Publié le 13 Mars 2026

CORPS A COEUR deJessie Auryann

Voici donc la fameuse “dark romance » retirée de la vente à la suite d’une pétition lancée sur Internet et signée par 80 000 personnes en trois jours. Inutile de revenir sur la polémique et les conséquences, dont des menaces de morts expédiées à l’autrice. Le livre mérite-t-il cet anathème ? Sans doute pas. Comme il n’existe pas de mauvaise publicité, cette affaire a sans doute permis de le mettre en évidence, sans quoi il serait probablement passé inaperçu. Il s’est « bien vendu » (mais que signifie vraiment un livre qui se » vend bien » dans le domaine de l’auto-édition ?), aujourd’hui il a… disparu. Retiré d’Amazone, les pages sur les sites de critiques de livre qui en parlait ont, elles-aussi, étaient supprimées. Pouf ! Adieu…Doit-on le regretter ? Pas vraiment…

Car, avouons-le, et au-delà de toute censure, ce bouquin est affreusement médiocre. L’héroïne, Mélina, se présente comme une parfaite salope, une chaudasse qui s’exhibe sur Internet à la psychologie complètement délirante. Ainsi, importunée par trois racailles, elle les emmène fissa dans un hôtel pour se faire prendre vite fait bien fait. Un dans chaque trou, tout le monde est content. Elle finit par rencontrer un mec trop beau trop parfait mais qui se refuse à elle…du moins pendant un certain temps. Au final, il ne peut plus lui résister… Car Mélina n’est pas juste « belle », elle est forcément une sorte de déesse du sexe au physique parfait absolument trop sexy trop entreprenante et trop excitée.

Et nous avançons, pendant de trop nombreuses pages (700 apparemment…je sais pas j’avais un epub et je l’ai lu en diagonale) dans les clichés de la dark romance avec relation toxique, sexualité ultra libérée et violence plus ou moins consenties. Dont une scène de viol avec divers objets insérés dans divers orifices extrêmement brutale qui conduit à l’hospitalisation de Mélina mais ne calme absolument pas ses ardeurs.

Puis arrive le second tome (les deux sont réunis dans l’intégrale) où se trouvent les fameuses et très nombreuses scènes de viols et de tortures commises sur un nourrisson.  Selon l’autrice il ne s’agit pas d’une quelconque apologie de l’inceste ou de la pédophilie mais simplement d’une « mise en garde », justifiée par les trigger warnings nombreux. Admettons. Car si on aurait pu l’accepter si elle se contentait d’une scène de ce style il est plus difficile de valider cette thèse après le Xème passage du même genre…

Au-delà de toute cette polémique, le livre se révèle simplement malsain, interminable (lecture en diagonale vivement conseillée) et sans intérêt. Un mélange entre un délire du Marquis de Sade revisité par les tropes « dark » et largement inspiré du fameux film scandaleux « A Serbian Film ». Fallait-il interdire le livre et poursuivre l’autrice en justice pour autant ? Non. Il est d’ailleurs resté un an en vente sans susciter de réelles réactions avant d’être mis en lumière par divers influenceurs littéraires. Corps à cœur est simplement de la pseudo littérature trash qui apparait écrit au fil de la plume et sans aucun souci de progression, dans le seul but de choquer. Un coup marketing ? Probablement. Mais en allant trop loin, l’autrice qui voulait seulement jouer a perdu…Tant pis.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Dark Romance, #Horreur, #Erotique, #Polémique

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Publié le 9 Mars 2026

AIDE MOI (LES LARMES DU SILENCE TOME 1) de Sarah West

Autrice française prolifique, Sarah West livre ici le premier volet d’une trilogie de dark romance bien notée et réputée.

Le récit commence de manière relativement agréable et même intéressante en présentant Nina qui vit sous la coupe d’une mère dominatrice. Elle décide néanmoins d’aller à une soirée pour un peu s'amuser. Mais, patatras, la voilà qui tombe sur le méchant Kyle, le type le plus populaire et le plus beau du lycée. Mais aussi un parfait salaud qui la drogue, la viole et puis la partage à ses amis. Nina va-t-elle réagir ? Non car Kyle menace de faire subir le même sort à sa petite sœur. Et donc elle se tait. Et hop nous voilà parti pour une suite d’abus continuels. Kyle fait de Nina sa chienne et l’offre en pâture à qui n’en veut…Jusqu’à l’arrivée de Hayden, le demi-frère de Nina et nouveau mâle alpha que se dispute toutes les filles. Il entame une bizarre relation avec Nina.

Bon, c’est de la dark romance donc il ne faut pas attendre du réalisme mais nous sommes ici dans un délire complet. Entre les parents qui se fichent totalement de leur fille et veulent uniquement maintenir les apparences et l’héroïne soi-disant forte qui se contente de subir viol sur viol à longueur de pages c'est pas la joie. Sans oublier une pseudo romance avec Hayden qui tombe dans les mêmes travers. L'autrice semble d'ailleurs modifier le comportement des personnages d'un chapitre à un autre pour permettre à son récit d'avancer. 
Mais t
out ça devient très vite redondant malgré la grande complaisante des passages érotico-masochistes destinés, on le suppose, à titiller le lectorat féminin. Ou masculin. On est en plein fantasme de viol et de domination même si le tout se veut un "avertissement" et inclut même les adresses auxquelles s'adresser en postface. 

Du côté de la psychologie des personnages c’est un peu le néant par contre. Tout comme la progression du récit qui semble faire du surplace après 50 pages. Pas de bol il en reste 150 à supporter. Comme en plus le bouquin débute par le suicide de Nina, qui se remémore ensuite ses derniers mois, aucune surprise à attendre de l'histoire. Le style, lui, reste d’une platitude totale et l’ensemble apparait écrit au fil de la plume, de manière très immature et sans aucune recherche. 

Au final, on retrouve dans ce roman le sadisme bêta et satisfait d’un "Brigade Mondaine" des années ’80 mais assorti ici d’un message alarmiste quelque peu risible et d’un pseudo argumentaire féministe. Vu les ventes conséquentes de ce style de livre, il y a un public pour ce genre de bouquin et nul doute que ce-dernier y trouvera son compte avec énormément de passages sexy (ou "smut" comme on dit à présent) tant Kyle apprécie sa "conquête". Il faut dire qu'elle a "la chatte très serrée", ce qu'il répète à longueur de pages comme argument de vente à ses copains. Bon il passe aussi par les autres trous, un peu de variété ne fait pas de mal. 

En somme, rien de bien neuf et nous sommes loin d'un HISTOIRE d'O autrement mieux écrit et intéressant. Voici 15 ans on parlait de « mommy porn » pour décrire ces romans mais comme aujourd’hui ils sont lus majoritairement par des adolescentes (en dépit des trigger warnings et des "interdits aux moins de 18 ans") l’appellation a changé en dark romance... sans beaucoup modifier les conventions du genre.

Au final mieux vaut sans doute se refaire un Esparbec, moins hypocrite et plus habile de sa…plume.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Dark Romance

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Publié le 6 Mars 2026

HORREURS EROTIQUES de Violaine De Charnage

Avec ce recueil, Violaine nous livre 6 nouvelles relativement courtes dans lesquelles nous croisons des psychopathes, une cinglée érotomane, une femme chat, un acteur porno sur le déclin,…

La première histoire revisite le Chat Botté dans une version fétichiste pour une histoire d’amour pervers entre une chatte bottée devenue humaine et un aristocrate tueur en série très excité par les pieds. Une bonne histoire qui rappelle quelque peu, en version courte, les fameux « contes interdits ».

La suite, « Putride Saint Valentin » donne dans la love story romantique pour perverse nécrophile. Si le thème rappelle quelque peu le très malsain « Nek’Romantik », l’histoire se montre ici plus amusante et joue beaucoup sur le contraste entre l’horreur des faits décrits et les commentaires fleur bleues de l’héroïne.

Une autre variation sur un conte célèbre ? « La toison bleue » constitue la version féminine du Barbe Bleue de Perrault.

Plus axé sur l’humour et le gore rigolo, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » commence par une nuit de sexe entre zombies et se termine par un carnage en club échangiste.

Si l’intrigue de « Sang pour sang triangle amoureux » semble assez classique, l’humour se montre à nouveau bien présent et se révèle totalement dans un twist final bien amené.

La plus longue des nouvelles, « Fuck Me I’m a mouche » revisite le body horror à la Cronenberg en racontant, sous forme de journal intime, le quotidien d’un acteur porno sur le déclin à qui on injecte de l’ADN de mouche…jusqu’au résultat évidemment attendu mais néanmoins gore et crade à souhait.

Avec une bonne diversité thématique, ces HORREURS EROTIQUES constituent un recueil fort plaisant qui ne néglige jamais l’humour et se montre gore et trash sans tomber dans la gratuité malsaine. L’édition est en outre très soignée avec des reproductions de gravure et une belle couverture, ce qui donne à l’ensemble un côté « bel objet » des plus appréciables.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Nouvelles (recueil), #Horreur, #Erotique, #Gore

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Publié le 2 Mars 2026

ASSASSIN's CREED RENAISSANCE d'Oliver Bowden

Après les novélisations de films, voici celles de jeux vidéo avec la fameuse franchise vidéo ludique débutée en 2007. Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour apprécier ce bouquin divertissant et bien mené dans lequel on ne s’ennuie guère en dépit d’une pagination conséquente (près de 500 pages).

Le côté plus science-fictionnelle des jeux s’efface ici totalement au profit d’un roman de cape et épée teinté de fantasy qui plonge le lecteur dans l’Italie de la fin du XVème siècle. Nous suivons ainsi Ezio Auditore, sorte d’avatar de Monte-Christo dont la famille est massacrée après une infâme trahison. Ezio intègre ensuite les Assassins, reçoit l’aide de Leonard de Vinci qui lui confectionne des gadgets fort utiles (dont une machine volante) et agit un peu comme le Q des James Bond. La suite ? Action, vengeance, quête d’un artefact tout puissant, indices à découvrir pour poursuivre le parcours. Notre héros rencontre de nombreux personnages historiques comme Machiavel ou les Médicis, combat les Templiers (assimilés ici à de grands méchants comploteurs), vieillit, trouve l’amour et se perfectionne dans l’art de tuer en suivant le Crédo des Assassins.

Si l’histoire ne démontre pas une originalité débordante, elle reste fort bien ficelée avec un côté roman feuilleton des plus appréciable. On y trouve un mélange de fantaisie et d’Histoire appréciable, traversé par des personnages historiques « plus grand que nature » dont le très gay Leonard en inventeur génial élaborant les armes du héros.

Le récit s’étale d’ailleurs sur plus de 20 ans et montre l’évolution du héros tandis que le style de l’auteur s’avère fort efficace en dépit de quelques expressions anachroniques. Vocabulaire recherché sans être précieux, termes italiens nombreux permettant de s’immerger plus facilement dans l’ambiance, chapitres nerveux, cliffhangers et autres rebondissements, Oliver Bowden démontre son métier et ne s’encombre pas de descriptions inutiles ni de sous-intrigues. Le romancier va droit à l’essentiel, dans une optique très cinématographique laissant la part belle à l’action mais sans négliger d’offrir, avec Ezio, un héros intéressant et relativement fouillé.

Bien évidemment, nous ne sommes pas dans de la grande littérature réflexive et intelligente mais ce n’est pas ça que le lecteur attendait. Il voulait de l’action, du dépaysement, quelques touches d’humour, un soupçon de romance et un background historique solide agrémenté d’une bonne dose de fantasy. Et, cela tombe bien c’est exactement ce qu’il reçoit avec cet Assassin’s creed renaissance suffisamment emballant pour donner envie de prolonger la saga par une de ses nombreuses suites.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Historique, #Fantasy, #Assassin's Creed

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Publié le 24 Février 2026

LES CONTES INTERDITS: LA REINE DES NEIGES de Simon Rousseau

Les Contes Interdits furent une entreprise littéraire visant à revisiter, de manière horrifique et souvent érotique, les contes de féés de notre enfance. Ici, l’auteur, un familier de la collection, reprend à son compte la Reine des neiges mais s’inspire, comme précisé dans l’introduction, de l’œuvre originale et non pas de sa relecture par Walt Disney. Cependant, le romancier glisse quelques clins d’œil à la fameuse version animée, notamment en donnant à ses personnages les prénoms d’Anna et Elsa.

L’intrigue est classique mais efficace et prenante, liant la mort d’un ancien prêtre, la libération d’une entité maléfique, un chamane, une fille à la recherche de la vérité, etc.

Avec moins de 200 pages au programme, le récit avance vite et se lit avec plaisir. Si le tout reste prévisible dans ses grandes lignes, les détails et digressions proposées par l’auteur donnent à l’ensemble un certain cachet.

Beaucoup moins extrême que d’autres romans de cette collection, LA REINE DES NEIGES s’apparente à un roman fantastico-horrifique bien mené qui plaira aux connaisseurs du contes mais également à ceux qui ne l’ont jamais lu. On retrouve, dans la présence d’un Amérindien et avec la libération d’une force maléfique, une intrigue proche de celle de Graham Masterton à ses débuts. Les dialogues et expressions canadiennes confèrent, enfin, une coloration originale à ce roman bien ficelé et divertissant.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #Novella (roman court), #Contes Interdits

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Publié le 17 Février 2026

UN GENDRE IDEAL de Sophia Winter

Les romans érotiques constituent un univers souvent déstabilisants. Il est rare d’y trouver vraiment son compte. Soit, ils sont trop hard, soit ils sont trop soft. Les scènes érotiques sont trop nombreuses et l’intrigue inexistence. Ou l’intrigue prend le pas sur l’érotisme. Et souvent ils sont simplement trop long pour ce qu’ils racontent. Dès lors le format « novella » parait plus adapté et Sophie Winter s’en est fait une des spécialistes. Ici, on est sous la barre des 80 pages et comme le récit tourne déjà en rond vers la fin cette longueur est sans doute adéquate.

Pour les connaisseurs des pornos des années ’80, le récit s’inspire sans doute de « Tabou : La belle-mère perverse », un petit classique du X. Mais l’idée n’est évidemment pas neuve et alimente sans doute la littérature osée depuis ses origines.

Nous avons donc Ludivine qui présente son nouveau petit copain, Jean-Christophe, à sa mère, Mathilde. Et ce qui devait arriver arrive…Jean-Christophe se met à fantasmer sur sa trop séduisante belle-maman. Dès lors c’est l’engrenage, surtout que Ludivine invite innocemment sa mère à les accompagner pour des vacances aux Baléares.

Sophia Winter serait allemande et aurait écrit une cinquantaine de courts romans. Peut-être. Nous n’en savons guère plus. Elle semble avoir des fantasmes familiaux prononcés avec des titres comme SUGAR MOMMY, LE CERCLE DES AMIES DE MA MERE, BELLE MERE DOCILE, SOUMISSIONS FAMILIALES, etc.

Bref, nous avons ici un petit bouquin assez plaisant, avec quelques notes d’humour, une réelle intrigue façon soap opéra et beaucoup de passages sexy un brin répétitifs mais globalement efficaces et agréables à lire. Ca se lit sans ennui, ce n’est pas trop mal écrit et ça « fait le job ». De là à lire l’intégrale de l’autrice il y a un pas mais on trouve certainement pire dans ce genre de littérature érotico-porno de consommation courante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Novella (roman court)

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Publié le 10 Février 2026

LA FEMME AUX CHIENS d'Alphonse Momas

Etrange vie que celle d’Alfonse Momas, petit fonctionnaire tranquille (1846 – 1933) qui publia sous pseudonyme un nombre incalculable de romans pornos. Rebaptisé Tap-Tap, Fuckwell, Le Nismois, Lesbos, Erosmane ou L’Erotin, il publia également des ouvrages théosophiques. Se proclamant « homme de lettres », le très prolifique Momas explora toutes les variations possibles pour l’érotisme et les perversions. Ses romans, publiés sous le manteau à la fin du XIXème siècle, se distinguent, comme beaucoup d’œuvres libertines de cette époque, par un vocabulaire délicieusement désuet. Les tournures de phrases volontiers archaïques combinent des mots précieux, des termes aujourd’hui oublié (« son vit »,) et des autres beaucoup plus crus. D’où une littérature assez agréable, une plume vive et alerte qui rend toutes les (nombreuses) scènes pornos agréables et différentes de celles, plus actuelles, des bouquins d’aujourd’hui.

Et puis, comme de nombreux pornocrates de cette époques, Momas aimait s’attaquer aux tabous et osait des scènes à présent impensables dans la littérature sexy standardisée. Ici il suit le parcours de Régine, jeune veuve violée par un satyre (littéralement ?) démoniaque. Cette expérience la marque au point qu’elle se détourne des hommes pour trouver l’amour auprès des…canidés. Dès lors les scènes hard s’enchainent avec les chiens à sa mémère qui la prennent par tous les trous et dans toutes les positions. C’est très curieux, pas vraiment érotique mais hautement bizarre pour les amateurs de romans dérangeant. L’auteur prend soin, toutefois, de placer une romance teintée de domination entre Régine et sa femme de chambre, Coralie, ce qui offre les intermèdes lesbiens attendus mais plus conformes aux normes du romans pornos de gare. Le tout se termine par une scène d’orgie canine délirante voyant Coraline contrainte de choisir entre se faire dévorer par les clebs ou accepter les plaisirs zoophiles. Mais, comme souvent dans le porno d’antan la petite conclusion volontiers moralisatrice condamne nos pècheresses qui trouveront une punition à la hauteur de leur perversion.

Œuvre éminemment étrange qui, aujourd’hui, croulerait sous les « trigger warning » ou serait brûlée en place publique, LA FEMME AUX CHIENS demeure une expérience quelque peu lassante en dépit de sa courte pagination (120 pages) mais intéressante et à tout le moins « historique »

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Porno, #Bizarre

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Publié le 5 Février 2026

NORTHERN GOTHIC de Nick Mamatas

Une novella intéressante par son thème mais assez décevante à la lecture. L’auteur propose une construction assez étrange, basée sur deux lignes temporelles distinctes. La première relate les émeutes new yorkaise de 1863, la seconde se situe plus d’un siècle plus tard, en 1998. Dans le passé, un immigrant irlandais tente d’échapper à la conscription dans un monde en train de s’écrouler, victime de la guerre, de la violence et du racisme. Il essaie de rassembler les 300 dollars nécessaires pour ne pas aller combattre. Pendant ce temps la foule, de plus en plus hostile, s’en prend aux Noirs jusqu’à l’intervention de l’armée.

Dans la seconde le jeune Noir gay Ahmadi essaie de trouver sa place à New York. Apprenti acteur désargenté il reçoit des « messages » du passé, commence à ressentir le feu, la peur et la haine qui, a plus d’un siècle de distance, menace de l’atteindre.

Nick Mamatas propose ici un récit souvent puissant et prenant mais dont la conclusion déçoit. Les deux lignes temporelles ne se heurtent jamais réellement et l’ensemble parait ne faire que survoler son sujet. L’idée centrale, qui semble être la permanence du Mal à travers le temps, reste pertinente mais, dans l’ensemble, ce court roman reste moins réussi qu’espérait. L’éclairage historique sur les émeutes s’avère toutefois intéressant et justifie la lecture. Mais on en espérait davantage.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Fantastique, #Novella (roman court), #LGBT

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Publié le 2 Février 2026

THE LUCID DREAMING de Lisa Morton

Experte d’Halloween et autrice de la « Halloween Encyclopedia », Lisa Morton œuvre également dans la fiction comme en témoigne cette novella d’une centaine de pages. Nous sommes ici dans une dystopie teintée d’horreur parfois comparée à LA SERVANTE ECARLATE ou LE FLEAU de Stephen King sans oublier des métrages comme « 28 Jours plus tard »

Ashley, punkette Californienne d'une vingtaine d'années surnommé Spike, tente de mener une existence plus ou moins normale en prenant des médicaments qui soigne ses tendances schizophrènes et paranoïaques violentes. Le Prolixin peut, en effet, lui permettre de vivre tranquillement même si elle se retrouve parfois en hôpital psychiatrique. Un jour notre Spike découvre la porte de sa cellule ouverte et des tas de morts. Une étrange épidémie a rendu la quasi-totalité de la population complètement folle, victime de cauchemars éveillés destructeurs. Seules les personnes prenant du Prolixin ont échappé à la contamination. Et Spike se retrouve donc la jeune femme la plus saine d’esprit dans ce monde où les fous ont pris le contrôle…

Ayant remporté le Stocker Award du meilleur roman court, ce récit d’une centaine de pages se révèle très efficace, avec un rythme soutenu, des touches d’humour et une action rapide. La seconde partie se la joue « post apo » avec cette secte essayant tant bien que mal de reconstruire la civilisation après l’effondrement.

Si l’intrigue eut gagné à se voir quelque peu développée, laissant au final beaucoup de questions sans réponse, THE LUCID DREAMING reste une très bonne novella à la fin ouverte effective.

 

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Publié le 29 Janvier 2026

LES ARMEES DE CEUX QUE J'AIME de Ken Liu

Dans les « nouveaux noms » de la SF, Ken Liu s’est imposé comme un des meilleurs auteurs révélés ces dernières années. Fréquemment publié chez nous au format court, qu’il privilégie largement, il a donné de nombreux textes marquants comme L’HOMME QUI MIT FIN A L’HISTOIRE et ses recueils comme LA MENAGERIE DE PAPIER ou JARDIN DE POUSSIERES. Pour sa dernière livraison dans la collection « Une heure lumière, Ken Liu se montre malheureusement décevant. Ce sont des choses qui arrivent.

Comme souvent l’intrigue est originale et quelque peu déstabilisante mais, cette fois, elle parait également embrouillée et peine à maintenir l’intérêt malgré une pagination restreinte. Nous sommes dans un monde post apocalyptique, avec des villes mouvantes, des survivants qui considèrent les derniers gadgets technologiques fonctionnels comme magique et une adolescente vivant dans un arbre qui porte secours à un inconnu…

Ken Liu mélange ici science-fiction, dystopie anticipatoire et fantasy dans un univers pas vraiment clair ni facile d’accès bien que l’intrigue soit assez convenue. Le tout donne une novella obscure, dans laquelle on se demande souvent où l’auteur veut aller. Bref, pas le meilleur moyen d’aborder cet auteur habituellement passionnant.


 

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