aventures

Publié le 3 Avril 2020

LE TUEUR DE DIEUX de Simon R. Green

Troisième tome des aventures de Hawk & Fisher, membres de la garde de Haven, ville imaginaire dans un univers de fantasy médiéval. Nous faisons cette fois davantage connaissance avec la mystérieuse « rue des dieux » où se développent les cultes les plus saugrenus. Sauf que trois Êtres tout puissants (appelons les des dieux pour simplifier) viennent d’être tués. Et voici nos gardes sans peur et sans reproches (et surtout incorruptibles) lancés sur la pistes de cet assassin après avoir été rattachés à la Brigades des Dieux dont la principale mission est d’assurer un status quo entre les différentes croyances afin d’éviter l’apocalypse divine. Hawk & Fisher rejoignent donc les rangs d’un petit groupe composé du sorcier Tombe (!), de la voyante Rowan et du combattant émérite Buchnan. Qui peut être l’assassin ? Avec ce troisième tome Simon Green poursuit dans la veine des deux précédents, entre roman d’énigme façon whodunit, polar plus hard-boiled / noir au cœur des bas-fonds et, bien sûr, Fantasy avec tous les ingrédients attendus, voire détournés (les sorciers légistes remplacent les médecins légistes et les sortilèges sont utilisés pour avancer dans la résolution du mystère bien que celui-ci respectent les règles de l’énigme classique). Simon Green y ajoute une bonne pincée d’humour, de dérision et de critiques acerbes (une fois de plus la Haute Société médiévale en prend pour son grade, tout comme les religions saugrenues) à la manière d’un Pratchett qui revisiterait joyeusement le flegme british à la « Chapeau Melon ». Le cocktail reste donc tout aussi savoureusement réussi et efficace que dans les volumes précédents et le rythme nerveux fonctionne par une pagination restreinte.

Ecrivain populaire dans le bon sens du terme, Simon R. Green soigne son récit et réussit à ne jamais ennuyer le lecteur, LE TUEUR DE DIEUX montre, une nouvelle fois, l’étendue de son talent pour une aventure de Fantasy policière aussi distrayante qu’efficace.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy, #Policier, #Whodunit

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Publié le 30 Mars 2020

L'IMPLACABLE: SAFARI HUMAIN de Richard Sapir & Warren Murphy

Douzième volume de l’interminable saga, SAFARI HUMAIN constitue un titre quelque peu inhabituel. D’abord, le thème général (traite des Blanches) et le ton se veulent plus sérieux que de coutume. Les aspects sadiques, sanglants et sexy sont également plus prononcés que de coutume, plaçant définitivement ce brutal SAFARI HUMAIN à part du reste de la franchise.

On retrouve cependant les interactions habituelles (et quelques peu routinières) entre le Maitre du Sinanju Chiun et son « incapable » élève blanc, Remo. Des saynètes humoristiques toujours efficaces si on apprécie le comique de répétition mais moins convaincantes que dans la plupart des romans de la série, l’humour étant ici placé en retrait. Lorsque le bouquin se focalise moins sur les deux héros pour s’intéresser davantage au plan du grand méchant, Willie Butler, l’intérêt faiblit également, pas mal de passages s’apparentant à du remplissage. L’intrigue n’est également ni la plus passionnante ni la plus claire, proposant beaucoup d’informations qui viennent diluer la mécanique traditionnelle de l’action et de l’humour.

Le roman aborde également (très légèrement) des questions politiques comme le Watergate, alors en cours, qui s’avère une nuisance pour le pauvre Chiun contraint de rater ses feuilletons préférés suite à la diffusion des débats à la télévision.

Avec L’EXECUTEUR, L’IMPLACABLE reste une des sagas les plus divertissantes de la littérature populaire. Ici aussi, les auteurs officiels Sapir & Murphy laissèrent rapidement la place (passé les trente premiers volumes) à de nombreux « ghost writers » variablement doués. SAFARI HUMAIN, quoique sympathique, n’est cependant pas un grand cru et si les inconditionnels de Remo Williams liront cette aventure africaine avec un certain plaisir, le grand public peut s’en dispenser et se tourner vers d’autres romans plus réussis de la série. En résumé, un roman des plus moyens.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Roman de gare, #Implacable

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Publié le 21 Mars 2020

MEG: LA FOSSE (LA TERREUR DES ABYSSES) de Steve Alten

Steve Alten décroche, en 1997, un gros succès avec MEG, consacré à un énorme Mégalodon (un requin préhistorique de 20 mètres) semant la terreur. Il faudra 20 ans pour que le roman, annoncé au cinéma depuis des années, soit finalement porté à l’écran avec Jason Statham pour un résultat certes très grand public mais néanmoins divertissant et fort honorable. Pendant ces deux décennies, Alten exploite le sujet en proposant sept suites dont seule la première a été traduite (« Primal Waters » est cependant annoncée en France pour cette année 2020).

Dans LA TERREUR DES ABYSSES (rebaptisé ensuite MEG : LA FOSSE), nous retrouvons le « découvreur » du Mégalodon, toujours rongé par la culpabilité, Jonas Taylor, tandis que le requin préhistorique femelle capturé, Ange, s’échappe du lagon où elle était confinée en guise d’attraction aquatique. La suite du récit s’oriente vers l’espionnage (avec une organisation terroriste cherchant à doter Oussama Ben Ladden d’une bombe sale – nous étions alors en 1999 !), l’aventure maritime avec exploration de la fosse des Marianne, la science-fiction et l’horreur mâtiné de considérations scientifiques et paléontologiques. Cette fois, le Meg va même croiser un adversaire à sa mesure avec des Kronosaures, une espèce de dinosaures supposée éteinte habitant également dans la « Fosse ». Cela permettra un final typique de la « sharksploitation » outrancière au cœur des Mariannes.

Jonas, de son côté, doit lutter avec la trop séduisante pour être honnête et bien nommée Céleste alors que son épouse, Terry, assiste, elle, aux machinations du mégalomane milliardaire Benedict Singer tout droit échappé d’un James Bond.

Si MEG constituait la réponse de Steve Alten au roman et au film des DENTS DE LA MER, cette séquelle prend la voie du « bigger » établie ensuite par les « Dents de la mer 2ème Partie » et « Les Dents de la mer 3D », sans oublier les plus récents et improbables films de requins géants, de « Mega Shark » à « Shark Attack 3 : Megalodon » et on en passe, des pires (surtout) et des meilleurs. Autrement dit, le romancier multiplie les attaques (relativement peu nombreuses dans MEG elles rythment ici cette suite en intervenant à intervalles réguliers et sont nettement plus sanglantes et graphiques), multiplie les monstres (avec des dinosaures aquatiques tout aussi redoutables que le squale), multiplie les intrigues (on suit en parallèle les aventures de Jonas et de son épouse Terry),…On pense un peu aux romans d’horreur catastrophistes de James Herbert par la manière d’Alten de rapidement brosser quelques personnages bien typés ensuite englouti par le Léviathan affamé

Si les tentatives de séductions de la trop sexy Céleste occupent une place trop importante (à la longue son manège fatigue) et que le bouquin aurait sans doute gagné à être resserré, cette TERREUR DES ABYSSES se montre cependant fort efficace et divertissante. Plus convaincante que le finalement moyen MEG, cette séquelle constitue donc un roman de plage idéal pour les amateurs de « sharkploitation ».

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Cinéma, #Horreur, #Thriller

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Publié le 20 Mars 2020

LA FLECHE DE POSEIDON de Clive et Dirk Cussler

Dirk Pitt a fait du chemin depuis ses débuts dans MAYDAY publié voici près d’un demi-siècle. Le héros a vieilli (pas au rythme des publications mais il a pris de l’âge, environ une vingtaine d’années), s’est trouvé une famille mais continue de résoudre des mystères maritimes. Nous restons dans une tradition allant de James Bond à Indiana Jones en passant par les techno thrillers à la Tom Clancy. D’ailleurs, en dépit du décès récent de Clive Cussler, il est probable que tout comme Clancy son nom continue pour un bon moment d’orner les couvertures de floppée de thrillers maritimes depuis longtemps co-écrits par des auteurs nettement moins mis en avant. Parmi ceux-ci, on note d’ailleurs Dirk Cussler lui-même, fils de l’auteur étant, depuis une demi-douzaine de titres, convoqués sur la série phare de Cussler, celle consacrée à Dirk Pitt.

L’intrigue de LA FLECHE DE POSEIDON, quoique typique des auteurs, reste cependant nettement plus simple que la majorité des « Pitt » : au lieu des habituelles deux ou trois histoires croisées, le lecteur doit se contenter d’un récit fort linéaire et assez proche d’un James Bond (et plutôt de son versant cinématographique d’ailleurs). Notre héros parcourt le monde et interfère avec les plans d’un criminel mégalomane et échappe à de (trop) nombreuses reprises à la mort en compagnie d’une jeune fille immédiatement tombée sous son charme d’homme mûr. La question des métaux rares, nécessaires aux nouvelles technologies, se voit abordée de manière assez expéditive, laissant place aux manigances de notre criminel revanchard désireux de provoquer une pénurie afin de mettre à mal les Etats-Unis. Un nouveau « super sous-marin » utilisant un système de propulsion révolutionnaire lui permettant d’atteindre des vitesses très élevées, le Sea Arrow, entre également dans le récit. Bref, du classique, pas désagréable et rondement mené à la mode du page turner à l’américaine (plus de 80 chapitres, la plupart forts courts, se terminant la plupart du temps en cliffhanger et, au total, 500 pages d’aventures parfois un peu longuettes mais globalement efficaces), sauf que le roman peine à convaincre et donne l’impression de tourner en rond.

Pitt, d’ailleurs, n’accuse plus guère son âge : si les précédents tomes insistaient sur cette composante en évoquant sa vie familiale, LA FLECHE DE POSEIDON en fait un personnage ayant quasiment évacué le poids des ans, retrouvant la fougue de sa jeunesse et bien sûr toujours séducteur. A mi-parcours, le lecteur refait connaissance avec les jusque-là absents (et quasiment ignorés) Summer et Dirk Jr, lesquels enquêtent eux-aussi sur des magouilles liées aux métaux rares. Bien évidemment, ces deux sous-intrigues vont finir par se rejoindre dans un final très bondien situé sur le canal de Panama. Et, comme toujours, les héros recevront un petit coup de pouce de Clive Cussler lui-même.

Si le tout se laisse lire, LA FLECHE DE POSEIDON s’avère cependant trop schématique et routinier pour emporter l’adhésion des lecteurs s’étant enthousiasmé devant les excellents SAHARA, CYCLOPE ou ATLANTIDE. Bref, un thriller maritime qui manque d’ampleur et d’originalité et sans doute un des « Cussler » les plus faibles. Un coup manqué en attendant la parution en français du prochain volume.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Thriller, #Cussler

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Publié le 13 Mars 2020

TERREUR A LA MANICOUAGAN d'Henri Vernes

Dans la pléthorique série des aventures de Bob Morane, TERREUR A LA MANICOUAGAN occupe une place à part. D’abord parce qu’il dispose d’un titre qui claque et en jette. Ca n’a l’air de rien mais cela joue beaucoup lorsqu’il s’agit de choisir sa prochaine lecture parmi les plus de 200 disponibles dans cette vaste saga.

Ensuite car le roman remet en lumière le très « bondien » vilain Orgonetz, alia l’Homme aux dents d’or. Et enfin car il s’agit de la première apparition de la célèbre et ambigüe Miss Ylang Ylang ainsi que de la fameuse organisation criminelle Smog.

L’intrigue, de son côté, s’avère de bonne facture et offre du dépaysement (ici le Québec), quelques notes d’humour surtout véhiculées par Bill Ballantine, des bagarres entre nos deux héros et quelques méchants décidés à détruire un barrage hydroélectrique, des anecdotes amusantes (les spectateurs d’un match de hockey qui lance des pièces de monnaie pour faire trébucher les joueurs adverses), des rapports très convenus et asexués entre Bob et son « harem » de demoiselles (à chaque fois qualifiées de « petites filles »),…

Bref, c’est du Bob Morane, avec ses qualités et ses défauts, son style plutôt soutenu et son vocabulaire relativement précis et recherché (grande différence avec les romans jeunesses d’aujourd’hui certes nettement moins naïfs). L’intrigue reste, elle, assez convenue et linéaire mais plutôt efficace et bien ficelée, offrant au lecteur ses 150 pages d’évasion.

En résumé un « Bob » très classique mais convaincant à placer dans le peloton de tête des meilleurs romans consacrés à notre héros bondissant. La fin, ouverte, annonce le retour prochain de la belle et mystérieuse adversaire de Bob…définitivement l’aventure aura bientôt un parfum d’Ylang Ylang.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Bob Morane, #Jeunesse

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Publié le 10 Mars 2020

VIVRE ET LAISSER MOURIR de Ian Fleming

Deuxième roman de la saga littéraire, VIVRE ET LAISSER MOURIR confronte le moins secret des agents secrets à un méchant mégalomane, Mr BIG, qui ambitionne carrément de devenir le premier grand criminel Noir en utilisant, notamment, les croyances vaudous pour asseoir sa domination. Porté à l’écran au début des 70’s, lors de la relance de la série cinématographique avec Roger Moore (en lieu et place de Sean Connery), le bouquin a été (comme l’ensemble de la saga littéraire d’ailleurs) fortement modifié et édulcoré, transformant un récit très brutal et sombre en une comédie légère et insignifiante (mais pas désagréable pour autant).

L’aventure passe ici par diverses villes américaines puis embraie vers la Jamaïque pour une chasse au trésor englouti du capitaine Morgan, le fameux pirate. Mais Mr Big n’apprécie guère que Bond et son ami Felix Leiter viennent mettre leur nez dans ses affaires. Le premier s’en tire relativement sans dommage, le second est en partie dévoré par un requin (cette sous-intrigue inspira, bien plus tard, le film « Permis de tuer »). D’autres passages volontiers cruels et sadiques jalonnent cette intrigue bien menée où planent (comme dans le film mais avec davantage de réalisme) l’ombre du Vaudou. Evidemment, et tout comme dans le précédent CASINO ROYALE, une romance débute entre Bond et une virginale prophétesse, sorte d’astrologue au service de Mr Big qui finit par trahir son patron.

Aujourd’hui chargé d’une patine plaisante (les romans témoignent ainsi d’une époque révolue et des premières années de l’après Seconde Guerre Mondiale), quelque peu désuet mais finalement divertissant, VIVRE ET LAISSER MOURIR s’impose comme un très bon roman qui, en 280 pages, mélange espionnage, thriller, aventure et même une touche de mystère teinté de surnaturel. Du tout bon !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Espionnage, #James Bond

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Publié le 28 Février 2020

LES VAMPIRES DE SPIDER MOUNTAIN de David Robbins

Mack Bolan part braconner sur les terres de « Resident Evil » dans ce roman original et divertissant. Le pitch est simple : dans une base militaire une poignée de personnalités, dont Hal Brognola, sont invitées à la démonstration d’une nouvelle arme, une drogue expérimentale capable d’augmenter la force des soldats. Cependant, l’expérience tourne mal et nos infectés deviennent d’inarrêtables zombies dont le simple contact peut transformer les victimes en monstres assoiffés de sang. Mack Bolan, en compagnie de Franck Vitalli, investit le centre de haute sécurité placé sous quarantaine dans l’espoir de juguler l’épidémie.

Comme souvent le roman semble avoir connu quelques changements durant son « adaptation » (notamment avec l’adjonction de Vitalli en lieu et place d’un certain David McCarter) mais la ligne générale reste identique. Les critiques américaines évoquent fréquemment un chapitre très faible et illogique qui a cependant été évacué par la traduction, ramassant encore davantage l’action sur le mode du survival horrifique.

En dépit du titre trompeur, on retrouve donc non pas des vampires mais bien des zombies ultra agressifs de l’espèce rapide (la norme depuis « 28 Jours plus tard ») dans ce roman typiquement bis et gore. Les références attendues (un personnage secondaire nommé Romero) sont présente et l’intrigue sans grande surprise fonctionne plaisamment: des gentils et des méchants coincés dans un lieu clos envahi par les infectés enragés. Le méchant principal, Larkin, s’impose comme une complète (mais plaisante) caricature qui évoque immanquablement le déjanté Dennis Hopper de « Land of the Dead ».

David Robbins a écrit 17 romans pour la série, les seuls traduits étant celui-ci et MANIPULATIONS MORTELLES mais il semble avoir essayé d’emmener Bolan sur des thèmes moins classiques (drogues ultra dangereuses, nanotechnologie en folie, etc.) qui rendent son approche (relativement) originale et efficace. En tout cas LES VAMPIRES DE SPIDER MOUNTAIN, en dépit de certains défauts évidents (pas mal d’invraisemblances et un final trop vite expédié) constitue une bonne surprise et une agréable alternative aux trop nombreuses histoires de guerre à la Mafia (ou aux super terroristes).

Bonne pioche !

 

LES VAMPIRES DE SPIDER MOUNTAIN de David Robbins

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Exécuteur, #Horreur, #Thriller

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Publié le 27 Février 2020

BAIGNADE ACCOMPAGNEE de Serge Brussolo

Dans ce roman nous retrouvons Peggy Meetchum rencontrée précédemment dans LES ENFANTS DU CREPUSCULE et revue par la suite dans ICEBERG Ltd. Les trois livres peuvent toutefois se lire de manière indépendante.

Comme toujours avec Brussolo, les intrigues sont nombreuses, l’imagination fourmille et le récit prend différents tours et détours, proposant suffisamment de matière pour alimenter trois ou quatre gros bouquins d’un romancier « classique ». Brussolo, pour sa part, préfère empiler les sous-intrigues et remplir ses 200 pages de surprises sans laisser le temps au lecteur de souffler.

Au début du roman, le lecteur découvre ainsi Peggy Meetchum en pleine combine en compagnie de son plus jeune amant, Brandon. La jeune femme organise des escapades sous-marines dans une épave engloutie façon Titanic, en réalité une mascarade fabriquée par Peggy elle-même afin de tromper ses clients tout heureux de découvrir les restes d’une fictive tragédie maritime. Mais elle croise sur sa route une sorte de secte d’illuminés, le Club des Dévorés Vifs, dont tous les membres ont été victimes d’attaques de requins. A présent diminués physiquement et menés par un psychopathe impuissant aux airs de grand gourou, nos dévorés vifs rêvent de vengeance. Leur but : obliger Peggy à leur capturé un requin afin de le massacrer en un rite purificateur. Brandon, de son côté, aimerait utiliser une drogue découverte dans l’épave (laquelle sert de point de rendez-vous à des trafiquants) et pouvant augmenter les capacités de son utilisateur. Ce-dernier se déplace nettement plus vite, ce qui encourage Brandon à imaginer de braquer une banque façon Superman sans que nul ne puisse le stopper. Mais une mafia criminelle ne l’entend pas de cette oreille et délègue des ninjas pour récupérer la précieuse substance. Se sentant épié, Brandon la balance dans un enclos à requin, transformant un squale en coffre-fort. Peggy va devoir monter une opération « serrure carnivore » pour remettre la main sur la drogue…

Comment ne pas aimer un roman dans lequel on trouve à la fois des requins (L’auteur semble en connaitre un bout sur le sujet) et des ninjas ? Voici un thriller alerte, nerveux, bien mené, avec un soupçon de science-fiction grâce à cette drogue augmentant les capacités de ses utilisateurs, et qui fonce à cent à l’heure, un flot d’énergie et d’inventivité qui balaie tous les reproches (certaines situations sont un peu grosses ou invraisemblables…mais qu’importe !) pour divertir le lecteur durant une bonne soirée de suspense. Efficace à souhait !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Polar, #Thriller, #science-fiction

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Publié le 16 Février 2020

LE PRINCE ECORCHE de Mark Lawrence

Précédé d’une réputation de classique immédiat de la Fantasy « grimdark » (sang, sexe, fureur), LE PRINCE ECORCHE déçoit. Tout d’abord, le style laisse franchement à désirer : c’est plat, sans saveur, ça aligne les passages voulus violents mais gratuitement et sans susciter l’intérêt. Tout est écrit à la première personne  et Jorg, le héros, âgé de 14 ans, se voit décrit comme un impitoyable chef de bandes dirigeant une petite armée de vauriens sanguinaires qui ne contestent aucunement son autorité. Car Jorg rumine sa vengeance depuis quatre ans, ce qui nous donne donc un psychopathe fort précoce dont les délires renvoient directement à Caligula. De toute façon, tous les personnages sont des brutes et Jorg s’est imposé comme le chef en raison, notamment, de ses excès de folie furieuse. Aucun n’est attachant, aucun n’est vraiment intéressant.

L’auteur semble avoir voulu pousser à son paroxysme les recettes de LA COMPAGNIE NOIRE et de GAME OF THRONES (magie restreinte, ambiance sombre et sale, personnages moralement ambigus pour ne pas dire largement du côté obscur de la force, violence généralisée, scènes de sexe, tortures, etc.), etc. Bref, il a transformé l’ancienne High / Heroic Fantasy en une Fantasy réaliste plus proche du roman historique que des grandes fresques épique. Adieu le merveilleux, bonjour le crasseux. Pourquoi pas ? Sauf que Mark Lawrence ne parvient pas à maintenir l’intérêt, du moins pour moi.

Le monde décrit, pour sa part, s’avère très classique : du médiéval fantastique en décalage avec le nôtre (mais pas trop) comme en témoignent les références géographiques, religieuses, historiques. Nous sommes presque « chez nous » mais pas tout à fait, ce qui permet une immersion facile et un « world building » restreint. L’essentiel n’est pas là, comme disait l’autre « faut que ça brûle, faut que ça saigne ! ».   L’histoire générale, en dépit de l’utilisation de différentes sous-intrigues et de flashbacks censés l’enrichir, se limite à une vengeance sanglante dans un univers post-apocalyptique. Et, comme dans une immense majorité de saga Fantasy, LE PRINCE ECORCHE traine en longueurs : après une introduction  tonitruante le rythme se ralentit et avance bien trop lentement pour donner envie de lire la suite. Au final, LE PRINCE ECORCHE constitue donc une grosse déception et ne donne aucunement envie de poursuivre la lecture avec les deux tomes suivants.

Mais soyons honnête : le roman possède ses fans et les avis sont, généralement, largement positifs. A vous de voir. Mois c’est vu.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy

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Publié le 11 Février 2020

100% STAR WARS - TOME 8: MUTINERIE SUR MON CALA de Kieron Gillen

Contient Star Wars (2015) #44-49.

Et revoici la princesse Leia qui, au nom de l’Alliance, part demander aux Mom Calamari de lui fournir une nouvelle flotte de combat capable de vaincre l’Empire. Or, la planète à déjà subi le poing impérial (comme vu précédemment dans la série DARK VADOR) et le régent Urtyas refuse de rejoindre la rébellion. Pour sauver la situation, Leia décide de remettre sur le trône le roi déchu Lee-Char, retenu prisonnier depuis une vingtaine d’années.

Continuation de la vaste fresque de Kieron Gillen entamée avec le tome précédent (LES CENDRES DE JEDHA) et prolongement des événements de « Rogue One » (qui semble inspiré les scénaristes de BD par son ton sombre et son côté course désespérée contre des méchants bien trop puissants).

L’ensemble se suit donc plaisamment mais souffre de défauts évidents. On peut également considérer que cette interprétation très « la fin justifie les moyens » de Leia n’est pas flatteuse puisque la princesse n’hésite pas à déposséder un dirigeant pour en remettre un sur le trône afin qu’il serve davantage ses intérêts et ce aux risques de voir une planète entière mise en danger, voire détruite, par l’Empire.

Une intrigue un peu longuette, de belles scènes d’action, des passages réussis, d’autres moins convaincants, quelques notes d’humour, des références (obligées ?) à l’univers cinématographiques avec des ponts tendus vers « Rogue One » et même « Solo ». Sympathique mais sans être transcendant.

Le dessin de Larroca est fidèle à lui-même : très réussi sur les décors et les vaisseaux, globalement raté sur les visages qui, la plupart du temps, sont maladroitement décalqués.

Ce huitième tome s’inscrit dans la droite ligne des précédents : un divertissement plutôt plaisant mais rien qui donne vraiment envie de dire « ouah ». On ajoute un côté finalement anecdotique dans l’esprit des préhistoriques BD « Star Wars » Marvel des années 70/80 : des péripéties certes agréables mais tellement engoncées dans une période figée (« A New Hope » à « L’empire contre-attaque ») qu’aucune véritable surprise n’est possible.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Cinéma, #Comic Book, #Space Opera, #Star Wars, #science-fiction

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