space opera

Publié le 11 Juin 2021

CHEVALIERS DE L'ANCIENNE REPUBLIQUE TOME 1 et 2 de John Jackson Miller
CHEVALIERS DE L'ANCIENNE REPUBLIQUE TOME 1 et 2 de John Jackson Miller

Environ 4000 ans avant la bataille de Yavin…Le jeune Padawan Zayne Carrick, inexpérimenté et pas vraiment doué, se voit pris dans les manigances politiques et accusé d’un massacre dont il est innocent. Poursuivi par l’Ordre Jedi mené par Maitre Lucien, il fuit à travers la galaxie, en compagnie d’un contrebandier, Gryph. Le duo est rejoint par Campeur (un expert en gadgets divers) et la séduisante Jarael et la petite équipe va se retrouver mêler aux Guerres Mandaloriennes.

Publié mensuellement durant quatre ans (de 2006 à 2010) pour satisfaire les fans du jeux vidéos homonyme, CHEVALIERS DE L’ANCIENNE REPUBLIQUE s’avère une série très plaisante. Si le lecteur éprouve toujours une certaine crainte devant des « produits dérivés de produits dérivés », celles-ci sont balayées par l’énergie et l’enthousiasme déployés.

Située bien avant la trilogie (que l’on devrait à présent dénommé ennéalogie – de l’épisode I à IX), la saga nous présente des personnages bien différents de la « Skywalker family ». Evidemment, on retrouve cependant des points d’accrochage : un Jedi au départ bien peu à l’aise, un contrebandier sympathique, une jeune femme qui fait battre le cœur du héros, un droïde amusant, un grand méchant manipulateur, etc. Le premier tome, efficace, pose les bases de l’intrigue et présente les différents personnages, de manière attachante quoique le rythme enlevé ne donne pas vraiment le temps de s’y attacher. Cela sera corrigé par la suite. En effet, le second tome, plus « calme » en dépit de nombreux événements relançant l’histoire, se montre plus réussi et introduit également davantage d’humour, entre autre grâce à un trandoshan. Ce-dernier, berné par Gryph, se voit forcé de le servir puisqu’il a contracté une dette de vie à son encontre.

Space opéra de grande ampleur, protagonistes intéressants, courses-poursuites, combats nombreux, sabre-lasers, éléments de comédie, guerriers mandaloriens dans leurs rutilantes armures de combats,…avec ces deux premiers tomes, CHEVALIERS DE L’ANCIENNE REPUBLIQUE démarre de la plus belle des manières et parvient à combiner à peu près tout ce que l’amateur de STAR WARS apprécie dans cet univers. Largement recommandé ! On y reviendra certainement plus souvent qu’à l’épisode IX.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Space Opera, #Star Wars, #Comic Book

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Publié le 7 Mai 2021

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

Avant Picard, avant Kirk,…Pike avait les commandes de l’Enterprise. Pour ceux qui l’ignorent, Pike était le capitaine prévu par la production, comme on peut le découvrir dans le pilote (refusé mais depuis largement diffusé) « The Cage ». Dix ans avant les aventures de Kirk, Pike apparait donc aux côtés de Spock, pour un run publié de manière mensuelle par Marvel entre février 1997 et juin 1998. Au terme de 17 épisodes la série fut annulée (et le dernier arc resta, par conséquent, inachevé). Ce recueil reprend les quatre premiers épisodes du comics et débute avec « Flesh of my flesh », un long récit (40 pages) envoyant l’Enterprise investiguer une série de disparition de vaisseaux. L’Enterprise agit comme un appât et tombe sur un vaisseau organique. Différents flashbacks vont en parallèle illustrer plusieurs événements importants de la vie de Pike, notamment sa rencontre avec le jeune cadet Spock. Ce-dernier mène ensuite la contre-attaque contre la forme de vie extraterrestre et un virus qui a infecté l’Enterprise. Dans « The Fires of Pharos », Pike combat le Klingon Kaaj. Ensuite, dans « Our dearest blood », l’équipage observe le festival de la lumière sur la planète Rigel IV, un monde qui s’apprête à sortir d’une longue période d’isolationnisme grâce à diverses réformes. La planète doit ainsi rejoindre la Fédération. La suite traite des coutumes considérées comme barbares de Rigel IV et de l’opportunité de les transformer. « No Iron bars a cage » s’intéresse, enfin, à J.M. Colt, laquelle a été kidnappée par des extraterrestres dès ses débuts sur l’Enterprise.

Le recueil est complété par un épisode des comics « Gold Key » de 1971 montrant l’Enterprise découvrir une planète peuplée par des figures historiques célèbres de la Terre. Un bonus amusant mais qui souffre d’un développement expédié, caractéristique de nombreux comics de cette époque.

Quoiqu’il en soit les différentes histoires s’avèrent plaisantes. Elles fonctionnent agréablement sans nécessiter une connaissance approfondie de l’univers pour être appréciées, un plus toujours appréciable. Autre réussite : le tout bénéficie de dessins très corrects (certes un peu rétro mais agréables à l’œil) et les intrigues sont divertissantes, retrouvant le côté divertissant et parfois légèrement kitsch de « Star Trek TOS ». Bref, nous sommes dans des récits courts et non des arcs très développés alors la complexité des histoires reste réduite et la résolution emballée en  une vingtaine de pages. Cependant, le recueil reste fun : les auteurs privilégient le plaisir immédiat au détriment de trop longues circonvolutions et le plaisir de lecture s’avère, par conséquent, bien présent. Une bonne série détente.

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

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Publié le 26 Février 2021

LA LEGION DES SUPER HEROS: THE GREAT DARKNESS SAGA (La saga des ténèbres) de Keith Giffen

La Légion des Super Héros reste une équipe assez mal connue en Europe mais populaire aux USA. Ils officient au XXXème siècle dans un monde où l’Humanité a rejoint les Planètes Unies et où de nombreuses races extra-terrestres coexistent en paix. Comme tout ne peut être parfait il reste une équipe de combattants d’élite aux superpouvoirs regroupés sous l’appellation globale de la Légion. Des personnages créés à la fin des fifties (et on le sent !) qui, pour la plupart, ne diront rien au lecteur européen d’aujourd’hui (heureusement Urban a prévu un lexique explicatif des différents légionnaires). Ils sont, avouons-le, caractérisés de manière très rudimentaires et ne se distinguent les uns des autres que grâce à leurs costumes bien colorés. Difficile, dès lors, de véritablement s’attache à ces Star By, Sun Boy, Saturn Girl, Timber Wolf, Chameleon, Blok, Lighting Lad, etc. etc. etc. Seul Brainiac 5 possède une identité plus travaillée mais le lecteur néophyte pourra se raccrocher à la présence de Superboy et Supergirl, transporté à travers les siècles pour prêter main forte à la Légion. Une des surprises de la saga résidait également dans la divulgation de l’identité du grand méchant…le temps ayant passé, le suspense n’est plus de mise (quoique pour la majorité des gens ça reste mystérieux) et la couverture annonce l’antagoniste, le terrible Darkseid.

Cet épais volume (plus de 250 pages) rassemble donc la saga principale ainsi que quelques épisodes antérieurs et postérieurs à ce long récit. Si, à sa sortie, le tout fut encensé comme un modèle de narration et d’intelligence dans le comics, THE GREAT DARKNESS SAGA s’apparente quand même à un space-opéra suranné, où tous les aliens se comprennent, où les voyages dans l’espace ne prennent que quelques heures, etc. Ce n’est pas désagréable de se replonger dans cette ambiance à la Edmond Hamilton ou Jack Williamson (d’ailleurs auteur de LA LEGION DE L’ESPACE) mais la SF a (heureusement !) fait quelques progrès depuis lors. L’histoire, en effet, n’est guère originale : Darkseid s’est fait oublier pendant un millénaire, il absorbe les pouvoirs de divers personnages et se lance à la conquête de la galaxie. Divers légionnaires tombent devant ses séides (mais aucun ne meurt bien sûr) et la Légion rassemble longuement ses forces pour, au final, triompher.

LA LEGION DES SUPER HEROS: THE GREAT DARKNESS SAGA (La saga des ténèbres) de Keith Giffen

Difficile d’imaginer plus linéaire et plus daté que cette histoire dans laquelle des dizaines de héros apparaissent mais sans marquer durablement le lecteur. Seul Brainiac intéresse, les autres se querellent pour des motifs futiles (« je veux être le chef de la Légion », « non ce sera moi », « messieurs ce sera plutôt moi », « je refuse d’être sous tes ordres »,…blablabla) et se désolent de n’être pas à la hauteur. Pourtant, en quelques cases, et avec l’appui de Superboy et sa cousine, Darkseid sera finalement vaincu.

Malgré tous ces bémols, l’avis n’est pas totalement négatif pour autant, au contraire on passe un (relatif) bon moment : les dessins sont plaisants, l’histoire a un côté feuilletonnesque pas désagréable et, en dépit des longueurs, le lecteur attend de connaitre la suite de ce grand récit épique. Les deux derniers chapitres, qui sont consacrés aux événements survenus après la défaite de Darkseid sont bizarrement les plus réussis, ceux qui ont le moins souffert du passage du temps et où on a l’impression, enfin, que les héros agissent en hommes en n’ont pas en gamin se querellant dans le bac à sable.

THE GREAT DARKNESS SAGA doit surtout s’apprécier pour ce qu’il est : une capsule temporelle pour les curieux de l’univers DC du début des années ’80, un oeuvrette nostalgique qui, à la manière des films de l’époque, demande une certaine indulgence pour être estimée. Mais, dans l’ensemble, ce gros comics reste appréciable…néanmoins s’il s’agit de la meilleure histoire de la Légion on n’est pas trop pressé de lire les pires.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #DC, #Fantastique, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 24 Janvier 2021

DRAGON DECHU de Peter F. Hamilton

Auteur britannique, Peter F. Hamilton a renouvelé le space opéra depuis une vingtaine d’années. Il s’est aussi fait une spécialités des pavés, voire des bloc de béton pourrait on dire car ses romans s’étendent souvent sur plusieurs tomes de centaines de pages. DRAGON DECHU constitue pratiquement une exception : un livre unique et un format relativement court…ce qui, pour l’auteur, veut dire 960 pages en poche ! Bref, nous sommes loin du space opéra d’antan, de ces bouquins de pur divertissement confectionnés par son presque homonyme Edmund Hamilton et ses successeurs. Pour le meilleur et pour le pire car, avouons-le, l’ennui pointe parfois le bout de son nez et ce DRAGON DECHU risque de tomber des mains des moins motivés. Lorsque Peter F. Hamilton se lance dans une intrigue celle-ci est complexe, avec plusieurs personnages importants même si, comme ses glorieux ancêtres et inspirateurs, le point de départ reste le souhait d’aller explorer l’espace. La frontière de l’infini, là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied pourrait on dire.

Bref, Lawrence Newton a tout pour vivre heureux en 2335 : il connait l’amour et le voilà destiné à exercer de hautes fonctions sur une petite planète tranquille en voie de terraformation. Que rêver de mieux ? Et bien Lawrence, lui, rêve de nouveaux mondes, de perspectives inédites et, pour cela, il est prêt à s’engager dans une force armée au service des Grandes Compagnies et d’abandonner sa Roselyn. Sauf que, 20 ans plus tard, les grandes espérances ont tournés courts. Lawrence est affecté sur une planète afin d’effectuer un « retour sur investissement », autrement dit il va protéger, avec ses hommes, le pillage en règle de cette colonie de Thallspring. Pour mâter les résistants, la Compagnie n’hésite pas : on choisit des habitants au hasard et on leur colle un collier explosif activable à tout moment. Pour tout acte de sabotage envers la compagnie quelques dizaines d’innocents verront leur tête exploser. Simple et, généralement, très efficace. Sauf que, sur Thallspring, les natifs n’ont pas l’intention de se laisser dominer. Par la suite, Lawrence va découvrir un « dragon », à savoir une entité extraterrestre à l’importance capitale. Voilà, en gros, ce que nous annonce la quatrième de couverture. Le lecteur naïf peut penser que tout cela intervient dans les premières dizaines de pages…que nenni ! Lorsque Lawrence chasse le « dragon » nous en sommes déjà à près de 700 pages !

Car Hamilton suit en parallèle la jeunesse de Lawrence sur la planète Amethi et son histoire d’amour avec Roselyn (sans doute les meilleurs passages du roman avec le procès d’un militaire tombé dans une machination visant à l’accuser d’un viol), la vie de Lawrence une fois adulte au service des Grandes Compagnie, l’existence d’un groupe de résistants sur Thallspring menés par une certaine Denise, le point de vue de Simon Roderick sur la campagne de Thallspring et, enfin, le récit fictif des aventures du Prince Mozarl et de l’Empire de l’Anneau, conté par Denise à ses élèves.

Ambitieux, DRAGON DECHU l’est certainement mais, parfois, la surabondance de lignes narratives rend l’ensemble indigeste. Pour beaucoup de lecteurs « plus c’est long plus c’est bon » et le roman reçut donc des critiques élogieuses. On peut cependant penser que tout cela aurait mérité un travail d’élagage et que bien des sous-intrigues aurait pu se voir réduite afin de resserrer l’intrigue principale dont on finit par perdre un peu le fil. Bref, pas inintéressant mais pas non plus passionnant…

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 29 Mai 2020

SEEKER de Jack McDevitt

Quoique situé dans l’espace, le roman reprend les codes de l’aventure à la recherche d’une cité perdue, on pense ainsi aux œuvres d’un Clive Cussler par exemple, la colonie disparue de Margolia remplaçant ici la légendaire Atlantide.

La saga d’Alex Benedict, archéologue et explorateur spatial, comprend à ce jour huit romans pouvant se lire de manière indépendante. SEEKER est le troisième et, pour l’instant, le seul à avoir été traduit en français, probablement en raison de sa victoire au prestigieux Prix Nebula.

Dans un futur lointain, aux environ de l’an 12 000, l’Humanité s’est étendue dans l’univers, laissant derrière elle des bases abandonnées et des vaisseaux oubliés emplis d’artefacts devenus très recherchés par les collectionneurs d’antiquités. Alex Benedict et Chase Kolpath sont deux archéologues (ou « pilleurs de tombe » selon leurs détracteurs), contactés par une jeune femme entrée en possession, par l’intermédiaire de son ex-copain, d’une coupe couverte de symboles très anciens. Les deux archéologues la datent de 9 000 ans et la relie au mythique vaisseau d’exploration Seeker. Cet engin, le premier capable de dépasser la vitesse de la lumière, a été bâtit voici 90 siècles par une bande d’utopistes surnommés les Margolians, lesquels désiraient fuir la Terre dictatoriale et établir une colonie libertaire sur une planète appelée Margolia. Depuis, nul n’a eut de nouvelles de ces colons…Benedict et Kolpath se lancent dans la recherche du Seeker et espèrent localiser la fabuleuse Margolia, ce qui constituerait la plus grande découverte de l’histoire des vols spatiaux.

Peu connu chez nous mais célébré aux USA où il est régulièrement nommé aux prix les plus prestigieux de la SF et salué comme l’héritier de Clarke et Asimov, Jack McDevitt propose ici un plaisant roman d’exploration spatiale. En dépit d’un avenir très lointain qui laissait supposer (espérer ?) un univers complètement différent du monde, l’évolution technologique reste faible (on se croirait davantage 100 ans dans l’avenir que 1000) et, à côté d’Intelligence Artificielle de type Avatar (qui permettent de converser avec des simulacres de personnes décédées) et des vaisseaux supraluminiques, on parle encore de disquettes ! Les personnages aiment également beaucoup les mondanités, pour un peu on se croirait dans de la bit-lit tant l’héroïne aime les diners et les cocktails afin de discuter de sa mission. Le roman n’est donc pas franchement dépaysant et les considérations scientifiques demeurent peu présentes, loin de la hard-science parfois rébarbatives. Comme signalé précédemment, le bouquin s’apparente davantage à un techno-thriller d’aventures…mais situé dans l’espace. Le tout fonctionne donc plaisamment, avec toute la science des page-turners américains pour encourager le lecteur à poursuivre sa lecture d’encore un ou deux chapitres avant d’aller dormir. Des attentats et autres menacent à l’encontre de notre dynamique duo d’archéologues apportent d’ailleurs le petit piment nécessaires au récit sinon assez linéaire dans son déroulement.

Au final, SEEKER reste un bon gros pavé très digeste (il aurait sans doute gagné à être élagué de quelques dizaines de pages mais rien de vraiment problématique) et plutôt divertissant pour peu qu’on n’en attende pas un classique incontournable de la SF.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Prix Nebula, #Space Opera, #science-fiction

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Publié le 19 Mars 2020

STAR TREK: LE RETOUR de William Shatner et Judith et Garfield Reeves-Stevens

Attribué à William Shatner mais sans aucun doute écrit par ses « collaborateurs » Judith et Garfield Reeves-Stevens (prolifiques auteurs de la franchise ayant notamment offert l’excellent PRIME DIRECTIVE), LE RETOUR constitue un excellent roman « Star Trek », les auteurs effectuant le lien entre les différentes séries, que ce soit « Star Trek The Original Serie », « Star Trek The Next Generation » et « Deep Space Nine ». L’intrigue se veut la suite du film « Star Trek Generations » qui confrontait déjà la vieille garde (Kirk) à la nouvelle génération (Picard). Ici, l’histoire, certes alambiquée, n’en est pas moins très efficace puisqu’elle implique une nouvelle résurrection de Kirk par l’improbable alliance des Romuliens et des Borgs en vue d’assassiner Picard, bien proche pour sa part de retrouver son côté obscur et de redevenir Locutus.

Juste après « Star Trek Generation », en 1994, Shatner envisage une nouvelle aventure de Kirk sur les grands écrans, intitulées « Fires of Olympus ». La Paramount se montre intéressée, notamment par l’utilisation des Borgs, mais estime qu’il est temps de passer le relai à la Nouvelle Génération. Shatner publie finalement le roman qui crée une « timeline » alternative à la saga cinématographique (dénommée affectueusement « Shatnerverse »).

Le roman aurait certainement donné un excellent film (bon, on a eut à la place « Star Trek First Contact » qui reste le meilleur long-métrage de la saga donc ça passe), il permet de retrouver tous les personnages préférés des fans : Kirk (le livre est, on s’en doute, entièrement construit à sa gloire), Spock, McCoy, Picard, Riker, Beverly Crusher, Deanna Troy, Julian Bashir, Worf, Data, les Borg et même V’Ger, sans oublier un nouvel et improbable Enterprise.

Est-ce de la grande littérature ? Non ! Est-ce de la grande science-fiction spéculative ? Non plus ! Est-ce de la sci-fi pure et dure, pleine d’action, de rebondissements, de combats spatiaux, de voyages temporels, de personnages iconiques et d’aventures échevelées ? Oui ! 100 fois oui ! STAR TREK LE RETOUR est simplement de l’excellent divertissement et de l’excellent « Star Trek ». Parfois, on n’en demande pas plus. Sauf de poursuivre la lecture du « Shatnerverse » avec les cinq autres volumes disponibles en français (sur les neuf édités en anglais).

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Space Opera, #science-fiction, #Star Trek

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Publié le 11 Février 2020

100% STAR WARS - TOME 8: MUTINERIE SUR MON CALA de Kieron Gillen

Contient Star Wars (2015) #44-49.

Et revoici la princesse Leia qui, au nom de l’Alliance, part demander aux Mom Calamari de lui fournir une nouvelle flotte de combat capable de vaincre l’Empire. Or, la planète à déjà subi le poing impérial (comme vu précédemment dans la série DARK VADOR) et le régent Urtyas refuse de rejoindre la rébellion. Pour sauver la situation, Leia décide de remettre sur le trône le roi déchu Lee-Char, retenu prisonnier depuis une vingtaine d’années.

Continuation de la vaste fresque de Kieron Gillen entamée avec le tome précédent (LES CENDRES DE JEDHA) et prolongement des événements de « Rogue One » (qui semble inspiré les scénaristes de BD par son ton sombre et son côté course désespérée contre des méchants bien trop puissants).

L’ensemble se suit donc plaisamment mais souffre de défauts évidents. On peut également considérer que cette interprétation très « la fin justifie les moyens » de Leia n’est pas flatteuse puisque la princesse n’hésite pas à déposséder un dirigeant pour en remettre un sur le trône afin qu’il serve davantage ses intérêts et ce aux risques de voir une planète entière mise en danger, voire détruite, par l’Empire.

Une intrigue un peu longuette, de belles scènes d’action, des passages réussis, d’autres moins convaincants, quelques notes d’humour, des références (obligées ?) à l’univers cinématographiques avec des ponts tendus vers « Rogue One » et même « Solo ». Sympathique mais sans être transcendant.

Le dessin de Larroca est fidèle à lui-même : très réussi sur les décors et les vaisseaux, globalement raté sur les visages qui, la plupart du temps, sont maladroitement décalqués.

Ce huitième tome s’inscrit dans la droite ligne des précédents : un divertissement plutôt plaisant mais rien qui donne vraiment envie de dire « ouah ». On ajoute un côté finalement anecdotique dans l’esprit des préhistoriques BD « Star Wars » Marvel des années 70/80 : des péripéties certes agréables mais tellement engoncées dans une période figée (« A New Hope » à « L’empire contre-attaque ») qu’aucune véritable surprise n’est possible.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Cinéma, #Comic Book, #Space Opera, #Star Wars, #science-fiction

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Publié le 7 Février 2020

STAR WARS TOME 7: LES CENDRES DE JEDHA

Star Wars (2015) #38-43

Après DARK VADOR et DOCTOR APHRA, Kieron Gillen prend les rênes de la série phare STAR WARS avec cet arc narratif fort réussi en lien avec les événements racontés dans « Rogue One ». Le récit se déroule ainsi sur Jedha, ravagée par les essais de l’Etoile de la Mort. L’Empire continue d’exploiter la planète afin d’en extraire les derniers cristaux Kyber qui alimentent les sabre-lasers. Mais les rebelles décident de venir défendre les derniers partisans de Saw Guerrero et d’en apprendre davantage sur le sacrifice de l’équipe Rogue One.

Contrairement aux épisodes précédents, LES CENDRES DE JEDHA parait faire avancer l’intrigue au-delà des escarmouches lassantes entre l’Empire et les héros de la rébellion. Le scénario se montre donc cohérent, efficace, parfois surprenant avec un gros twist bien amené et crédible. Du bon boulot assorti d’une belle caractérisation des différents personnages quoiqu’on ait encore droit à quelques envolées mystiques sur la Force et les Jedi pas vraiment nécessaires à l’intrigue principale. Mais ce n’est qu’un détail et un menu bémol pour cette une séquelle convaincante de « Rogue One ».

Le tome réutilise également le personnage toujours aussi cynique de la reine Trios dont les actes auront, dans les épisodes suivants, des conséquences dramatiques. Bref, un scénario intéressant et l’impression de voir, enfin, la « grande histoire » de STAR WARS se dessiner sous nos yeux.

Bien évidemment le gros point noir reste encore une fois les dessins de Larroca avec ses décalques grossiers des acteurs des films. Le bonhomme maitrise les armures, les décors, les vaisseaux, les corps mais s’avère absolument incapable de dessiner un visage correct. A ce niveau et sur une série aussi prestigieuse que STAR WARS sa prestation reste sidérante : neuf fois sur dix le résultat de son copié-collé se révèle tout simplement immonde.

Dans l’ensemble et en dépit de dessins trop inégaux pour convaincre, LES CENDRES DE JEDHA reste une réussite et un des meilleurs arcs du nouvel univers étendu.

STAR WARS TOME 7: LES CENDRES DE JEDHA

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Comic Book, #Marvel Comics, #Space Opera, #Star Wars

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Publié le 3 Février 2020

BINTI de Nnedi Okorafor

BINTI, une novella de science-fiction plutôt destinée aux jeunes adultes, fut lauréate des prestigieux prix Hugo et Nebula. L’autrice, d’origine Nigérienne, nous avertit qu’elle traite des « social issues” et notamment des “racial and gender inequality”. Elle s’est également fait connaitre pour son opposition à l’attribution d’un prix basé sur une représentation de Lovecraft (le World Fantasy) et sa demande pour qu’il soit remplacé par une autre statuette basée cette fois sur Octavia Butler. Du pain béni pour les « social justice warriors » et autres hystériques 2.0. Bref, en ouvrant BINTI, on commence à craindre le pensum politiquement correct si prisé des prix en science-fiction récents mais, au final, le court roman de Nnedi Okorafor s’avère plutôt plaisant.

Génie des mathématiques, Binti est la première femme issue du peuple Himba à accéder à l’université intergalactique Oomza Uni. A l’intérieur d’un vaisseau spatial, Binti fait connaissance des autres passagers. Malheureusement, le transporteur est arraisonné par une race extraterrestre, les Méduses, et toutes les personnes à bord sont massacrées, à l’exception de Binti elle-même. Binti se réfugie dans sa cabine puis commence à communiquer avec les Méduses par l’entremise de son « Edan », un artefact trouvé dans le désert.

Avec ce petit roman, Nnedi Okorafor s’éloigne radicalement de la hard-science actuellement en vogue pour un récit à l’ancienne, sorte de space-opéra confiné doublé du thème classique de la rencontre avec « l’autre ». Le tout additionné d’un parfum de « récit d’apprentissage ». La postface nous révèle que cette histoire a été inspirée à l’écrivaine par sa fille de 11 ans et dont l’univers ne semble ici qu’esquisser (on rencontre plusieurs ethnies, des objets bizarres comme les astrolables ou les Edan, le peuple extraterrestre des Méduses, etc.). Les prochains récits dans le même univers (BINTI 2 : HOME et BINTI : THE NIGHT MASQUERADE) développeront probablement une partie de ce vaste monde.

Sans être un chef d’œuvre (les deux récompenses récoltées laissent quand même songeurs et mettent probablement les attentes beaucoup trop haut), BINTI s’impose comme un court roman divertissant, de lecture aisée (y compris en anglais), marqué (mais sans excès) par les racines africaines de l’autrice, plein de bons sentiments et de naïveté mais quelque part agréable en ces temps de SF marquée par la sinistrose dystopique généralisée. Nous avons même droit à un happy end pacifique façon « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, même ceux que l’on considérait comme des ennemis. Pas indispensable mais pas déplaisant.

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Publié le 29 Janvier 2020

STAR WARS: L'ULTIME COMMANDEMENT (LA CROISADE NOIRE DU JEDI FOU 3) de Timothy Zahn

Et voici le dernier volet de la célèbre « Croisade noire du Jedi fou », le livre événement qui lança l’univers étendu de Star Wars et qui demeure, pour bien des fans, la meilleure œuvre littéraire basée sur la saga de George Lucas.

Après L’HERITIER DE L’EMPIRE et LA BATAILLE DES JEDI, voici donc L’ULTIME COMMANDEMENT dans lequel on retrouve le Grand Amiral Thrawn aux commandes de la flotte Katana, prêt à lancer le dernier assaut contre les forces de la Nouvelle République. De leur côté Luke et Leia doivent détruire les usines de clones impériaux sur Wayland et combattre le Jedi fou Joruus C'baoth.

Célébré par les fans, L’ULTIME COMMANDEMENT constitue pour beaucoup la culmination du “Star Wars” post trilogie…oui à l’époque – le début des années 90 - on parlait de trilogie et nul n’imaginait que l’univers serait enrichi (ou pas, pas de polémique) d’une dizaine de films supplémentaires, de séries télés, etc. Bref, la saga était canonique, c’était la véritable suite des aventures de Luke, Leia, Han et les autres et le lecteur frustré de ne plus les voir au cinéma (« Le retour du Jedi » datait déjà de dix ans !) se délectaient de nouveaux personnages comme l’ambigüe Mara Jade, le contrebandier Talon Karrde, le dément Joruus C'baoth et le redoutable mais finalement honorable Thrawn, sorte de Rommell de l’espace qui insiste sur son éloignement du fou furieux que fut Dark Vador.

Vu le nombre de critiques positives, voire dithyrambique, on se permettra quelques petites réserves : le roman, comme les précédents, alterne adroitement action à grand spectacle et scènes intimistes, manigances tordues et stratégie militaire, mais souffre parfois d’un rythme en dent de scie. Parfois l’histoire semble patiner ou se perdre dans les détails, parfois les choses s’emballent et la résolution finale, par exemple, parait expédiée avec un goût de « tout ça pour ça » quelque peu regrettable.

L’écriture, très professionnelle, manque aussi un peu de souffle épique en dépit de l’accumulation de batailles spatiales colossales. Néanmoins, L’ULTIME COMMANDEMENT reste dans le haut du panier des romans adaptés de licence connue. Pour les fans de « Star Wars », la trilogie du Jedi Fou demeure un incontournable qui offre une continuation très travaillée (on mesure l’écart entre les personnages complexes proposés ici et les protagonistes tout lisses de la troisième trilogie cinématographique) aux aventures de Luke et ses amis. Bref, des bémols mais un réel plaisir de lecture et une bonne dose de nostalgie sont au programme de ce grand space opéra.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Cinéma, #Space Opera, #Star Wars, #science-fiction

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