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Publié le 9 Août 2022

PIRATES de Michael Crichton

1665, la Jamaïque. A Port Royal les pirates règnent en maitres. Lorsqu’arrive la rumeur de la présence, dans une île toute proche, d’un bateau aux cales remplies d’or, le capitaine Hunter rassemble les frères de la côte pour une petite razzia dans la tradition.

Dès la fin des 70’s, Crichton mentionne travailler sur un roman consacré aux Pirates des Caraïbes. A sa mort, en 2008, le « manuscrit » est découvert dans son ordinateur. PIRATES est un livre complet mais le romancier aurait probablement souhaité le retravailler et l’étoffer. Qu’importe ! En l’état il fonctionne très bien comme un pur récit d’aventures sur une trame de « film de commando », les pirates remplaçant ici les soldats.

Crichton livre une description haute en couleur de Port Royal, sans doute plus conforme à la réalité que celle, beaucoup plus enjouée, des « pirates des caraïbes » de Disney. Traitrises, violences, esclavages,…la vie ne vaut pas cher sous le soleil des tropiques. Bref, le romancier nous refait « Les canons de Navarone » version « Mission Impossible » ou « Ocean’s 11 » sur le mode classique de la poignée de baroudeurs possédant tous un « talent » particulier. L‘expert en explosifs, le froid tueur français, le spécialiste de la navigation,…

PIRATES c’est du divertissement estival en mode page-turner. De l’action, de l’action et encore de l’action. Crichton égrène tous les clichés attendus : abordages, batailles navales, duels à l’épée, opération suicide, etc. Les héros sont gentils, les filles sexy, les méchants sont d’ignobles crapules et, forcément, il y a un traitre dans l’équipe.

En dépit du réalisme et du contexte historique qui a nécessité pas mal de recherches, l’auteur ne peut s’empêcher de caser un petit kraken bien monstrueux pour donner dans la surenchère et saupoudrer le tout d’une touche fantastique.

Classique, linéaire, quelque peu prévisible (avec des rebondissements nombreux mais téléphonés), PIRATES reste un plaisant divertissement d’aventures exotiques même si le dernier tiers accuse un coup de mou quelque peu préjudiciable.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Aventures, #Historique

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Publié le 11 Octobre 2018

L'EXECUTEUR TOME 2: MASSACRE A BEVERLY HILLS de Don Pendleton

Dans ce deuxième tome de la saga, l’Exécuteur décide de s’adjoindre une équipe composée d’anciens du Viet-Nam tous doués de capacités particulières : spécialiste en armes lourdes, en explosifs, en gadgets électroniques, etc. Nos dix guerriers, sous la direction de Mack Bolan, vont aller « blitzer » les mafieux corrompus de Beverly Hills protégés par des flics forcément ripoux.

Sorti en 1969 (eh oui !) ce roman (au titre original plus approprié de Death Squad) diffère des habituels titres de la période « guerre à la Mafia » en plaçant Bolan en retrait et en offrant un temps de présence relativement important à chacun des membres de l’équipe. C’est peut-être le regret que peut avoir le lecteur : les protagonistes sont intéressants et bien définis, leurs relations ne manquent pas de piquant (avec quelques réparties amusantes) mais, au final, peu survivront à la mission. Il est regrettable que le roman se termine par un tel jeu de massacre : l’auteur aurait pu épargner davantage de personnages pour qu’ils puissent revenir dans les bouquins ultérieurs. Publié ultérieurement, nul doute que le romancier aurait pris plusieurs volumes afin d’agrandir progressivement son équipe, ici la présentation des dix héros reste trop rapide pour convaincre pleinement. De même voir une telle bande de guerriers d’élite exterminée en une vingtaine de pages parait improbable.

Quoiqu’il en soit, ce MASSACRE A BEVERLY HILLS s’apparente à une sorte de western urbain (entre LA HORDE SAUVAGE et LES 7 MERCENAIRES) revisitant les opérations commando à la 12 SALOPARDS. Par son originalité relative comparé aux autres bouquins de la « guerre à la mafia » et son côté parfois outré (un certain parfum entre la bande dessinée et le cinéma d’exploitation se fait sentir, préfigurant un film comme VIGILANTE), MASSACRE A BEVERLY HILLS demeure une lecture franchement plaisante dans laquelle on ne s’ennuie pas une seconde.

L'EXECUTEUR TOME 2: MASSACRE A BEVERLY HILLS de Don Pendleton

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