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Publié le 26 Septembre 2019

X-MEN: DIEU CREE, L'HOMME DETRUIT de Chris Claremont

Ce graphic novel prestigieux de 62 pages, sorti en 1982, est resté célèbre pour ses thématiques et métaphores qui en font, toujours aujourd’hui, un classique incontournable des X-Men, fréquemment cité dans les 10 meilleurs récits consacrés aux mutants.

L’intrigue débute par le meurtre brutal de deux enfants. Ce sont des mutants et ils sont devenus la cible d’un révérend fanatique, l’ancien militaire William Stryker. Pour lui les mutants ne sont pas des humains, ils doivent être exterminés sans pitié. Une position évidemment opposée à celle de Charles Xavier qui professe la paix entre les homo sapiens et les homo superior, une conviction qui semble même à présent partagée par Magneto. Mais Stryker n’entend pas le laisser prêcher la bonne parole : Xavier est enlevé, en compagnie de Storm et Cyclope.

Projet lancé par Chris Claremont (au travail sur les X Men depuis le milieu des années ’70) qui souhaitait travailler avec Neal Adams à une histoire de grande envergure basée sur la tolérance et qui s’attaque frontalement à l’intégrisme religieux. L’intrigue, complète, se suffit à elle-même et s’éloigne des standards super héroïque de l’époque : pas de méchants, pas de combats, des dialogues travaillés et des personnages bien brossés, loin de la caricature (seul Stryker est fort chargé, les autres sont plus nuancés).

Servi par les dessins très travaillés et inspirés d’un Brent Eric Anderson en grande forme dont le style tranche résolument avec le tout-venant, quelque part entre le comic typiquement américain et la BD réaliste européenne, DIEU CREE, L’HOMME DETRUIT s’impose comme l’archétype des histoires de mutants.

Ayant servi d’inspiration au formidable film « X-Men 2 » une vingtaine d’années plus tard, DIEU CREE, L’HOMME DETRUIT constitue un des sommets des X-Men et de Chris Claremont dont la narration se montre sans défaut jusqu’à la conclusion à l’optimisme en demi-teinte. Depuis, au travers d’innombrables sagas, les mutants ont cherchés à retrouver cette qualité et cette épure qui contient, en une soixante de planches, l’essentiel de la réussite des séries X-Men. Indispensable.

X-MEN: DIEU CREE, L'HOMME DETRUIT de Chris Claremont

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics

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Publié le 20 Septembre 2019

X MEN INTEGRALE 1983 de Chris Claremont

Et voici la suite (et la fin) de la fameuse et monumentale saga consacrée aux Broods, un arc d’une longueur inhabituelle pour l’époque qui se conclut avec l’inclusion de Kitty Pride dans les Nouveaux Mutants. Des épisodes jadis compilé dans l’album Lug VIVRE LIBRE OU MOURIR. L’adolescente prend très mal cette décision de la reléguer dans l’équipe de « seconde division » et déclare même « Professor Xavier is a jerk » en guise d’introduction à l’épisode d’avril.

Par la suite nous faisons connaissances avec les Morlocks, ces mutants monstrueux vivant cachés dans les souterrains (pour les nostalgiques des éditions Lug nous sommes à l’album LA REINE DES MORLOCKS) qui ont capturés Angel. Tornade devra défier Callisto, leur reine, en combat singulier et le sang coulera durant cette rencontre. Cela aura de profondes conséquences sur la jeune femme qui décidera même par la suite de changer drastiquement de look, adoptant un costume et une coiffure punk années 80 au grand désarroi de Kitty. Les X Men accueillent également une ancienne ennemie, Malicia (ou Rogue) qui vient rejoindre leurs rangs après avoir quitté la Confrérie. Si le mariage de Wolverine est annulé au dernier moment nous aurons, cependant, droit à un affrontement du mutant griffu avec le Silver Samourai. Pendant ce temps le Professeur Xavier prend sous son aile des petits nouveaux qui formeront l’équipe des Nouveaux Mutants, rebaptisé dédaigneusement les X babies à leurs débuts. Et enfin Cyclope rencontre Madelyne Pryor alors qu’il s’est volontairement exilé en Alaska. Madelyne ressemble comme deux gouttes d’eau à feu Jean Grey et Scott en tombe immédiatement amoureuse

Une intégrale qui célèbre les 20 ans des X-Men en proposant de nombreuses modifications du statu quo et parvient à faire avancer l’intrigue globale tout en s’intéressant au côté humain des personnages, en particuliers Cyclope et Wolverine mais également Tornade et Kitty.

Dans l’ensemble un fort bon cru avec des scénarios inventifs et des dessins fort réussis qui font de cette période un véritable âge d’or pour les mutants.

X MEN INTEGRALE 1983 de Chris Claremont

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #X-Men

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Publié le 13 Septembre 2019

X MEN - INTEGRALE 1982 de Chris Claremont

Cette nouvelle intégrale des Etranges X Men (Uncanny X-Men 153 à 164) comprend, en guise de plat principal, la célèbre saga des Broods, typique de son époque et fortement influencée par les sagas cinématographiques de l’époque. En effet, il s’agit d’une sorte de space-opéra horrifique comprenant une touche de « Star Wars » et une grosse louche d’« Alien ». L’ensemble joue donc la carte du soap stellaire : Cyclope y retrouve son père, Corsaire, que l’on pensait décédé, devenu une sorte de pirate de l’espace au grand cœur façon Han Solo. Confronté aux méchants alien, Wolverine se montre partisan de l’extermination des extraterrestres mais le reste de l’équipe demeure fidèle au crédo « X men don’t kill » (ce qui s’avère un poil stupide pour le coup)

Si ces épisodes ont quelque peu vieilli ils restent très plaisants et demeurent fort sympathiques à lire. Parmi les bémols citons les couleurs criardes, les costumes un brin ridicules (la bande à Corsaire) et l’influence souvent trop prégnante du long-métrage de Scott (les Broods placent eux aussi des œufs dans les corps de leurs victimes transformées en « mère porteuse »). Cependant, la présence de Caroll Danvers, ex Miss Marvel devenue Binary, s’avère un petit « plus » appréciable qui égalise les forces en présence tant les Broods paraissent puissants.

Aujourd’hui, les nouveaux lecteurs prendront sans doute tout cela avec du recul en se disant que les comics ont beaucoup changés (en bien ou en pire, le débat reste ouvert) mais les anciens, nostalgiques des années Strange et des albums X Men grand format des années ’80 (BELASCO et LA SAGA DES BROODS), devraient apprécier ce voyage cosmique. Toutefois, ils devront attendre l’intégrale suivante pour en connaitre le dénouement.

A côté de cette saga principale, on redécouvre aussi l’épisode qui voit la jeune sœur de Colossus, Magyk, kidnappée aux Enfers et un affrontement plutôt plaisant (mais un peu anecdotique) entre Tornade et Dracula, à l’époque intronisé parmi les grands méchants de l’univers Marvel. Parmi les autres épisodes marquants citons un très réussi flashback qui confrontent Xavier et Magnéto.

En résumé, une Intégrale tout à fait satisfaisante qui se lit (ou se relit) avec bonheur.

X MEN - INTEGRALE 1982 de Chris Claremont

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Publié le 24 Août 2019

STAR WARS - DARK VADOR SEIGNEUR NOIR DES SITH TOME 3 de Charles Soule et Giueseppe Camuncoli

Contenu US: Darth Vader 13-18 et Annual 2, publiés précédemment dans les revues STAR WARS (V2) 11-12 et STAR WARS (V3) 5)

Voici le troisième des quatre tomes prévus de cette série consacrée au Seigneur Noir des Sith. L’arc principal, « Mers de feu » se centre sur Mon Cala, monde aquatique encore peu exploré de la galaxie Star Wars soumis à la tyrannie impériale. Afin d’étouffer tout risque de rébellion, l’Empire dépêche Vador et le Grand Moff Tarkin pour remettre de l’ordre sur cette planète.

La particularité de « Mers de feu » consiste à expliquer les événements qui se dérouleront, 20 ans plus tard, dans la série de comics « Star Wars » et en particulier durant l’arc MUTINERIE SUR MON CALA. A cette occasion, on découvre que certains Jedi sont très proches de l’Obscur dans leurs manigances et que leurs actes sont loin d’être héroïques, ce que l’on soupçonnait déjà au vu des agissements de certains personnages de la nouvelle continuité. Après l’Ordre 66, les Jedi ont dû s’adapter et les derniers survivants n’hésitent plus à prendre des décisions radicales en estimant que la fin justifie les moyens. N’ayant que peu de pages à dispositions, les scénaristes avancent très vite, d’où une impression de précipitation parfois dommageable. Le background reste ainsi peu développé, les scènes d’action occupent une (trop ?) grande partie du récit et la résolution semble expédiée. Ce qui n’empêche pas cet arc de se montrer efficace, bourrin à souhait (la résistance de Mon Cala donne lieu à des scènes de destructions massives qu’on aimerait retrouver dans un futur long-métrage) : star destroyers pour bombarder la planète, stormtroopers et Inquisiteurs pour mener le combat au sol,…Ca explose dans la joie et la fureur.

Artistiquement, la série reste d’un bon niveau général : les combats impressionnent, les vaisseaux et la technologie sont bien rendus et seuls les visages paraissent moins réussis, un peu trop lisses et pas suffisamment caractérisés. Néanmoins, lorsqu’on compare ces dessins aux horreurs vues dans la série parallèle STAR WARS on se dit que ces petits bémols ne sont guère préjudiciables. Un arc dans l’ensemble très appréciable et plaisant quoiqu’il ne s’élève pas vraiment au-dessus d’un bon divertissement bourrin.

STAR WARS - DARK VADOR SEIGNEUR NOIR DES SITH TOME 3 de Charles Soule et Giueseppe Camuncoli

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Star Wars, #Space Opera

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Publié le 7 Août 2019

X-MEN: L'INTEGRALE 1981

Cette intégrale s’ouvre sur ce qui reste sans doute une saga les plus connue et célébrée des X-Men, “Days of future past”, adapté à l’écran de fort belle (quoique lointaine) manière. Nous sommes plongés dans une réalité future alternative où, suite à un l’assassinat politique par la Confrérie des Mauvais Mutants, les Etats-Unis sont devenus une dictature soumise aux redoutables robots Sentinelles. Tenant sur deux épisodes (aujourd’hui une telle intrigue donnerait certainement lieu à un crossover de dizaines de numéros), cela reste un classique absolu de Marvel en dépit de sa brièveté qui empêche tous les développements souhaités d’un tel récit.

La suite du recueil suit les destinées parallèles de Cyclope (qui a précédemment quitté l’équipe) et des X-Men menés par Tornade. Une équipe rapidement privée d’Angel opposé à la présence du trop violent Wolverine. Les intrigues vont ainsi se développer sur deux arcs principaux.

Dans le premier (« Kidnapped », « Murderworld » et « Rogue Storm ») les X-Men se confrontent à Victor Von Fatalis et à Arcane. Ils sont faits prisonniers et subissent diverses épreuves visant à tester leur intelligence tandis que Tornade, statufiée par Fatalis, se paie une crise de claustrophobie carabinée assortie d’un déchainement de ses pouvoirs.

L’autre arc se développe lentement, avec une apparition de L’Homme Chose (dans « Even in death ») et suit Cyclope (et une de ses amie) échoués sur une île qui s’avère le repère de Magneto. Ce-dernier, au cours du double épisode « I, Magneto » décide une nouvelle fois d’imposer la paix mondiale par la force mais les X-Men viennent à la rescousse de leur ancien chef aux yeux de braise. L’épisode aborde quelques dilemmes moraux de manière rudimentaire (Tornade doit elle tuer un Magneto désarmé, la fin justifie t’elle les moyens, Magneto a-t-il raison de vouloir sauver le monde à l’insu de son plein gré ?).

Le reste du recueil nous fait assister au retour du Club des Damnés (X Men minus one / the hellfire gambit) et propose un annual centré sur les Fantastic Four.

Par rapport à l’exceptionnel intégrale précédente, celle-ci marque un net recul. Les scénarios sont, en effet, beaucoup moins intéressants et innovants. Après un départ en fanfare avec « Days of future past » (qui justifie l’achat mais qui a été fréquemment réédité depuis) le reste manque de punch même si la confrontation entre Fatalis et les X-Men demeure plaisante.

Du coup les défauts apparaissent plus évidents et, quoique typiques de cette période des comics, ils sembleront sans doute rédhibitoires aux lecteurs d’aujourd’hui. Les couleurs flashy et les costumes assez ringards (mention à celui dont Magneto affuble inexplicablement Cyclope) paraissent désuets mais le plus problématique reste une narration infantile où chaque décision semble devoir être précédées d’un combat sans importance et sans conséquences. A cela s’ajoute des dialogues d’une grande lourdeur et souvent terriblement niais sans oublier des kilos d’explications redondantes qui reprennent simplement, sous format texte, le contenu des cases dessinées.

Heureusement, l’attachement que l’on porte aux personnages (le bourru Wolverine, l’espiègle Kitty qui craque pour le Russe musclé, l’émouvant Nightcrawler, l’ambigu Magneto), les dessins globalement très réussis et des intrigues au-dessus du tout-venant super-héroïque de l’époque compensent en partie les nombreux défauts et rendent, au final, cette lecture plaisante.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #science-fiction, #X-Men

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Publié le 13 Juin 2019

X MEN INTEGRALE 1980 de Chris Claremont

Ce volume reprend les numéros 129 à 140 des X Men et, par conséquent, contient le plus célèbre récit des enfants de l’atome, la saga du Phoenix Noir, fréquemment éditée et rééditée. L’intrigue poursuit et développe les éléments mis en place l’année précédente avec les machinations de Jason Wyndarge pour amener Jean Grey à rejoindre le Club des Damnés. Après avoir défait Proteus, les X men repèrent, via Cerebro, deux nouveaux mutants : il s’agit de la très jeune Kitty Pride et le chanteuse disco Dazzler. Deux équipes de X-Men sont envoyées pour tenter de les recruter pour le compte de Xavier. Wolverine, Tornade et Colossus prennent contact avec Kitty mais sont capturés par Emma Frost, alias La Reine Blanche, tandis que Phoenix, Cyclope et Diablo sont attaqués, dans la discothèque où se produit Dazzler, par des soldats en armure au service du Club des Damnés. Par la suite la personnalité de Jean Grey se voit submergée par l’entité du Phénix et détruit une planète entière, la conduisant à passer en jugement sous l’autorité de l’impératrice Shi’ar. Les X-Men vont exiger un duel avec la garde impériale pour la vie de Jean…Mais cette dernière, coupable d’un génocide cosmique, désire-t’elle être sauvée ?

Que dire de plus sur cette saga légendaire, laquelle continue encore, après 40 ans, a trusté les premières places des listes des « meilleurs épisodes des X-Men » ? Et même des « meilleurs comics » tout court. Ainsi, lors du 75ème anniversaire de la Maison des Idées, lorsque les fans eurent à voter pour choisir leurs 75 histoires préférées parmi les milliers publiées la saga du Phénix Noir termina cinquième !

 

X MEN INTEGRALE 1980 de Chris Claremont

Epique, dramatique, enlevée (en dépit d’une mise en place un brin longuette), magnifiée par des dessins très efficaces et quelques cases anthologiques, la saga n’a pas volé ses nombreuses louanges. Dommage que les innombrables résurrections ultérieures de Jean Grey ternissent aujourd’hui la réussite de ce monument du comics US. Alors bien sûr il y a la naïveté de l’ensemble (qui fera sourire les cyniques lecteurs d’aujourd’hui), les couleurs façon bad trip aux champi et les descriptions pesantes qui envahissent chaque case. C’est l’époque qui voulait ça. On fera avec ces défauts pour savourer l’intrigue en elle-même, mémorable et toujours pertinente.

L’épisode rétrospectif sur Cyclope (« Elegy ») complète cette intégrale et laisse la porte ouverte à un nouveau départ avec l’arrivée de Kitty Pride dans l’école du Professeur Xavier. Enfin on termine l’année avec deux épisodes corrects dans lesquels une partie des X-Men et de la Division Alpha partent combattre le redoutable Wendigo (précédemment rencontré par Wolverine). L’annual, voyant les mutants partir en enfer pour sauver Tornade et Nightcrawler avec l’aide du Docteur Strange s’avère, lui, aussi, une belle réussite.


En résumé une intégrale complètement indispensable par la seule présence de l’arc consacré à Phoenix même si le reste ne démérite pas non plus.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #science-fiction, #Space Opera, #X-Men

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Publié le 23 Mai 2019

SPIDERMAN - THE CLONE CONSPIRACY

Spiderman et les clones… toute une histoire, symbolisée par l’interminable mais finalement sympathique (mais si !) et très feuilletonnesque SAGA DU CLONE dans les années ’90. Depuis, régulièrement, le Chacal revient tourmenter notre bon vieux Spidey.

Dans cette nouvelle série étalée sur de nombreux épisodes (Amazing Spider-Man 19-24; The Clone Conspiracy 1-5; The Clone Conspiracy: Omega; Silk 14-17; Prowler 1-5 pour la version originale et uniquement Spider-Man : The Clone Conspiracy #1-5, Spider-Man : Omega #1, Amazing Spider-Man #20-24 en version française), Peter Parker enquête sur une nouvelle entreprise, New U, qui propose des traitements miraculeux pour les maladies incurables et offre même de ramener les morts à la vie. Lorsque le compagnon de May (et père de Jonah) s’apprête à succomber la question est donc de de savoir si il faut (ou non) lui permettre de bénéficier de ce nouveau traitement révolutionnaire…lequel titille les super-sens arachnéens de Parker. Evidemment, ce ne semble pas un très bon signe concernant les intentions de celui qui se dissimule sous le masque du Chacal.

Et voilà que nous retrouvons Ben Reilly, alias Scarlet Spider, apparu pour la première fois voici une éternité (dans ASM 149…en 1975) puis figure centrale de la SAGA DU CLONE. Ben ramène à la vie de nombreux amis, alliés ou ennemis de Spider-man et le récit se transforme rapidement en véritable fête du slip…euh du clone ! Le Lézard, le professeur Warren, Electro, Octopus, Gwen Stacy, Ned, la femme de Jonah, etc. Tout le monde et sa petite sœur revient à la vie.

SPIDERMAN - THE CLONE CONSPIRACY

LA CONSPIRATION DES CLONES se révèle un comic-book ambitieux et globalement sympathique, à découvrir dans sa version « gros volume » afin de ne pas se perdre dans les méandres de ses (trop) nombreuses intrigues, mais qui manque d’épaisseur pour atteindre à l’excellence. Ramener autant de personnages à la vie ne permet aucun développement et se limite souvent à titiller la fibre nostalgique sans jamais s’interroger sur les conséquences de ces résurrections. D’où une impression de trop plein accentuée par un final apocalyptique avec une épidémie zombie rapidement jugulée. Et, même si l’intrigue globale s’avère compréhensible par tous, un sentiment de confusion rend tout cela brouillon (au bout de la lecture on ne comprend toujours pas le comment et le pourquoi de la plupart des actions des protagonistes), sans oublier une solide dose d’invraisemblances et la nécessité d’enclencher la suspension d’incrédulité à puissance maximale.

Toutefois, en dépit de ses défauts, LA CONSPIRATION DES CLONES reste un honnête « event » avec son lot de rebondissement, ses scènes d’action énergiques et ses passages intimistes typiques de Spider-man. On ne s’ennuie pas et on est même globalement diverti mais sans pouvoir se défaire d’une impression de foutoir un brin bâclé. Les dessins sont, pour leur part, d’un bon niveau mais trahissent cependant des différences de niveau entre les différents intervenants. Décidément nous sommes loin de la réussite de SPIDER VERSE ou SPIDER ISLAND. Les histoires annexes, pour leur part, s’avèrent justement accessoires et nous invitent à relire l’intrigue sous différents points de vue ou, pour être plus complet, à interrompre la lecture de la saga principale entre chaque épisode pour se plonger dans les « tie-in ». En bref, plaisant mais pas indispensable, CLONE CONSPIRACY saura divertir les inconditionnels des histoires de spider-man mettant en scène des clones. Sans plus ni moins.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 11 Avril 2019

UNCANNY X FORCE - LA SOLUTION APOCALYPSE

Premier volume des aventures, sous la direction de Rick Remender, de l’équipe de super héros la plus brutale de la Maison des Idées, la X Force. Composée de héros bien radicaux comme Wolverine, Deadpool, Psylocke, Archangel et le nettement moins connu Fantomex, un personnage récent (créé en 2002) pour rendre hommage aux fumetti comme Diabolik ainsi qu’à Fantômas. Nous sommes à l’époque des événements de SCHISME, donc en pleine divergence d’opinion entre le radical Wolverine et le plus modéré Cyclope pour déterminer la position des X-Men face à une hostilité grandissante à l’égard des mutants (refrain connu).

Les intrigues développées sont plutôt complexes, il est nécessaire de posséder un minimum de background Marvel pour apprécier (Panini oblige aucun effort éditorial n’est entrepris pour offrir au lecteur le fameux « point d’entrée idéal ») et, même ainsi, difficile de ne pas se sentir parfois un peu perdu. Les récits mélangent altération temporelle, mondes parallèles, versions cybernétiques des super héros envoyés combattre la X Force, un gamin Apocalypse, etc. Ce n’est pas toujours d’une grande limpidité mais la narration reste effective, les intrigues bien menées, le rythme efficace et l’alternance des « petites histoires » personnelles et des « grands combats » bien dosée avec une menace pas moins que planétaire à contrer.

UNCANNY X FORCE - LA SOLUTION APOCALYPSE

Tout cela se montre donc très plaisant, avec une bonne gestion des différents personnages qui ont chacun droit à une caractérisation efficace : le hargneux Wolverine est toujours le meilleur dans sa partie, Deadpool fait le pitre mais ne lésine pas sur le carnage, Psylocke et Archangel entretiennent une relation conflictuelle et Fantomex garde sa part de mystère.

Bref, UNCANNY X FORCE s’avère globalement enthousiasmant et en outre bien illustré par des dessinateurs effectuant tous un boulot irréprochable. Un très bon volume qui devrait satisfaire les amateurs des mutants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Marvel Comics, #Superhéros, #X-Men - Mutants

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Publié le 11 Janvier 2019

AGE OF ULTRON de Brian Michael Bendis

Précédé de critiques souvent mitigées, AGE OF ULTRON n’en reste pas moins un blockbuster très efficace et un plaisant « event » Marvel. Bien sûr l’intrigue n’est pas franchement originale, elle recycle grandement le classique « Days of Future Past » des X-Men tout en puisant énormément aux principales réussites du film de voyage temporel, « Terminator » en tête et même « Retour vers le Futur 2 ». Nous sommes, une fois de plus, dans un futur apocalyptique dans lequel l’androïde Ultron, jadis crée par le docteur Pym, a pris le pouvoir et a décimé quasiment l’ensemble de la planète. Une mission de sauvetage est organisée par Hawkeye afin de délivrer Spiderman prisonnier des robots, Captain America, très abattu, réfléchi à un plan avec les rares Avengers survivants, aidé par Black Widow et Moon  Knight. Au final, l’idée sera d’envoyer dans le temps Susan Storm et l’inévitable Wolverine afin de supprimer Pym. Le plan fonctionne mais, une fois de retour dans le « présent », les deux héros découvrent un monde tout aussi dévasté que celui qu’ils ont quitté…Un voyage dans le temps supplémentaire pourra t’il arranger la situation ou, au contraire, déchirer totalement le continuum ?

AGE OF ULTRON servit de base, assez lointaine, au second long-métrage des Avengers. Il faut dire que le récit imaginé par la star de la Maison des Idées, Brian Michael Bendis, possède toutes les qualités d’un blockbuster cinématographique : ampleur de l’idée de base (un monde complètement en ruine), scènes d’action colossales (combat contre les drones d’Ultron, crash d’un héliporteur du Shield,…), moments intimistes qui donnent leur « grand moment » à la plupart des protagonistes et questionnement moral sous-jacent, vaguement philosophique (Peut on changer l’Histoire ? Peut on sacrifier une vie pour en sauver potentiellement beaucoup plus ?).

AGE OF ULTRON de Brian Michael Bendis

Rien de franchement novateur mais un talent certain pour mélanger tous les ingrédients en un ensemble convaincant et maintenir l’intérêt sur dix épisodes. L’histoire se montre, en outre, très accessible et complète bien que le final laisse quelques questions en suspens pour la suite.

Servi par des dessins globalement efficaces et avançant à bon rythme, AGE OF ULTRON s’avère un des plus agréables « marvel event » de ces dernières années : une parfaite lecture divertissante et un très bon moment assuré pour les amateurs d’encapés.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 6 Décembre 2018

SPIDER-MAN INTEGRALE TOME 5 - 1967 de Stan Lee et John Romita

Ce nouveau recueil rassemble les épisodes 44 à 55 de la série, accompagné du quatrième annual. A l’époque, la continuité était plus simple et Peter Parker vieillissait avec ses lecteurs. Ayant débuté comme un lycéen timide le voici à la fac et courtisé par les bombasses Gwen Stacy et Mary Jane Watson. Il emménage également chez son vieux pote Harry Osborne, fils du Bouffon Vert, et voit son ancien ami / ennemi Flash Thompson, plus mâture, partir pour le Viet-Nam. Les dessins de Romita sont très bons, les scénarios de Stan Lee trouvent le juste équilibre entre le côté romance proche du soap-opéra des aventures de Peter Parker et l’action avec une floppée d’ennemis qui s’en prennent à son alter-égo arachnoïde. Les intrigues s’étoffent et prennent généralement deux numéros pour être résolues.

 
SPIDER-MAN INTEGRALE TOME 5 - 1967 de Stan Lee et John Romita

La plupart des « méchants » préférés des fans effectuent une apparition en cette glorieuse année : le Lézard, le Shocker, le Vautour et Kraven (lesquels s’associent dans un numéro anthologique, « From the Depths of Defeat! »). Tout cela conduit Spider-Man vers son cinquantième épisode, le légendaire « Spider Man No More ! » qui voit Parker renoncer (très provisoirement bien sûr) à son identité secrète. Le Caïd effectue également son premier tour de piste dans ce N° dont l’intrigue se poursuit dans les deux épisodes suivants. Difficile de surpasser ce récit ? Lee et Romita prouvent le contraire avec une saga en quatre volets (le quatrième étant dans l’intégrale 1968) au cours de laquelle Octopus s’installe incognito chez Tante May et provoque un affrontement avec le Tisseur qui voit la vieille s’écrouler, victime d’une crise cardiaque. Spider man perd ensuite la mémoire et le vilain tentaculaire parvient à le convaincre qu’ils sont partenaires de crime.

Bref, du tout bon pour cette INTEGRALE qui nous rappelle à quel point Spider-man pouvait être fun et divertissant à sa grande époque.

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Rédigé par hellrick

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