Publié le 11 Septembre 2023

DIRTY HARRY: PANIQUE SUR LA VILLE de Dane Hartman

A la suite des déclarations de Clint lors de la sortie de "L'inspecteur ne renonce jamais", la Warner se désole…Harry, c'est fini! Du moins au cinéma. Car le studio décide de poursuivre la saga sous forme romanesque avec une petite troupe d'auteurs camouflés sous le pseudo collectif de Dane Hartman.

Douze romans vont sortir en rafale à raison d'environ deux titres par an, la série étant stoppée par l'annonce du quatrième film, "Sudden Impact".

Dans PANIQUE SUR LA VILLE nous retrouvons tout le charme seventies / début eighties du polar burné, avec un Harry toujours monolithique mais qui se soucie de son partenaire, une nouvelle fois gravement blessé durant "l'action". Et cette action est, cette fois, double puisque Dirty Harry enquête à la fois sur un psychopathe tueur de femmes et un cinglé qui s'attaque aux sans-abris. Le premier assassin donnera du fil à retordre à notre flic dur à cuire et découvrir son identité lui demandera près de 200 pages. Le second partira pour un carnage déguisé tel la Mort et armé d'une faux le soir de la parade d'Halloween, d'où une ambiance quelque peu slasher dans un ensemble bien ancré dans le polar burné.

Scènes de violence sanglantes, répliques bien senties assénées par un Harry imperturbables, intermèdes olé olé typiques du roman de gare de cette époque,…nous ne sommes pas dans de la grande littérature bien sûr mais pour ceux qui aiment ce style de roman pulp mené à vive allure et sans temps mort PANIQUE SUR LA VILLE constitue l'assurance d'un divertissement fort appréciable.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Polar, #Cinéma, #Action, #Roman de gare, #Pulp, #Dirty Harry

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Publié le 9 Septembre 2023

MEG: ORIGINS de Steve Alten

Avec le retour de la saga au cinéma, voici l'occasion de se replonger dans cette préquelle signée par Steve Alten voici une douzaine d'années. Avec une pagination aussi réduite (80 pages), pas le temps de s'ennuyer mais la lecture n'est pas vraiment excitante pour autant.

Les lecteurs de MEG connaissent déjà les évènements ayant conduits à la découverte d'un Mégalodon planqué depuis des millénaires au fond de la fosse des Mariannes. La première rencontre entre le héros, Jonas, et le Meg, constitue forcément le point d'orgue de ce récit quelque peu bâclé. En effet, cette lecture se montre sans grand intérêt pour ceux qui connaissent déjà la "mythologie" de la série. Ils n'apprendront pas grand-chose. Mais, pour les néophytes, cette novella se montre passable. Elle est désormais ajoutée en "bonus" de l'édition du roman originel (MEG), ce qui lui convient parfaitement: MEG ORIGINS s'avère simplement un petit "plus" que les amateurs de la série liront avec plaisir mais sans aucune passion. Il est d'ailleurs conseillé, pour ceux qui débutent la saga, de commencer par ORIGINS et d'enchainer ensuite sur le roman principal.

Reste dans cette histoire vite emballée (et vite lue) un bon climat de camaraderie virile à la manière d'une série B des 80's avec des protagonistes qui rigolent beaucoup, causent nichons et lancent des blagues douteuses y compris lorsque leur vie est menacée. Pas de doute, Steve Alten avait le cinéma en ligne de mire et sa persévérance finit par payer puisque les deux (pour l'instant) long-métrages tirés de ses romans connurent un beau succès commercial.

Sans prétention, les MEG constituent des divertissements agréables. Des variations un peu plus sérieuses et travaillées des innombrables sharksploitations à bases de squales préhistoriques géants qui ont inondés les chaines câblées depuis le début des années 2000. Cette novella demeure fidèle aux fondamentaux de la série et offre une heure et demie de détente. On peut s'en contenter.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Animal Attacks, #Sharksploitation, #Aventures, #Roman court (Novella)

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Publié le 5 Septembre 2023

JAG LE FELIN - JAG LE MONDE FRACTURE - TOME 1 de Zeb Chillicothe

Sous le pseudonyme de Budy Matieson, Christian Mantey livre au Fleuve Noir, au début des années 80, deux romans de science-fiction dans un style post-apocalypse: SURVIVANCE et SHEA, inspiré par "Mad Max" et ses déclinaisons littéraires comme L'AUTOROUTE SAUVAGE ou la saga du SURVIVANT.

Mantey revient sur le sujet en 1985 avec une nouvelle série située dans un monde similaire, JAG LE FELIN, pour laquelle il s'associe au Belge Pierre Dubois, le spécialiste des Elfes. Signé Zeb Chillicothe, la série connaitre 34 numéros, certains cosignés par Serge Brussolo, Joel Houssin ou quelques autres. Elle s'interrompt en 1995, l'auteur passant alors au semblable BLADE.

JAG LE FELIN constitue donc un bon post-apocalypse ou plutôt pré-apocalypse puisque celle-ci n'a pas encore eu lieu…mais sera définitive. L'univers se rétracte et se voit condamné à brève échéance…La civilisation s'écroule et les humains régressent, ce qui permet de développer un monde entre la Fantasy barbare à la CONAN, le médiéval fantastique, le western spagh' et le post-nuke façon Mad Max. Pas toujours pleinement cohérent mais certainement divertissant.

Les péripéties sont quelques peu prévisibles et traditionnelles mais nombreuses et plaisantes: rencontre avec un mentor qui finira assassiné, enlèvement par des bandits qui le réduisent en esclavage puis le vendent à un paysan, prise de muscle, combats féroces, lutte pour la liberté, etc.

La série propose quelques touches de violence ou d'érotisme mais cela reste léger pour du Gérard De Villiers. Le style se montre, lui, travaillé, avec un vocabulaire recherché et des tournures littéraires soignées, provoquant un contraste efficace entre les thématiques (du pur roman pulp dans la tradition des années '30) et les aspirations des auteurs. Une volonté évidente d'élever le propos.

Bref, JAG LE FELIN constitue un bon début pour la saga et ce "monde fracturé" qui se précipite vers sa fin annoncée en sombrant dans la violence et la barbarie. Dans son genre ("roman de gare action / SF"), une bonne pioche!

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Publié le 4 Septembre 2023

DEMON SLAVE TOME 4 de Takahiro

Quatrième volume pour cette série amusante, entre Fantasy, humour et érotisme gentillet. Nous avons donc toujours un héros masculin doté de pouvoirs colossaux tour à tour "dirigé" ou "controllé" par les femmes d’un escadron de lutte contre des démons. Devenu l’esclave de ce petit harem, il doit se soumettre à leurs souhaits et devenir une arme vivante mais, en échange, il reçoit ensuite sa récompense…celle que l’on devine.

Ce Shonen teinté de Ecchi se montre toujours divertissant et ce quatrième tome reste dans la lignée des trois premiers. L’auteur approfondit ses personnages et les relations qui les lient. On trouve toujours quelques notes de comédie façon sitcom sympathique et nous avons encore droit à des jeunes filles dénudées aux seins énormes (leurs mensurations sont d'ailleurs précisées pour ceux qui aiment les détails importants) dans des poses sexy mais soft. L'auteur ne verse jamais dans le plan X, tout reste dans les caresses et les câlins. Bref, quasiment du tout public en fait quoique le "fan service" soit important. Et c'est tant mieux!  

Ce côté « sexy comédie de lycée » dans un monde fantasy occupe l’essentiel de l’œuvrette qui s’appuie également sur de grosses bastons contre des démons très balèzes dans lesquelles les combattantes hurlent le nom de leur super-pouvoir avant de les fracasser avec l'aide de leur "esclave".

Avec une bonne dose de dérision, ce quatrième tome fonctionne agréablement et constitue une parfaite petite détente qui se déguste sans prise de tête. L’intrigue globale avance, elle, avec un rythme assez lent et le lecteur doit s’armer de patiente pour découvrir, par petites doses, cet univers et les diverses manigances des différentes factions en présence. On espère donc voir le récit gagner en épaisseur dans les prochains tomes sous peine de finir par lasser le lecteur.

En résumé, un épisode divertissant et agréable mais attention, la lassitude s'installe et le lecteur pourrait lâcher l'affaire si l'intrigue globale ne décolle pas. On en ressort donc content mais toutefois mitigé, l'effet de surprise et la découverte de cet univers original ne jouant plus.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Manga, #Fantasy, #Humour, #Erotique

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Publié le 31 Août 2023

L'EXECUTEUR: LUNDI LUNCEULS L'EXECUTEUR: LUNDI LUNCEULS

C’est la fin de la guerre pour Mack Bolan. Enfin la fin de la première guerre, celle contre la Mafia, qui l’occupe depuis 32 numéros. Le Président lui accorde l’amnistie à condition de pouvoir ensuite employer ses talents dans d’autres guerres, à plus grande échelle, notamment contre le terrorisme. Mack accepte de se ranger des voitures, ayant supprimés suffisamment de mafieux pour contenter sa soif de vengeance. Mais, avant de raccrocher les gants, il demande une dernière faveur et une dernière semaine de carnage. Il repart en croisade et passe la deuxième couche, afin de faucher les jeunes pousses tentées de remplacer les capi décédés.

A ses côtés, pour cette dernière mission, April Rose, sexy lady et experte en informatique qui va mettre l’Exécuteur au parfum des dernières nouveautés technologiques. Forcément, une relation se noue entre la nymphette et le vieux guerrier, entre attraction mutuelle et amitié platonique, pour ne pas dire virile. Le duo fonctionne bien, avec quelques dialogues inspirés parfois humoristiques, parfois disons « philosophiques ». L’auteur (le vrai Don Pendleton à cette époque) semble toutefois hésiter sur la direction future de cette romance et le personnage change parfois de comportement de manière désordonnée, au gré de la plume du romancier.

L’essentiel reste cependant la guerre menée par Bolan qui flingue à tout va mais semble plus apaiser, allant jusqu’à laisser vivre certains de ses ennemis « moins pires que d’autres ».

SI cet opus ne change pas fondamentalement une recette bien établie (il faudra attendre le renouveau par d’autres auteurs et avec l’option « guerre mondiale contre le terrorisme »), tous les éléments s’emboitent adroitement et font de cette aventure une belle réussite du polar pulp.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Polar, #Exécuteur, #Pulp, #Roman de gare

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Publié le 30 Août 2023

LA MAISON AUX CENT MURMURES de Graham Masterton

En dépit d’un début effectif et de bonnes critiques, ce roman laisse une impression mitigée. Le mystère de départ fonctionne agréablement avec d’intéressantes considérations historiques sur les cachettes secrètes et les « caches de prêtres » élaborées par Nicolas Owen. Mais la suite déçoit. Elle évoque un peu trop un des meilleurs romans de l’auteur, DEMENCES, avec ses prisonniers ayant disparus dans les murs de leur geôle. Ici il s’agit d’une maison réputée hantée mais le principe reste similaire. L’intervention d’une sorcière (ou charmeuse), d’un sorcier (ou glaneur) et d’un prêtre venu exorciser la demeure entrainent de nombreuses discussions. La maison est-elle hantée ? S’agit-il de démons, de fantômes, d’autres choses ? Masterton parait hésiter, embrassant tour à tour chacune des explications sans réellement convaincre. Le tout semble donc très bavard et ce ventre mou occupe malheureusement une trop grande partie du récit.

Bien évidemment, l’auteur a souvent eu recours précédemment à l’excès et à l’empilement d’influences et de mythologies. Entre la sorcière qui lance de la poudre de cadavre pour découvrir les spectres, le sorcier rationaliste qui refuse l’existence des fantômes mais admet la puissance des enchantements druidiques et l’exorciste entrainé par le Vatican le roman verse dangereusement vers le grotesque ou la parodie plus ou moins volontaire. Le final surenchérit encore dans l’outrance avec l’apparition d’une entité légendaire maléfique, Masterton ajoutant une pincée de folk-horror à ce récit de hantise rationnalisé par une boucle temporelle ayant piégé ses victimes. Et le climax, comme (trop) souvent avec l’auteur sombre dans le n’importe quoi. C’est pratiquement une constance depuis MANITOU mais, souvent, cela donne à ses romans un côté série B excessive et fun. Ici ça ne fonctionne pas, peut-être parce que le tout se veut sérieux.

De plus, au niveau du « rentre dedans / choquant », l’auteur parait bien moins inspiré que dans ses romans d’il y a 30 ans. Le gore, l’horreur pure, l’épouvante sont quasiment absents, tout comme l’érotisme. Masterton entame bien une scène de viol collectif mais l’arrête très rapidement. Caramba, encore raté ! Décidément, le romancier n’a plus la forme d’antan à moins que la lecture de trop nombreux récits splatterpunk / splatterporn aient rendu, par comparaison, les intrigues de l’Anglais trop consensuelles. Nous sommes loin des descriptions de cannibalisme gratinées de RITUEL DE CHAIR ou des excès déjantés des MANITOU. Un roman d’horreur qui ne provoque ni peur ni dégoût, quoi de pire ?

En résumé, LA MAISON DES CENT MURMURES part d’une bonne idée et maintient l’intérêt durant une centaine de pages avant que le soufflet ne se dégonfle. En dépit de quelques bons passages, le tout reste largement en deçà de ce que l’auteur nous a jadis proposé. On peut se contenter des « restes » ou se désoler de ce ratage tout en se réjouissant néanmoins de voir Masterton à nouveau traduit dans nos contrées.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Graham Masterton, #Horreur, #Fantastique

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Publié le 28 Août 2023

MARVEL EPIC COLLECTION - SPIDER MAN - MAN WOLF AT MIDNIGHT

Ce recueil, déjà le huitième de la collection, s'ouvre peu après l'événement le plus important de l'histoire de Spidey, la mort de Gwen Stacy. Le bouquin alterne le bon (en nombre), le moyen (bien présent dans des épisodes anecdotiques) et le mauvais (certains personnages sont très mal écrits).

Du côté des points positifs, le recueil introduit le personnage du Chacal, un super vilain atypique, maître des manipulations génétiques, dont l'identité reste mystérieuse (elle sera dévoilée dans le recueil suivant, SPIDER MAN OR SPIDER CLONE). Le Chacal sera à l'origine de la controversée SAGA DU CLONE. En dépit d'un costume ridicule (il eut été bien plus menaçant sans le porter), le Chacal demeure un vilain mémorable et original.

Nous assistons également à l'apparition du Punisher, qui va se frotter à notre Araignée du Quartier à deux reprises. Dommage qu'il se mette (brièvement) au service du Chacal sans comprendre qu'il n'est pas du bon côté de la Force. Encore une fois, les scénaristes plient un personnage bien défini à leurs désirs pour le seul plaisir de le voir combattre un héros populaire.

Les conséquences de la mort de Gwen sont malheureusement assez mal traitées. La romance entre MJ et Peter se compose uniquement de disputes et de réconciliation, notre "jackpot" restant surtout préoccupée de faire la fête et de parler de ses fringues (une caractérisation potiche du personnage qui perdurera longtemps). Flash ne semble pas comprendre le chagrin de Peter qui, de son côté, crie sur tout le monde et se montre insupportable. Bref, c'est écrit à la truelle et une lecture des épisodes d'une traite démontre à quel point tout cela sent le mauvais feuilleton. Au terme des 400 pages le soap-opéra à la Marvel fatigue.

Heureusement, le côté super-héroïque fonctionne, aussi improbable que soient les intrigues. Entre la Spider-Mobile (une idée tellement stupide qu'elle devient fun), la tentative de mariage entre Doc Ock et Tantine, les attaques du ManWolf (le fils astronaute de J.J.J. devenu un loup-garou après un voyage sur la lune) et la folie progressive de Harry Osbourne devenant le Green Goblin, l'ensemble divertit avec panache.

Coincé entre le classique GOBLIN's LAST STAND (qui comprend la mort de Gwen) et SPIDER MAN OR SPIDER CLONE (qui inclut la première saga du clone), ce recueil reste plus anecdotique mais suffisamment distrayant pour emporter l'adhésion.

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Publié le 25 Août 2023

BOB MORANE: MISSION A ORLY d'Henri Vernes

Et revoilà Bob Morane et Bill Ballantine emportés dans l’aventure après avoir croisé la route d’une pauvre demoiselle en détresse qu’ils devront sauver de méchants kidnappeurs. Mais pourquoi tant de haine ? Car un dictateur sud-américain désire s’emparer de papiers secrets capables de le mettre en mauvaise posture.

MISSION A ORLY constitue un Bob un peu atypique et, disons-le, quelque peu décevant : Orly, Paris, Le Havre,…On a vu plus exotique et plus emballant niveau aventures. Ici, nous sommes davantage dans l’espionnage pur et dur avec son despote, ses documents secrets, ses tueurs,…On note également une certaine utilisation de l’argot d’époque à la manière des polars franchouillards des sixties et les surnoms amusants des vilains : le Moustachu, le Minable,…

Heureusement, la présence d’une vaste « Cour des miracles » de clochards, menés par La Gargouille, apporte une relative originalité et une touche d’humour. Ces dépenaillés se montreront bien utiles pour tirer Bob d’une situation désespérée. Il constitue la principale innovation de ce roman agréable mais guère passionnant et, à vrai dire, plutôt daté.

Court et rythmé, MISSION A ORLY se lit d’une traite, en deux heures, et réussit à divertir bien qu’il est peu probable que le bouquin figure un jour dans une liste des « meilleurs Bob ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Espionnage, #Jeunesse

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Publié le 23 Août 2023

SHARK BEACH de Chris Jameson

Ce roman est constitué de trois parties de longueur à peu près égales. Dans la première nous avons la traditionnelle présentation des personnages et de leurs soucis. Nous trouvons d’un côté deux couples, qu’on devine dans la fin de trentaine, accompagnés de leurs enfants / jeunes adolescents. L’un des couples, composé de Rick et Corinne, traverse une crise sérieuse pouvant mener à la séparation. Surtout lorsque Corinne flirte très innocemment avec Rashad, un jeune type dans la vingtaine venu passer son spring-break en compagnie de cinq copains et copines. Rick n’apprécie pas et une petite bagarre éclate, Rick se ridiculise ce qui le conduit à affirmer sa virilité par la suite. Or un ouragan s’approche de la petite île où se déroule l’intrigue. Cette tempête, associé aux actions d’un protecteur des animaux, conduit à la libération dans les eaux d’une meute de requins génétiquement modifiés (refrain connu) pour devenir des armes mortelles. Et un capitaine de bateau désargenté décide de profiter du chaos post-ouragan pour cambrioler quelques propriétés de l’île. Ces développements (un peu longuets) occupent la seconde partie du roman, avec l’introduction d’un nouveau personnage important, une jeune fliquette qui tente de sauver la situation dans le chaos généralisé. La troisième partie voit les squales s’en prendre à nos personnages principaux, divisés en petits groupes : certains sont partis en excursion avec le capitaine / voleur, d’autres se retrouvent coincés sur un arbre après la destruction de leur kayak et d’autres visitent une épave rejetée par la mer. C’est donc parti pour un jeu de croque-monsieur / croque-madame entre les requins et nos rescapés.

Entre « Jaws » (surtout le deuxième d’ailleurs, avec les enfants menacés devant être secourus), « Peur bleue » (et ses requins mutants) et « Black Water » (un film de crocodiles mais le principe reste inchangé), SHARK BEACH constitue un bon petit divertissement estival. Les personnages sont assez plaisamment brossés, l’auteur évite les clichés (ou les utilise à bon escient) et en dépit de quelques longueurs, le roman avance plaisamment. Avec ses 18 chapitres relativement courts, le bouquin assure un rythme soutenu et le lecteur ne s’ennuie pas. Nous sommes ici dans l’équivalent (en toutefois plus sérieux) d’une bonne petite série B façon Asylum ou Syfy, pas dans de la grande littérature. Mais en sachant à quoi s’attendre, SHARK BEACH se révèle plaisant et c’est bien là l’essentiel. Dommage que l’intrigue ne se termine pas réellement, la menace n’étant pas éradiquée (comme dans « Piranhas ») quoique nos héros s’en soient sortis…enfin pas tous mais le lecteur découvrira qui meurt et qui survit. Un bon livre de plage, sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Horreur, #Sharksploitation

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Publié le 18 Août 2023

LES 7 CITES - HAUT ROYAUME - TOME 1: LE JOYAU DES VALORIS de Pierre Pevel

Dans la cité corrompue de Samarande, Iryän Shaän, voleur aux yeux de drac, est engagé pour voler un précieux diadème. Il s’acquitte de sa mission mais les joyaux qui ornaient le diadème sont dérobés peu après. Pourquoi ? Par qui ? Pour se disculper, Iryän et ses complices devront le découvrir et vaincre par la ruse et le fer de nombreux adversaires : voleurs, assassins, mages et spectres.

Voici le résumé proposé pour ce « spin off » de l’univers du HAUT ROYAUME dans lequel nous découvrons de nouveaux héros, dans la tradition des romans de capes & épées, qui rappellent immanquablement les œuvres du grand ancêtre Fritz Leiber. Un vol audacieux durant une fête de mariage, un duo attachant rejoint par un as du crochetage et une guerrière, de l’aventures et de l’action,… Pevel délaisse ici les descriptions pesantes de trop nombreux romans de Fantasy pour privilégier un récit rythmé qui se déroule dans les bas-fonds de la cité de Samarande. Tout cela s’avère fluide, distrayant et fort bien mené, ce que le récit perd en profondeur et en complexité (notamment par rapport à HAUT ROYAUME), il le gagne en pur divertissement d’aventures.

Réécriture des premiers romans de l’auteur (les CHRONIQUES DES SEPT CITES), LE JOYAU DES VALORIS s’impose comme un roman enlevé qui peut parfaitement se lire indépendamment : pas d’appel du pied au lecteur pour l’inciter à lire les deux suites ou la série principale du HAUT ROYAUME, l’intrigue se suffit à elle-même et, au terme des 250 pages, arrive à une conclusion satisfaisante. Pourtant, grâce à la qualité de ce premier volet, le lecteur aura naturellement envie de poursuivre ses aventures dans les cités du Haut Royaume. Un bon divertissement de fantasy.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Aventures

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