Publié le 20 Août 2025

PERRY RHODAN TOME 6: LA FORTERESSE DES SIX LUNES de Karl Herbert Scheer & Clark Darlton

Nous reprenons les aventures du super-man Perry Rhodan qui possède à présent un croiseur pour continuer la lutte contre les vilains envahisseurs reptiliens, les Topsides, réfugiés sur les lunes de Vega. Il peut également compter sur ses mutants et leurs facultés de possession mentale qui vont mettre un fameux bazar dans le camp ennemi : les amiraux se retournent contre leurs hommes, les soldats contre les gradés, etc. Bref, Rhodan consolide sa position car les méchants alien finiront bien, selon lui, par s’en prendre à la Terre. D’où sa volonté de faire front contre leurs velléités expansionnistes. Il monte des intox, élabore des plans audacieux, recherche la planète de jouvence où vivent des êtres quasiment immortels.


Peu de changements dans ce nouveau volume mais toujours la satisfaction d’une œuvre courte (elle rassemble deux courts romans du cycle 1) pour un total d’environ 200 pages et rythmée, à l’exact opposé de la SF actuelle réaliste, engagée et hard-science. Ici nous sommes au contraire dans l’excès, l’irréalisme et la naïveté avec des intrigues colorés peuplées de personnages plus grands que nature. Un style finalement proche des comic-books de super-héros et un héros terrien invincible, intelligent, droit et charmeur aussi stéréotypé que Flash Gordon, lutte avec des mutants à la X-Men contre de méchants aliens pour gagner le cœur et le corps d’une extra-terrestre super canon.

Du pur divertissement bien emballé et enlevé. Parfois on n’en demande pas plus.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Perry Rhodan, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 7 Août 2025

IRON MAN EPIC COLLECTION - IRON MAN: BATTLE ROYAL

Cinquième volume de la collection dédiée au « Vengeur en armure », nous retrouvons ici les épisodes 47 à 67 de la série. Les péripéties incluent les visions de la copine de Tony Stark, Marianne Rogers, qui possède des dons précognitifs et « voit » la mort de son fiancé. Nous assistons aussi au retour de quelques vilains classiques comme Whiplash et l’inévitable Mandarin. Bon, nous avons aussi des seconds couteaux pas très affutés comme Princesse Python, le Super Adaptoïde, Raga, la Licorne, etc. Entre les deux, Firebrand effectue son retour et possède, au moins, un background plus intéressant et travaillé que la cohorte de « vilain du mois » qui l’entoure.

Du côté de Stark Industries les problèmes surgissent également, avec quelques émeutes tandis que le « rooster » familier de la série comprend Pepper Potts et Happy Hogan. Nous avons droit à un épisode rappelant les origines du héros et aux premières apparitions de Thanos, Moondragon, Drax, etc. Le soap-opéra sentimental se développe avec la nouvelle conquête de Tony, une hippie idéaliste prénommée Roxie qui prend la place de Marianne, devenue à moitié cinglée. De l’autre côté Pepper Potts fait également son petit effet à Tony mais ce-dernier ne veut pas se mettre sur le chemin de son ami Happy Hogan, lequel a bien du mal à accepter les manières très « femme libérée » de Pepper et se montre nostalgique des « trad wife » façon années 50. Namor, Thor, Dr Strange et quelques autres effectuent en outre un petit tour de piste et la saga consacrée au Dr Spectrum reste sans doute le point culminant de ce volume satisfaisant avec plusieurs Hommes de Fer en action…

...même si aucune des histoires proposées ne restera comme un « classique », BATTLE ROYAL demeure un bon recueil pour les nostalgiques de cette époque.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Superhéros, #Marvel Comics, #Marvel Epic Collection, #Iron Man

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Publié le 5 Août 2025

L'HERITAGE DE MOLLY SOUTHBOURNE de Tade Thompson

La trilogie consacrée à Molly et ses clones se termine ici après les excellentes deux premières novellas. Malheureusement, la conclusion n’est pas réellement à la hauteur des attentes suscitées par les précédents volumes. L’intrigue est plus complexe, plus éclatée aussi que dans les opus antérieurs. Tout commence avec un clone sauvage qui tue plusieurs innocents. Un agent britannique charge alors une certaine Myke de traquer cette molly. Pendant ce temps nous suivant les aventures de la Molly originelle en compagnie de ses « sœurs » en pleine thérapie pour échapper à leur souvenir et à leurs penchants violents. Myke découvre ensuite une morgue où reposent les corps de nombreux clones. Elle incendie le bâtiment puis tue deux molly devenues sauvages. En réalité Myke est la mère de la « vraie » Molly qui souhaite se venger en tuant tous ses clones…

Avec trois arcs narratifs différents, l’intrigue de cet ultime épisode part forcément un peu dans tous les sens : fantastique, horreur, espionnage, science-fiction conspirationniste,…Exit le côté body-horror gore des précédents, place à un combat façon « Bloodsport » au Kumité placé dans l’intrigue à la façon d’un « cheveu sur la soupe ».  Difficile de s’y accrocher. Les coups de théâtre et les révélations sont rapidement exploités, l’intrigue autour de Myke aurait mérité davantage de développement ou de se voir supprimée au profit de plus de détails concernant les mollys. Tout ça pour quoi ? Pour compenser la baisse de natalité en créant des clones ? Difficile d’accepter cette proposition. Et les molly sauvages qui attaquent au début ? On n’en parlera plus guère ensuite.

L’auteur court beaucoup de lièvres à la fois…trop sans doute pour maintenir l’intérêt. Dès le départ le récit part assez mal et la suite n’est guère plus réussie. L’ensemble s’achève en outre de manière décevante avant un épilogue qui boucle définitivement l’histoire sans réellement convaincre. Enfin, de manière plus terre-à-terre, si les trois petits bouquins sont jolis n’aurait-il pas été plus simple et économique de les proposer sous forme d’un recueil…au lieu de devoir dépenser plus de 30 euros pour 400 pages format poche ?

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Novella (roman court), #Une Heure Lumière

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Publié le 1 Août 2025

L'HOMME DU SOUTERRAIN de Ramsey Campbell

Publié au Masque en 1979, ce recueil de nouvelles fit découvrir Ramsey Campbell au public français. Comme le précise la postface de Richard D. Nolan, Campbell délaissait alors ses premières influences très proches de Lovecraft (il n’en subsiste que d’infimes traces dans une ou deux nouvelles).

Cette anthologie n’a pas d’équivalent anglophone mais puise essentiellement dans les recueils originaux « The Height of the Scream” et “Demons by Daylight”. La plupart des nouvelles ressortent d’un fantastique moderne dans lequel l’épouvante est insidieuse et où l’étrangeté est de mise, laissant de côté les conventions coutumières (pas de vampires, loups-garous…ni même de monstres cosmiques tentaculaires) pour une ambiance onirique quelque peu Lynchienne pourrait-on dire de manière anachronique. Cependant, excepté quelques vraies réussites (notamment la première histoire, qui donne son titre à l’anthologie), les récits laissent une impression plus que mitigées : peu (ou pas) de frissons, une narration parfois confuse ou difficile à suivre, un ancrage très seventies dans les thématiques libertaires et une absence de chute qui rend le tout assez vain.

Pas vraiment conseillé mais certains lecteurs pourraient appréciés ces nouvelles, dans un style bien différent de ce que proposera ensuite Campbell en roman.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Horreur, #Nouvelles (recueil)

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Publié le 30 Juillet 2025

DANGEREUSES PHOTOS de R.L. Stine

Le thème de l’appareil photo maléfique est un des classiques de la littérature fantastique, probablement utilisé depuis l’apparition de la petite machine soupçonnée de « voler l’âme » de ses utilisateurs. Ici, Stine le revisite de manière traditionnelle : les photos prises par quatre amis, ayant découvert un appareil photo dans une maison réputée hantée, annoncent des événement futurs sinistres.

L’auteur s’intéresse à un petit groupe d’adolescents, qui auraient pu figurer dans CA ou STAND BY ME, aux prises avec des manifestations surnaturelles. Evidemment, nous restons dans une épouvante « light » et on y retrouve les maniérismes habituels de Stine, notamment les cliffhangers obligatoires de fin de chapitres, parfois un peu forcés. L’auteur en use et en abuse, au point que le moindre événement est présenté comme terrifiant…pour se voir dédramatisé deux pages plus loin. Néanmoins, malgré cette roublardise, l’ensemble se lit agréablement et l’intrigue est bien construite, avec quelques petits twists efficaces.

Si, après une dizaine de « Chair de poule », les ficelles apparaissent assez grosses et évidentes, le tout fonctionne et ces DANGEREUSES PHOTOS se révèlent une bonne surprise qui s’inscrit dans les meilleures livraisons du romancier.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Chair de poule, #Novella (roman court), #Jeunesse

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Publié le 25 Juillet 2025

CROAK CREEK MANIACS de Violaine de Charnage

La nouvelle livraison de Violaine constitue un hommage au père fondateur du gore et à son meilleur film, « 2 000 Maniacs », réalisé voici 60 ans ! Nous voyageons donc dans les Etats-Unis et plus précisément dans une petite ville du Sud (très) profond, Croak Creek. A la suite de divers événements survenus voici bien longtemps, la communauté voue un culte aux grenouilles, lesquelles vivent par milliers dans le bled. Malheureusement, comme on le sait, le Français les préfère à l’ail et bien cuites. Dès lors, les habitants de Croak  Creek ont pris l’habitude, tous les dix ans, de massacrer joyeusement ces bouffeurs de grenouilles histoire d’égaliser le score entre les humains et les batraciens.

Dans la tradition de la collection Gore et de ses dérivés (Maniac, Trash, Karnage,…), ce roman déroule son intrigue de manière très ramassée, en 198 pages bien tassées qui se lisent très facilement. Le récit propose en effet un rythme soutenu, avec des détails bienvenus et des touches d’humour très efficaces qui compensent l’inévitable prévisibilité des événements. Les personnages, eux, sont tous fort bien typés et mémorables : le héros possède une histoire personnelle intéressante, les méchants sont fort plaisamment brossés et les victimes désignées sont, elles, stupides et caricaturales à souhait dans la tradition du slasher. En particulier les gonzesses, résumées justement à un surnom lié à la taille de leurs nichons.

Comme dans son modèle d’Hershell Gordon Lewis, Violaine cherche ici le bel équilibre entre le gore et la comédie et aboutit à une excellent histoire comico-sanglante. Les éléments trash se parent toujours d’un second degré bien senti, en particulier dans la scène culte de cannibalisme avec ingestion involontaire de stérilet. L’horreur se fait donc bien dégoulinante mais évite la surenchère stérile pour une approche certes rentre-dedans mais pas vomitive. Car nous sommes ici dans le domaine de la comédie gore (ou splatter comedy) avec quelques tortures revisitant Intervilles et autres jeux à la manière de 2000 Maniacs.

Moins porté sur l’extrême malsain que les ENTRAILLES DE L’HORREUR ou le porno-gore que SCREAMING BOYS / SLASHER ISLAND, voici une excellente lecture horrifique qui trouve la parfaite balance entre intrigue prenante, personnages réussis, passages saignants, rigolade, clins d’œil assumés (même Pleasant Valley apparait !) et détails saugrenus qui élèvent le résultat au-delà du simple hommage à « 2000 Maniacs ». Bref, c’est l’été, les canicules s’emballent, les anthropophages s’amusent à dépecer du Frenchie sous un soleil de plomb et le lecteur passe un bon moment.  

Vivement conseillé !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Humour, #Horreur, #Splatterpunk

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Publié le 4 Juillet 2025

L'ARBRE DE VIE d'Henri Vernes

Publié pour lancer une collection “Bob Morane” au Fleuve Noir, ce roman marque une relative évolution dans la saga avec un ton (un peu) plus adulte. L’intrigue débute ainsi par un prologue durant la guerre, juste avant la libération des camps de concentration. Puis, nous retrouvons Clairembart, parti au Népal pour une raison mystérieuse. Malheureusement, le professeur tombe sur des nazis en vadrouille et a juste le temps d’appeler, par télégramme, son ami Bob à la rescousse. Que devient l’aventurier pendant ce temps ? Il débarque en compagnie de Bill Ballantine dans son appartement du Quai Voltaire. Poussières, odeur de renfermé et des tas de courrier en retard. Parcourir le monde laisse peu de place pour profiter de son petit chez soi. Devenir casanier n’est toujours pas une option : Bob découvre l’appel au secours de Clairembart et repartent autour du monde. Les deux amis effectuent une escale chez un spécialiste de la mystique juive et rencontrent sa très charmante fille, Sarah, avant de partir pour le Népal. Ils y trouveront divers éléments mentionnés dans les légendes du judaïsme comme l’Arbre de Vie, un antique symbole du Bien. Or, l’Ordre Noir, la branche « occulte » du nazisme, est également sur sa piste.

Mené à un rythme effréné, L’ARBRE DE VIE constitue une réussite indéniable pour les amateurs de Bob Morane. L’intrigue, plus touffue que de coutume, mélange légendes hébraïques, résurgence du nazisme, exotisme glacial (en plein Himalaya), etc. Sophia Paramount sera de la partie et le final inclut une poignée de golems vénères qui s’en vont massacrer du nazi. Un Bob Morane rythmé, très efficace et bien mené, avec une écriture prenante. Bref, une bonne pioche !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Jeunesse, #Bob Morane

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Publié le 1 Juillet 2025

ET ILS MEURENT TOUS LES DEUX A LA FIN d'Adam Silvera

A la base une très bonne idée pour un roman de science-fiction dystopique (ou utopiste ?) : une société, Death-Cast, se charge d’appeler les personnes leur « jour final ». Autrement dit, elle les avertit de leur décès inopiné dans les prochaines 24 heures. Tout le monde ignore la manière dont Death-Cast connait cette information mais, en revanche, chacun sait que la société ne se trompe jamais. Inutile de se cacher, de s’enfermer, de fuir…une fois l’appel reçu il vous reste, au maximum, 24 heures à vivre. Les deux narrateurs du roman, dont les points de vue alternent au fil des pages, Mateo et Rufus, reçoivent la nouvelle le 5 septembre. Les deux jeunes hommes ne se connaissent pas mais se rencontrent sur une application spécialisée, « Dernier Ami », conçue pour permettre aux solitaires de passer leurs dernières heures en bonne compagnie. Ils décident de profiter au maximum de la journée et finissent par tomber amoureux…

Les prémices sont excellentes et le lecteur se dit que, sur plus de 400 pages (qui en réalité se lisent très vite car le bouquin est découpé en de très nombreux chapitres très courts), nous allons en apprendre davantage sur Death-Cast et l’univers évoqué. Eh bien non ! Il reste dans l’intimiste avec la relation qui se développe entre les deux narrateurs : amitié et ébauche de romance. Le tout parait donc très long car, une fois l’idée de base exposée, le romancier parait incapable de la développer autrement qu’au travers d’une « philosophie » pseudo gnan gnan qui se résume à « vivez chaque jour comme si c’était le dernier ». C’est tout ? Oui. Mais il y a bien quelques surprises et retournements de situation ou, a minima, du développement de personnages ? Non. Juste deux types plutôt sympas et mignons qui occupent leurs dernières heures. Et à la fin ils meurent. Oui c’est indiqué par le titre, pas de spoilers ni de tromperie sur la marchandise. Bizarrement aussi personne ne semble remettre le principe de Death-Cast en question : pas de révolte, pas de refus de recevoir l’appel, tout le monde semble accepter la « prémonition » et toute un système s’est installé autour du principe : applications de rencontre, réseaux sociaux réservés aux Deckers (les condamnés), parc d’attractions virtuelles pour vivre pleinement ses derniers instants, etc. L’auteur lance pourtant quelques pistes comme la possibilité de certains de falsifier un appel pour se venger d’une ex par exemple mais retombe presque aussitôt sur ses pattes en retournant à sa romance…

Autre problème : l’écriture se veut au diapason des protagonistes donc très simple, sans la moindre recherche. Une écriture familière, au fil de la plume, qui évoque des « post » sur des réseaux sociaux avec beaucoup de références et de « name dropping » déjà datés. Dans l’ensemble, malgré une idée intéressante et quelques passages efficaces, ET ILS MEURENT TOUS LES DEUX A LA FIN constitue une sacrée déception qui aurait sans doute fonctionné de bien meilleure manière sur une pagination deux fois plus courte. Un grand bof.


 

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #romance, #LGBT

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Publié le 25 Juin 2025

LES EPOUVANTAILS DE MINUIT de R.L. Stine

Un « Chair de poule » classique avec dans l’ambiance un léger parfum de LA COULEUR TOMBE DU CIEL de Lovecraft. Deux enfants viennent rendre visiter à leurs grands-parents mais, cette année, les vacances se passent mal. Les papys et mamys semblent fatigués, comme s’ils accusaient un sacré coup de vieux. Et l’ambiance est tendue à la ferme. Peut-être parce que, le soir, les épouvantails des champs semblent s’animer.

Evidemment nous ne sommes pas dans le registre des ENFANTS DU MAÏS de Stephen King mais Stine propose un livre un peu plus angoissant que la moyenne des Chairs de poule. Il résiste aux effets faciles et maintient un bon suspense sur la réalité des événements qui se déroulent chaque nuit. Malheureusement il se laisse comme toujours aller à sa manie des cliffhangers de fin de chapitres. Or ces derniers fonctionneraient bien mieux s’ils étaient utilisés avec parcimonie et non balancés toutes les cinq pages. On se lasse un peu de cette héroïne qui hurle, voit quelque chose d’horrible et se rend compte, deux phrases plus loin, qu’il s’agit d’une ombre ou d’un chapeau de paille. Toutefois les deux personnages principaux sont bien écrits et décrits (dans les limites de ce genre de bouquin destiné aux enfants / jeunes ados) et l’intrigue progresse efficacement.

L’écriture est simple, l’originalité parfois défaillante mais la série complète des Chairs de poule a été écrite au kilomètre, pratiquement à raison d’un bouquin par mois durant six ans. Donc on pardonne les évidents défauts pour apprécier la balade nostalgique dans cette épouvante pour les plus petits.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Jeunesse, #Chair de poule

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Publié le 17 Juin 2025

ROBERT SILVERBERG - DESTINATION FIN DU MONDE

Robert Silverberg nous offre une petite histoire réjouissante sur le thème du voyage dans le temps. Si celui-ci existait qui n’aurait pas envie d’effectuer un bond jusqu’à la fin des temps afin de contempler l’Apocalypse. Cela ferait, en effet, très chic dans un diner mondain. Une poignée de protagonistes aisés et désœuvrés, entre une partouze et un pétard, s’offrent donc un peu de frisson pour ensuite le raconter à leurs amis.

Le récit date de 1972 mais il a été republié dernièrement, assorti d’une préface rédigée en mars 2020, soit en plein début de Covid, par un Silverberg plutôt pessimiste. Le monde qu’il décrit connait émeutes, conflits, crises climatiques et sanitaires, embrasement nucléaire, etc. mais ses nantis poursuivent leur vie tranquillement, sans se soucier d’un effondrement annoncé et apparemment inéluctable qui ne semble guère les préoccuper. Voici donc une belle et efficace nouvelle qui traite sur un ton cynique et quelque peu désinvolte des problèmes du monde, non pas futur mais bien actuel. Dès lors, elle reste parfaitement d’actualité.

Comme toujours, la collection assorti le texte (d’une vingtaine de pages) de bonus : outre la préface précitée, nous avons droit à une postface assez succincte sur le sujet (la fin du monde) et une contextualisation pour aboutir à un petit livre objet un peu cher pour le contenu mais qui fera joli dans une bibliothèque. Aux côtés des « Une heure lumière » par exemple.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Nouvelle, #Voyage dans le temps

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