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Publié le 6 Juin 2018

SECRET WEAPONS de Eric Heisserer et Raúl Allén

Lorsqu’on pense super héros et super pouvoir on imagine très bien pouvoir voler, avoir une force extraordinaire, lancer des flammes ou lire les pensées d’autrui. Mais qui voudrait avoir la capacité de se changer en statue de pierre, faire apparaitre des objets hétéroclites, illuminer les objets ou parler avec les oiseaux ? Ces psiotiques (« mutants ») ont pourtant été « activés » par le télépathe Harada puis délaissés car ce-dernier jugeait leurs pouvoirs sans aucune utilité pratique. Pour Amanda McKee, alias Livewire, ces jeunes psiotiques peuvent néanmoins s’assembler pour constituer une nouvelle équipe d’armes secrètes à son service. Mais les mutants ont été repérés et sont traqués par un tueur cybernétique, Rex-O.

Nouvelle série pour l’univers Valiant et nouvelle réussite pour cet éditeur devenu décidément incontournable. Loin des cross over et des bastons à répétition devenus la norme chez Marvel ou DC, le « petit » éditeur nous propose un comics exemplaire qui s’attache surtout à ses personnages, tous très joliment brossés et attachants. Après quelques pages, nos « mutants » de troisième zone seront aussi familiers aux lecteurs que les X Men ou les Nouveaux Mutants, un titre auquel fait parfois penser SECRET WEAPONS mais en plus moderne et plus maitrisé. On note aussi une influence certaine de la série télévisée « Misfits » avec ces jeunes quelques peu marginaux et pas spécialement heureux de posséder des super pouvoirs à l’utilité relative.

SECRET WEAPONS de Eric Heisserer et Raúl Allén

Bien que connecté au plus vaste « Univers valiant » notamment par la présence de LIvewire et l’ombre du dangereux Harada, SECRET WEAPONS, lié aux Harbingers, peut cependant se lire indépendamment sans pratiquement aucunes connaissances préliminaires de ce monde en perpétuelle expansion.

Très bien écrit, complètement crédible, superbement dessiné, SECRET WEAPONS s’impose comme une réussite totale qui donne envie de se plonger encore davantage dans l’univers Valiant.

Le récit ne traine pas en longueur et, au terme de quatre numéros, l’intrigue est bouclée quoiqu’à la manière de James Bond l’ultime case nous promet « Secret Weapons will return ». On attend la suite avec impatience.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #Valiant Comics

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Publié le 25 Mai 2018

FEAR ITSELF de Matt Fraction et Stuart Immonen

Les « events » ou « crossovers » Marvel ont souvent mauvaise presse et s’avèrent, il est vrai, parfois décevants (SECRET INVASION, par exemple, dilapidait une idée splendide) quoiqu’il soit impératif de les lire afin de connaitre les grandes lignes d’un univers Marvel en constante évolution.

Parmi les « events » récents, FEAR ITSELF se montre finalement efficace et globalement convaincant. Ayant des ambitions plus modestes que CIVIL WAR ou le précité SECRET INVASION, le récit s’intéresse au Serpent, le maléfique frère d’Odin. Tout débute durant la Seconde Guerre Mondiale avec « Book of the skull » : Sin, la fille de Crâne Rouge, et le Baron Zemo, tentent de récupérer une arme capable de donner l’avantage aux Nazis. Ce récit classique, avec un faux air d’Indiana Jones, sert d’introduction à l’événement proprement dit, découpé en sept chapitres.

D’emblée, le lecteur reçoit de nombreuses informations : la récupération d’un artefact par Sin en Antarctique, des émeutes éclatent à New York sous les yeux du Super Soldat Steve Rogers, la reconstruction d’une Asgard tombée (cf. SIEGE) par la population défavorisée de Broxton avec l’aide matérielle de Tony Stark, l’opposition entre Thor et Odin,…

Pendant ce temps divers marteaux magiques sont récupérés de par le monde, soit par des héros (La Chose, Hulk) soit par de vilains (comme La Gargouille Grise, Titania ou Le Fléau) considérés comme « Dignes ». A partir de là, FEAR ITSELF joue la carte du grand spectacle et des affrontements titanesques sans que l’on comprenne toujours les finalités de l’intrigue (l’attitude d’Odin reste peu claire durant la totalité du récit).

FEAR ITSELF de Matt Fraction et Stuart Immonen

FEAR ITSELF possède un côté fin de cycle et fin du monde appréciable, avec ces citoyens qui ne croient plus en leur héros et ces dieux qui ne peuvent plus imaginer une issue favorable aux événements cataclysmiques qui se multiplient.  Forcément, à la fin de cette histoire, certains tomberont et deux héros mourront, tandis que des villes entières (dont Paris) seront rasées…provisoirement bien évidemment puisque dans le monde de Marvel rien n’est destiné à durer.  D’ailleurs la fin de ce recueil nous montre Bucky Barnes, une des deux victimes, bien vivant, sauvé par une dose de potion d’infinité. Comme souvent la fin se montre expédiée, presque bâclée, avec sa grosse baston qui résout très simplement une problématique pourtant complexe.

En complément à l’introduction et au récit principal nous avons droit à trois récits annexes supplémentaires pas désagréables et à des très courtes histoires (quatre pages) sur chacun des Dignes. Bien dessiné, bien présenté par Panini (qui offre beaucoup de tie-in autour de l’intrigue centrale) même si on regrette l’absence d’un résumé des « épisodes précédents » qui aurait été bien utile aux néophytes, FEAR ITSELF constitue un « event » modeste qui ne prétend pas vouloir bouleverser totalement la continuité comme HOUSE OF M, CIVIL WAR ou le récent SECRET EMPIRE. C’est à la fois son défaut (des conséquences anecdotiques vite balayées et deux héros morts qui ne le resteront pas longtemps) et sa qualité, celle d’une bonne petite histoire au final plutôt plaisante à lire en dépit de ses facilités.

Contient: Fear Itself : Sin's Past ; Fear Itself : Book of the Skull ; Fear Itself 1-7 ; Fear Itself 7.1, 7.2, 7.3 ; Fear Itself : The Worthy.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 16 Mai 2018

NIGHTWING REBIRTH TOME 2: BLUDHAVEN

Dans ce second tome du « rebirth », Nightwing retourne dans la petite ville de Blûdhaven afin de faire le point et de trouver un nouveau sens à son existence. L’essentiel est donc, ici, la caractérisation du personnage que l’on suit dans on quotidien, alors qu’il retrouve son alter ego de Nightwing après avoir été tour à tour Robin et Grayson. Supposé mort et devenu agent secret pour le compte de Spyral, le héros revient ainsi sur le devant de la scène et rencontre d’autres protagonistes en pleine reconstruction comme Vandale, Thrill Devil, La Souris ou l’Etalon. Anciens super criminels (un poil ringards) chassés de Gotham par le Caped Crusaders, nos vilains en quête de rédemption se sont surnommés les Echappés et se retrouvent à Blüdhaven pour discuter, à la manière des alcooliques anonymes.  

NIGHTWING REBIRTH TOME 2: BLUDHAVEN

Bien sûr, nos vilains seront suspectés de nouveaux crimes et seul Nightwing croit à leur innocence : en bon chef de troupe, l’ex garçon prodige rassemble sa petite bande et mène l’enquête pour découvrir le véritable coupable. Rien de bien nouveau dans cette intrigue qui mélange super héros et whodunit avec cependant une réelle efficacité. Le plaisir de lecture s’avère donc au rendez-vous et le tout se montre très plaisant, loin du côté sombre et pesant des aventures ennuyeuses (et pourtant souvent célébrées par la critique) de la série Grayson.

L’arrivée de Nightwing dans la petite ville de Blûdhaven l’oblige à revoir ses positions manichéennes : la police ne veut pas de lui et lui conseille de repartir à Gotham, les experts en communication exploitent sa présence à des fins publicitaires et la frontière entre héros et vilains se brouille puisque les Echappés cherchent réellement à se réinsérer. Dick tombe même amoureux d’une ancienne criminelle qu’il a combattu dans ses années « rouge gorge », Vandale, ce qui permet quelques situations intéressantes. Ces pages font échos à la relation entre Batman et Catwoman développée dans la série dédiée au Dark Knight.

En résumé un tome plaisant et agréable, qui parvient à ne pas tomber dans la facilité en dépit d’une intrigue rebattue. Très efficace et encourageant pour la suite !

Contient : Nightwing #9-15

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Whodunit, #Aventures, #Comic Book, #Superhéros, #DC, #Batman, #Nightwing

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Publié le 14 Mai 2018

GREEN LANTERN REBIRTH TOME 2: ENNEMIS RAPPROCHES

Les conséquences du rebirth voient le corps des Green Lantern en pleine reconstruction, les Verts étant réinstaurés « police de l’univers » et devant s’allier, bon gré mal gré, avec les Jaunes du corps de Sinestro. Logiquement, John Stewart et Soranik se partagent la direction de ce corps unifiés. Pendant ce temps nous suivons les aventures de Kyle Rayner convié par les deux derniers Gardiens de l’Univers à ramener parmi nous un Hal Jordan supposé mort (ah ah ah !).

Alors que les Green Lanterns partent affronter Starro, ils tombent dans un piège puis finissent miniaturisés dans une des fameuses bouteilles de Brainiac. Pour ne rien arranger, l’avaricieux Larfleeze est également de la partie. Heureusement Hal parviendra à sauver la situation et à libérer ses amis de couleurs.

GREEN LANTERN REBIRTH TOME 2: ENNEMIS RAPPROCHES

Un arc simple (sans être simpliste) qui joue avec un certain bonheur la carte de la nostalgie et offre au lecteur une bonne dose d’évasion sans réellement parvenir à innover. Les incessants retours de personnages supposés décédés sapent les bonnes idées d’un récit trop focalisé sur l’action et pas assez sur ses personnages (on retrouve la rivalité coutumière entre les Jaunes et les Verts et les querelles viriles entre les différents Lanterns terriens…bref rien de nouveau sous le soleil). Les auteurs parviennent néanmoins à réinstaurer un status quo « classique » donc les codes deviennent cependant de plus en plus pesants…un peu de changement n’aurait pas fait de mal pour les anciens  lecteurs qui se retrouveront en terrain (trop) balisé.

Si ce deuxième tome ne propose rien de neuf sa lecture n’en reste pas moins agréable, les dessins étant, dans l’ensemble, de qualité. Le rythme alerte et les nombreuses batailles spatiales rendent le récit dynamique à l’image des anciens bouquins de space opera : peu de profondeur ou de surprises mais suffisamment de divertissement pour passer un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Comic Book, #Superhéros, #DC, #Space Opera, #Green Lantern

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Publié le 7 Mai 2018

ALL STAR BATMAN TOME 1: MON PIRE ENNEMI de Scott Snyder et John Romita Jr

Scott Snyder revient sur le Batman avec une intrigue très basique, une sorte de road « movie » bourrin au possible. Le pitch ? Double Face possède des informations compromettantes sur un grand nombre de personnes. Alors qu’il est transporté par Batman pour un voyage de 800 kilomètres le criminel aux deux visages met un contrat mirobolant sur la Chauve-Souris. Du simple citoyen aux supers vilains les plus divers (Killer Croc, Firefly, Killer Moth, KGBeast, Crotale, King Shark, etc.), chacun se lance à la poursuite du Chevalier Noir. Parallèlement le commissaire Gordon investit le manoir des Wayne avec une escouade de flics, convaincu qu’il va découvrir un grand secret derrière une vieille horloge.

Sans aucune subtilité Snyder aborde la thématique du Bien et du Mal avec la classique opposition entre Batman et Double Face, présentés comme des vieux copains ayant grandis dans deux camps différents. Le Caped Crusader aurait facilement pu emprunter la même voie que l’ancien procureur de Gotham. Et le scénariste rappelle (de manière certes peu crédible) que n’importe qui peut basculer du côté obscur sous la pression des événements. Pour donner un certain dynamisme et un côté moderne à ce récit excessivement simple, Snyder brise la linéarité de l’intrigue en effectuant d’innombrables aller-retour temporels (« deux jours plus tôt », « 48 heures dans le futur », etc.). Cela ne suffit pas à relancer l’intérêt d’une histoire très répétitive où le moindre super vilain (de troisième zone pour la plupart) effectue un petit tour de piste, blesse Batman (qui pisse le sang à chaque case) avant d’être vaincu, souvent bien trop facilement, par un héros apparemment invincible ayant toujours la bonne parade disponible dans son armure.

ALL STAR BATMAN TOME 1: MON PIRE ENNEMI de Scott Snyder et John Romita Jr

Le scénariste joue la carte de la surenchère et, après quelques pages, le moindre péquenot ou la moindre serveuse de bar (tous cachant, bien évidemment, de lourds secrets – hum !) essaie de flinguer le Protecteur de Gotham.

Ces cinq épisodes très feuilletonnesques (avec d’inévitables cliffhangers de fin de chapitre, certains réussis comme l’arrivée de Gordon devant l’entrée de la Batcave, d’autres moins convaincants) se suivent comme un blockbuster relativement agréable mais également totalement oubliable. Reste les dessins efficaces de John Romita Jr qui ne feront pas l’unanimité mais possèdent indéniablement une réelle personnalité, sans que ses planches ne soient formidables pour autant. Disons qu’elles sont à l’image du tome dans son ensemble : correctes mais sans aucune inventivité. On attendait mieux du scénariste et du dessinateur.

En complément, nous trouvons une poignée de back up consacré à l’enquête de Duke Thomas, le nouveau compagnon d’armes du Chevalier Noir, à la poursuite du tueur sadique Zscaz. De bonnes petites histoires destinées à en apprendre davantage sur le dernier side kick en date du Batman.

Quelques tirades bien pensées (« Deviner que Bruce Wayne est Batman n'est pas si difficile. En revanche, Monsieur Bruce a veillé à ce que cela soit impossible à prouver concrètement »), l’un ou l’autre passage potables approfondissant les relations entre Batman et Harvey Dent sauvent les meubles mais l’ensemble n’a guère d’intérêt, y compris pour ceux qui n’en attendent rien d’autres qu’une suite de baston homériques. Pas déplaisant (ça se lit vite et on peut s’amuser du déferlement d’action violente) mais dispensable.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #DC, #Batman

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Publié le 23 Avril 2018

SUPERMAN / BATMAN TOME 2 de Jeph Loeb

Etrange tome composé de deux longs arcs (en six chapitres chacun) à la fois dissemblable et finalement proches dans leur thématique puisque nous sommes dans un univers alternatif, un « elsewhere » où l’Histoire bien connue à pris une autre direction.

Ainsi, dans le premier récit « Pouvoir Absolu », trois êtres humains venus du futur (le XXXIème siècle de la Légion) interviennent pour modifier notre temps. Ils empêchent les Kent d’élever le petit Clark et tuent le meurtrier des parents de Bruce Wayne avant de s’imposer en parents adoptifs des deux garçonnets. Ces derniers vont devenir des despotes après que les principaux membres de la Justice League (Flash, Aquaman, le Martian Manhunter et Green Lantern) aient été éliminés de cette ligne temporelle. Seule Wonder Woman semble pouvoir arrêter nos deux tyrans. L’auteur va dès lors jouer de la continuité et des différentes possibilités de l’univers DC en balançant dans son intrigue Jonah Hex, Kamandi, la Légion des Super Héros, Oncle Sam, Ra’s Al Ghul et bien d’autres qui interviennent pour modifier le continuum.

Tout cela s’avère plutôt plaisant à lire mais également fort confus et finalement assez prévisible (un comble pour une histoire qui part pourtant dans tous les sens). L’intrigue aurait mérité davantage de développement, notamment dans les conséquences de la prise de pouvoir planétaire par nos deux héros. Ici, le scénario enchaine les retournements de situation mais manque un peu de profondeur, seule la relation entre Batman et Superman, devenu « frères » méritent une réelle attention. Reste un récit qui avance à cent à l’heure (ce qui constitue autant un défaut qu’une qualité) bien illustré par un talentueux Carlos Pacheco. Du blockbuster largement en deçà des possibilités offertes par son pitch de départ mais néanmoins agréable.

SUPERMAN / BATMAN TOME 2 de Jeph Loeb

La suite, « Vengeance », se veut dans la continuité d’EMPEREUR JOKER et fait revenir le fameux Elfe de la Cinquième Dimension au nom imprononçable, Mxyztplk. D’où une intrigue qui s’oriente rapidement vers un foutoir général où interviennent une équipe de super héros rétro, les Maximums, Bat Mite, Captain Atom, Darkseid et Bizarro (accompagné de Batzarro), ces derniers s’exprimant toujours en disant l’inverse de ce qu’ils souhaitent. Tout ça s’avère franchement foutraque, confus et pour tout dire rapidement indigeste, ce qui aurait pu fonctionner sur deux ou trois épisodes maximum étant étiré sur six chapitres bien longuet. Les dessins très cartonnesques d’Ed Mc Guiness n’aident guère eux non plus à apprécier ce récit quoiqu’’ils s’accordent d’une certaine façon au caractère déjanté de l’intrigue.

L’album comprend également un intéressant (et superbement dessiné) épisode centré sur Supergirl dont les conséquences se feront sentir dans INFINITE CRISIS et, pour terminer, un étrange récit composite (une foultitude de dessinateurs et de scénaristes interviennent) pour rendre hommage à Sam, le fils de Jeph Loeb décédé d’un cancer à 17 ans.

En résumé un album en demi-teinte : un premier arc très sympathique en dépit de son côté un peu en deçà des attentes voisine avec un second franchement dispensable et deux récits annexes finalement anecdotiques.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #DC, #Batman, #Justice League, #Green Lantern, #Superman

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Publié le 16 Avril 2018

FLASH REBIRTH TOME 1: COUPS DE FOUDRE

L’Homme le plus rapide du monde, ayant récemment grimpé d’un ou deux échelons sur l’échelle de la popularité grâce à sa série télé, revient dans de nouvelles aventures à l’occasion du rebirth de l’univers DC.

A la suite d’une tempête électrique, des dizaines d’individus se retrouvent soudainement investis des pouvoirs de bolides. Si certains tentent l’aventure super héroïque ou se laissent tenter par le côté obscur de la force véloce, la plupart sont surtout paumés. Barry Allen et son copain l’inspecteur August Heart vont donc tenter de les aider afin de les guider vers la maitrise de leurs nouvelles capacités. Malheureusement un des bolides, surnommé Godspeed, s’est mis en tête d’assassiner ses camarades afin d’absorber leurs pouvoirs…

FLASH REBIRTH TOME 1: COUPS DE FOUDRE

Flash, son pote flic, sa nouvelle amoureuse Meena et sa bande de bolides,…voici la fine équipe qui va s’opposer à un intéressant nouveau vilain, Godspeed, à l’identité mystérieuse (enfin les plus perspicaces auront assez rapidement grillé la solution de l’énigme). La caractérisation des principaux protagonistes s’avère bien rendue et l’intrigue fonctionne agréablement, il faut dire que les auteurs se laissent le temps de la développer sur huit numéros (auquel s’ajoute un épisode introductif pour présenter l’ère rebirth) soit plus de 200 pages, nous sommes loin des comics de l’âge d’or (ou d’argent) où tout était résolu en un ou deux épisodes.

 

FLASH REBIRTH TOME 1: COUPS DE FOUDRE

Bien sûr, ce premier arc de la période Rebbirth n’est pas exempt de facilités (Meena peut détecter la force véloce sans que soit expliqué le pourquoi du comment, Godspeed absorbe la vitalité des autres bolides là encore sans que l’on sache vraiment pourquoi il en est capable, le final, pas franchement crédible, parait quelque peu expédié) mais, dans l’ensemble, ce FLASH REBIRTH TOME 1 constitue un point d’entrée idéal pour les nouveaux venus dans l’univers de Central City : une histoire intéressante, rythmée et efficace, servie par des dessins corrects. De plus, l’importance de Flash depuis les événements ayant conduit au Flashpoint puis au rebirth rend la série quasiment incontournable pour continuer à suivre l’univers DC actuel d’autant que se profile à l’horizon le fameux crossover « Le badge ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Comic Book, #Superhéros, #DC, #The Flash

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Publié le 30 Mars 2018

LES GARDIENS DE LA GALAXIE - INTEGRALE 3 (1990) de Jim Valentino

Cette copieuse intégrale constitue la troisième que Panini consacre au groupe atypique des Gardiens de la Galaxie. Des héros créés dans les sixties (voire même à la fin des années 50 pour Groot) et qui connurent deux incarnations majeures. Celle-ci est la première, différente de l’équipe rassemblée autour de Starlord et rendue célèbre par les longs-métrages à succès.

 

Les premières pages sont donc quelque peu déstabilisantes : il faut découvrir des personnages aujourd’hui complètement oubliés et assez stéréotypés, les derniers survivants de diverses colonies terriennes combattant, au XXXIème siècle, diverses menaces cosmiques et en particuliers les redoutables extraterrestres Badoons. Nous apprenons ainsi à mieux connaitre le destin tragique de Vance Astro avant de découvrir Charlie 17, Starhawk, Yondu, Martinex, etc. L’idée est sympathique, quelque peu dans l’esprit space opéra de la Legion of Super Heroes de la concurrence, mais pas franchement transcendante.

 

La suite, cependant, se montre plus intéressante, une fois passé le cap de la narration « d’époque » et des dessins pas toujours réussis (ils sont tout à fait passables mais sans éclat) assortis d’une colorisation flashy aujourd’hui désuète. Pourtant, peu à peu, on se prend au jeu d’une intrigue feuilletonnesque aussi classique que plaisante, riche en action et en rebondissement. Les Gardiens partent ainsi à la recherche d’un symbole mythique de liberté qui se révèle être le bouclier de Captain America, leur principale source d’inspiration.

 

Jim Valentino, qui allait bientôt s’en aller fonder Image Comics, assure le dessin et le scénario de ces histoires légèrement naïves mais également rafraichissantes et qui, au final, offrent un réel plaisir de lecture. On note aussi de belles idées, par exemple cette race extraterrestre ayant récupéré la technologie d’Iron Man et s’appelant les Starks. Après avoir pollué leur planète nos aliens en armure s’en vont conquérir l’univers. On retrouve également Vision, devenu un ordinateur vivant dénué de corps.


 

 

LES GARDIENS DE LA GALAXIE - INTEGRALE 3 (1990) de Jim Valentino

Si les 7 épisodes de « Guardians of the Galaxy » occupent la première partie de ce recueil, la suite (près de 150 pages) se révèlent un gros morceau franchement enthousiasmant qui se compose de quatre annuals : l’annual 24 de Fantastic Four, l’annual 16 de Thor, l’annual 4 du Silver Surfer et, enfin, le premier annual des Gardiens. Un récit épique, suite à la fameuse saga de Korvac, que les Gardiens vont combattre à différentes époques en compagnie des plus grands héros de l’univers Marvel : les 4 Fantastiques, le Thor du futur et le Surfer. En effet, Korvac, juste avant d’être frappé par l’annihilateur ultime de Galactus, parvient à transférer sa force vitale et son immense pouvoir dans le corps d’un de ses lointains ancêtres. D’où une suite de combats dantesques mais également une réelle recherche, une caractérisation soignée des personnages et une inventivité constante. Si la première moitié de cette intégrale est divertissante, cette seconde se révèle carrément excellente et constitue une superbe saga qui invite le lecteur à un voyage sans répit dans le temps et l’espace.

 

Un bon moment de lecture.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics, #Space Opera

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Publié le 26 Mars 2018

NOUS SOMMES LES GARDIENS DE LA GALAXIE

Les Gardiens de la Galaxie existent depuis 50 ans puisqu’ils ont effectué leurs débuts en 1969. Et certains de leurs membres sont même antérieurs : le célèbre Groot est ainsi apparu dans les pages de « Tales to Astonish » en 1960 sous la forme d’un végétal extra-terrestre décidé à envahir la Terre.

 

Les Gardiens eux-mêmes sont rassemblés à la toute fin des années 60 pour combattre les envahisseurs reptiliens Badoons dans le lointain futur, aux alentours de l’an 3 000. A cette époque ils sont les derniers survivants de diverses colonies terriennes et l’équipe comprend Charlie 27, un colosse originaire de Jupiter, Martinex, un plutonien à la peau cristalline, l’archer Yondu et, enfin, un astronaute venu du XXème siècle et ayant passé 1000 ans en hibernation, Vince Astro. D’autres membres, comme l’étrange Star Hawk (surnommé Celui qui sait) vont les rejoindre et les Gardiens, voyageant dans le temps et l’espace, feront des apparitions ponctuelles dans plusieurs publications Marvel, en particuliers lors de la Saga de Korvac où ils sont associés aux Avengers (et réédité dans LES GARDIENS DE LA GALAXIE – INTEGRALE 2).

 

L’anthologie doit donc effectuer de grands bonds temporels tant les Gardiens ne furent, durant près de quatre décennies, que des vedettes invitées dans les pages de Marvel Super-Heroes, Marvel Two-in-One, Marvel Presents. La plupart des récits dans lesquels ils interviennent constituent, en outre, de grandes et longues sagas, d’où la difficulté coutumière du recueil à sélectionner des histoires qui se suffisent à elles-mêmes. Cependant, dans l’ensemble et grâce aux textes d’accompagnement plutôt bien écrits et éclairants, le lecteur parvient à suivre ces récits dont certains n’ont plus aujourd’hui, il faut bien l’avouer, qu’un intérêt historique pour les plus curieux.

 

NOUS SOMMES LES GARDIENS DE LA GALAXIE

La relance de 2008 sera donc une bénédiction pour les Gardiens qui intègrent à cette époque Star Lord, Drax le destructeur, la dangereuse Gamora, Adam Warlock, Quasar et le mignon Rocket Raccoon, par la suite rejoint par Dragon Lune, Mantis, Groot et même Vance Astro qui assurera une certaine continuité avec la première équipe. Les intrigues sont meilleures, l’action fonctionne, tout comme les notes d’humour, ce qui n’empêche pas cette seconde mouture des Gardiens de ne durer que deux ans, fréquentant les excellents crossovers cosmiques ANNIHILATION.

 

Il faut attendre 2013, sous la plume de Brian M. Bendis, le scénariste star de la Maison des Idées, pour que les Gardiens trouvent leur formation la plus connue, celle illustrée dans les longs-métrages récemment sortis. D’où quelques plaisants épisodes racontant les origines de Star Lord ou invitant Iron Man a un petit tour de l’univers.

 

Toute cette histoire, franchement méconnue (peu connaissait ces personnages avant la sortie des films, encore moins étaient au courant de leur passé), donne un copieux album de plus de 300 pages proposé à un prix modique (22 euros). Evidemment, il y a à boire et à manger mais, globalement, NOUS SOMMES LES GARDIENS DE LA GALAXIE réussit son pari de défricher un demi-siècle d’aventures spatiales.

NOUS SOMMES LES GARDIENS DE LA GALAXIE

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Rédigé par hellrick

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Publié le 19 Mars 2018

JE SUIS DOCTOR STRANGE

Cette anthologie éditée par Panini à l’occasion du long-métrage consacré au Sorcier Suprême, possède les habituels défauts et qualités de ce type de recueil. Nous avons ainsi de nombreux épisodes provenant de différentes époques (avec, bien sûr, la toute première apparition du personnage) qui permettent de brosser un portrait global de Strange, agrémentés de textes certes courts mais dans l’ensemble pertinents. Il est évident qu’il n’est pas question (ni possible) de viser à l’exhaustivité malgré les 300 pages dévolues aux aventures du fameux magicien.

Ce personnage quelque peu à part dans le « monde Marvel », pas vraiment super héroïque quoiqu’il ait appartenu à plusieurs équipes d’encapés bénéficie d’un cercle restreint mais fidèle d’amateurs. En France ses exploits restent assez peu connus (la sortie du film a néanmoins favorisé les rééditions de quelques sagas classiques). Au fil des épisodes, nous croisons les comparses (Cléa, l’Ancien) et ennemis (Dormammu, Mordo, Cauchemar,…) coutumiers de Strange afin d’avoir une idée plus précise de son « univers » personnel.

 

JE SUIS DOCTOR STRANGE

Les premiers épisodes sont faciles à lire mais pas franchement passionnants avec leur côté vieillot, leur colorisation outrancière (on suspectait – en blaguant - les auteurs d’agir sous LSD) et leurs intrigues redondantes (Strange prend sa forme astrale et un méchant quelconque possède son corps). Heureusement quelques belles planches très psychédéliques parviennent à maintenir un semblant d’intérêt. Par la suite arrive un des bons morceaux de cet album, le crossover (en deux parties, toutes deux incluses) qui oppose le Prince des Vampires au Sorcier Suprême dans les pages du mythique TOMB OF DRACULA. Malheureusement, anthologie oblige, toutes les histoires ne sont pas complètes et certaines, en dépit des textes d’accompagnement souffrent du manque d’une réelle conclusion. L’épisode avec les Défensseurs s’avère ainsi bordélique et indigeste. Par contre celui consacré à la rencontre entre Strange et le Chevalier Noir est réussi et constitue un des meilleurs récits de cette anthologie. Enfin, l’annual qui clôture ce recueil se montre aussi efficace émotionnellement que visuellement splendide. Le court récit humoristique de Stan Lee voyant un Strange désargenté tenter de vendre ses T-Shirts et autres éléments de merchandising est, lui aussi, efficace dans son registre.

Comme toutes les anthologies éditées par Panini, JE SUIS DOCTOR STRANGE se révèle forcément inégal mais constitue une bonne manière de découvrir, pour un prix modique, un personnage important de l’écurie Marvel. Bref, à boire et à manger dans ce recueil plaisant à lire et intéressant par ses textes explicatifs de qualité et son choix d’histoires relativement variées qui permettent de brosser un bon panorama des cinquante années d’existence de Strange. Quoiqu’on risque de ne pas y revenir souvent, JE SUIS DOCTOR STRANGE demeure donc une bonne addition à la bibliothèque des amateurs de comics.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics

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