Publié le 17 Février 2023

CAPTAIN AMERICA EPIC COLLECTION: ARENA OF DEATH de Mark Gruenwald

Mark Gruenwald poursuit son run sur Captain America avec, en guise de plat de résistance dans ce recueil, une invraisemblable mais très divertissante intrigue. Cap’, Diamondback et Falcon, assumant l’identité de super vilains, se rendent sur une île contrôlée par l’A.I.M. où des terroristes proposent leurs nouveautés guerrières à des vilains de seconde (voire troisième ou dixième) zone. Cap, sous le costume de Crossbones, se retrouve ainsi face au frenchie Batroc, lequel lance un défi au supposé mercenaire : combattre cinq vilains dans l’arène. Entre le catch et le cinéma martial, les bastons se succèdent façon « Opération Dragon ». Par la suite, la petite bande se retrouve dans les Terres Sauvages avec Black Panther, Shang Shi et Silver Sable, sans oublier un Ka-zar plus Tarzan que jamais pour de l’aventure exotique très pulp.

A côté de ces épisodes objectivement très plaisant, la collection propose un crossover beaucoup plus sombre et sérieux entre Cap’ et Ghost Rider. Une bonne histoire avec des dessins de haute volée, plus travaillés et moins mainstream que le reste du volume, cependant plutôt réussi à ce niveau.

Enfin, le recueil se conclut par une mini-série en 4 épisodes consacrée au Cap’ bis, autrement dit US Agent. Le scénariste semble s’amuser de la bêtise de certaines situations : US Agent insiste pour utiliser un mot de passe afin qu’on le reconnaisse…alors qu’il porte son costume ! Autre grand moment WTF sans doute inimaginable aujourd’hui : Hawkeye place une poupée gonflable dans le lit de l’Agent…qui l’utilisera par la suite comme leurre dans un combat. Du pur n’importe quoi. L’intrigue globale, qui ramène une nouvelle fois Scourge of the Underworld, le tueur de super-vilain, reste toutefois de bonne tenue et, dans l’ensemble, efficace.

Les défauts de l’ensemble sont ceux des comics à partir des années 90 : le recours de plus en plus systématique au crossover rend compliquée la confection de ce genre de recueil. Sont ici rassemblé des fragments du crossover « Citizen Kang » mais pour l’intrigue complète il faudra se tourner vers le Epic Collection des Avengers, FEAR THE REAPER.

Malgré ce bémol, ARENA OF DEATH s’avère divertissant et amusant, il se lit donc avec plaisir et sans prise de tête. Nous sommes loin d’un grand comic-book mémorable comme peut l’être WATCHMEN ou THE DARK KNIGHT RETURNS mais Mark Gruenwald nous offre une bonne dose d’évasion super-héroïque « bigger than life » dont il serait dommage de se priver.

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Publié le 13 Février 2023

LEGION: A FLEUR DE PEAU de Brandon Sanderson

Le retour de Stephen, détective souffrant d'un syndrome de personnalités multiples : il voit des "aspects", c'est-à-dire des personnes qui n'existent pas et qui sont autant de facettes de lui-même. Pourtant, ces "créations" aident Stephen dans ses enquêtes, chacune disposant de compétences exclusives: expertise en combat, psychologie, tir au révolver, etc.

Brandon Sanderson reprend le principal protagoniste de sa longue nouvelle LEGION pour une nouvelle enquête, cette fois d'un peu plus de 200 pages. Ce court roman peut néanmoins se lire de manière indépendante puisque l'auteur débute doucement son récit, rappelant subtilement au lecteur le concept.

L'énigme, de son côté, donne plus classiquement dans le policier mais revisité par la science-fiction tendance cyberpunk. Stephen recherche ici un homme transformé, après sa mort, en une sorte de disque dur géant où sont stockées des informations importantes.

A FLEUR DE PEAU ne traine pas en route: avec sa pagination restreinte, l'auteur, pourtant réputé pour ses pavés, doit aller vite et assurer un rythme enlevé. Le côté polar l'oblige à avancer sans trainer vers la résolution du mystère et les éléments science-fictionnels ou les questionnements plus philosophiques (au sens large) se greffent naturellement sur le récit.

L'exploration de la "maladie" du héros se fait par petites touches, permettant au lecteur de s'intéresser davantage à ce personnage attachant, voire fascinant par ses personnalités multiples bien trempées et parfois tentées par une certaine indépendance. Ces velléités d'émancipation ajoutent quelques notes d'humour qui allègent la lecture et la rendent très plaisante.

Avec ce deuxième tome plus consistant que le premier, Sanderson réussit un beau patchwork entre science-fiction, comédie, thriller et mystère policier traditionnel. Vivement conseillé!

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Novella (roman court), #Thriller, #Cyberpunk, #science-fiction

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Publié le 9 Février 2023

RELIC de Preston & Child

La première enquête de Pendergast se distingue des suivantes, ne serait-ce que parce que l’inspecteur n’y a finalement qu’un rôle secondaire. Nous sommes dans le musée d’Histoire naturelle de New York où se produit une série de meurtres sanglants et inexplicables. Au fil des pages la vérité se fait jour : le responsable s’avère une créature hybride, un mutant tenant à la fois du gecko et du primate, suffisamment intelligent pour hanter les couloirs du musée depuis des années sans être repéré. Classiquement, « façon Dents de la mer » (et surement même avant), les responsables tentent d’étouffer l’affaire sous peine de perturber le lancement d’une ambitieuse exposition consacrée aux superstitions et qui, logiquement, devraient attirer de nombreux curieux.

Le roman se divise grosso modo en deux parties : une mise en place un brin languissante avec présentation des personnages et de leurs problèmes, hypothèses scientifiques et recherches dans le style policier pour découvrir l’auteur des meurtres. Le tout additionné de querelles internes et autres luttes de pouvoir. D’abord entre les différents chercheurs qui se tirent dans les pattes, certains estimant, par exemple, la future exposition comme trop sensationnaliste et pas assez sérieuse. Cette première partie est quand même un peu ennuyeuse avec beaucoup de description et des tas de passages scientifiques parfois laborieux. Ensuite l’arrivée de Pendergast génère de nouveaux conflits et même un véritable bras de fer entre ce policier posé du Sud (bref, un plouc pour les savants du musée) et les responsables de l’exposition qui refusent de reporter son inauguration. A partir de là, RELIC commence à se montrer plus nerveux et intéressant.

La seconde partie (qui occupe environ un tiers du roman) donne davantage dans le thriller fantastique légèrement teinté d’horreur à la manière de « Alien » ou, pour reprendre une des accroches d’un « Jurassic Park en plein New York ». Le bouquin, jusque-là assez lent, devient davantage un page-turner classique. Peut-être une conséquence de l’écriture à quatre mains, comme si un des auteurs s’intéressait davantage au récit scientifique et à la « vie » d’un musée tandis que l’autre se préoccupait surtout d’action. Dès lors, durant environ 150 pages, la bestiole sème la mort dans le musée et les héros tentent de la supprimer à la manière d’un bon vieux film de monstre. C’est d’ailleurs l’option choisie par l’adaptation cinématographique.

En résumé, un roman sympathique et agréable à lire en dépit d’une mise en place qui eut mérité d’être dégraissée. Mais le dernier acte, efficace et nerveux, rachète en partie ses scories et termine ce RELIC sur une note positive.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Preston & Child, #Pendergast, #Thriller, #Fantastique

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Publié le 7 Février 2023

VICTIMES de Shaun Hutson

Shaun Hutson, auteur bien connu de la collection Gore, fait un tour chez la concurrence avec ce VICTIMES publié chez Maniac.

L'intrigue utilise un schéma classique de l'horreur, à savoir la transplantation d'un œil, ici celui d'un meurtrier, qui permet au récepteur de voir l'aura des futures victimes de crimes sanglants. Pas vraiment original mais un pur bonheur pour Hutson qui écrit toujours à la vitesse de l'éclair et sans laisser le spectateur reprendre son souffle. Bon, parfois il ne doit pas vraiment se relire non plus car ses bouquins souffrent souvent d'une construction assez lâche. Mais qu'importe.

Notre héros, Frank Miller, concepteur d'effets spéciaux gore, traque donc un tueur en série rendant hommage, par ses crimes, aux pire assassins des temps jadis. Nous avons également droit à la jeune journaliste à la recherche d'un scoop bien saignant et au duo de flics dépassés par les événements.

Du nom du protagoniste aux références d'époques (le bouquin a été écrit en 1987 avec ce que ça implique comme clins d'œil au heavy metal et autres…comme disait l'autre "Tu verras bien qu'un jour une chanson dans la tête…Tu l'auras à ton tour ton 1987") le tout s'apparente à un trip nostalgique dans la littérature de gare à la Hutson. On le sait ce dernier se soucie peu, voire pas du tout de son style disons…rudimentaire. Le romancier préfère décrire des scènes gore ou porno en écoutant Iron Maiden et, ma foi, personne ne lui jettera la pierre pour ça. Le héros se résume à picoler, les inspecteurs ont toujours un train de retard sur le tueur et les femelles ont pour objet d'être…bah des objets justement. Surtout sexuels. Shaun Hutson n'est pas un homme déconstruit.

Bébé cramé dans un micro-onde, mutilations à la pelle, Hudson délivre la dose de gore et de sexe requise, d'autant que l'édition originale atteint presque les 300 pages et que la version française coupe la moitié pour en garder la substantifique moelle. Autrement dit le pire. Donc le meilleur.

Un bon Hutson bien sympathique même s'il n'atteint pas le niveau de ses classiques comme LA MORT VISQUEUSE.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Horreur, #Gore

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Publié le 3 Février 2023

SPIDERMAN EPIC COLLECTION: GREAT POWER

L'époque modern des super-héros débute réellement ici, avec ces premières aventures de Spider-man. Une foultitude de vilains effectuent leurs débuts, comme Le Caméléon, Octopus, le Vautour, L'homme Sable, Mysterio, le Lézard, Electro, le Bouffon Vert, Kraven le Chasseur, etc. Soixante ans plus tard ils constituent toujours le roster principal des ennemis de notre araignée du quartier préférée. A cette époque, Octopus est vraiment l'ennemi N°1 de Spidey et il apparait ici à trois reprises seul avant de revenir une quatrième fois dans la première incarnation des célèbres Sinister Six.

Comme tous les comics de cette période, les défauts sont évidents: une tendance à la répétition de l'action via des bulles de pensées envahissantes, des explications redondantes ou inutiles, etc. Les récits sont emballés en un seul épisode d'une vingtaine de pages, ne laissant pas vraiment le temps de développer les intrigues ou les personnages.

Si les récits souffrent souvent d'une naïveté préjudiciable, les protagonistes se montrent attachants. Peter Parker compose un adolescent crédible, tiraillé entre plusieurs possibles histoires d'amour, régulièrement embêté par Flash Thompson et devant assurer la subsistance de sa tantine qui parait avoir déjà un orteil dans la tombe (mais qui, en fait, se révélera increvable). La série s'attache donc à une poignée de teenagers que le lecteur suit dans les dernières mois précédent leur entrée à l'université. Même les antagonistes comme le pingre Jameson ou le riche et arrogant Osborn sont bien dépeints, ce qui élève indéniablement ces aventures bien au-dessus de ce que proposait à la même époque la Distinguée Concurrence. Pour s'en convaincre il suffit de relire les aventures de Batman absolument ridicules de l'époque influencée par la série télé certes fun mais fort éloignée du réalisme. Ici, les scénaristes restent à une petite échelle, ce qui convient parfaitement à un héros urbain comme Spidey. Il arrive en retard à l'école, répare son costume endommagé dans un combat, tente de vendre ses photos à J.J.J., ne peut faire la fête car tantine est malade, etc. Tout ce soap-opéra fonctionne fort agréablement, les vilains n'apparaissant souvent que dans quelques cases pour recevoir leur correction méritée.

Si la recette n'est pas encore totalement au point (lorsque les vilains sont moins intéressants les intrigues paraissent lourdes et quelque peu pénible), cette première volée d'épisodes demeure une indispensable lecture pour les fans de Spidey.

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Publié le 1 Février 2023

AUX CHIENS ECRASES de Pierre Pelot

Pour sa deuxième incursion dans l'univers de Gore le légendaire auteur français Pierre Pelot (200 bouquins au compteur) livre un titre spécial qui divisera surement les habitués de la collection. Si le roman compte les 150 pages habituelles, la police d'écriture utilisée montre qu'il s'agit, en réalité, d'une longue nouvelle.

L'intrigue se déroule d'ailleurs sur une seule soirée et pratiquement dans un lieu unique où une petite fille se trouve coincée, avec son petit frère, en compagnie d'un chien affamé. Les parents, eux, sont absents, partis pour une soirée. Et le voisin se contente d'observer les événements de loin, ayant peu envie de faire la "une" des journaux.

Le bouquin donne davantage dans l'horreur réaliste et sociale. Pas de phénomènes paranormaux ou de monstres baveux, juste quelques personnages pris dans une situation horrible. Un fait divers parmi d'autres qui finira dans la rubrique des chiens écrasés, justement.

L'écriture de Pelot est toujours maitrisée, travaillée, avec une plume bien trempée et un choix de vocabulaire précis. Les protagonistes s'avèrent également crédibles dans leur misérabilisme. Cela dit, AUX CHIENS ECRASES laisse quand même un peu à désirer. Il se passe, objectivement, peu de chose dans ce récit. Peu de dialogues, peu de rebondissements et une unique scène gore, d'ailleurs courte. Le tout s'apparente donc à un conte macabre mais donne souvent l'impression d'une bonne nouvelle tirée en longueur. On reste donc sur sa faim mais l'originalité de l'histoire doit être signalée et pourrait même intéresser un public habituellement peu sensible au roman de la collection.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Pierre Pelot, #Gore

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Publié le 29 Janvier 2023

LA CLE DE L'APOCALYPSE de James Rollins

Voilà du blockbuster littéraire qui pourrait même titiller la queue de Michael Bay si celui-ci daignait ouvrir un bouquin. Car James Rollins ne lésine pas sur l’action explosive durant près de 600 pages. Les aventures de la Sigma Force c’est du costaud, un mélange entre James Bond, Dan Brown, Clive Cussler et la Delta Force de Chuck Norris.

Au programme ? La fin du monde, l’apocalypse et tutti Chianti comme dirait Hannibal Lecter. Car nous ne sommes pas là pour rigoler : Saint Malachie l’a prédit, dans sa très douteuse prophétie des papes, Rome va bientôt être détruite. Extinction générale, le dernier qui meurt éteint les lampes en partant. Sur le terrain de la guerre totale nous avons d’un côté les gentils (l’agence américaine secrète de la Sigma Force venue donner une bonne branlée aux vilains) et de l’autre les méchants (La Guilde, une société tout aussi secrète mais pas cool) avec au milieu des sociétés agricoles bien intentionnées mais aux moyens légèrement radicaux. En gros on tue beaucoup de gens pour que ceux qui survivent n’aient plus de soucis d’alimentation. L'auteur ajoute à ce schéma le côté religieux et mystique devenu indispensable à tout gros thriller page turner digne de ce nom depuis le succès du Da Vinci Code. Donc manuscrit disparu depuis des années, eschatologie, prêtre louche sur les bords,…Nos héros, eux, partent à la chasse au trésor autour du monde : grottes inexplorées, pièges bien vicelards, cavernes cachées, armes super sophistiquées, etc. Le lecteur voyage, effectue un détour par l’abbaye de Clervaux puis part détruire une partie du Colisée. Finalement on se retrouve en Scandinavie, dans le « grenier de la planète », là où sont conservées des millions de graines pour relancer la vie en cas de catastrophe majeure. Et on case même Merlin et Avalon parce que c'est toujours sympa.

Bref, l’auteur reprend les recettes d’un Clive Cussler ou d’un Dan Brown en poussant davantage les curseurs de l’action pure. Mais les mécanismes restent d’une grande efficacité : exotisme, ésotérisme, une touche de romance, un mystère peu à peu dévoilé, de nombreux lieux visités, des anecdotes historiques habilement distillées et, surtout, beaucoup de poursuites, de fusillades et d’explosion. Ca avance vite, ça pétarade et le lecteur n’a jamais le temps de s’ennuyer devant ce déferlement de destructions massives. Si le roman n’évite pas les tics traditionnels de ce genre de « page turners » (en dépit des péripéties incessantes et des rebondissements nombreux l’intrigue demeure classique et linéaire, sans véritable surprise), le tout permet de passer un bon moment.

Du roman bien burné, qui sent la testostérone à cent mètres et donne envie de lire d’autres aventures de cette Sigma Force. Fun et sans prétention.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Aventures, #Thriller, #Technothriller, #James Rollins, #Sigma Force

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Publié le 26 Janvier 2023

DOCTOR WHO: L'HORLOGE NUCLEAIRE d'Oli Smith

Le Docteur, Rory et Amy débarquent en 1981 dans un petit village tranquille perdu en plein désert. Un endroit qui va servir de test à une bombe nucléaire. Le Docteur se trouve ensuite séparé de ses compagnons et remonte le temps…au sens propre! Autrement dit il avance à contre-courant du temps et du reste des personnages. Et c'est parti pour du pur wibbly wobbly timey wimey! Est-ce qu'on comprend tout? Non! Est-ce que tout se tient niveau paradoxe temporal et pseudo-sciences? Non, probablement pas. Mais nous ne sommes pas dans de la SF hard science ou même sérieuse, nous sommes dans une aventure du Docteur. Et de la bonne période du Docteur, pas des versions récentes, à partir de son second cycle, avec les trop sérieux XII et XIII. Ici on est dans le fun, le léger, les théories abracadabrantes et l'humour british – absurde en guise d'excuse à un récit complètement zarbi.

Pas grand-chose à ajouter concernant cette lecture plaisante, rapide, rythmée, qui déroule son intrigue délirante à cent à l'heure et ne laisse pas le temps de souffler. Mieux vaut connaitre un peu le background et les personnages car le roman, qui aurait pu constituer un (bon) épisode supplémentaire de la série, plonge directement dans l'ambiance et l'action. Bref, de la pure détente, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Cinéma et TV, #Humour, #Doctor Who

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Publié le 24 Janvier 2023

GORE STORY de Gilles Bergal

Avec une idée de base entre LA PART DES TENEBRES et MISERY, Gilles Bergal livre un nouveau roman Gore après ceux publiés dans la mythique collection du Fleuve Noir (CAMPING SAUVAGE et l’excellent CAUCHEMAR A STATEN ISLAND) et les « retrouvés » disponibles à la Rivière Blanche (AMOK et LA NUIT DES HOMMES LOUPS).

Auteur de polar sous son nom de Gilbert Gallerne, l’auteur propose, chez Trash Editions, ce bon récit qui se lit très vite. L’intrigue est classiquement efficace, rondement menée et rythmée. Ramassée sur 150 pages, elle alterne avec bonheur suspense, humour et scènes sanglantes.

Fabien, l’auteur de la saga à succès de Bloody Marie a décidé, au terme de dizaines d’aventures, de supprimer son héroïne envahissante. Pour quoi faire? Se consacrer au « grand roman » qui lui vaudra les honneurs de la critique et le plaisir des soirées cocktails / petits fours. Les fans de la tueuse sadique ne sont, de leur côté, guère heureux de cette décision. Bientôt l’entourage de Fabien se voit décimé par un cinglé. Ce-dernier s’amuse à reproduire, dans la réalité, les pires crimes de Bloody Marie. Fabien va-t-il craquer et ressusciter la meurtrière littéraire ? Ou découvrir l’identité de l’assassin avant qu'il n'en soit, lui-même, la victime ?

Amusant et saignant, GORE STORY retrouve le style des précédents bouquins horrifiques de l’auteur, loin de la surenchère vomitive (et souvent stérile) de nombre de ses confrères francophones de l'époque Gore.

Ici l’intrigue se tient parfaitement, à la manière d’une enquête policière effective avec ses suspects, ses victimes et ses rebondissements bien amenés. Le gore se pose sur le récit comme une couche supplémentaire de divertissement macabre et grand-guignolesque sans jamais sombrer dans le répugnant. La résolution se montre convaincante et les dernières lignes, teintées d’humour très noir, achèvent sur une note largement positive ce très plaisant roman populaire gore et fun. Une bonne pioche!

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Gore, #Polar, #Roman de gare, #Thriller, #Trash Editions

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Publié le 22 Janvier 2023

MURAT: MANOEUVRES A LA PAZ de Michael Robbins

Francis Coplan, Malko Linge, Hubert Bonniseur de la Bath… Les héros sont fatigués. Qui pour sauver la France et, accessoirement, la littérature de gare? Pourquoi pas Francis Murat (rien à voir avec Jean-Louis), super espion tiré de sa retraite tranquille en tant que viticulteur en Afrique du Sud. Trop de mauvais souvenirs et de magouilles politiques. Mais la France à besoin de Lithium, donc il faut restaurer les bonnes relations entre la nation et la Bolivie. Quitte à, une nouvelle fois, bidouiller et tremper dans des complots peu reluisants, Francis est expédié à la Paz.

Les éditions Saturnales tentent le pari casse-gueule de la littérature de gare à destination des navetteurs du XXIème siècle. Le principe? Des hommages à peine déguisés aux héros d'antan. Ici Francis Murat évoque immédiatement Son Altesse Sérénissime le Prince Malko tel que Gérard de Villiers le présentait au début de ses aventures. Comprenez moi invulnérable, plus humain, moins sex-machine. Avec quelques éléments empruntés à Coplan et OSS 117, notre espion aimerait se la couler douce en Afrique du Sud à cultiver ses vignes. Mais lorsque la France est menacée, l'homme, le vrai, pas déconstruit pour un sou, prend les armes. Néanmoins, la série se veut de son temps, donc exit le côté tombeur impénitent de Malko, les femmes trop faciles qui lancent des œillades au héros à longueur de pages et les péripéties attendues. Murat se montre beaucoup plus crédible et nuancé, avec des notions d'honneur qu'il sait dépassées. Un monde pourri où l'espionnage se règle davantage par la magouille politique que le Walter PPK. D'où une bonne intrigue située dans une Amérique du Sud comme toujours en proie à la corruption généralisée et pas mal de référence à notre époque et aux événements qui secouent la planète.

Si la série semble encore "en construction" et ne pas avoir pleinement trouvé sa vitesse de croisière, MANŒUVRES A LA PAZ s'impose comme un divertissement bien rythmé. Ecrit de manière simple et efficace, avec une intrigue classique mais bien menée et apparemment bien documentée, les premières aventures de Murat nous permettent de passer un bon moment entre espionnage, action et considérations socio-politiques. Efficace!

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Espionnage, #Action, #Roman de gare, #Francis Murat

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