Publié le 10 Septembre 2021

HOBGOBLIN LIVES! de Roger Stern

Le Hobgoblin (ridiculement baptisé Super Bouffon chez nous) reste un des vilains majeurs du roaster de Spiderman et un des derniers grands adversaires (avec Venom évidemment) apparu après la période faste qui vit la naissance des Sinister Six et de la plupart des criminels « classiques ».

Plusieurs personnages ont portés le costume. Dans ce récit, Jason Macendale, alias Jack O Lantern, le deuxième Hobgoblin, révèle au public l’identité du premier, le décédé Ned Leeds. Mais Spiderman n’y croit pas. Il mène l’enquête et tente de protéger la veuve de Ned, Betty, tandis qu’un autre Hobgoblin refait surface. La guerre des Goblins est déclarée lorsque Norman Osborn s’invite dans la danse…

Bien ficelé (en dépit de quelques passages plus discutables ou moins inspirés), HOBGOBLIN LIVES ! se déploie sur trois chapitres denses et efficaces, à l’intrigue bien charpentée, qui culminent par la révélation finale de la véritable identité du Hobgoblin, un mystère qui a quand même perduré une quinzaine d’années dans la Maison des Idées et ouvert la porte à toutes les spéculations, des plus probables aux plus délirantes (genre Tante May).

Si ce récit est efficace au niveau de la narration, les dessins sont également fort jolis : réussis et quelque peu rétros, brefs typiques de leur époque mais sans les défauts les plus flagrants de cette période (musculature à la Schwarzy de tous les protagonistes mâles et nichons à la Pamela de toutes les femelles).

La seconde histoire, « Goblins at the gate » poursuit de manière sympathique la saga du Goblin en faisant intervenir, outre Hobgoblin, un nouveau Green Goblin et un Norman Osborn plus manipulateur que jamais. Là aussi, l’intrigue est globalement solide malgré quelques facilités. Le trait précis convient parfaitement et le comics assure le divertissement escompté, ce qui est le principal.

Bref, cette (double) très bonne histoire se savoure avec plaisir près d’un quart de siècle après sa première publication et rend nostalgique d’une époque imaginative et foisonnante de l’histoire de Marvel.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Spiderman, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 6 Septembre 2021

LA SORCIERE DES NEIGES (UN LIVRE DONT VOUS ETES LE HEROS) de Ian Livingstone

Le roman-jeu débute de manière simple : il faut trouver et tuer un Yéti. Ce qui ne nécessite qu’une poignée de pages. Ensuite, le gros de l’intrigue consiste à trouver la Sorcière des Neiges

La difficulté est importante. Il est nécessaire de posséder une haute habileté, une grande endurance et pas mal de chance. Cela se corse lorsqu’on se rend compte que tout cela diminue rapidement. Les ennemis sont, en effet, nombreux et relativement coriaces. Les pièges, avalanches, chute d’acide et autres embûches demandent, elles, de tenter la chance à de nombreuses reprises. Choisir la potion de bonne fortune semble donc un bon choix mais il faudra gérer ses provisions pour regagner l’endurance perdue et compter sur de bons jets de dés lors des combats. Bref, il faudra surement trois ou quatre tentatives (au minimum) pour espérer réussir. L’originalité est le combat contre la Sorcière qui, contrairement à la majorité des « Livres dont vous êtes le héros », ne signifie pas la fin de l’aventure : il faudra encore s’échapper de son repaire et survivre à un sortilège de mort. Le bouquin effectue de nombreux clins d’œil aux titres antérieurs, dont le premier « Défis fantastiques », le célèbre SORCIER DE LA MONTAGNE DE FEU. Pour espérer triompher plusieurs objets seront nécessaires (sans spoiler la Sorcière est une vampire), d’autres largement conseillés pour survivre aux différentes épreuves. Le lecteur / joueur trouvera des alliés au cours du périple. Certaines armes seront également bien utiles, de même que différents disques lors du combat contre la Sorcière revenue à la vie.

Le romancier étant grand cœur, il est conseillé de sauver ceux qui peuvent l’être, de donner de l’argent aux mendiants, de payer le passeur, d’écouter ce que les inconnus rencontrés ont à dire, etc.

Une fois la Sorcière battue, une certaine lassitude peut poindre : il s’agit encore de parcourir des souterrains, de trouver la sortie puis de retrouver un Guérisseur susceptible de sauver le lecteur avant qu’une malédiction ne le conduise au trépas.

L’aventure est intéressante, avec une première partie au climat glacial bien rendu (blizzard, risque de mourir gelé, etc.) mais la toute fin peut agacer par la répétition des scènes (choisir un chemin, explorer – ou pas – au risque de tomber sur un monstre bien difficile à battre ou un élément indispensable à sa survie) et son aspect très conventionnel, pour ne pas dire archétypal, des « Livres Jeux » médiéval fantastiques.

On passe un bon moment mais sans qu’une idée véritablement originale ne permette d’élever cette SORCIERE DES NEIGES au-dessus d’une bonne moyenne pour une longue après-midi de lecture / divertissement.

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Publié le 5 Septembre 2021

CHOOSING DEATH: L'HISTOIRE DU DEATH METAL ET DU GRINDCORE d'Albert Mudrian

Le sous-titre ne saurait être plus explicite : ce copieux bouquin retrace l’histoire du death-metal et du grindcore. Début des années 80, le heavy metal franchit un palier dans l’agressivité avec Slayer, Venom, Bathory, Mercyful Fate, etc. Leur musique, mais aussi leur imagerie sataniste et leurs paroles « choquantes » servent de terreau à des groupes de jeunes ados énervés qui écoutent également des tonnes de punk rentre-dedans à la Chaos UK, Exploited, G.B.H. et autres.

Ces jeunes montent à leur tour des groupes qui combinent ces deux tendances, souvent dans des morceaux très courts à la technique rudimentaire. Les vocaux grognés complètent la volonté d’extrémisme. Napalm Death, Siege, Extreme Noize Terror lancent la vague punk / death / hardcore / grind…L’effervescence s’empare de la scène metal extrême alors que le Hair / FM triomphe sur MTV. Chacun se lance dans la danse, à coup de nouveaux groupes au line-up fluctuent et au talent d’instrumentiste souvent peu concluant. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. 

Des labels se créent (Earache, Roadrunner,…), les fers de lance du mouvement apparaissent (et sont pour la plupart toujours là plus de trois décennies plus tard) : Morbid Angel, Obituary, Sepultura, Unleashed, Grave, Carcass,…Les majors courtisent même les groupes les plus prometteurs en espérant des ventes impossibles à atteindre vu la rugosité de leur musique. D’où des contrats absurdes pour que les cadors du vacarmes ne sortent des albums à la fois extrêmes et accessibles. La stagnation gagne. Beaucoup jettent l’éponge, se rendant compte qu’ils ne progressent pas, que du contraire : leur troisième ou quatrième album sont souvent moins réussis, moins efficaces et moins vendeurs que leur premier ! Certains teintent leur musique d’industriel, ralentissent le tempo, se laissent tenter par davantage de mélodies, de lourdeur gothique / doom, voire inventent le « death & roll » à la Entombed. La scène se scinde entre les tenants de l’agressivité punk qui rejettent toute innovation et les mastodontes comme Death qui choisissent la voie mélodique / progressive. Mais le soufflé retombe, balayé par le grunge et le black symphonique avant de connaitre une résurrection inespérée sous une forme plus aboutie et mélodique avec Paradise Lost, Arch Enemy, etc.

Le bouquin revient sur cette période bouillonnante faite de compétition amicale (qui allait jouer le plus vite et le plus fort ?), d’échange de cassettes introuvables, de line-up impossible à stabiliser et d’anecdotes rigolotes (le public de Napalm Death qui gueule « trop long » ou « arrêtez cette merde de prog rock » dès qu’un titre dépasse 30 secondes).

L’auteur revient longuement sur la montée en puissance du death dans la seconde moitié des 80’s, son apogée au début des 90’s et son déclin (avant, happy end, son retour plus fort que jamais !). Le tout est conté de manière très vivante avec des tonnes d’interviews et de citations. Une plaisante lecture si on apprécie un tant soit peu cette musique.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Essai, #Musique, #Heavy Metal, #Punk Rock

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Publié le 3 Septembre 2021

BATMAN REBIRTH TOME 12: LA CITE DE BANE

La conclusion de l’arc et du travail de Tom King entamé voici bien longtemps, plus précisément avec le lancement de « Rebirth » en 2016. Du coup, le lecteur a pu suivre le scénariste le long d’une bonne centaine d’épisodes variablement inspirés. Dire qu’il y a une trentaine d’années la norme était encore de conclure son récit au terme des 22 pages mensuelles.

Bruce Wayne a été abandonné à son triste sort par Thomas, son père venu d’un monde parallèle. Bane s’est imposé comme chef suprême de Gotham sans que cela ne perturbe vraiment les autorités : le super vilain, soutenu par Lex Luthor et épaulé par une petite armée de méchants, a rétabli l’ordre à Gotham, ce que Batman n’avait jamais réussi à accomplir. Du coup, Gotham est devenu « sa » cité. Tout a l’air tranquille et sécurisé mais, évidemment, en réalité rien ne fonctionne vraiment dans le nouveau monde de Bane. Du coup le Batman reprend les armes, accompagné de Catwoman, pour récupérer sa ville.

La conclusion se montre, cette fois, à la hauteur en dépit d’une certaine tendance à tirer en longueur (onze chapitres seront nécessaires à boucler cette CITE DE BANE qui propose la conclusion de toutes les sous-intrigues développées depuis plus de trois ans).

Le run de Tom King s’avère, au final, intéressant en dépit d’un début plutôt pataud (les 4 ou 5 premiers volumes sont inégaux, aux mieux potables, au pire sans grand intérêt) mais l’intrigue s’améliore au fil du temps et ouvre un vaste univers qui récapitule les événements marquants (la rencontre de Bruce et Sélina, le KNIGHTFALL et le FLASHPOINT) tout en préparant la suite. Le scénariste nous offre également la mort d’un personnage central ce qui donne toujours un bon coup de pied dans le statu quo (jusqu’à ce qu’il soit – on le suppose – rétabli).

Les dessins sont, eux, majoritairement grandioses avec de très beaux décors, des couleurs et une lumière parfaitement « eye candy » et une « iconisation » adéquate du duo Batman / Catwoman.

Si de menus bémols sont présents, ils n’entament guère la réussite d’un comics hautement réjouissante à savourer d’une traite pour bien en apprécier l’intrigue complexe et enchevêtrée qui joue avec la chronologie pour offrir une grande fresque qui fait honneur à des héros légendaires.

BATMAN REBIRTH TOME 12: LA CITE DE BANE
BATMAN REBIRTH TOME 12: LA CITE DE BANE

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #DC, #Superhéros

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Publié le 2 Septembre 2021

VOYEUR de Joel Houssin

Joel Houssin a toujours aimé ruer dans les brancards, que ce soit avec sa saga du DOBERMANN, celle (sous pseudo) des SCUM ou encore ses gore, parmi les plus crades de la collection (en particulier L’ECHO DES SUPPLICIES).

Avec ce roman, publié chez Anticipation, il se lance dans une étude de personnage, celui d’un voyeur obsédé sexuel qui fréquente les quartiers chauds parisiens et recourt aux services de prostituées. Pendant les deux premiers tiers, le livre donne surtout dans un érotisme assez malsain, avec quelques scènes bien senties, comme la visite du héros chez une dominatrice. Cette-dernière n’y va pas avec le dos de la cuillère (mais utilise adroitement une chaine). Le principal protagoniste évolue donc dans un univers très sexué et fétichiste : il évalue de manière quasiment scientifique la courbe des seins, l’écartement des cuisses, la forme d’un pied, achète des chaussures portées par une prostituée à la démarche excitante, etc.

Les aspects science-fictionnels, eux, sont d’abord présents en demi-teinte et le lecteur ne comprend que progressivement la réalité dévoilée avec cet extraterrestre métamorphe bien particulier doté de particularités étonnantes. Cette partie SF, plus restreinte, émerge par à coup, de manière quasiment poétique grâce à la faculté de la créature de prendre différentes formes, ce qui donne lieu à une poignée de passages surréalistes de bon aloi.

Original, VOYEUR infuse donc la science-fiction (tendance pré-X Files) avec un érotisme franc du collier pour aboutir à un cocktail pas toujours pleinement convaincant (l’auteur semble hésiter un peu trop sur la direction à emprunter et les contraintes de pagination l’oblige à accélérer le rythme dans la seconde moitié) mais globalement intéressant et agréable à savourer.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #science-fiction

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Publié le 30 Août 2021

LE MANOIR DE LA PEUR (UN LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HEROS) de Steve Jackson

Ce « Défi Fantastique » aurait probablement davantage eut sa place dans l’éphémère collection « Epouvante » (deux titres publiés) puisque nous quittons le Fantasy pour une aventure nettement plus sombre et macabre. Coincé dans un manoir, le lecteur / joueur aura sans doute bien des difficultés à rester en vie jusqu’à l’aube : vampire, goule, chiens affamés, esprits maléfiques, zombie, vieille sorcière, démons, serviteurs du diable,…Tous les suppôts de Satan se sont donnés rendez-vous pour une cérémonie sanglante orchestrée par un comte menaçant. Pas d’arme, pas de magie, pas de gadget pour le lecteur / joueur qui recherche désespérément un téléphone (le récit se déroule dans les années 80), une sortie,…mais pourrait ne jamais la trouver.

La difficulté s’avère extrême : non seulement il n’existe qu’un chemin pour terminer la quête mais il faut également posséder un Kriss (un poignard malais) dissimulé…quelque part ! Bonne chance pour le trouver (sans lire la solution c’est pratiquement impossible !) d’autant que la résolution nécessite également de  rencontrer les bonnes personnes (et dans le bon ordre), de poser les bonnes questions, de trouver le bon mot de passe, d’être au bon endroit, de ne pas tomber dans un piège (de nombreuses pièces conduisent à la mort), de ne pas s’égarer, de ne pas boire le vin empoisonné (spoiler : éviter le blanc !), et de posséder deux clés différentes,…Sans tout cela (oui tout ça !), la mort attend invariablement le lecteur. Bref, pensez à faire quelques « sauvegardes » de vos caractéristiques au fil de la progression et de tout noter sur un plan sous peine de reparcourir inlassablement les mêmes pièces.

Les combats, eux, ne sont pas fréquents (c’est déjà ça !) et les monstres ne posent pas de difficultés particulières : le joueur devrait s’en tirer en se battant une demi-douzaine de fois. Le côté retors ne se trouve pas là. Par contre, l’idée vraiment perverse qui complique encore l’aventure réside dans le niveau de peur : à la manière de certains jeux ultérieurs (basés sur Lovecraft), les événements rencontrés augmentent la peur du joueur…jusqu’à sa mort. Ouvrir trop de portes pourraient vous confronter à des créatures qui vous rendront fous…Mais ne pas les ouvrir vous empêchera de mener la quête à son terme. Un véritable casse-tête puisqu’il faudra gérer cette peur et ne pas, comme dans bien des livres dont vous êtes le héros, se contenter de fouiller chaque pièce jusqu’à assembler les bons artefacts!

LE MANOIR DE L’ENFER constitue donc une très belle réussite des « Livres dont vous êtes le héros » : une ambiance bien rendue, un système de jeu à l’efficacité éprouvée, une écriture réussie. Le seul point d’achoppement réside dans la difficulté quasiment insurmontable mais ce bémol reste relatif : le lecteur peut refaire l’aventure plusieurs fois et échouer à maintes reprises tout en passant un très bon moment ludique.

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Publié le 27 Août 2021

BATMAN REBIRTH TOME 11: LA CHUTE ET LES DECHUS de Tom King

Et voici Batman de retour dans le « monde réel » après s’être échappé d’un véritable labyrinthe de cauchemars au cours du tome précédent. Il va devoir, une fois de plus, se confronter à Bane, dont le plan sera finalement dévoilé. Bane est devenu maitre d’Arkham et s’est associé à une armée de super vilains (comment ? Pourquoi ?...Euh disons que c’est ainsi) que va combattre le Chevalier Noir.

L’intrigue propose également d’approfondir la relation bizarrement filiale entre Bruce et Thomas Wayne, ce-dernier étant un Batman issu d’une réalité alternative qui nous renvoie au fameux Flashpoint. C’est certainement la partie la plus intéressante de ce tome en demi-teinte qui alterne dialogues un brin pompeux, passages bavards et action bourrine. Les considérations sur ce lien existant entre Thomas et son « pas tout à fait » fils, Bruce, maintiennent cependant l’intérêt et donnent lieu à des scènes réussies dans lesquelles on sent l’ambition du scénariste. Toutefois, l’intrigue globale avance lentement et parait parfois aussi aride que le désert parcouru par les deux « Batman ».

Tom King s’approchant de la fin de son grand arc narratif, initié voici un bout de temps (le début de Batman Rebirth, en fait), il se permet de récapituler les événements ayant conduits à la situation actuelle. Cela permet de rafraichir la mémoire des lecteurs et de les conduire tranquillement vers la « Cité de Bane » qui servira de conclusion en apothéose à cette longue saga. Les dessins très réussis dans l’ensemble (même si la présence de deux dessinateurs différents s’avère quelque peu déstabilisante pour les amateurs d’une unité artistique à la manière de l’école européenne) sont un plus indéniable.

Les histoires de compléments venant enrichir ce tome assez bref sont, pour leur part, anecdotiques, on se concentrera donc sur l’arc principal qui sert surtout d’indispensable transition avant la grande conclusion attendue.

BATMAN REBIRTH TOME 11: LA CHUTE ET LES DECHUS de Tom King

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #DC, #Superhéros

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Publié le 26 Août 2021

MAGICIEN: LE MAGE (LA GUERRE DE LA FAILLE, TOME 2) de Raymond E. Feist

Deuxième volume des aventures de Pug et compagnie. Après un premier tome classique mais plaisant, assez axé « Tolkien Fantasy », ce deuxième volume donne davantage dans les intrigues politiques et les luttes d’influences. Comme le souligne le titre, Pug devient un mage puissant et n’est plus vraiment le personnage présenté dans le premier volume. Il n’est plus sympathique une fois son accession au pouvoir suprême confirmée. Ce qui est un des nombreux problèmes de ce second opus. L’évolution des protagonistes se montre d’ailleurs quelque peu problématique : souvent, elle semble davantage dictée par le besoin de faire avancer (lentement !) le récit que par un développement réellement logique et pensé. Très (trop !) long, ce second tome donne également une impression destructurée, comme si il se composait de plusieurs récits situés dans le même univers qui ne se rejoignent jamais réellement. Le rythme s’avère en outre problématique : certains développement sont expédiés en un court chapitre, d’autres (et pas toujours les plus intéressants) trainent sur des dizaines de pages. Le grand final espéré laisse également perplexe. Bref, on s’ennuie. Un peu. Beaucoup. On survole aussi certains passages qui n’en finissent pas, certaines discussions interminables. On lutte pour arriver au bout en se rappelant que le premier tome était plutôt agréable et que des romans ultérieurs de la saga seront carrément très bons. Mais LE MAGE tombe régulièrement des mains. Rien n’y fait. A la première lecture le bouquin était décevant. A la seconde, vingt ans plus tard, les défauts sont encore plus évidents.

Pire ! Le roman ayant eu un grand succès en son temps, Feist a eu la possibilité de proposer un « director’s cut » encore plus épais ! Sachant que LE MAGE souffrait déjà de beaucoup de longueurs, de digressions et de passages interminables autant que bavard, était-il raisonnable de rallonger la sauce de centaine de pages supplémentaires ? Probablement pas. Trouver une ancienne édition s’avère donc conseillé aux lecteurs désireux de tenter l’aventure. Pour les autres, les sagas ultérieurs de Feist, situées dans le même univers, ont prouvé que le romancier s’était, au fil du temps (et heureusement), bien amélioré.

La saga de Pug reste toutefois une date importante pour les fans de High Fantasy : Feist avait réussi à combiner les ingrédients indispensables aux amateurs frustrés de n’avoir pas de nouveaux romans situés dans les Terres du Milieu. Magie, elfe, nains, sorciers, combats, romance contrariée,…Guère étonnant que la génération biberonnée à Donjons & Dragons et aux « Livres dont vous êtes le héros » ait apprécié ce voyage en compagnie de Pug. Mais, relu aujourd’hui, ce MAGE parait quand même bien boiteux et pesant. Reste la nostalgie camarade, celle qui permet d’excuser bien des faiblesses…Il faudra quand même du courage pour parvenir au terme de ces 600 pages rébarbatives.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy

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Publié le 25 Août 2021

AMOK de Gilles Bergal

Gilles Bergal nous avait offert, chez Gore, CAMPING SAUVAGE et surtout l’excellent CAUCHEMAR A STATEN ISLAND : entre polar et horreur (et bien qu’écrit avant la sortie du long-métrage), il reprenais la thématique du très chouette film C.H.U.D.

Dans le même esprit, AMOK, initialement prévu chez Gore, se rapproche du cinéma de George A. Romero, influence assumée pour un récit qui rappelle « La nuit des fous vivants » et autre « Zombie ». D’autres films, plus axés séries B (comme « Nightmare at noon » ou « Impulse »), ont explorés un thème similaire : une contamination qui rend rapidement les habitants d’une petite ville fous furieux.

L’auteur, ici, ne perd pas de temps, sans doute contraint par la pagination restreinte exigée par la collection « Gore » à plonger directement dans l’action. Dès la première page ça saigne et ça charcle : le héros, immunisé contre la folie furieuse (l’amok du titre donc), est témoin d’une suite de carnage. En chemin, au fil des pages, il continue d’affronter des cinglés homicides, proches des zombies et prend une jeune femme sous son aile. La conclusion, ironique, verse dans le thriller parano et se permet un clin d’œil quelque peu prévisible mais agréable au final nihiliste de « la nuit des morts vivants ».

Premier « Gore » de l’auteur pour la collection, le roman, annoncé pour une prochaine parution en janvier 1988, ne parut finalement jamais. Juliette Raabe le souhaitait pourtant mais l’arrêt de la collection condamna AMOK a l’oubli pour quelques années.

AMOK frappe donc très fort dès son entame, au risque de ne pas maintenir par la suite (ce qui est sans doute inévitable) cette même énergie. Le bouquin n’en reste pas moins plaisant, avec ses nombreuses scènes d’action sanglante (sans le côté vomitif prisé dans le Gore français façon Necrorian), et cet hommage à George Romero mâtiné d’un peu de Stephen King, d’une bonne louche de Rambo et d’une pincée des romans de gare post-apocalyptique (style « Le survivant » et ces titres alléchants style ENFER CANNIBALE) se lit avec plaisir.

Court et rythmé, AMOK divertit plaisamment et c’est bien là l’essentiel quoique son intrigue soit plus simple et carrée que celle de CAUCHEMARS A STATEN ISLAND ou LA NUIT DES HOMMES LOUPS.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Gore, #Horreur, #Roman court (novella)

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Publié le 24 Août 2021

LE CADAVRE DU JEUNE HOMME DANS LES FLEURS ROUGES de Jêrome Leroy

Né à Rouen en 1964, Jêrome Leroy publie depuis la fin du XXème siècle. Un coup d’œil à sa bibliographie révèle, dès les titres, qu’il se spécialise dans le post-apo et la littérature apocalyptique reprenant les thèses de la collapsologie : UNE SI DOUCE APOCALYPSE, UN PEU TARD DANS LA SAISON, LE GRAND EFFONDREMENT, BIG SISTER, etc. Il se réfère à Dick, Orwell et Ballard et cette novella condense, en 112 pages, toutes les anticipations d’une dystopie du monde d’après l’effondrement.

L’intrigue, quelque peu prétexte, suit un universitaire parisien, spécialisé dans l’étude du roman noir du XXème siècle, décidé à retourner à Rouen pour une réunion « d’anciens ». En chemin il se remémore son grand amour de jeunesse et constate la dégradation de la société.

Car nous sommes dans un futur proche, sans doute au mitan du XXIème siècle, et les nations se sont effondrées, rassemblées en méga-Etats: tout est privatisé, sponsorisé (Université Tolbiac Toyota),…Le dérèglement climatique est complet : plus moyen de se baigner, plus de neiges en montagne, des températures de 45° en Ile de France. Costume protecteur et masques de rigueur : plus de couche d’ozone, épidémies à foison, pollution, etc. La société a été divisée une vingtaine d’années auparavant lors de la Séparation : d’un côté les nantis, les Inclus, de l’autre les exclus, les Outer, autrement dit les banlieusards. La guerilla, proche de la guerre civile, est perpétuelle. Heureusement, pour tenir le coup, les Inclus disposent de nombreuses drogues et médicaments légalisés, ce qui compense la montée du puritanisme, l’interdiction de l’alcool et le recours quasi exclusif au sexe virtuel plutôt que réel.

Si les thèmes ne sont pas nouveau dans la SF « annonciatrice du pire », LE CADAVRE DU JEUNE HOMME DANS LES FLEURS ROUGES reste une lecture prenante, rythmée par des flashs d’information catastrophistes, qui se termine de manière complètement désespérée et nihiliste. On évitera donc de lire cette novella les jours de déprime mais on la conseillera pour tous les autres jours, après avoir planqué les cordes, les lames de rasoirs et les tubes de somnifère.

Comme aurait pu le dire son héros fan de Ellroy et compagnie, noir c’est noir !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Roman court (novella), #anticipation, #science-fiction

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