Publié le 17 Octobre 2023

CAMPING SAUVAGE de R.L. Stine

R.L. Stine c’est l’institution du « young adult » fantastique avec sa série « Chair de poule » ou, ici, « fear Street » destiné à un public un peu plus âgé, disons adolescent. Le roman est assez classique, une sorte de « Délivrance » pour les plus jeunes avec une intrigue emballée sur 120 pages bien aérées. Donc nous avons un trio de demoiselles qui décident de partir en randonnée à la montagne. Très vites elles tombent sur trois gentils randonneurs, tout mignons musclés et bien organisés. La perspective d’un week-end girls only s’éloigne devant les sourires de nos bellâtres…sans doute trop proprets pour être honnêtes. Du coup la balade se transforme rapidement en survival.

CAMPING SAUVAGE est une pure lecture détente, terminée en moins de deux heures (soit moins que les ¾ des films actuels) qui remplit son contrat. Stine ne s’appesantit pas sur les détails ou les descriptions, il donne le minimum pour épurer le tout. A la manière des feuilletonnistes il conclut chacun des courts chapitres par un cliffhanger, un procédé parfois un brin gratuit ou facile mais qui participe au mécanisme d’une lecture volontiers addictive. Evidemment, si on y regarde d’un peu plus prêt les ficelles sont épaisses : les motivations de nos méchants sont vagues, leur transformation de gentils garçons en psychopathes peu crédibles et l’héroïne ne réagit pas toujours de manière très vraisemblable, tout comme les réactions des vilains. Mais bon, malgré tout, le lecteur passe un bon moment et la lecture s’avère si rapide qu’au final on n’a guère le temps de s’appesantir sur ces détails.

En résumé, un divertissement prévisible mais plaisant.

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Publié le 11 Octobre 2023

L'EXECUTEUR - MARDI MASSACRE de Don Pendleton

Deuxième jour pour la dernière semaine de la lutte de Mack Bolan contre la mafia. Le Grand Homme retourne donc en Californie avec son nouvel amour, Rose d’Avril, pour détruire les criminels encore vivants. La série continue de manière classique. Mack et Bolan sont à présent super amoureux (après deux jours !) et Rose est à nouveau capturée par les méchants. Mack viendra évidemment la sauver. Excepté un plan machiavélique orchestré par un des bad guy (quelque peu prévisible cependant) rien de fondamentalement novateur dans ce MARDI MASSACRE.

Le récit est cependant rapide et nerveux, avec simplement quelques références littéraires (en particulier à « Don Quichotte ») pour ralentir l’action. Sinon cela reste très linéaire avec l’extermination attendue des mafieux et des flics corrompus. La romance ajoutée n’est pas réellement une valeur ajoutée (justement !) et ressemble à une love story pour midinette quelque peu incongrue au sein d’une telle série d’action. Les dialogues et les jeux amoureux entre nos tourtereaux évoquent d’ailleurs la caractérisation rudimentaire des comic-book plutôt qu’une véritable passion romantique.

Bref, ce MARDI MASSACRE ne fait guère avancer le récit global. Sans être désagréable, cet « épisode » est donc dispensable mais les fans de la série le liront sans ennui même si on a connu Pendleton plus inspiré.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Roman de gare, #Pulp, #Exécuteur

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Publié le 6 Octobre 2023

LE ROYAUME DES CHIMERES de Robert E. Howard

Robert Howard c’est Conan. Oui, bien sur. Mais pas seulement. Ce riche recueil témoigne de la diversité d’un auteur parti beaucoup trop jeune mais qui démontre sa fougue, son énergie épique et son imagination débordante. Les nouvelles présentées sont relativement longues, parfois proches de « courts romans » (ou novalla), par exemple « Le sang des dieux » qui approche des cent pages.

Les récits varient de la pure fantasy au cape et épée historique en Normandie en passant par les épopées Vikings et l’horreur lovecraftienne. On voyage ainsi dans le temps (époque romaine, début du XXème siècle, Moyen-âge, Far West, antiquité fantasmée) et dans l’espace. Le recueil commence avec la nouvelle titre, « le royaume des chimères, consacrée au fameux roi atlante Kull qui vécut bien avant Conan (mais dans le même univers). Comme Conan voici un barbare certes mais relativement raffiné, en tout cas intelligent, qui ne se repose pas uniquement sur sa hache et ses muscles. Tout le contraire de la caricature de connard barbant auxquels sont souvent associés les créations d’Howard.

Il y a de nombreuses autres nouvelles réussies dans ce recueil, notamment Agnès la Noire, au sujet d’une épéiste française (le titre original, « Sword Woman », est plus évocateur) ou l’épique « les épées de la mer nordique » avec des Vikings.

Howard propose encore des récits plus portés vers l’horreur dans le style de Weird Tales. Citons par exemple « L’homme noir », « Les pigeons de l’enfer », « la pierre noire » ou « les vers de la terre ». On y trouve les hommages / emprunts aux mythes lovecraftien (R’lieh, Dagon, etc.) dans un mouvement d’enrichissement mutuel des auteurs de l’époque.

LE ROYAUME DES CHIMERES constitue donc un épais recueil, joliment et richement illustré, qui offre près de 600 pages d’aventures, de Fantasy, d’horreur et d’action. Le style de Howard est plus léger, plus fluide et (osons le dire) plus moderne que celui de Lovecraft. Ces récits aux dialogues percutants et aux descriptions courtes et précises apparaissent encore très actuels alors qu’ils furent écrits voici un siècle. On peut même ajouter qu’ils restent plus plaisants et grandioses que 90% de la production actuelle dans le même style. Chaudement recommandé.

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Publié le 3 Octobre 2023

WEEK END FATAL de Christopher Pike

Publié dans la collection d’angoisses pour ados « Peur Bleue », voici un bon thriller du spécialiste Christopher Pike, un de ses romans façon whodunit dans lesquels les protagonistes cachent de lourds secrets.

Voici un an, une dizaine de jeunes gens se retrouvent pour une soirée festive à base de flirts et d’alcool. Cependant, les choses tournent mal et une des participantes, Robin, boit un verre de bière empoisonné. Elle s’en sort de justesse mais avec de graves lésions aux reins qui lui demandent des dialyses quotidiennes dans l’attente d’une greffe. Aujourd’hui, tous les jeunes se retrouvent pour une fête de classe. Bizarrement, à l’exception d’un mystérieux nouveau venu, tout ceux qui répondent à l’invitation étaient déjà présents lors de la tragédie antérieure. Se pourrait-il qu’ils soient réunis pour enfin établir la vérité sur la tentative de meurtre à l’encontre de Robin ?

Avec sa construction habile qui plonge directement le lecteur dans l’ambiance puis lui propose un long flash-back, WEEK END FATAL déroule une intrigue de vengeance parfois capilotractée mais indéniablement fun, dans l’esprit d’un « Souviens-toi l’été dernier ». Les personnages sont bien brossées sans trop s’éloigner des stéréotypes : la bimbo salope, le bad boy, la fille sensible en connexion avec la nature, le surfeur abruti mais sympa,…Nous avons droit aux rivalités adolescentes, aux blagues de mauvais goût et, lors du dernier acte, à de dangereux serpents convoqués pour démasquer le coupable. On note une vague touche fantastique avec la présence d’un étrange corbeau et même le classique « Sorcier Peau-Rouge » effectue une apparition. Sans oublier quelques notes d’humour. Un parfait cocktail pour une lecture détente destiné aux amateurs de thriller / fantastique / slasher pour « young adults ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller, #Horreur, #Fantastique, #Young Adults, #Jeunesse

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Publié le 26 Septembre 2023

LE REVEIL DE CTHULHU de brian Lumley

Brian Lumley, avant sa saga du NECROSCOPE, s’est signalé par ses romans lovecraftiens, notamment ceux consacrés à son héros Titus Crow. Ce-dernier est une sorte de détective du surnaturel, un aventurier entre Jules de Grandin et Harry Dickson. Il est flanqué de son associé, Henry-Laurent de Marigny, et se confronte aux Grand Anciens à longueurs de pages.

La vision / version du Mythe par Lumley ressemble à la bonne fan-fiction (ce n’est pas péjoratif) avec son mélange d’innovations et d’hommages / resucées aux écrits antérieurs de Lovecraft et ses potes de chez Weird Tales. Au rayon des nouveautés, Lumley propose une conception plus rationnelle de la cosmogonie d’HPL : les créatures du mythe sont des entités extraterrestres qui peuvent être combattues de manière scientifique. Et lorsque la « magie » fonctionne c’est de manière détournée. Les déités, par exemple, ont un « implant mental » qui les rend sensibles à des signes comme l’étoile de Mnar ou certaines invocations. Lumley rationnalise donc le mythe et lui donne une certaine « cohérence », comme a pu le faire August Derleth. Il est d’ailleurs amusant de constater que si ces deux auteurs sont souvent critiqués par les puristes c’est leur vision, plus que celle de Lovecraft, qui prévaut actuellement dans le grand public. Que ce soit en roman, en jeu de plateau, jeu de rôle ou même film, le côté « désespéré » de HPL (avec ses héros qui finissent immanquablement à l’asile) a laissé place à une version plus portée sur l’aventure fantastique. Titus Crow initie cette tendance et précède également X-Files tout en évoquant le Dr Who qui luttait aux côtés de la UNIT. Nous avons donc nos deux héros télépathes recueillis par la Fondation Wilmarth, sise à Miskatonic, pour contrer les chtoniens et autres DCC (les Divinités du Cycle de Cthulhu, texto). Car HPL avait raison et tout ce qu’il a écrit est véridique quoique publié sous forme de fictions pour ne pas horrifier la populace. Ce en sont donc plus quelques rencontres entre un érudit et une entité surnaturelle qui sont racontées par Lumley, c’est véritablement une guerre épique et cosmique entre les Terriens et les Créatures.

Ce premier volet de la Geste de Titus Crow est donc une version plus blockbuster et simpliste de l’original (c’est un peu à L’APPEL DE CTHULHU ce que SHANARRA est au SEIGNEUR DES ANNEAUX) avec des humains qui, cette fois, contre-attaquent. Les ennemis sont sous le sol, des sortes de vers géants façon DUNE qui déclenchent tremblements de terre et autres catastrophes.

Batailles épiques contre des monstres à la Godzilla, escarmouches mentales,… la narration alterne notes diverses, comptes-rendus, journaux et récit plus romanesques car l’écriture de Lumley est définitivement plus fluide et moins portée sur les superlatifs pompeux.

Bon, on trouve encore des passages un peu pesants où l’auteur égrène les titres des bouquins d’occultisme et lance des imprécations imprononçables mais, dans l’ensemble, c’est une lecture bien plus « facile » et « détente » que celle de son ainé. Et on se dit que ces aventures donneraient quand même un sacré film ou une bonne série télé.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Lovecraft, #Fantastique, #Aventures, #Horreur

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Publié le 25 Septembre 2023

La maison d'édition Les Saturnales s'était donné pour mission, à la fin des années 2010, de relancer la littérature "pulp" ou de gare via des collections hommages aux grandes heures de Gérard De Villiers. De la déclinaison de l'EXECUTEUR (vec KIRA B) en passant par l'espionnage façon Coplan / SAS ( MURAT) jusqu'à cette série SECTION MŒURS, sorte de croisement modernisé des mythiques BRIGADE MONDAINE et POLICE DES MŒURS. D'ailleurs Serge Penger avait précédemment travaillé sur cette dernière série. Il en reprend ici quelque peu le principe mais de manière plus actuelle. L'idée générale reste du polar musclé teinté d'érotisme (plus léger et moins gratuit / envahissant que dans les titres édités par DeVilliers) et d'une bonne dose de violences.

De manière amusante pour le lecteur belge, les héros de cette série sont des flics de chez nous, ce qui change agréablement des histoires situées en France ou aux USA. Notre duo de choc emprunte donc la E40 et part bosser à Bruges, d'où choc culturel et opposition avec les locaux (comprendre les Flamouches). L'enquête, elle, reprend un schéma plus classique avec des nantis qui, lassés des orgies et autres partouzes, se lancent dans les "murder party"…à la différence que les victimes restent bel et bien mortes, tuées à la manière de leur idole Jack l'Eventreur.

Si DE MORT ET D'EAU FRAICHE ne cherche pas à glaner des prix littéraires ou à des commentaires élogieux dans les journaux de bon goût (beurk!), il reste très plaisant. Le récite, certes balisé, est cohérent, efficace et rondement mené. Les personnages sont attachants et crédibles, loin des bites sur pates façon Boris Corentin (de la BRIGADE DE MŒURS), mais empêtrés dans leurs problèmes quotidiens, leurs soucis avec les collègues, la hiérarchie, etc. Une vision sans doute moins "série B / pouet Pouet / chatte nichons" des enquêtes de la section mœurs mais, au final, le lecteur passe un bon moment, au point d'avoir envie de retrouver ces personnages dans une future enquête. Ca tombe bien avant de mettre la clé sous le paillasson (?), les Saturnales en ont sortis 4 ou 5 autres…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Polar, #Erotique, #Les Saturnales, #Pulp, #Roman de gare

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Publié le 22 Septembre 2023

CINQ HEURE VINGT CINQ d'Agatha Christie

Voici un roman peu connu, qui ne comprend ni Poirot ni Marple mais offre un bon whodunit typique de l’Age d’Or. Comme beaucoup de romans d’énigme de cette époque une touche de fantastique apparent enrichi l’intrigue.

A cinq heures vingt-cinq, lors d’une séance, une table tournante annonce l'assassinat du capitaine Trevelyan, un vieux célibataire misogyne et excentrique. Or, Trevelyan est bel et bien mort, assassin. Selon le médecin légiste il est possible qu’il ait été assassiné à l’heure prédite. L’inspecteur Narracott doit mener l’enquête et les suspects ne manquent pas: deux dames venues s’installer dans la région en provenance d’Afrique du Sud, le neveu de la victime (et son héritier). La fiancée de ce-dernier mène sa propre investigation en compagnie d’un ambitieux journaliste.

Voici du bon policier cosy, dans l’ambiance hivernale d’un petit bled anglais couvert de neige. Une jeune et charmante demoiselle vient bouleverser cette quiétude en posant des questions à tout le monde afin d’innocenter son petit ami, principal suspect du meurtre.

L’intrigue est bien ficelée avec un côté « meurtre impossible » liée à cette séance de spiritisme qui annonce apparemment le crime. Même si le récit se montre moins complexe que dans les romans ultérieurs, il fonctionne parfaitement avec l’interrogatoire des suspects et les révélations finales forcément surprenantes et un coupable qui paraissait classiquement le plus innocent du lot. Très plaisant sans se hisser au niveau des meilleurs Christie.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Agatha Christie, #Policier, #Whodunit, #Cosy Mystery, #Golden Age

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Publié le 19 Septembre 2023

YOUNG BOND: OPERATION SILVERFIN de Charles Higson

La Jeunesse de James Bond (ou Young Bond) est une entreprise littéraire lancée en 2005 pour raconter la vie du plus célèbre et moins secret des agents britanniques. Charlie Higson écrira cinq romans (et une novella, « A Man hard to kill ») avant de passer le flambeau à Steve Cole pour quatre livres supplémentaires (dont seul le premier a été traduit).

OPERATION SILVERFIN nous ramène en 1933, alors que James Bond a 13 ans et vient d’intégrer Eton à la suite de la mort de ses parents dans un accident d’alpinisme. Dans le prestigieux collège il doit lutter contre un Américain, George Helleborne, le fils d’un riche marchand d’armes prêt à tout pour triompher, quitte à tricher lors des épreuves sportives. En vacances en Ecosse auprès de sa tante et de son oncle, condamné à brève échéance par un cancer, Bond se lie d’amitié avec Kelly, un gamin qui tente d’élucider la disparition mystérieuse de son cousin. Les deux adolescents, aidés par une jeune fille de la région, vont enquêter dans le château où vit Lord Helleborne, le père de George, décidé à créer des super-soldats pour la prochaine guerre mondiale. Une opération baptisée Silverfin.

OPERATION SILVERFIN propose son lot de clins d’œil et références aux futures aventures de Bond et permet de savoir où il a reçu sa fameuse cicatrice. Le roman, dans son ensemble, fonctionne agréablement. La personnalité de Bond émerge peu à peu, au début il est un gamin quelque peu craintif, à la fin il tient tête aux petites frappes de son collège. Il faut dire qu’il aura vécu des expériences éprouvantes, rencontrer des anguilles mutantes très agressives et eut une longue discussion avec son oncle qui fut agent secret durant la première Guerre Mondiale.

Ce premier tome s’avère plaisant, entre les films consacrés à 007 (le côté plus rugueux des romans de Fleming est quelque peu laissé de côté) et la série de livres Alex Rider d’Anthony Horowitz (qui sera choisi quelques années plus tard pour reprendre les romans « adultes » de Bond).

Dans OPERATION SILVERFIN le lecteur trouvera donc de l’action, un peu d’humour et un côté british dans la partie centrale située en Ecosse avec ses paysages, ses châteaux et ses mystères. On pouvait espérer un bouquin plus marquant avec davantage de prise de risques mais le divertissement demeure sympathique en dépit d’une intrigue quelque peu balisée et prévisible.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Espionnage, #James Bond, #Young Bond, #Jeunesse, #Young Adults

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Publié le 13 Septembre 2023

CLASSE TOUS RISQUES de Stephen King & Bev Vincent

Mitonnée par Stephen King et Bev Vincent, cette anthologie rassemble des récits sur le thème de l'avion…Comme le titre original est "flight or fright", on se doute que les voyages proposés vont mal se passer. Bref une lecture pas vraiment conseillée pour les aérophobes…Comme toute (bonne) compilation thématique qui se respecte, le bouquin comprend des classiques, des incontournables et des textes plus méconnus, voire rédigés spécialement pour cette occasion.

On trouve ainsi "L'horreur des hauteurs", une nouvelle écrite aux tous débuts de l'aviation (en 1913) par Arthur Conan Doyle et l'inévitable "Cauchemar à 20 000 pieds" de Matheson. Un récit très connu, adapté pour la série télévisée "La quatrième dimension" (et son penchant cinéma réalisé par George Miller) mais toujours agréable à (re)lire. Autre classique, "Raid aérien", de John Varley (adapté à l'écran sous le titre "Millénium" reste une excellente dystopie à base de terre polluée et de voyages dans le temps. Ray Bradbury se montre lui aussi de la partie via « La machine volante », un classique de 1953.

Le vétéran E.C. Tubb livre également l'intéressant "Lucifer" tandis que, parmi les plus jeunes, on signale Tom Bissell. Sa longue et percutante "Cinquième catégorie" convoque le thème très actuel de la légitimité de la torture dans la lutte contre le terrorisme. Beaucoup plus courte mais néanmoins réussie, "Deux minutes quarante-cinq secondes" de Dan Simmons démontre que l'auteur, spécialisé dans les textes très (mais alors très!) longs est capable de briller en moins de dix pages. Joe Hill mérite lui-aussi sa place avec l’excellent et complètement nihiliste « Vous êtes libres » au sujet des passagers d’un avion rattrapés par une guerre nucléaire.

Au milieu de ces récits fantastiques et de science-fiction, les anthologistes glissent une variante du meurtre en chambre close concoctée par le spécialiste Peter Tremayne, le bien nomme « Meurtre dans les airs » sur le thème des « WC étaient fermés de l’intérieur ».

Les deux anthologistes proposent de leur côté deux textes efficaces, l’amusant « Des zombies dans l’avion » pour Vincent et le très parano « L’expert en turbulences » pour le King.

Au final, une excellente anthologie puisque la quasi-totalité des nouvelles proposées sont au pire simplement intéressantes (à titre historique) et, pour la plupart, très réussies et agréables à lire.

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Publié le 12 Septembre 2023

JANE FOSTER : THE SAGA OF THE MIGHTY THOR de Jason Aaron

Le run de Jason Aaron sur Thor, qui prend place durant la seconde décennie du XXIème siècle, s’impose déjà comme un classique absolu non seulement du personnage mais également de Marvel dans son ensemble. Au cinéma, l’arc consacré à la déesse du tonnerre a malheureusement été traité à la mode bouffonne dans le parfois drôle mais souvent piteux « Thor : Love and Thunder ». Mieux vaut retourner à la source !

Aaron débute avec THE GOD BUTCHER et poursuit avec, successivement, GOD BOMB, THE ACCURSED et LAST DAYS OF MIDGARD avant de se poursuivre par la mort du Gardien dans le crossover ORIGINAL SIN. A la fin de cet événement, Thor Odinson («protector of mankind ») devient indigne de porter la cape et de lever le marteau. Qui est la nouvelle déesse du tonnerre ? Le scénariste maintient le suspense durant une dizaine d’épisodes (THUNDER IN HER VEINS et le bien nommé WHO HOLD THE HAMMER ?) mais ce recueil vend la mèche : il s’agit de Jane Foster, ancienne petite amie de Thor atteinte d’un cancer et à l’agonie. Qu’elle soit jugée digne de brandir Mjolnir ne plait guère au Père de Tout, ce vieux bougon d’Odin. Jane Foster, de son côté, voit son traitement échouer. Elle décide cependant de passer ses dernières semaines à protéger la Terre et affronte Loki, les Géants de Glace, Odin, le PDG démoniaque de Roxxon (accessoirement le Minotaure), le nouveau Samouraï d’Argent high tech, etc. Car la Guerre des Royaumes se profile et s’annonce dévastatrice…

Le scénario de Jason Aaron est excellent, avec une vraie caractérisation des personnages et un côté mortifère assumé. La mort attend Jane Foster, la fin attend les Royaumes,… Si Aaron est seul maître à bord de l’intrigue, les dessinateurs sont nombreux mais tous excellents : Russell Dauterman, Jorge Molina, Marguerite Sauvage, Stev Epting, Mahmud Asrur. Globalement, le niveau est fantastique avec des planches de toute beauté sous une superbe couverture photoréaliste.

En près de 500 pages, ce volume reprend l’essentiel de la saga de Jane Foster: THOR (2014) #1-8; MIGHTY THOR (2015) #1-5, #8-11 et #13-14; GENERATIONS: UNWORTHY THOR AND MIGHTY THOR; et quelques extraits de THOR ANNUAL (2015) #1. De quoi posséder la majorité de ce récit légendaire sur la Déesse du Tonnerre sans se ruiner.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Thor, #Marvel Comics, #Comic Book, #Superhéros

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