le 5 Novembre 2022

LA FEMME DE PAPIER de Françoise Rey

LA FEMME DE PAPIER est le premier roman de Françoise Rey, une professeur qui, à la suite de divers problèmes personnels, se tourne, à 35 ans, vers la littérature érotique, voire carrément pornographique. Depuis, elle est considérée comme « la grande dame de l’érotisme » en raison du caractère très littéraire de son œuvre.

Revenons à LA FEMME DE PAPIER : l’intrigue est minimale, typique du roman érotique : une femme raconte, à la première personne, ses aventures sexuelles avec son amant. Un classique de la romance mom porn puisque, durant près de 200 pages, le lecteur aura droit à de nombreuses variations sexuelles. Car le livre est cependant plus intéressant que les bluettes gnan gnan gentiment SM à la CINQUAND NUANCES DE GREY. Les fantasmes de Françoise Rey sont plus variés et inventifs : la narratrice se fait lécher par un petit chaton, plusieurs passages jouent sur le viol consenti, etc.

Le voyeurisme et l’exhibitionnisme sont également fort présent, notamment via une scène de sexe dans une maison de retraite devant un vieillard en bout de course. D’autres passages racontent masturbation diverses, triolisme, etc. Le passage le plus drôle reste « l’accouchement » scatologique imposé par notre jeune femme à un client lorsqu’elle se prostitue pour exciter son amant. Elle lève aussi un jeune homme dans un bar, se soumet à l’intromission d’un paquet de crayons, participe à des accouplement divers (notamment avec un travesti), etc. Bref, c’est plus varié qu’un porno de Marc Dorcel.

La principale qualité du récit reste toutefois cette forme épistolaire et cette plume vivante, qui joue de la métaphore ou se montre crue, avec des touches d’humour bienvenue. Les situations sont souvent excessives, déjantées et décalées, bref pas toujours crédibles ni même réaliste. Ce procédé inscrit le roman davantage dans le porno que dans l’érotisme, sans beaucoup de préliminaires mais avec pas mal de fantaisie.

LA FEMME DE PAPIER propose donc un peu moins de 200 pages de sexe pur et dur : à l’exception des dernières pages plus « apaisée, l’auteur ne parle que de cul, quasiment non-stop. Finalement, on perd le compte des frasques sexuelles de notre auteur chaude comme une baraque à frites. Le tout se distingue surtout par sa réussite littéraire qui élève ce roman au-dessus des vraies / fausses confessions style Média 1000. Mais, à la fin, on peut se sentir aussi un peu lassé devant ce qui relève surtout de l’exercice de style autocentré. Sauf qu’à tout prendre les aventures osées de Françoise Rey restent plus amusantes que les déballages de linges sales familiaux si prisés des « grands écrivains parigos ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique

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Publié le 6 Septembre 2022

UN PALAIS D'EPINES ET DE ROSES de Sarah J. Maas

Précédé d’une bonne réputation, UN PALAIS D’EPINES ET DE ROSES est malheureusement loin de se montrer à la hauteur des attentes. Présenté comme un bouquin de fantasy romantique un peu sexy à destination des « young adults », il s’agit, en réalité, d’une très fade romance. Pire, le bouquin se montre rapidement ennuyeux vu la stupidité incroyable de son héroïne, Feyre. Car cette dernière accumule les décisions ridicules.

Ainsi, la jeune fille n’est pas aimée de sa famille, peine à survivre et se lamente à longueurs de journée. Après avoir tué un Fae (un Immortel…bon pas vraiment immortel donc) la voici conduite de force à Prythian, le royaume des Immortels en question. Elle se retrouve donc dans un palais (d’épines et de roses comme le titre le précise) et au lieu d’un cachot gardé par un geôlier elle peut déambuler à sa guise (ou presque) dans cette demeure. Cependant, une fois transposée dans cet environnement beaucoup plus accueillant, Freyre n’est pas plus contente pour autant. Pourquoi ? Euh…comment dire…ah oui, l’auteur a trouvé une raison, une idée de génie : elle a promis à sa môman, alors qu’elle avait une dizaine d’années, de veiller sur sa famille. Donc elle doit toujours s’occuper de son papa et de ses sœurs. Ces dernières, pourtant, non seulement n’en branlent pas une de leur vie mais en plus ne font que la critiquer. Déjà, c’est un peu gros. Mais admettons. Notre idiote apprend ensuite que sa famille, grâce à son « sacrifice », vit beaucoup mieux et ne manque plus de rien. Bref, elle a gagné au Win for Life ou presque et tout le monde est heureux. De quoi l’encourager à rester dans son « palais d’épines et de roses » et de profiter un peu de la vie ? Que nenni ! Elle veut rentrer. Pourquoi ? Bah euh….Mystère. Sans doute apprécie-t ’elle d’être libre comme l’oiseau. Voilà. Freeeeeeeee as a bird. Oui enfin l’oiseau il va surtout avoir froid et manquer de nourriture. Il est libre de n’avoir rien à bouffer, de trimer de l’aube au crépuscule et en plus d’être traité comme une moins que rien l’oiseau. Bref, la chieuse nous fait son caprice. Et comme l’auteur n’a pas d’autre solution pour nous faire accepter les aberrations de son intrigue il faudra s’en contenter. Et hériter d’une des héroïnes les plus connes rencontrées dans un roman. Pourtant dans la romance fantastique pour gonzesse il y a forcément de la concurrence. Mais rassurez-vous, Freyre les enterre tous et toutes. Une casse-burne qui passe son temps à insulter les gens qui essaient de l’aider, qui se croit indépendante et forte alors qu’il faut toujours que quelqu’un (un bellâtre musculeux) l’aide pour qu’elle se sorte de situations merdiques où, neuf fois sur dix, elle s’est fourrée elle-même. Mais c’est la gentille. Car en face d’elle se dresse la méchante forcément très mais alors très méchante. Il va donc encore lui arriver des bricoles et des épreuves. Mais pour se consoler elle pourra compter sur le grand beau musclé un peu bad boy un brin sadique limite violeur mais tellement seeeeeeeeeeeexy qu’il est irrésistible.

Et donc le caca nerveux de la demoiselle nourrit les 500 et quelques pages de cette intrigue rachitique qui se contente, grosse modo, de rejouer la partition de « La belle et la bête » matinée de « Cendrillon ». Tout ça écrit de la manière la plus plate possible, avec des longueurs à n’en plus finir, une romance incroyablement neuneu saupoudré de scènes voulues chaudes façon « mommy porn » pour adolescente. Le côté Fantasy, de son côté, est complètement cliché et vu et revu. En bref tout ça ressemble à un de ces machins autopubliés genre « Violentée par le seigneur elfe sur sa licorne » qu’on trouve sur le Net. Sauf qu’au lieu de faire 50 pages, UN PALAIS D’EPINES ET DE ROSES en fait 500.

J’ai p’tet louper quelque chose parce que bon, à mi-parcours, il a fallu enclencher la lecture en diagonale et l’avance rapide afin d’arriver au bout. Qui n’en est pas un puisque le machin a eu du succès (douze millions d’exemplaires vendus) et que l’auteur s’est dit qu’elle pouvait remettre le couvert. Donc elle a pondu six autres tomes depuis. Désespérant. Illisible. Pour résumer…à chier !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Attention c'est nul, #Erotique, #Fantasy

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Publié le 17 Août 2022

DON: CAFE NO, MARIMBA Si! d'Henri Vernes

Dans les années ’80, Henri Vernes délaisse le chaste Bob Morane pour un nouveau héros davantage dans la lignée des « durs à cuire » alors en vogue, de SAS à l’Exécuteur. Petit fils d’un caïd de la Mafia, notre bagarreur, surnommé « Don », vit de nombreuses aventures (onze romans publiés) qui mettent l’accent sur la violence et, surtout, le sexe. Bref, Don est le penchant « adulte » de Bob.

CAFE NO, MARIMBA SI est un bel exemple de ce style et, pour l’instant, le meilleur de la série, plus réussi que les plaisants IXYGRECZED et CHROMOSOME Y. C’est aussi le plus ouvertement sexe et le plus violent des trois. Que du bon, en résumé !

L’intrigue est plus complexe, moins linéaire, et plus travaillée, plus originale aussi. Don y est, pour sa part, moins présent. On y suit surtout une bande de petits truands de bas étage qui espère réussir un grand coup en s’improvisant trafiquant de beuh (la Marimba du titre). Pour cela ils ont besoin d’un bateau et vont donc s’emparer d’un petit navire à la manière des pirates. Or, dans le bateau en question, outre une bande de partouzeurs, se trouve un passager clandestin. Don bien sûr ! On devine la suite (vengeance, scène érotique, vengeance, scène érotique, vengeance,…) mais Vernes mène bien sa barque (oups) et propose au lecteur le quota requis d’action.

En un peu plus de 150 pages, pas le temps de s’ennuyer avec ce roman qui reprend les ingrédients d’un bon récit d’aventures exotiques à la Bob Morane mais y adjoint une large dose de sexe et de violence à destination des plus grands. Très plaisant dans la limite de ses modestes ambitions.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Erotique, #Polar, #Pulp, #Roman de gare

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