Publié le 26 Juin 2026

LES VORACES: DOSSIER JENNIFER BEAUGRAND de Gaylor Kemp & Hervé Hernu

Curieux récit qui débute comme un « roman noir » social. Nous sommes dans le nord de la France, à la fin des années ’90. L’héroïne, Jennifer, vit en compagnie de sa sœur et de sa mère sous la domination de Jean-Pierre, un néo nazi complètement ravagé qui élève des chiens d’attaque. Il tente d’endurcir Jennifer qu’il appelle la mongole et la rabaisse continuellement, n’appréciant que sa sœur, une sportive elle aussi extrémiste. Peu à peu, la situation dégénère : un ami de Jean-Pierre tue un immigré et sa petite amie avant d’être tué en retour, les deux filles deviennent de plus en plus violentes et incontrôlables, etc.

Cette première partie façon drame sociale chez les cassos est très efficace, avec beaucoup d’énergie, de scènes chocs et brutales…Puis le roman se transforme dans sa seconde moitié au cours de laquelle Jennifer intègre une école élitiste visant à influencer le monde…n’en disons pas plus pour laisser au lecteur le plaisir de la découverte. Néanmoins cette construction s’avère un peu curieuse, pratiquement comme si les auteurs proposaient deux romans en un, très différents finalement.

Dès lors, la seconde moitié, qui commence après 125 pages, déstabilise et l’intrigue s’oriente dans une toute autre direction que celle proposée dans les premiers chapitres. Ces derniers s’apparente par conséquent à une introduction conduisant le lecteur à cette rupture de ton, de genre et de style.

Malgré tout le roman reste agréable, parfois surprenant, bien mené et bien écrit, d’une manière très vivante et efficace. On termine la lecture en se disant que tout cela ne nous a pas conduit où nous voulions aller mais, finalement, le voyage n’en reste pas moins plaisant. Et cela donne envie de découvrir d’autres romans dans l’univers des Voraces.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller

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Publié le 17 Juin 2026

NETTLE AND BONES: COMMENT TUER UN PRINCE de T. Kingfisher

Vainqueur du Hugo, voici un roman entre Fantasy et revisite des contes de fées.

Marra, dernière fille d'un souverain au royaume convoité, assiste impuissante aux mariages de ses deux sœurs avec le prince Vorling. Car, après la mort mystérieuse de l'aînée, la cadette a dû la remplacer pour tenter de donner enfin un héritier au triste sire.

Quand Marra découvre l'ampleur de la cruauté de Vorling, elle ne peut demeurer simple spectatrice plus longtemps : si elle veut sauver sa sœur et empêcher le sort funeste qui l'attend elle aussi, alors elle doit tuer le prince. Pour cela, elle recrute une sorcière capable de parler aux morts, un chevalier en disgrâce et une fée marraine…

A l’heure des romans de fantasy qui se déclinent en sagas interminables, il est agréable de pouvoir lire un « one shot » de moins de 400 pages. T. Kingfisher ne s’embarrasse pas de descriptions longues ni de digressions inutiles : le récit avance à bon rythme, avec une intrigue quelque peu linéaire, dont les enjeux sont résumés par son titre, mais riche en humour. Et puis surtout l’autrice propose tout un univers composé de personnages haut en couleurs que n’auraient pas renié Tim Burton ou Neil Gaiman.

On trouve ainsi de nombreuses petites touches macabres dans cette histoire avec un chien créé à partir d’os, une poupée étrangleuse, une poule possédée, une sorcière qui communique avec les défunts. Si le roman se permet des considérations plus sérieuses sur la place des princesses dans ce monde (elles servent de moyen pour forger des alliances entre royaumes rivaux), le tout reste léger, truculent et amusant. Des dialogues enlevés et une love story naïve achèvent de faire de ce conte de fées macabre une très plaisante lecture.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Prix Hugo

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Publié le 12 Juin 2026

YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT de Kalynn Bayron

Les romans slashers se succèdent ces derniers temps, souvent orientés vers le young adult (UN CLOWN DANS UN CHAMPS DE MAIS, EUROPA HALLS, etc.). Kalynn Bayron, généralement autrice de Fantasy, se lance dans la danse avec cet hommage aux classiques des années ’80.

Pour Charity Curtis le job d'été de ses rêves est d’incarner la « survivante » (La Final Girl) au Camp Mirror Lake. L’idée ? Accueillir des visiteurs qui paient pour se faire peur dans ce jeu d'horreur immersif, où Charity et son équipe recréent des scènes du film culte « La Malédiction du Camp Mirror Lake » réalisé durant les années 80. Plus la peur est réaliste, plus le camp fonctionne. Nous sommes au dernier week-end de la saison et Charity organise la soirée finale, l’apothéose horrifique de l’année. Mais ses collègues commencent à disparaître. Et quand l'un d'eux est retrouvé mort, le rôle de Charity prend une tournure dramatique : elle devient une véritable Final Girl. Avec sa petite amie Bezi, la jeune fille doit survivre à la nuit et découvrir ce que cherche ce tueur. Le passé trouble du Camp Mirror Lake recèle-t-il des secrets que Charity n'aurait jamais imaginés ?

Roman quelque peu déstabilisant, YOU’RE NOT SUPPOSED TO DIE TONIGHT s’annonce comme un slasher traditionnel, dans la lignée des années ’80, excepté la romance saphique. L’autrice nous offre une montée en suspense appréciable, avec les légendes liées au lieu, les drames et autres amourettes entre adolescents, etc. Cependant, le rythme parait parfois un peu languissant et la seconde moitié du roman prend une autre tournure, davantage axée sur le paranormal. Le tout désarçonne, sans être inintéressant. Et le twist final apparait comme plaisant bien que totalement « over the top ». Cependant, le lecteur regrette quelque peu la direction prise car un véritable slasher en hommage aux meurtres perpétrés dans le camp aurait pu être fort divertissant. On ressort donc de cette lecture avec une impression un peu mitigée même si l’ensemble se lit agréablement et sans ennui.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Young Adults, #LGBT, #slasher, #Horreur, #Jeunesse

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Publié le 8 Juin 2026

PROJET DERNIERE CHANCE d'Andy Weir

Après le succès du roman et du film SEUL SUR MARS, Andy Weir revient avec un livre fonctionnant sur le même principe de lutte solitaire pour survivre dans un milieu  hostile.

Le professeur Grace est choisi pour participer à une expédition destinée à empêcher l’extinction de l’humanité. Envoyé dans l’espace avec deux autres astronautes, plongé dans le coma, il se réveille amnésique. Ses compagnons sont morts. Le voilà seul, à des millions de kilomètres de la terre. Aucune aide à espérer dans cette mission suicide. Mais une faible chance de sauver la planète menacée par la mort prochaine du soleil, victime de créature « astrophages ».

Voici un bouquin qui débute plaisamment, en plongeant directement le lecteur au cœur de l’action et en lui faisant découvrir, en même temps que le héros, les tenants de cette mission sans espoir de retour. Nous voici donc repartir pour de la « light » hard science, si l’on peut dire. Autrement dit, Weir n’abuse pas du préchi précha technobabillage incompréhensible mais étale cependant ses connaissances scientifiques (math, physique, astronomie,…) sur une bonne partie du récit. Dès lors, l’intrigue, plutôt simple, se voit gonflée jusqu’à frôler les 600 pages. Or, excepté pour les inconditionnels de ce type d’écriture, l’ensemble parait longuet et aurait sans doute pu tenir sur une pagination divisée par deux. Le plus intéressant ? Les flashbacks sur la conception de la mission et les scènes situées avant le décollage du « Dernière Chance ». Mais le tout est bien verbeux une fois dans l’espace et PROJET DERNIERE CHANCE s’apparente souvent à un récit à la Arthur C. Clarke artificiellement allongé par des considérations techniques à la Stephen Baxter (en plus abordable !).

Il y a heureusement des passages efficaces, quelques considérations vertigineuses sur la place de l’Homme, tout petit face à l’infiniment grand. Encore une fois du classique. Quelques touches d’humour, les difficultés de communiquer avec un extra-terrestre véritablement différent de nous, une finale assez efficace et haletante. Sur 300 pages nous tenions un bon page-turner de science-fiction entre space opéra blockbuster et hard science philosophique. Sur près de 600 pages le constat se montre, malheureusement, beaucoup moins positif. Disons qu’en survolant les passages les plus rébarbatifs, le tout se lit sans déplaisir mais le lecteur en espérait davantage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hard Science, #science-fiction

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Publié le 4 Juin 2026

BRASIERS HUMAINS de John Blackstone

John Brosnam a été publié a plusieurs reprises dans la collection Gore sous ses différents pseudonymes : Ian Chiller, Harry Adam Knight et John Blackstone. Bizarrement son livre le plus connu, CARNOSAUR, ne l’a pas été en dépit du relatif succès, dans les vidéo clubs, de son adaptation cinématographique. Bref, BRASIERS HUMAINS constitue un exemple classique du métier de Brosnam et, vu sa courte pagination (l’original ne fait que 220 pages), il convenait parfaitement au format de la collection. Toutefois on n’y trouve ni érotisme ni vrais passages gore, ce qui pourrait attrister certains.

Le roman s’apparente à un thriller teinté de fantastique et d’horreur et se montre donc nettement moins gore que bien des titres publiés dans la collection. Deux enquêteurs des assurances, souffrant chacun de nombreuses difficultés, enquêtent sur des morts suspectes. Richard, le spécialiste des incendies, s’associe ainsi à Latimer pour découvrir l’origine de brasiers suspects aux Etats-Unis. La sœur d’une des personnes mystérieusement décédées tente elle-aussi de découvrir la vérité. Et celle-ci implique des phénomènes de combustions spontanées, un savant fou et des expérimentations délirantes.

Sous une couverture hideuse de Topor se cache un honnête petit bouquin agréable à suivre et bien servi par un rythme rapide. La crédibilité du récit n’est en revanche pas toujours optimale et le tout sombre parfois dans le risible au point qu’il faut enclencher la suspension d’incrédulité pour apprécier l’histoire proposée. Mais, dans le genre, on a vu bien pire et les personnages sont suffisamment développés et intéressants pour faire oublier les facilités du roman et une conclusion légèrement décevante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Gore, #Collection Gore Fleuve Noir

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Publié le 27 Mai 2026

UN CONTE DE NEIGE ET DE MORT (TOME 1) de Violaine de Charnage

Depuis le succès des « contes interdits » nous avons vu fleurir plusieurs relectures plus ou moins convaincantes des contes de fées de notre enfance. Violaine s’attaque ici à l’un des plus célèbres, « Blanche Neige », dans une version résolument horrifique, sombre et provocatrice.

L’intrigue débute avec une héroïne âgée de 9 ans et se termine cinq ans plus tard, après de nombreuses péripéties dont des réadaptations de celles du conte. Le contexte ? Un univers médiéval fantastique dominé par le sadique Roi Elrick, un sale type de la pire espèce qui adore se vautrer dans la cruauté, en particulier au lit. Il impose donc bien des tourments à son épouse, Bella, et à sa fille, Blanche Neige. Au fil du roman, l’autrice nous propose donc cannibalisme, inceste, lesbianisme forcé, viol, sadisme, nécrophilie, etc. L’obsession du roi ? Engendrer un héritier mâle, à n’importe quel prix. Que ce soit avec sa femme, sa fille ou sa maitresse.

Le fantastique, lui, intervient avec l’apparition, dans le royaume, de goules affamées (autrement dit des morts vivants) qui rodent et dévorent leurs victimes. Evidemment quelques scènes gore surviennent même si ce premier tome se concentre surtout sur les perversions sexuelles et les passages malaisants, aboutissant à une relecture très noire. On y retrouve le fameux miroir, dans lequel est coincé l’émissaire de la Mort, permettant à son possesseur de voir, une fois par an, l’avenir.

Et comme le roman se termine sur un cliffhanger on ne tardera pas trop à enchainer avec le deuxième et dernier tome de ce récit hautement conseillé…excepté pour les personnes sensibles évidemment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Horreur

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Publié le 18 Mai 2026

SORCIERE POUR L'ECHAFAUD de Kim Harrison

19 tomes (sans compter les préquelles, les nouvelles et les romans graphiques) pour cette série toujours en cours débutée au début des années 2000. Replongeons donc dans l’univers la bit-lit (comme on disait à l’époque) ou de l’Urban Fantasy en compagnie de la sorcière Rachel Morgan, membre d’une sorte de police d’élite du surnaturel menant ses enquêtes à Cincinnati. L’univers se montre donc riche et plus coloré et varié que de nombreux bouquins du même style avec sorcière, vampire sexy, pixie, etc. La magie y est également traitée de manière plus complexe et « réaliste » avec des rituels précis à accomplir. On trouve en outre pas mal de notes humoristiques plaisantes, notamment la crainte généralisée des tomates (et de tous les mets qui en contiennent) depuis qu’un quart de l’Humanité a été anéantie par un virus véhiculée par ses légumes (ou fruits on n’est jamais certains).

Bref, SORCIERE POUR L’ECHAFFAUD comporte suffisamment d’originalité pour se lire plaisamment en dépit de ses défauts. Car il y en a pas mal, inutile de se mentir. L’intrigue s’avère à la fois mince et assez complexe en raison des nombreux personnages et du background à assimiler, ce qui rend le roman parfois fastidieux. On eut aimé un rythme plus enlevé (la première moitié du roman consiste en une looooongue mise en place), un suspense plus prenant, une action plus rentre-dedans,…Toutefois il n’y a pas vraiment de romance et c’est une bonne chose, cela évite des digressions romantico-érotiques pesantes. On espère que la série prendra sa vitesse de croisière par la suite car l’ensemble se montre prometteur et donne envie de continuer la saga. C’est déjà ça même si ce premier volume se situe dans la moyenne, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #bit-lit, #Urban Fantasy, #Rachel Morgan - Kim Harrison

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Publié le 15 Mai 2026

TWENTIETH ANNIVERSARY SCREENING de Jeff Strand

Influencé par Douglas Adams et Richard Laymon (hum !) ce qui donne déjà une idée de son travail, Jeff Strand est un spécialiste de la comédie splatter sous forme littéraire. Il propose ici une sorte de « documenteur » ou de « found footage » mais textuel, un long article consacré à l’histoire du « Couvreur », entrecoupé de commentaires et d’interviews. Qu’est-ce que le « Couvreur » ? Un médiocre slasher sorti en 1991, alors que la mode était passée, et réalisé sans génie ni innovation. Le film aurait disparu des mémoires si une de ses projections n’avait pas été marqué par un meurtre, commis par un copycat du tueur fictif dans une salle de cinéma. Or, ce cinéma, en grande difficulté, décide d’organiser une projection pour les 20 ans du « Couvreur ». Des centaines de curieux et d’amateurs de slashers Bis s’y rendent. Les mesures de sécurité semblent adéquates et une actrice du film accepte même de venir en personne. Que pourrait-il mal se passer ?

Vainqueur dans la catégorie « novella » du Bram Stocker Award, ce court récit capture parfaitement l’ambiance d’une soirée commémorative remplie de fans de cinéma d’horreur et multiplie les clins d’œil, les références aux classiques du genre et les touches d’humour. Sans oublier, bien sûr, quelques meurtres saignants.

Un très agréable divertissement, avec des twists attendus (c’est le jeu) et d’autres inattendus qui permettent de lire cette novella d’une traite le sourire aux lèvres. Recommandé.

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Publié le 8 Mai 2026

LES ENQUETES DE SHERLOCK HOLMES par Ben Stevens

Auteur britannique relocalisé dans un monastère bouddhiste japonais (!), Ben Stevens se définit comme « obsédé » par Sherlock Holmes. Après S’être fait la main sur des mystères situés dans le Japon médiéval, il se lance sur le marché, encombré, des pasticheurs holmésiens. Très prolifique, Stevens a écrit des dizaines de nouvelles dans la tradition de Conan Doyle.

Ces 3 nouvelles (entre 20 et 30 pages) donnent une idée de son talent et se montrent très plaisante.

« Sherlok Holmes et la sorcière de la mer » : au cours d’une tempête Sherlock et Watson se retrouvent dans un bled isolé et entendent la légende de la sorcière des mers, jadis mise à mort par les locaux et qui revient se venger en cas de mauvais temps. Le détective entend son cri et le suit afin de découvrir la vérité, découvrant l’explication rationnelle, naturelle et ingénieuse au problème posé.

« Sherlok Holmes et le marchant de Venise » : en voyage en Italie, Sherlock enquête sur un « cold case » : un riche marchant vénitien disparu depuis 10 ans. Qui l’a fait disparaitre et pourquoi ? En s’appuyant sur une particularité de la ville italienne, le détective résoudra le mystère. Une lecture agréable et une solution satisfaisante.

« Sherlok Holmes aux portes de la guerre » : le récit le plus original. Mycroft repère divers éléments qui semblent indiquer l’imminence d’une guerre. Dans l’ombre un homme très riche et influent pousse les nations dans cette direction. Rien ne semble pouvoir le faire fléchir, excepté peut-être Sherlock. Une petite nouvelle plaisante et différente des mystères habituelles, qui montre l’humanité du limier. Sympa.

Dans l’ensemble des récits agréables, « à la manière de » sans verser dans le simple décalque.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Sherlock Holmes, #Nouvelle, #Whodunit

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Publié le 5 Mai 2026

VALS SANGLANTE de Violaine de Charnage

Violaine est déjà de retour avec un petit livre qui se conforme aux normes de la collection Gore des Alpes, à commencer par une pagination très réduite. Nous voici donc devant une novella d’une centaine de pages revisitant, de manière détournée, le mythe de la Comtesse Bathory et du vampirisme.

Dès lors, le récit avance vite, peut-être un peu trop, passant de Verena à Katrin, Beatriz et Micha… Nous découvrons ces femmes et pourtant le thème reste le même entre les différentes époques, du Moyen-âge à notre monde dit civilisé : la quête de la jeunesse, de la beauté et pourquoi pas de la vie éternelle.

Le récit ménage donc des scènes gore puisque c’est le principe même de la collection mais tout ça reste plaisant. Pas d’horreur crade pour le seul plaisir de choquer, nous sommes davantage dans la comédie noire « splatter », avec un humour sous-jacent bien présent. L’autrice alterne ainsi les romans malaisants et éprouvant (LES ENTRAILLES DE L’ENFER) avec d’autres, comme celui-ci, plus porté sur le second degré, les références (en particulier à « Hostel 2 ») et l’horreur sanglante. A la manière d’un dessin animé pour grands enfants pas sages, le récit se déroule sans aucun temps mort, en tout juste 100 pages bien tassées.

Un titre court mais agréable et très rythmé, qui se lit d’une traite en écoutant un petit Venom ou un autre des groupes conseillés…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Novella (roman court), #Gore

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