Publié le 7 Août 2026

Trois maîtres du cinéma modeste  (Joseph H. Lewis, Don Siegel, Budd Boetticher) d'Alain Cresciucci

Plutôt qu’un énième livre sur un « grand cinéaste » connu et reconnu, l’auteur propose ici de retracer le parcours de 3 petits maitres. Ce sont des spécialistes de ce qu’il nomme le « cinéma modeste » et qui peut s’apparenter à la série B ou aux films de « genre » à petit budget. Rappelons d’ailleurs que le terme « B » est essentiellement économique. A l’origine, il désigne les métrages de complément, tournés pour des budgets restreints et avec des acteurs moins réputés, qui accompagne les projections des « films A » plus prestigieux.

Le bouquin, qui demande de bonnes connaissances, s’intéresse à la carrière de trois de ces cinéastes. Joseph Lewis, tout d’abord, fut un spécialiste du polar « noir » (et livra également quelques solides westerns en fin de carrière) surtout connu pour son classique culte « Gun Crazy ». C’est ce film, forcément, qui sera le plus étudié et même disséqué par l’auteur.

Don Siegel est sans doute le plus célèbre du lot par le succès de « l’inspecteur Harry » même si, hors des cercles cinéphiles, le métrage est surtout considéré comme un « film Clint Eastwood ». Mais on doit également citer son classique de la science-fiction, souvent remaké, « L’invasion des profanateurs de sépultures ».

Enfin, Budd Boetticher reste indissociable de ses westerns tournés avec Randolph Scott, un cycle de films ramassés d’une rare efficacité.  

L’auteur passe donc en revue les parcours de ces trois « petits maitres » : biographie, présentation de leurs films les plus emblématiques, analyse de scènes, etc. Une centaine de pages richement illustrées pour chacun des cinéastes. Tous ont travaillé a peu près à la même période et sont représentatifs de cette époque : ils tournent beaucoup, dans des genres précis et ne sont guère étudié par la critique « sérieuse ». L’auteur revient justement sur la « politique des auteurs » et propose une option disons contrastée et raisonnée de cette théorie, moins radicale que celle des Truffaut d’hier.

Après son ouvrage très documenté et érudit consacré à Sam Peckinpah voici quatre ans, Alain Cresciucci nous offre un nouveau guide cinéma sur trois incontournables de la série B américaine du milieu du XXème siècle.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Cinéma Bis, #Série B, #Western

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Publié le 5 Août 2026

LES EXTRAORDINAIRES (Tome 1) de T.J. Klune

Les super-héros, après les comics, les jouets, les films et les séries télé, investissent les romans depuis une dizaine d’années. A côté de la trilogie de Sanderson en voici une autre signée T.J. Klune et davantage portée sur le côté « meta ». Nick, le héros, en effet, est un jeune adulte qui écrit des fan fiction au sujet d’un super héros (ou un Extraordinaire) surnommé Shadow Star dont il est amoureux. Si Nick a un TDAH il possède heureusement un père shérif très compréhensif et des amis sur lesquels compter, notamment son copain d’enfance Seth et le couple formé par Gibby et Jazz. Il entretient aussi une relation compliquée avec son ex, Owen, qui revient s’incruster auprès du quatuor. Pendant ce temps la rivalité entre Shadow Star et le méchant PyroStorm prend de nouvelles proportions…

Fidèle à son côté « feel good », TJ Klune propose un récit plein de bons sentiments dans un univers super-héroïque sympathique. Bien sûr, certains défauts apparaissent : l’intrigue se montre quelque peu prévisible, avec des twists attendus, Nick s’avère parfois énervant (il semble se comporter davantage comme un gamin de 13 ans que comme un adolescent de 16 ans) et le tout se traine dans certains chapitres. Parfois, on aimerait que le rythme soit plus soutenu et que l’auteur perde moins de temps dans les hésitations de son héros qui apparait quand même très naïfs.

Heureusement, l’humour se montre bien présent et souvent efficace, avec des clins d’œil aux comic-books. On note en outre une certaine originalité avec des passages des fan-fictions du héros intégrées dans la narration, ce qui confère au roman un côté meta plaisant. L’écriture, elle, s’avère plutôt efficace et plonge dans l’esprit de son héros TDAH ce qui se traduit par des chapitres passant parfois d’un sujet à un autre, dans une sorte de tourbillon déstabilisant mais également prenant.

Finalement, LES EXTRAORDINAIRES eut sans doute gagné à se voir raccourci d’une centaine de pages car certaines digressions sont un brin pesant. Mais les personnages attachants, l’humour et l’originalité relative du sujet (qui revisite les conventions et clichés sous l’angle adolescent énamouré) rendent l’ensemble agréable et donne même envie de continuer avec le tome 2.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Superhéros, #LGBT, #Humour, #Young Adults

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Publié le 31 Juillet 2026

DEMONICA: PLAISIR DECHAINE de Larissa Ione

Quinze ans après le déferlement de la bit-lit et alors que la communauté « young adult » ne jure plus que par la romance, dark ou non, il est agréable de se replonger dans quelques « classiques » de cette époque. La urban fantasy / paranormal romance / bit-lit semble aujourd’hui délaissée et on retrouve avec plaisir les qualités et les défauts de ses romans qui ont littéralement déferlés dans les librairies (on compte plusieurs centaines de titres publiés !).

DEMONICA constitue un récit archétypal de cette vague mais s’éloigne toutefois des traditionnels vampires et loups-garous pour les moins usités démons. On y découvre une nouvelle héroïne, une tueuse de démons qui, sauvée par un Incube, découvre qu’elle ne connait pas toute la vérité sur les êtres démoniaques. Elle tombe amoureuse et devra, classiquement, choisir son camp dans une intrigue proche des films « Underworld ».

Comme souvent avec ce type de littérature, il y a à boire et à manger ou, ici, à prendre ou à lécher. Bref, beaucoup de passages érotiques ponctuent un récit assez traditionnel, la présence de « démons du sexe » permettant plus d’audaces que la moyenne des romances paranormales. Le tout est parfois un peu too much avec cette héroïne en pamoison devant l’énorme bite du démon (elle a peur de ne pas pouvoir accueillir un membre de cette taille mais en même temps elle mouille comme le Niagara rien qu’à le voir).

Toutefois, le côté porno très prononcé ne fait pas tout et l’autrice prend néanmoins la peine de construire un univers à peu près cohérent et relativement original (en dépit de ses similitudes avec d’autres sagas) où s’affrontent les démons et leurs chasseurs.

Au final, en dépit de longueurs et de passages languissants (pour ce genre de littérature ne pas hésiter à utiliser l’avance rapide ou la lecture en diagonale à la dixième description de la culotte de l’héroïne), DEMONICA se montre plaisant. C’est véritablement de la bit-lit « tout en un » : une romance contrariée, de l’action, une intrigue à base de coups fourrés et de trahisons et des passages sexy à intervalles réguliers. Pour les amateurs nostalgiques voici donc une oeuvrette très « bis » mais plutôt fun. Cela donne même envie de lire quelques autres tomes de la saga en se disant, malgré tout, qu’on ne lira probablement jamais cette série jusqu’au bout (26 volumes !!!).

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Paranormal Romance, #Urban Fantasy, #Fantastique, #Erotique

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Publié le 26 Juin 2026

LES VORACES: DOSSIER JENNIFER BEAUGRAND de Gaylor Kemp & Hervé Hernu

Curieux récit qui débute comme un « roman noir » social. Nous sommes dans le nord de la France, à la fin des années ’90. L’héroïne, Jennifer, vit en compagnie de sa sœur et de sa mère sous la domination de Jean-Pierre, un néo nazi complètement ravagé qui élève des chiens d’attaque. Il tente d’endurcir Jennifer qu’il appelle la mongole et la rabaisse continuellement, n’appréciant que sa sœur, une sportive elle aussi extrémiste. Peu à peu, la situation dégénère : un ami de Jean-Pierre tue un immigré et sa petite amie avant d’être tué en retour, les deux filles deviennent de plus en plus violentes et incontrôlables, etc.

Cette première partie façon drame sociale chez les cassos est très efficace, avec beaucoup d’énergie, de scènes chocs et brutales…Puis le roman se transforme dans sa seconde moitié au cours de laquelle Jennifer intègre une école élitiste visant à influencer le monde…n’en disons pas plus pour laisser au lecteur le plaisir de la découverte. Néanmoins cette construction s’avère un peu curieuse, pratiquement comme si les auteurs proposaient deux romans en un, très différents finalement.

Dès lors, la seconde moitié, qui commence après 125 pages, déstabilise et l’intrigue s’oriente dans une toute autre direction que celle proposée dans les premiers chapitres. Ces derniers s’apparente par conséquent à une introduction conduisant le lecteur à cette rupture de ton, de genre et de style.

Malgré tout le roman reste agréable, parfois surprenant, bien mené et bien écrit, d’une manière très vivante et efficace. On termine la lecture en se disant que tout cela ne nous a pas conduit où nous voulions aller mais, finalement, le voyage n’en reste pas moins plaisant. Et cela donne envie de découvrir d’autres romans dans l’univers des Voraces.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller

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Publié le 17 Juin 2026

NETTLE AND BONES: COMMENT TUER UN PRINCE de T. Kingfisher

Vainqueur du Hugo, voici un roman entre Fantasy et revisite des contes de fées.

Marra, dernière fille d'un souverain au royaume convoité, assiste impuissante aux mariages de ses deux sœurs avec le prince Vorling. Car, après la mort mystérieuse de l'aînée, la cadette a dû la remplacer pour tenter de donner enfin un héritier au triste sire.

Quand Marra découvre l'ampleur de la cruauté de Vorling, elle ne peut demeurer simple spectatrice plus longtemps : si elle veut sauver sa sœur et empêcher le sort funeste qui l'attend elle aussi, alors elle doit tuer le prince. Pour cela, elle recrute une sorcière capable de parler aux morts, un chevalier en disgrâce et une fée marraine…

A l’heure des romans de fantasy qui se déclinent en sagas interminables, il est agréable de pouvoir lire un « one shot » de moins de 400 pages. T. Kingfisher ne s’embarrasse pas de descriptions longues ni de digressions inutiles : le récit avance à bon rythme, avec une intrigue quelque peu linéaire, dont les enjeux sont résumés par son titre, mais riche en humour. Et puis surtout l’autrice propose tout un univers composé de personnages haut en couleurs que n’auraient pas renié Tim Burton ou Neil Gaiman.

On trouve ainsi de nombreuses petites touches macabres dans cette histoire avec un chien créé à partir d’os, une poupée étrangleuse, une poule possédée, une sorcière qui communique avec les défunts. Si le roman se permet des considérations plus sérieuses sur la place des princesses dans ce monde (elles servent de moyen pour forger des alliances entre royaumes rivaux), le tout reste léger, truculent et amusant. Des dialogues enlevés et une love story naïve achèvent de faire de ce conte de fées macabre une très plaisante lecture.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Prix Hugo

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Publié le 12 Juin 2026

YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT de Kalynn Bayron

Les romans slashers se succèdent ces derniers temps, souvent orientés vers le young adult (UN CLOWN DANS UN CHAMPS DE MAIS, EUROPA HALLS, etc.). Kalynn Bayron, généralement autrice de Fantasy, se lance dans la danse avec cet hommage aux classiques des années ’80.

Pour Charity Curtis le job d'été de ses rêves est d’incarner la « survivante » (La Final Girl) au Camp Mirror Lake. L’idée ? Accueillir des visiteurs qui paient pour se faire peur dans ce jeu d'horreur immersif, où Charity et son équipe recréent des scènes du film culte « La Malédiction du Camp Mirror Lake » réalisé durant les années 80. Plus la peur est réaliste, plus le camp fonctionne. Nous sommes au dernier week-end de la saison et Charity organise la soirée finale, l’apothéose horrifique de l’année. Mais ses collègues commencent à disparaître. Et quand l'un d'eux est retrouvé mort, le rôle de Charity prend une tournure dramatique : elle devient une véritable Final Girl. Avec sa petite amie Bezi, la jeune fille doit survivre à la nuit et découvrir ce que cherche ce tueur. Le passé trouble du Camp Mirror Lake recèle-t-il des secrets que Charity n'aurait jamais imaginés ?

Roman quelque peu déstabilisant, YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT s’annonce comme un slasher traditionnel, dans la lignée des années ’80, excepté la romance saphique. L’autrice nous offre une montée en suspense appréciable, avec les légendes liées au lieu, les drames et autres amourettes entre adolescents, etc. Cependant, le rythme parait parfois un peu languissant et la seconde moitié du roman prend une autre tournure, davantage axée sur le paranormal. Le tout désarçonne, sans être inintéressant. Et le twist final apparait comme plaisant bien que totalement « over the top ». Cependant, le lecteur regrette quelque peu la direction prise car un véritable slasher en hommage aux meurtres perpétrés dans le camp aurait pu être fort divertissant. On ressort donc de cette lecture avec une impression un peu mitigée même si l’ensemble se lit agréablement et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #LGBT, #slasher, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 8 Juin 2026

PROJET DERNIERE CHANCE d'Andy Weir

Après le succès du roman et du film SEUL SUR MARS, Andy Weir revient avec un livre fonctionnant sur le même principe de lutte solitaire pour survivre dans un milieu  hostile.

Le professeur Grace est choisi pour participer à une expédition destinée à empêcher l’extinction de l’humanité. Envoyé dans l’espace avec deux autres astronautes, plongé dans le coma, il se réveille amnésique. Ses compagnons sont morts. Le voilà seul, à des millions de kilomètres de la terre. Aucune aide à espérer dans cette mission suicide. Mais une faible chance de sauver la planète menacée par la mort prochaine du soleil, victime de créature « astrophages ».

Voici un bouquin qui débute plaisamment, en plongeant directement le lecteur au cœur de l’action et en lui faisant découvrir, en même temps que le héros, les tenants de cette mission sans espoir de retour. Nous voici donc repartir pour de la « light » hard science, si l’on peut dire. Autrement dit, Weir n’abuse pas du préchi précha technobabillage incompréhensible mais étale cependant ses connaissances scientifiques (math, physique, astronomie,…) sur une bonne partie du récit. Dès lors, l’intrigue, plutôt simple, se voit gonflée jusqu’à frôler les 600 pages. Or, excepté pour les inconditionnels de ce type d’écriture, l’ensemble parait longuet et aurait sans doute pu tenir sur une pagination divisée par deux. Le plus intéressant ? Les flashbacks sur la conception de la mission et les scènes situées avant le décollage du « Dernière Chance ». Mais le tout est bien verbeux une fois dans l’espace et PROJET DERNIERE CHANCE s’apparente souvent à un récit à la Arthur C. Clarke artificiellement allongé par des considérations techniques à la Stephen Baxter (en plus abordable !).

Il y a heureusement des passages efficaces, quelques considérations vertigineuses sur la place de l’Homme, tout petit face à l’infiniment grand. Encore une fois du classique. Quelques touches d’humour, les difficultés de communiquer avec un extra-terrestre véritablement différent de nous, une finale assez efficace et haletante. Sur 300 pages nous tenions un bon page-turner de science-fiction entre space opéra blockbuster et hard science philosophique. Sur près de 600 pages le constat se montre, malheureusement, beaucoup moins positif. Disons qu’en survolant les passages les plus rébarbatifs, le tout se lit sans déplaisir mais le lecteur en espérait davantage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hard Science, #science-fiction

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Publié le 4 Juin 2026

BRASIERS HUMAINS de John Blackstone

John Brosnam a été publié a plusieurs reprises dans la collection Gore sous ses différents pseudonymes : Ian Chiller, Harry Adam Knight et John Blackstone. Bizarrement son livre le plus connu, CARNOSAUR, ne l’a pas été en dépit du relatif succès, dans les vidéo clubs, de son adaptation cinématographique. Bref, BRASIERS HUMAINS constitue un exemple classique du métier de Brosnam et, vu sa courte pagination (l’original ne fait que 220 pages), il convenait parfaitement au format de la collection. Toutefois on n’y trouve ni érotisme ni vrais passages gore, ce qui pourrait attrister certains.

Le roman s’apparente à un thriller teinté de fantastique et d’horreur et se montre donc nettement moins gore que bien des titres publiés dans la collection. Deux enquêteurs des assurances, souffrant chacun de nombreuses difficultés, enquêtent sur des morts suspectes. Richard, le spécialiste des incendies, s’associe ainsi à Latimer pour découvrir l’origine de brasiers suspects aux Etats-Unis. La sœur d’une des personnes mystérieusement décédées tente elle-aussi de découvrir la vérité. Et celle-ci implique des phénomènes de combustions spontanées, un savant fou et des expérimentations délirantes.

Sous une couverture hideuse de Topor se cache un honnête petit bouquin agréable à suivre et bien servi par un rythme rapide. La crédibilité du récit n’est en revanche pas toujours optimale et le tout sombre parfois dans le risible au point qu’il faut enclencher la suspension d’incrédulité pour apprécier l’histoire proposée. Mais, dans le genre, on a vu bien pire et les personnages sont suffisamment développés et intéressants pour faire oublier les facilités du roman et une conclusion légèrement décevante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Gore, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 27 Mai 2026

UN CONTE DE NEIGE ET DE MORT (TOME 1) de Violaine de Charnage

Depuis le succès des « contes interdits » nous avons vu fleurir plusieurs relectures plus ou moins convaincantes des contes de fées de notre enfance. Violaine s’attaque ici à l’un des plus célèbres, « Blanche Neige », dans une version résolument horrifique, sombre et provocatrice.

L’intrigue débute avec une héroïne âgée de 9 ans et se termine cinq ans plus tard, après de nombreuses péripéties dont des réadaptations de celles du conte. Le contexte ? Un univers médiéval fantastique dominé par le sadique Roi Elrick, un sale type de la pire espèce qui adore se vautrer dans la cruauté, en particulier au lit. Il impose donc bien des tourments à son épouse, Bella, et à sa fille, Blanche Neige. Au fil du roman, l’autrice nous propose donc cannibalisme, inceste, lesbianisme forcé, viol, sadisme, nécrophilie, etc. L’obsession du roi ? Engendrer un héritier mâle, à n’importe quel prix. Que ce soit avec sa femme, sa fille ou sa maitresse.

Le fantastique, lui, intervient avec l’apparition, dans le royaume, de goules affamées (autrement dit des morts vivants) qui rodent et dévorent leurs victimes. Evidemment quelques scènes gore surviennent même si ce premier tome se concentre surtout sur les perversions sexuelles et les passages malaisants, aboutissant à une relecture très noire. On y retrouve le fameux miroir, dans lequel est coincé l’émissaire de la Mort, permettant à son possesseur de voir, une fois par an, l’avenir.

Et comme le roman se termine sur un cliffhanger on ne tardera pas trop à enchainer avec le deuxième et dernier tome de ce récit hautement conseillé…excepté pour les personnes sensibles évidemment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Horreur

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Publié le 18 Mai 2026

SORCIERE POUR L'ECHAFAUD de Kim Harrison

19 tomes (sans compter les préquelles, les nouvelles et les romans graphiques) pour cette série toujours en cours débutée au début des années 2000. Replongeons donc dans l’univers la bit-lit (comme on disait à l’époque) ou de l’Urban Fantasy en compagnie de la sorcière Rachel Morgan, membre d’une sorte de police d’élite du surnaturel menant ses enquêtes à Cincinnati. L’univers se montre donc riche et plus coloré et varié que de nombreux bouquins du même style avec sorcière, vampire sexy, pixie, etc. La magie y est également traitée de manière plus complexe et « réaliste » avec des rituels précis à accomplir. On trouve en outre pas mal de notes humoristiques plaisantes, notamment la crainte généralisée des tomates (et de tous les mets qui en contiennent) depuis qu’un quart de l’Humanité a été anéantie par un virus véhiculée par ses légumes (ou fruits on n’est jamais certains).

Bref, SORCIERE POUR L’ECHAFFAUD comporte suffisamment d’originalité pour se lire plaisamment en dépit de ses défauts. Car il y en a pas mal, inutile de se mentir. L’intrigue s’avère à la fois mince et assez complexe en raison des nombreux personnages et du background à assimiler, ce qui rend le roman parfois fastidieux. On eut aimé un rythme plus enlevé (la première moitié du roman consiste en une looooongue mise en place), un suspense plus prenant, une action plus rentre-dedans,…Toutefois il n’y a pas vraiment de romance et c’est une bonne chose, cela évite des digressions romantico-érotiques pesantes. On espère que la série prendra sa vitesse de croisière par la suite car l’ensemble se montre prometteur et donne envie de continuer la saga. C’est déjà ça même si ce premier volume se situe dans la moyenne, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Urban Fantasy, #Rachel Morgan - Kim Harrison

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