POURVU QU'ELLE SOIT ROUSSE de Stéphane Rose

Publié le 8 Décembre 2025

POURVU QU'ELLE SOIT ROUSSE de Stéphane Rose

Journaliste, écrivain, humoriste, homme de radio et de télé, Stéphane Rose a écrit une vingtaine de livres sur des sujets divers : contre le couple et les enfants, pour le poil, sur les sites de rencontres et le vin,… Il est également auteur de nouvelles érotiques et a participé à diverses anthologies de la Musardine. Apparemment, Rose s’y connait puisqu’il a également rédigé « Osez devenir une bête de sexe ».

Bref, ici, en pile poil 200 pages il nous offre une ode à l’odeur des Rousses. Car, après sa découverte – sa révélation quasi mystique – des capacités des Rousses, notre bonhomme est convaincu : à bas les blondes, les brunes, les châtains et les autres aux couleurs improbables. Il ne veut plus gouter qu’aux chattes rousses. De vraies rousses forcément. Dont l’odeur intime l’excite. Il a découvert Anaïs, « jeune minette de 23 ans » qui le comble pendant deux ans, aime se faire fesser, enculer et couvrir de foutre en s’enfilant de gros godes. Et puis surtout elle est rousse.

Mais la passion se transforme en vie de couple et l’auteur n’en veut pas, comme 99% des auteurs parisiens qui œuvrent dans le même style, quelque part entre Houellebecq, Beigbeder et la collection Média1000. Rose aime les jeux sexuels, l’imagination et, forcément, il doit rompre. Cette rupture le laisse si malheureux que notre bonhomme veut repartir à l’aventure. Son unique envie est liée à l’odeur de sa conquête. Jeune ou moins jeune, belle ou non, il s’en fout :  « pourvu qu’elle soit rousse » il la veut par tous les trous. Mais comment faire ? Car la Rousse est rare et, sur une journée, on ne peut espérer en croiser que deux ou trois. Alors Rose s’inscrit sur un site de rencontre et y repère 1003 rousses. Dès lors, il les aborde après avoir envoyé 1003 mails pour leur poser diverses questions en vue d’écrire un livre (celui qu’on tient dans nos mains).

Rose en est persuadé, la « rouquine est coquine ». Elle mouille plus, elle suce mieux, elle est supérieure aux blondes et aux brunes dans tous les domaines intimes. Il veut les goûter, leur brouter le minou et se délecter du parfum naturel de leur foufoune flamboyante et de la senteur de leurs sécrétions. Evidemment, ce qui commence comme un divertissement tourne vite à l’obsession, voire à la monomanie et finalement au fétichisme. Quoique l’auteur refuse ce terme il érige un petit musée de la Rousse composé de culottes sales, soutifs et, surtout, d’une collection de poils pubiens. Car Rose aime le poil et se montre « nostalgique des belles mottes touffues d’autrefois ».

Bref, l’auteur possède une plume agréable pour raconter sa marotte et le bouquin navigue ainsi de manière curieuse entre autobiographie (fantasmée ?), roman érotico-porno et essai vaguement philosophique. Il décrit les coucheries de l’auteur durant les deux années de sa quête de la rousse parfaite. Le tout ponctué de références littéraires en plein grand écart puisque Rose convie, dans un joyeux désordre, Peter Süskind, une universitaire belge ayant étudié la « roussitude », Apollinaire et le hardeur français HPG. Entre autres.

Entre crudité et poésie, POURVU QU’ELLE SOIT ROUSSE navigue donc joyeusement : « Mets-moi une gifle, et fourre-moi ta queue dans la bouche avec autorité. Et si tu estimes que je te suce mal, remets-moi une gifle. Je suis ta pute, c'est le minimum que je te suce correctement, non ? ». Ou encore « «J'étais fou d'elle quand j'enculais Anaïs pour la première fois dans son petit appartement d'étudiante, en levrette et face à un miroir, dans le reflet duquel je la regardais gueuler son plaisir de se faire élargir l'anus sous une pluie d'injures et de claques sur les fesses. »

Au final, Stéphane Rose nous offre un bouquin sympa et marrant dans lequel il objective, au sens propre, la Rousse, forcément un peu sorcière puisqu’elle a, de manière naturelle, la chatte couleur de feu. Mais l’écrivain pose ses conditions : ses partenaires doivent être de vraies rousses car « quelle sottise, de se teindre les cheveux en roux! (…) Peut-on devenir nègre et crier sa fierté d'être noir après avoir passé du cirage sur sa peau blanche? Possible que l'on chante le blues un peu moins juste quand même… ». Pas question de butiner de la blonde ou de la brune. Mais pas des beautés aux cheveux châtains. Et pourtant « châtain rime avec catin ».

En résumé voici un porno rigolo et obsessionnel, une lecture avec carré blanc pour les hommes (ou les femmes) qui aiment les Rousses…

Rédigé par hellrick

Publié dans #Humour, #Erotique, #Porno

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