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Publié le 21 Septembre 2026

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

TRIPLE PROGRAMME QUEER

POISON IVY : LES RACINES DU MAL de G. WILLOW WILSON & MARCIO TAKARA

Les épisodes 19 à 24 de la dernière série en date consacrée à la plus belle plante de l’univers DC poursuivent son recentrage en anti-héroïne écologique et non plus en simple super vilaine. Le récit explore sa relation passée avec son mentor mégalomane Jason Woodrue et explique sa transformation en criminelle à la suite des manipulations de ce-dernier. Mais l’intrigue ne se contente pas d’un long flashback puisqu’elle poursuit également le récit concernant Harley Quinn, laquelle revient sauver Ivy, plus amoureuse que jamais.

G. Willow Wilson, la co-créatrice de Miss Marvel (Kamala Khan) continue son run sur Poison Ivy et lui donne une profondeur rare dans le comic mainstream. Nous sommes ici très loin des comics d’antan limité à un affrontement entre le « gentil » et le « méchant » et la scénariste propose au contraire un personnage très « gris », lancée dans une croisade meurtrière mais également attachante et sensible. Sa relation avec Harley demeure pétillante et, à elles deux, elles parviennent à laisser de côté leurs aspects les plus dangereux et cinglés pour vivre une vie de couple perturbée mais suffisamment équilibrée pour fonctionner.

Si le scénario est très efficace, les dessins de Marcio Takara le sont tout autant et contribuent, eux aussi, à la réussite de cette saga qui s’impose déjà comme le run (sans doute) définitif sur ce personnage emblématique et ambigu.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

LA PROMESSE D’UN BAISER de LENA CLARKE

Spécialiste de la romance lesbienne, Lena Clarke se lance, elle-aussi, dans la romantasy. Troisième volet d’une tétralogie de « Promesse » (débutée par LA PROMESSE DE L’ETERNITE) pouvant se lire de manière indépendante, nous voici dans un monde de magie classique, du médiéval fantastique mais furieusement queer.

L’héroïne, Siobhan, dernière héritière de l’île de Blüme, a tout perdu lors de la conquête de son royaume. En exil, elle souhaite venger ses parents et s’embarque pour le royaume de Torn où elle rencontre Kyara, une princesse qui se dissimule sous l’identité d’une pirate toujours prête à partir à l’aventure.

Assez classique dans son déroulé, LA PROMESSE D’UN BAISER est une romantasy saphique assez plaisante saupoudrée de quelques touches d’humour. Mais, comme souvent dans ce genre de romans, la partie « romance » occupe les trois quarts du récit, ne laissant qu’un petit quart à la Fantasy pour se développer. Alors, certes la relation entre les deux princesses est plaisante, les réparties piquantes et l’autrice propose une belle tension qui se conclut par un passage sexy. La plume est agréable, la lecture fluide mais l’ensemble s’adresse bien davantage aux amateurs de romance qu’aux adeptes de la fantasy. Ce n’est pas une critique, le livre a manifestement trouvé son public, simplement un constat.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

STRAIGHT de Chuck Tingle

Chuck Tingle s’éloigne de plus en plus du « porno homo rigolo » de ses débuts pour plonger dans l’horreur queer. Cette novela témoigne ainsi de son évolution et part d’une idée toute simple mais très efficace. Comme disait l’autre « il suffisait d’y penser mais personne ne l’avait fait avant Tingle ». Bref, chaque année, un phénomène spatial mystérieux provoque chez tous les hétéro du monde le besoin irrésistible de massacrer toutes les personnes LGBTQIA+ durant 24 heures. Si la première fois fut dévastatrice, la seconde le fut moins, un vaccin ayant été développé. Alors que la troisième nuit « désaturée » (en référence aux couleurs du drapeau arc-en-ciel) débute tout devrait bien se passer…Vraiment ?

Avec cette relecture queer de LA NUIT DES MORTS VIVANTS, teintée d’AMERICAN NIGHTMARE et probablement inspirée par le Covid, Chuck Tingle se plie aux règles des récits d’apocalypse zombie. Auteur de plus de 300 bouquins (de taille diverse), deux fois finalistes du Hugo (pour des raisons amusantes), personnage excentrique n’apparaissant que masqué, Tingle (un pseudonyme peut-être collectif ?) propose ici un court roman fort plaisant.

Sous couvert de farce gore, l’auteur s’en prend violemment à l’Amérique actuelle, critique l’homophobie latente (ou déclarée) et les antivax préférant leur liberté à la sécurité des populations. Mais certains passages sont volontairement drôles, en particulier ce drone affublé des couleurs arc-en-ciel diffusant du RuPaul pour attirer les « zombies ».

Avec ses personnages sympathiques, son écriture rentre-dedans, son humour, son rythme et ses passages émouvants ou violents, STRAIGHT fonctionne fort plaisamment. Certes, le roman ne va pas beaucoup plus loin que son idée de base et la morale est énoncée de manière quelque peu répétitive mais, dans l’ensemble, Tingle atteint son but : faire réfléchir sur notre société en partant d’une idée improbable et en ne négligeant pas le côté divertissant de son histoire d’horreur.

TRIPLE PROGRAMME QUEER: POISON IVY INFINITE TOME 4, LA PROMESSE D'UN BAISER (LENA CLARKE) et STRAIGHT (CHUCK TINGLE)

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #DC Comics, #Horreur, #Romantasy, #Novella (roman court), #LGBT

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Publié le 30 Décembre 2025

LE TRONE DE VERRE de Sarah J. Maas

Deuxième essai pour la “reine » (hum !) de la romantasy Young adult. Evidemment ça ne pouvait être pire qu’UN PALAIS D’EPINES ET DE ROSE ? Pas si sûr. Nous avons droit une nouvelle fois à une intrigue d’une lenteur exaspérante qui s’étale sur 500 pages et ne constitue que le premier dixième d’une saga en dix volumes.

Et, une fois de plus, ça part mal. Nous avons une héroïne, Keleana, âgée d’à peine 18 ans et présentée comme la meilleure assassineuse (oui ça doit être le féminin inclusif branché d’assassin, bref) du royaume. Elle a passé une année dans les mines de sel où nul ne survit plus qu’une poignée de semaines. Elle a failli réussir à s’en évader mais a été reprise après avoir tué plus de gardiens qu’un John Wick en colère. Elle est alors conduite devant le Prince. Elle est toute sale mais s’en fiche…enfin pendant deux pages car ensuite elle est tout honteuse de se retrouver ainsi devant sa majesté. Heureusement la voici apprêtée, maquillée et pomponnée pour retrouver sa beauté. Mais attention, Keleana n’est pas simplement belle comme toute héroïne de romantasy qui se respecte, elle est d’une « beauté stupéfiante ». Elle fait tourner les têtes de tous les hommes et suscite la jalousie de toutes les femmes.

Mais il se passe bien quelque chose dans ce livre ? Non, pas vraiment. Nous avons droit au classique triangle amoureux entre Keleana, le prince et le capitaine des gardes. Elle hésite la coquine. Beaucoup. Tout le temps. Il faut dire aussi que le premier est très beau et aime la lecture. Et que le deuxième est très beau et…bon il est très beau quoi.

Donc, voici notre assassineuse forcée d’assassiner, dans un tournoi absurde organisé par le Roi qui se cherche un champion. Au lieu d’engager une vingtaine de super guerriers il les fait s’entretuer pour n’en garder qu’un seul. Logique. Bien sur Keleana n’aime pas ça. Elle a beau être soi-disant la meilleure tueuse du monde, avoir débuté son entrainement à 8 ans, elle se désole de devoir tuer. Enfin parfois. Car le personnage évolue d’un chapitre à l’autre au gré des envies de l’autrice qui ne sait pas trop quoi en faire. Elle pourrait s’évader (elle le répète souvent) mais si elle le faisait l’histoire se terminerait. Donc elle ne le fait pas. Notre assassineuse voulue super badass trop forte se révèle en fait une pimbêche immature, capricieuse, stupide et insupportable qui passe son temps à rougir, vomir (l’émotion !) et lancer des œillades aguicheuses à ses deux prétendus prétendants. Et, comme il s’agit du premier tome d’une décalogie (oh mon Satan !) on referme ce premier pavé sans avoir beaucoup avancé dans une intrigue insipide. Bref, poubelle et Sarah J. Maas aussi.

Certes, on pourrait excuser l’autrice vu son jeune âge au moment de la rédaction de cette histoire (16 ans) mais on admet moins facilement qu’elle n’ait rien amélioré (ou, si elle l’a fait, on n’ose imaginer la version initiale) lorsqu’elle a finalement publier le bouquin dix ans plus tard. Car en plus de proposer une intrigue risible et une héroïne insupportable, LE TRONE DE VERRE croule sous les redites et l’écriture a un niveau de vocabulaire pitoyable qui rend le tout proprement imbuvable. A fuir !

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Romantasy, #romance

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Publié le 7 Novembre 2025

COEUR PIRATE d'Erine Kova

Présenté comme de la « new romance » ou de la « romantasay » voici un livre qui, à priori, parait prometteur. La couverture, avec son navire voguant au vent, plutôt sobre, intrigue. Les 100 premières pages partent plutôt bien. Nous avons donc une belle jeune princesse, Victoire, qui veut se venger du pirate qui a jadis tué sa maman et qui, justement, se fait capturer par ce-dernier. Mais bon tout n’est pas aussi simple et il y a aura attirance façon « ennemies to lovers » parce que le simili Jack Sparrow est trop mignon.

Que dire sur ces 500 (cinq putain de cents) pages ? D’abord le côté Fantasy est inexistant. Il n’y a aucune construction d’univers, juste 2 ou 2 noms inventés qui auraient pu être des royaumes existant comme la France ou l’Angleterre. Il n’y a pas de magie, pas d’espèces différentes, pas d’elfes, rien. C’est simplement un cadre de romans d’aventures historiques mais bon on ne va pas se fatiguer à vérifier l’Histoire alors plaçons tout ça dans un monde imaginaire et on n’en parle plus.

Donc notre immature insupportable gonzesse se retrouve embarquée sur le bateau du loup des mers trop sexy après une cinquantaine de pages et ensuite…Bah ensuite il ne se passe rien. Ils se tournent autour, ils blablatent et tout fini par quelques scènes vaguement sexy dans le dernier quart de ce (beaucoup trop) gros pavé. Car bien sûr même si notre petite Victoire est plutôt dans la défaite à force de se faire humilier et maltraité par le pirate elle tombe quand même amoureuse de lui à mi-parcours. Classique.

Pour l’univers des pirates on repassera. Pour les rebondissements aussi. Pour l’action pareil. Ce qui s’annonçait comme un bouquin de fantasy teinté de romance et de cape et épée se révèle en réalité…une romance insupportablement mièvre sur un navire.

Lorqu’on voit le reste de la production de l’autrice (avec des titres comme MY ENEMY MY LOVER ou SO SEDUCTIVE) on comprend que la Fantasy et la piraterie ne sont qu’un emballage vite confectionné autour d’une énième histoire d’amour entre une nunuche sexy et un bad boy trop beauuuu.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Romantasy, #New Romance, #Erotique

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