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Publié le 19 Mars 2018

JE SUIS DOCTOR STRANGE

Cette anthologie éditée par Panini à l’occasion du long-métrage consacré au Sorcier Suprême, possède les habituels défauts et qualités de ce type de recueil. Nous avons ainsi de nombreux épisodes provenant de différentes époques (avec, bien sûr, la toute première apparition du personnage) qui permettent de brosser un portrait global de Strange, agrémentés de textes certes courts mais dans l’ensemble pertinents. Il est évident qu’il n’est pas question (ni possible) de viser à l’exhaustivité malgré les 300 pages dévolues aux aventures du fameux magicien.

Ce personnage quelque peu à part dans le « monde Marvel », pas vraiment super héroïque quoiqu’il ait appartenu à plusieurs équipes d’encapés bénéficie d’un cercle restreint mais fidèle d’amateurs. En France ses exploits restent assez peu connus (la sortie du film a néanmoins favorisé les rééditions de quelques sagas classiques). Au fil des épisodes, nous croisons les comparses (Cléa, l’Ancien) et ennemis (Dormammu, Mordo, Cauchemar,…) coutumiers de Strange afin d’avoir une idée plus précise de son « univers » personnel.

 

JE SUIS DOCTOR STRANGE

Les premiers épisodes sont faciles à lire mais pas franchement passionnants avec leur côté vieillot, leur colorisation outrancière (on suspectait – en blaguant - les auteurs d’agir sous LSD) et leurs intrigues redondantes (Strange prend sa forme astrale et un méchant quelconque possède son corps). Heureusement quelques belles planches très psychédéliques parviennent à maintenir un semblant d’intérêt. Par la suite arrive un des bons morceaux de cet album, le crossover (en deux parties, toutes deux incluses) qui oppose le Prince des Vampires au Sorcier Suprême dans les pages du mythique TOMB OF DRACULA. Malheureusement, anthologie oblige, toutes les histoires ne sont pas complètes et certaines, en dépit des textes d’accompagnement souffrent du manque d’une réelle conclusion. L’épisode avec les Défensseurs s’avère ainsi bordélique et indigeste. Par contre celui consacré à la rencontre entre Strange et le Chevalier Noir est réussi et constitue un des meilleurs récits de cette anthologie. Enfin, l’annual qui clôture ce recueil se montre aussi efficace émotionnellement que visuellement splendide. Le court récit humoristique de Stan Lee voyant un Strange désargenté tenter de vendre ses T-Shirts et autres éléments de merchandising est, lui aussi, efficace dans son registre.

Comme toutes les anthologies éditées par Panini, JE SUIS DOCTOR STRANGE se révèle forcément inégal mais constitue une bonne manière de découvrir, pour un prix modique, un personnage important de l’écurie Marvel. Bref, à boire et à manger dans ce recueil plaisant à lire et intéressant par ses textes explicatifs de qualité et son choix d’histoires relativement variées qui permettent de brosser un bon panorama des cinquante années d’existence de Strange. Quoiqu’on risque de ne pas y revenir souvent, JE SUIS DOCTOR STRANGE demeure donc une bonne addition à la bibliothèque des amateurs de comics.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 20 Février 2018

STAR WARS - DOCTOR APHRA TOME 1 de Kieron Gillen et Kevin Walker

Personnage secondaire découverte dans le comics DARK VADOR, le docteur Aphra s’est rapidement imposée comme la nouvelle venue la plus sympathique du nouvel univers étendu. Sorte de croisement entre Indiana Jones et Han Solo au féminin, la belle archéologue n’hésite jamais à tromper son monde ou à trahir ses amis pour assurer son profit. Vu sa popularité, rien d’étonnant à ce que la demoiselle ait droit à sa série personnelle suite à la conclusion de DARK VADOR.

Alors que le seigneur noir la croit morte, Aphra peut voler (dans les deux sens du terme) de ses propres ailes. Notre archéologue de charmes, escortées d’un redoutable wookie, Krsssantan le Noir, et de deux droïdes meurtriers, Triple Zero et BT, vit donc des aventures diverses un peu à l’écart de l’Empire et de la Rébellion. Déchue de son doctorat en archéologie après la découverte de sa tricherie aux examens, la jeune femme se voit dans l’impossibilité de refourguer les antiquités qu’elle a dérobé. Une catastrophe pour notre voleuse. Heureusement, elle est contactée par son père à la recherche de l’Ordu Aspectu, des Jedi dissidents en quête de l’immortalité. Papa veut retrouver leur forteresse cachée et Aphra va l’escorter sur une lune insignifiante où l’Empire installe ses forces afin de fondre sur les rebelles.

A cette intrigue pleine de rebondissements, le récit ajoute quelques clins d’oeils amusants. Ainsi Aphra et son papa se retrouvent sur une lune sans aucun intérêt sur laquelle les Impériaux se sont installés. Il s’agit évidemment de Yavin IV. Peu après le paternel s’étonne de la réalité de l’Etoile Noire : pour lui il ne peut s’agir que d’un canular : « on parle un jour d’une machine capable de détruire une planète et le lendemain elle est détruite ». En effet, ça ne parait pas très sérieux.

STAR WARS - DOCTOR APHRA TOME 1 de Kieron Gillen et Kevin Walker

Ce premier tome alterne l’intimiste, le fun (le récit d’un même événement raconté de manière très « peace and love » par le paternel puis par Aphra elle-même de façon bien plus brutale), le décalé (avec les commentaires toujours aussi ironiques de Triple Zero, droïde psychopathe obsédé par la torture qui constitue la version démoniaque de l’affable C3PO) et l’action pure. Nous avons ainsi droit à une poignée de bastons efficaces, notamment, à mi-parcours (dans l’épisode 3) un combat inégal entre le chasseur de primes Wookie et les forces impériales complètement dépassées par la sauvagerie de leur adversaire.

De leur côté, les dessins sont, dans l’ensemble, réussis et détaillés, à l’exception de quelques cases privées de véritables arrière-plans et qui, dès lors, paraissent un peu vides. Un petit bémol pour une série sinon fort plaisante à suivre.

Hommage humoristique à deux personnages phares campés par Harrison Ford, ce croisement féminin (et lesbien) entre Han Solo et le Docteur Jones se révèle un petit bol de fraicheur dans l’univers étendu, d’autant qu’en s’éloignant des principaux protagonistes de la saga le scénariste possède les coudées franches pour proposer des récits surprenants et plus innovants que dans les séries phares (STAR WARS et DARK VADOR). Une belle réussite dont on attend la suite avec impatience.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #science-fiction, #Comic Book, #Marvel Comics, #Space Opera, #Star Wars

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Publié le 14 Février 2018

MARVEL DELUXE - SIEGE de Brian M. Bendis & Olivier Coipel

Dans la première décennie du XXIème siècle, les « events » Marvel se succèdent, avec de franches réussites (HOUSE OF M, CIVIL WAR), des ratés (SECRET INVASION) et des titres globalement satisfaisant (DARK REIGN). Le problème est qu’à force d’événements successifs, le statu quoi s’en trouve fortement perturbé alors que, parallèlement, la Maison des Idées envahit les salles obscures. Un retour à un « âge des héros » s’impose, bref l’éditeur souhaite repartir sur de bonnes bases et à nouveau promouvoir les versions classiques de ses principaux personnages, ceux qui s’apprêtent à triompher dans leur version cinématographique. Pour cela, il importe de faire table rase des quatre ou cinq années précédentes au cours desquelles Norman Osborn s’est imposé comme l’homme le plus puissant de la terre. Il est, en effet, à la tête du H.A.M.M.E.R. (qui a succédé au Shield) et bénéficie de l’appui de Sentry, l’équivalent d’un dieu en termes de puissance pure. Norman dirige également sa propre version des Avengers, composés de super vilains camouflés, notamment Venom (alias Spiderman), Bullseye (qui campe Œil de Faucon) ou Daken incarnant Wolverine.

Que faire pour changer la donne ? Attaquer Asgard. Un plan  quelque peu hasardeux derrière lequel se cache, une fois de plus, Loki, le malicieux dieu du mensonge. Osborn va donc monter de toutes pièces un incident diplomatique impliquant Volstagg. Ce-dernier, attaqué par les hommes de main de Hood, libère sa puissance dans un stade et fait des centaines de victimes, un drame national qui renvoie directement à la catastrophe ayant conduit à la Civil War. Considérant cela comme une agression envers les Etats-Unis, Osborn déclare la guerre à Asgard.

MARVEL DELUXE - SIEGE de Brian M. Bendis & Olivier Coipel

Avec son sous-texte politique évident et plutôt critique faisant écho aux guerres récentes (inventons un prétexte, laissons l’ennemi réagir et lançons la politique d’invasion), SIEGE reste un honnête « event » condensé sur seulement quatre numéros, ce qui évite le délitement habituel de la bonne idée de base dans des pages et des pages de blablas inutiles.

L’intrigue, serrée, se voit donc bouclée en moins de 100 pages et reste plaisante à suivre, quoique tout cela s’apparente surtout à une manière plus ou moins habile de conclure les storyline en cours pour relancer la machine. Les events Marvel se rapprochent d’ailleurs de plus en plus des shows pay per view du catch : indispensables pour comprendre la situation actuelle mais finalement sans grandes conséquences, les jeux d’alliances étant destinés à être repensés rapidement. Ici, la période « Dark reign » (thématiquement intéressante) se voit donc effacée sans qu’il ne reste de grandes conséquences : Tony Stark revient, les super héros sont à nouveau appréciés, la loi de registration ayant conduit à la Civil War abrogée,… Bref on repart cinq ou six ans en arrière comme si de rien n’était. Reste que cette histoire simpliste se trouve bien servie par le dessin efficace d’Olivier Coipel, ce qui permet de la lire sans déplaisir.

De plus le deluxe propose son lot de tie-ins plus ou moins intéressants : on commence avec les prémisses de l’intrigue principales (« The Cabal ») et on enchaine avec des numéros consacrés à Captain America, Loki, les Young Avengers, les Secret Warriors et Spiderman avant un épilogue voulu émouvant mais sans  grand intérêt sur Sentry. Rien de vraiment passionnant mais rien de déshonorant non plus, excepté le combat foireux de Captain America et Bucky contre le ringard Razorfist.

Pour une fois, Panini fait preuve d’une certaine cohérence dans sa présentation et offre quelques bonus comme des couvertures ou des croquis, ce qui donne à l’ensemble un côté « bel objet » pas désagréable. A l’image de ce récit sans surprise mais divertissant.

MARVEL DELUXE - SIEGE de Brian M. Bendis & Olivier Coipel

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Publié le 1 Février 2018

BLACK HAMMER TOME 1 - ORIGINES SECRETES de Jeff Lemire & Dean Ormston
BLACK HAMMER TOME 1 - ORIGINES SECRETES de Jeff Lemire & Dean Ormston

Lorsque Jeff Lemire imagine BLACK HAMMER, voici une dizaine d’années, il ne pense pas pouvoir un jour illustrer de « véritables » comics super héroïques, autrement dit l’auteur se désespère de travailler pour Marvel ou DC. Plutôt que se lamenter sur son sort, Lemire décide de créer ses propres personnages, un peu à la manière du WATCHMEN d’Alan Moore, pour livrer sa vision, à la fois personnelle et référentielle du monde des encapés. Comme la naïveté initiale des récits n’est plus (tout à fait) de mise en ce XXIème siècle adepte de la déconstruction des mythes et du « méta », Lemire dépoussière la bande dessinée super-héroïque en la rendant plus mâture et en abordant certaines thématiques jadis taboues (notamment liées à la sexualité de ses héros). Mais l’auteur assume également ses clins d’oeils et références, lesquels vont de l’Age d’or (les Marvel « guerriers », la Justice Society of America, etc.) à La créature du Marais en passant par la science-fiction rétro (un robot décalque le Robbie de « Planète Interdite ») et une sorcière tirée des TALES FROM THE CRYPT

BLACK HAMMER TOME 1 - ORIGINES SECRETES de Jeff Lemire & Dean Ormston

Après une ultime bataille au cours de laquelle ils ont sauvés la ville de Spiral City du terrible Anti Dieu, une poignée de combattants aux supers pouvoirs se retrouvent piégés dans une réalité alternative, au cœur d’une bourgade toute droit sortie d’un tableau d’Americana. Nous y retrouvons Abraham Slam (inspiré par Captain America et le Widcat de la Distinguée Concurrence), boxeur ayant mis ses talents au service du monde libre et du mode de vie américain. A ses côtés, Gail, jeune fille ayant reçu des pouvoirs divins par un grand sorcier (un hommage à Shazam / Captain Marvel) mais éternellement coincée dans son corps juvénile. En dépit de ses désirs très féminins, Gail doit aller à l’école pour ne pas éveiller la méfiance des locaux. De son côté, Barbalien, alias Mark Marz, guerrier métamorphe martien calqué sur le Martian Manhunter dissimule à la fois sa nature extra-terrestre et son homosexualité. Madame Dragonfly, la sorcière au lourd fardeau, garde une étrange cabane du mystère tandis que l’ombre de Black Hammer, supposé décédé, plane sur cette famille dysfonctionnelle. Enfin, nous découvrons le Colonel Weird, prototype du soldat de l’espace à la Adam Strange cher aux space opéra du temps des pulps.

BLACK HAMMER TOME 1 - ORIGINES SECRETES de Jeff Lemire & Dean Ormston

Très joliment illustré par un Dean Ormston sachant, lui aussi, capturer l’essence de la bande dessinée américaine de l’âge d’or, BLACK HAMMER constitue une belle déclaration d’amour aux comics qui prouve qu’un auteur talentueux peut encore renouveler le genre, en apparence sclérosé, de la saga d’encapés. Loin de l’action trépidante et des pleines pages de « pif paf kaboom », l’important réside ici dans la psychologie des personnages et leur évolution, leur histoire, souvent tragique, étant ponctué de flashbacks les resituant dans leurs époques respectives précédant la grande « Crisis » les ayant catapultés dans ce bled perdu des Etats-Unis.

Bref, Lemire signe véritablement une réussite totale appelée à devenir, on l’espère, à son tour une référence. A condition que la suite (attendue pour 2018) soit aussi réussie, nul doute que BLACK HAMMER aura sa place dans toute BDthèque qui se respecte et saura plaire à la fois aux inconditionnels des super-héros comme aux réfractaires au genre.

Comme d’habitude, l’édition Urban se montre en outre excessivement soignée avec de nombreux bonus intéressants (fiche de personnage, notes diverses, couvertures originales) pour un prix modique (proposé à 15 euros, le prix de lancement était de 10 euros !) : un sans-faute à tous les niveaux

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Comic Book, #science-fiction, #Superhéros, #Marvel Comics, #DC

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Publié le 25 Janvier 2018

JESSICA JONES: THE PULSE de Brian Michael Bendis

Après le succès d’ALIAS JESSICA JONES, Bendis revient à son personnage fétiche pour une nouvelle série d’aventures plus intimistes que pétaradantes. Si Jessica reste sympathique, sa grossesse la change et la rend beaucoup plus dépendante de son compagnon, Luke Cage (ex Power Man), ce qui modifie radicalement l’orientation de la série. Le ton y est également beaucoup plus léger, une conséquence de l’abandon du label « Max » qui permettait davantage de liberté au niveau des dialogues, de la violence et de la nudité. Certains n’ont d’ailleurs guère apprécié ces changements et THE PULSE a essuyé son lot de critiques, parfois virulentes. Disons-le tout net, cela semble injustifié : certes Bendis ne retrouve pas l’excellence d’ALIAS JESSICA JONES (la série super-héroïque pour ceux qui n’aime pas les séries super-héroïques !) mais THE PULSE demeure un vrai bon moment de lecture et se situe largement au-dessus du tout venant de chez Marvel.

JESSICA JONES: THE PULSE de Brian Michael Bendis

Cette fois, Jessica partage la vedette avec le plus célèbre journaliste du Daily Bugle, Ben Urich (l’homme qui connait l’identité de Daredevil mais refuse de la dévoiler au désespoir de l’irascible J.J.J). Confronté à des ventes qui s’écroulent (« c’est terrible, les gens ne lisent plus, nous sommes la première génération à avoir perdu l’habitude de lire le journal le matin »), le boss du Bugle doit réagir et lance un supplément, « The Pulse », consacré aux super-héros. Urich et Jessica Jones vont s’en charger. L’anti héroïne détective devient donc journaliste, ce qui permet de relancer la machine. Une bonne idée, sauf pour les réfractaires à l’évolution du personnage.

Dans le premier arc, « Thin Air », Jessica enquête sur la mort mystérieuse d’une de ses collègues du Bugle et découvre l’implication de Norman Osborn, alias le Bouffon Vert. Spidey effectue sa petite apparition réglementaire et l’intrigue annonce la suite de l’univers Marvel avec la prise de pouvoir d’Osborn durant le Dark Reign.

Ensuite, un tie-in de la saga « Secret War » envoie la jeune femme à la recherche de Luke, blessé et kidnappé. Iron Fist et l’Hydra seront, eux aussi, de la partie.

« Fear », la dernière histoire, plus intimiste, se consacre à l’accouchement de Jessica, à ses craintes, etc.

Un tie-in correct à HOUSE OF M dans lequel on retrouve Hawkeye et un annual dispensable consacré au mariage de notre couple complètent le sommaire.

JESSICA JONES: THE PULSE de Brian Michael Bendis

Les intrigues sont plaisantes, les personnages attachants et, dans l’ensemble, THE PULSE reste fort agréable quoique cet « ajout » soit en-deçà d’ALIAS JESSICA JONES (devenu un véritable classique de la bande dessinée super-héroïque des années 2000 et une des meilleures livraisons de la Maison des Idées).

Les différentes histoires peuvent également moins facilement s’apprécier de manière indépendante : on sent Bendis tisser sa toile afin d’entremêler les récits appelés à consolider l’univers Marvel du XXIème siècle : il faut au lecteur une certaine connaissance de celui-ci pour apprécier les scénarios proposés, en relation avec HOUSE OF M, SECRET WAR, DARK REIGN, NEW AVENVERS, etc.

Pour beaucoup, THE PULSE fut une déception mais celle-ci doit être relativisée : si ce n’est pas un incontournable comme ALIAS JESSICA JONES cela reste un comic bien écrit, bien dessiné et très plaisant proposé, en outre, dans une édition correcte et à un prix tout doux (17 euros pour 360 pages !). Bref, pas de quoi s’en priver pour les amateurs de ce personnage des plus intéressants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 16 Janvier 2018

JE SUIS WOLVERINE d'auteurs divers
JE SUIS WOLVERINE d'auteurs divers

La collection « je suis… » (variante « nous sommes… ») chez Panini reste une des meilleures initiatives de l’éditeur qui y reprend la formule gagnante des anthologies Urban consacrées aux personnages DC comics.

Proposés pour permettre aux néophytes de se familiariser avec un protagoniste de l’univers Marvel, souvent à l’occasion de la sortie d’un long-métrage, les ouvrages de la collection permettent un bel aperçu chronologique de son évolution.

Lancé pour accompagner la diffusion dans les salles de l’excellent LOGAN, ce recueil débute logiquement voici plus de quarante ans (eh oui…déjà!) avec la première apparition du Griffu lors d’un double épisode de l’Incroyable Hulk dans lequel ce dernier se confronte au Wendigo. Nous sommes en 1974 et Logan n’y est qu’un personnage secondaire encore mal défini et affublé d’un costume quelque peu ridicule, d’ailleurs ses griffes ne font pas encore parties de son squelette mais sont placées sur des gants. Par la suite, nous retrouvons le mutant douze ans plus tard lors du « loup blessé » scénarisé par Chris Claremont dans les pages d’UNCANNY X MEN. Au fil des pages, nous assistons à l’accroissement de sa popularité jusqu’à ce qu’il devienne le plus populaire des X-Men. Logan affronte également son increvable ennemi Dent de Sabre dans « 24 heures », toujours écrit par Claremont mais cette fois pour la série solo WOLVERINE.

JE SUIS WOLVERINE d'auteurs divers

Vient ensuite le gros morceau de cette anthologie avec l’excellent « De sang de sables et de griffes », triple épisode signé Larry Hama (scénario) et Marc Silvestri (dessin) datant de 1991. Wolverine, accompagné de son compatriote Puck de la Division Alpha, y combat durant la guerre civile espagnole et rencontre Hemingway et George Orwell. Du tout bon comics, divertissant et spectaculaire.

Toujours dans une perspective historique, « Les chevaliers de Madripoor » se déroule en 1941 et permet au Glouton de fréquenter Captain America et Black Widow. Parmi les autres numéros mémorables citons un affrontement ultra musclé avec le Punisher et, surtout, l’incroyable et très adulte « Prisonnier Zéro » dans lequel Wolverine se retrouve prisonnier d’un camp de concentration durant la seconde guerre mondiale et survit stoïquement à tout ce que ses geôliers lui font subir.

 

JE SUIS WOLVERINE d'auteurs divers

Comme toujours ce genre d’anthologie peut paraitre réducteur puisqu’elle fait l’impasse sur de grandes sagas ou des épisodes mémorables (sa virée au Japon, ses démêlées avec le Phenix, etc.) mais, dans l’ensemble, difficile de ne pas apprécier les intrigues proposées, certes parfois tronquées mais toujours intéressantes pour mesurer l’évolution du personnage. Les textes pertinents qui accompagnent les différentes histoires et la qualité générale de celles-ci, souvent illustrées par des dessinateurs talentueux et inspirés, achèvent de rendre JE SUIS WOLVERINE indispensable aux fans du mutant griffu. Un des meilleurs recueils sortis chez Panini.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics, #Mutants, #X Men

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Publié le 28 Décembre 2017

DARK AVENGERS VOLUME 2 de Brian Michael Bendis

Nouvelle livraison de 264 pages pour conclure la saga de Norman Osborne à la tête de ses Vengeurs Noirs. La plupart des récits composant ce recueil sont soigneusement écrits par Brian M. Bendis et illustrés par Mike Deodato qui offre un très bon boulot.

On commence avec un gros affrontement (étalé sur quatre numéros) entre nos Avengers et le tout puissant Homme Molécule, autrement dit ce qu’on fait de plus puissant, ou peu sans faut, dans le domaine du super vilain détraqué. Du coup, Norman a bien du mal à garder la tête froide, d’autant que son « arme secrète », le quasi divin Sentry, est immédiatement abattu par le maitre des manipulations moléculaires. Comme disent les autres Avengers « ce type était plus puissant que nous tous réunis, alors qu’allons-nous pouvoir faire ? ». Débarquent les hommes du Hammer et le combat continue.

Ce récit efficace jongle entre les aspects les plus dramatiques et l’action, avec une bonne caractérisation des protagonistes. Si Norman tente de contrôler Sentry ce-dernier éprouve bien des difficultés à se maitriser lui-même, toujours prêt à laisser exprimer son côté obscur, représenté par Void. Ces démêlées schizophréniques apportent le sel nécessaire à un récit classique mais bien mené et agréable.

DARK AVENGERS VOLUME 2 de Brian Michael Bendis

L’annual consacré à Marvel Boy fait office d’interlude et n’apporte pas grand-chose tandis que les cinq petits épisodes, chacun consacré à un « second couteau » de l’univers Marvel se feuillettent distraitement mais seul celui sur Jack O’ Lantern se montre intéressant. On a aussi droit à quelques pages sur Spymaster qui se laissent lire. Mais dans l’ensemble rien de bien folichon dans cette fournée proche du remplissage.

Les épisodes 13 à 16 de la série signent la fin de la période « Dark reign », laquelle s’étendit quand même sur environ deux ans de publication. Elle impacta plus de vingt-cinq séries régulières, sans compter autant de mini-série ou de one-shots. Cependant, contrairement à la plupart des « events » Marvel, tel le précédent SECRET INVASION auquel il succède, le Dark Reign ne s’appuie pas sur une mini-série, d’où la difficulté à le résumer en volume. Ces quatre derniers épisodes des Dark Avengers s’intègrent ainsi dans la continuité de l’event SIEGE et sont par conséquent assez difficiles à évaluer isolés de ce crossover pas spécialement réputé. 

Bien sûr, Panini n’a - encore une fois ! - pas accompli le moindre effort pour faciliter la lecture aux néophytes. Les histoires s’enchainent sans résumé, sans présentation des personnages ou du contexte, sans même une page de transition entre les différentes intrigues. Le niveau zéro de la politique éditoriale. Le comble intervient entre les épisodes 15 et 16, normalement séparés par l’intrigue de SIEGE. Du coup on passe, d’une page à l’autre, entre un Norman tout puissant accompagné de ses Vengeurs à un Norman emprisonné et désavoué sans qu’il soit possible d’y comprendre quelque chose. Dommage car la période du Dark Reign reste une des plus excitantes et plaisantes dans la chronologie récente de Marvel. Il aurait donc était intéressant d’effectuer une présentation plus cohérente de cette suite d’événements non seulement pour attirer le novice mais aussi afin d’en expliquer les tenants et aboutissants. Peine perdue. Reste un album correct et d’une lecture agréable quoique l’on ait la désagréable impression de lire des fragments épars d’une plus vaste intrigue.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 3 Novembre 2017

SPIDERMAN OMNIBUS de David Michelinie et Todd McFarlane

Panini propose ici un omnibus très épais (850 pages !) qui compile deux années d’Amazing Spiderman, soit 35 épisodes pour la plupart illustrés par Mac Farlane. Evidemment, tout n’est pas du même niveau mais, dans l’ensemble, cette copieuse lecture se révèle de qualité.

On débute avec un arc consacré au Docteur Octopus qui, lassé d’être toujours battu par Spidey, décide de détruire entièrement New York et on enchaine avec un double épisode centré sur un vilain de seconde zone, Chance. Ce-dernier est cependant relativement intéressant puisque ce mercenaire ne travaille pas pour l’argent mais bien par amour du risque. D’abord adversaire de Spidey, il finit par s’allier au monte-en-l’air et se retourne contre ses employeurs qui l’ont trahi. Plutôt agréable.

Vient ensuite le légendaire épisode 300 qui marque les 25 ans de Spiderman et introduit le plus célèbre de ses vilains, le fameux symbiote extra-terrestre Venom. Pas mal, quoiqu’on eût aimé davantage de développement et que la personnalité d’Eddie Brock (le journaliste disgracié porteur du parasite alien) soit plus creusée. Cet épisode permet néanmoins d’inaugurer un nouveau statu quo : le Tisseur récupère son ancien costume rouge et bleu puis déménage pour s’établir avec Mary-Jane dans un appartement huppé de Manhattan, ce qui aura rapidement de dramatiques conséquences.

SPIDERMAN OMNIBUS de David Michelinie et Todd McFarlane

L’arc suivant montre Spidey s’allier avec Silver Sable et l’Homme Sable (beaucoup de sable donc !) afin de dérouiller quelques nazillons. Rien de bien original pour ces trois épisodes qui traitent des hésitations de Peter Parker à déménager au Kansas (où on lui offre un nouveau job). Notre héros se demande en outre comment va réagir une Mary-Jane toujours présentée comme particulièrement futile et uniquement préoccupée par sa carrière de mannequin. Heureusement, lorsque la tension monte, MJ sait comment détendre son mari. Bref, ces épisodes ne sont pas exceptionnels et ont même pris un coup de vieux (le dessin accuse lui aussi le poids des ans) mais se révèlent parfois amusants avec quelques touches d’humour bienvenues.

Pour la suite, Spidey s’associe encore avec un autre personnage borderline, le Rodeur, afin de récupérer un précieux calice dans lequel un puissant homme d’affaires à dissimuler des informations compromettantes. Le cambrioleur grabataire Black Fox complique la donne mais tout rentre dans l’ordre au final. Pendant ce temps, un riche nouveau venu, Jonathan Caesar, propriétaire de l’appart où logent Peter et sa copine, se montre entreprenant envers MJ. Le scénariste, par petite touche, annonce la suite de son intrigue tandis que Peter affronte le ringard Hanneton Brutal dans un épisode humoristique de transition qui annonce le retour de l’autrement plus redoutable Caméléon.

Une longue intrigue va, par la suite, occuper de manière plus personnelle Peter Parker puisque Mary-Jane est kidnappée par un admirateur détraqué, le précité Jonathan Caesar. Peter, qui pense tout d’abord qu’un de ses ennemis a découvert son identité secrète, mène l’enquête. Il croise quelques vilains de seconde zone, retrouve finalement son jackpot de rouquine et arrête Caesar ce qui conduit, directement, à l’expulsion du couple de leur appartement. Les voici donc de retour chez tante May. Entre temps, Spidey a été pris dans le crossover « Inferno » dont nous ne connaitrons que des épisodes épars. Cela n’aide guère à la compréhension de cet événement qui impacta les trois séries « Spiderman » à la fin des années ’80. Un peu plus tard on croise Mysterio avant un combat entre le Super Bouffon et un Harry Osborn assumant l’identité du Bouffon Vert.

La suite traite des difficultés du couple Peter – MJ, leur recherche d’un appartement abordable à New York, les problèmes de MJ (depuis sa prison Caesar cherche à ruiner sa carrière), le peu de temps dont dispose Peter pour combiner ses études, son job de photographe et sa vie super-héroïque, etc. On retrouve quelques vilains biens connus comme le Lézard, Venom, Scorpion, Rhino, Backlash, etc. Certaines intrigues, malheureusement, se poursuivent hors des pages d’Amazing Spiderman, ce qui nous prive des conclusions de certains arcs, en particulier celui qui voit le Caméléon remplacer Jonah. Pour une fois ne blâmons pas trop Panini : inclure les développements et conclusions de toutes les sous-intrigues auraient doubler l’épaisseur de ce déjà très imposant recueil.

L’histoire la plus longue (en six épisodes) expédie Spidey en Symkarie où il aide Silver Sable à déjouer un « grand complot ». Si le contexte géopolitique se montre restreint et guère crédible, l’intrigue fonctionne agréablement et Spidey croise le Paladin, le radical Solo et même Captain America afin de déjouer les plans de Crane Rouge.

SPIDERMAN OMNIBUS de David Michelinie et Todd McFarlane

Moins convaincant, les derniers récits appartiennent au cross-over ACTS OF VENGEANCE durant lequel les héros combattent des vilains qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de rencontrer. Spidey affronte ainsi Graviton, Magneto et une Tri-Sentinelle, obtenant au passage les immenses pouvoirs de Captain Universe. Malgré les fréquentes notes de bas de page de Panini nous invitant à acheter le cross-over en question (dont les critiques disponibles n’incitent guère à cette couteuse acquisition) tout cela ne semble guère passionnant et lire ces épisodes, souvent amputés de leur début et de leur fin, demeure frustrant. Le tout, assez simpliste, reste cependant compréhensible et distrayant mais ces histoires ne vont jamais au-delà de leur très basique et très geek idée de base : et si on confrontait Spidey à des vilains qu’il n’a jamais combattus, comme ça, sans vraie justification, juste pour voir.

Malgré ses bémols, cet Omnibus s’avère de bonne facture. Au fil des pages MacFarlane prend plus d’aisance avec le personnage et immortalise Spidey dans des poses acrobatiques improbables qui soulignent ses muscles (bon travail d’encrage aussi) et sa toile souvent entortillée de manière très organique. Les histoires combinent, souvent adroitement, la vie quotidienne de Peter et ses soucis journaliers avec son existence super-héroïque, ce qui rend le personnage fort attachant. On a donc les touches d’émotion avec la maladie de Nathan (le protégé de tante May), l’envie de Peter de voler de ses propres ailes tout en restant proche de tantine, les disputes et réconciliations du couple Peter – MJ. Bref, cela se conforme totalement à la volonté de Stan Lee de présenter des personnages extraordinaires dans des situations ordinaires.

Certes, l’omnibus se montre forcément inégal mais, dans l’ensemble, ces quelques 800 pages, agrémentées de bonus un peu chiches, montrent un très bon rapport qualité / prix…à condition de pouvoir aujourd’hui le trouver à un prix décent car la spéculation a fait son oeuvre.

SPIDERMAN OMNIBUS de David Michelinie et Todd McFarlane

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Rédigé par hellrick

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Publié le 27 Octobre 2017

DARK AVENGERS - TOME 1 - LES VENGEURS NOIRS de Brian Michael Bendis et Mike Deodato

Fidèle à sa tradition de rééditer en Deluxe les principaux Events de la Maison des Idées, Panini a proposé deux volumes consacrés à la période dite du « Dark Reign », auxquels s’ajoutent trois Monsters qui regroupent chacun douze épisodes supplémentaires. Bref, le grand jeu pour une période de transition importante de l’univers Marvel. Malheureusement, comme toujours avec Panini, aucun bonus, aucun contexte, aucune explication pour se mettre ou se remettre dans le bain, pas même une page de résumé de ce qui s’est passé précédemment. Encore une fois le minimum syndical…et même moins. Enfin, on a l’habitude, on fera avec même s’il est toujours rageant de voir des œuvres réussies amoindries par une politique éditoriale paresseuse.

Suite à la SECRET INVASION, Tony Stark est désavoué et Norman Osborn prend la tête du Hammer, une nouvelle agence gouvernementale succédant au Shield. Afin d’asseoir son autorité, il rassemble une nouvelle équipe de Vengeurs : Osborn engage tout d’abord Ares et Sentry, puis réunit Daken qui passe pour Wolverine, Venom transformé en Spiderman, Opale devenue Miss Marvel et le psychopathe Bullseye qui incarne Œil de Faucon aux côtés d’un guerrier Kree chargé de camper Captain Marvel. Osborn, pour sa part, accède à la technologie de Stark Industrie et prend les rôles laissés vacants par Captain America et Iron Man : équipé d’une armure aux couleurs de la bannière étoilées il parade en Iron Patriot.

DARK AVENGERS - TOME 1 - LES VENGEURS NOIRS de Brian Michael Bendis et Mike Deodato

La première mission de ces « vengeurs noirs » les emmène en Latvérie où ils défendent Fatalis des agissements de Morgane la Fée. Osborne tente également de s’imposer comme le vrai chef d’équipe de cette poignée de fortes têtes.  

Après l’échec de SECRET INVASION, ce nouvel événement Marvel s’avère une très bonne surprise et démontre qu’il est encore possible de proposer un comic-book mainstream intelligent et bien mené avec nos encapés favoris. Quoiqu’un peu trop de pages soient consacrées à des combats assez classiques, le récit avance plaisamment grâce à la caractérisation efficace des protagonistes servie par des dialogues réussis (voir des psychopathes comme Bullseye jouer les héros et déclarer à un flic anti-émeute « je sais pas comment vous faites, c’est nul de pas pouvoir les tuer » reste savoureux). Les dessins de Mike Deodato sont, eux aussi, bien jolis et tirent indéniablement vers le haut un récit dans lequel Sentry et un Norman plus machiavélique que jamais se taillent la part du lion. La personnalité de Norman a rarement été aussi bien cernée et son accession vers un immense pouvoir se fait de manière crédible (même si lui donner, à la base, les clés de ce pouvoir parait peu vraisemblable) jusqu’au cliffhanger final qui le laisse…disons vert de rage. Une bien belle saga !

DARK AVENGERS - TOME 1 - LES VENGEURS NOIRS de Brian Michael Bendis et Mike Deodato

Aux six épisodes de « Dark Avengers » succède un mini crossover intitulé « Utopia » qui oppose nos vengeurs noirs aux X-Men. En effet, le problème mutant ressurgit lorsque des manifestants menés par Trask se heurtent à des mutants hostiles. La situation dégénère et Cyclope semble incapable de ramener le calme. Osborn demande donc à Emma Frost de constituer une nouvelle équipe de « X Men gouvernementaux » avec l’approbation de Charles Xavier et du Fauve. En réalité, les deux mutants sont détenus par Osborn : Xavier a été remplacé par la métamorphe Mystique et Darkbeast, issu d’un monde parallèle, a pris la place de McCoy.

Cet « Utopia » souvent critiqué n’est en effet pas exempt de défauts. Tout d’abord est-ce vraiment une bonne idée pour les mutants rebelles de s’en prendre physiquement aux partisans de Trask ? Pas vraiment puisque la situation, jusque-là simplement tendue, dégénère complètement et impose couvre-feu, contrôle gouvernemental, etc. L’intrigue parait donc rapide à se mettre en place et aurait nécessité un développement plus nuancé et une montée en puissance plus insidieuse. Les scénaristes ont malheureusement opté pour une progression stéréotypée et prévisible, ce qui s’explique sans doute par le nombre de pages impartis. De plus, les trop nombreux dessinateurs qui se succèdent sur le titre en rendent la lecture peu agréable, leur style étant bien différents. L’idée générale, encore une fois, parait très classique : le lecteur assiste à l’opposition entre les partisans des mutants et les défenseurs de l’homo sapiens, les uns modérés, les autres extrémistes. Rien de neuf mais, en dépit de ses nombreux bémols, l’intrigue se suit sans déplaisir et la création des « dark X Men » demeure intéressante. On peut certes chipoter et parler d’un potentiel gâché (le tout aurait pu constituer un petit classique de la Marvel) mais « Utopia » se laisse lire agréablement et se révèle, à tout prendre, largement au-dessus de bien des crossovers récents.

Des défauts, une publication à la va-vite qui risque de laisser une partie des lecteurs sur le carreau mais, en résumé, un tome très estimable que l’on prend plaisir à lire.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 19 Octobre 2017

LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN de J. M. DeMatteis & Mike Zeck

Récit emblématique relativement récent (enfin il date à présent d’une trentaine d’années…comme le temps passe !) LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN s’est rapidement imposé comme un véritable classique de l’Homme Araignée. Le récit était d’ailleurs bien aidé par une couverture mémorable et sinistre montrant Spidey sortir de sa tombe après son « assassinat » supposé par Kraven.

Crossover entre les trois séries de Spiderman (« Web of spiderman », « Peter Parker the spectacular spiderman » et « Amazing spiderman »), cette saga en six chapitres eut droit à pas moins de cinq publications en France.

LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN de J. M. DeMatteis & Mike Zeck

L’intrigue montre un Kraven fatigué mais bien décidé à prouver sa supériorité sur son vieil ennemi Spiderman. Il réussit à l’endormir avec une fléchette hypodermique, l’enterre et prend sa place, affublé de son costume. Sauvée d’une agression par Spiderman (donc Kraven), Mary-Jane Watson, épouse de Peter Parker, comprend que quelqu’un d’autre se dissimule sous le masque. Kraven, par la suite, tente de stopper le monstrueux homme-rat Vermine mais Spidey est bien décidé à faire payer au chasseur ces longues journées au fond de son cercueil.

LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN de J. M. DeMatteis & Mike Zeck

Créé par Stan Lee et Steve Dikto en 1964 et souvent considéré comme un second couteau assez ringard, Kraven reste pourtant un personnage intéressant dans la mythologie de Spiderman. Tout d’abord ses motivations sont le plaisir de la chasse et non pas l’argent ou la vengeance. Kraven possède également un code de l’honneur personnel et un background travaillé qui trouve ses sources jusque dans la révolution russe. Ce récit va utiliser ces éléments à bon escient puisque Kraven ne tue pas son ennemi mais se contente de le droguer avant de prendre sa place pour prouver sa supériorité (ce qui annonce le long arc narratif de SUPERIOR SPIDERMAN avec Octopus sous le masque).

Cependant, LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN présente également Kraven sous un jour défavorable puisqu’il perd peu à peu son humanité pour sombrer dans la folie en laissant s’exprimer le côté le plus cruel et animal de sa personnalité. Il faut attendre la fin du récit pour que le Chasseur retrouve son honneur et choisisse la seule voie possible…

La narration, originale et réussie, donne ainsi la vedette au vilain et se focalise essentiellement sur sa personnalité, avec ce mélange de haine mais surtout d’admiration qu’il éprouve envers Spiderman. Les dessins, pour leur part, se révèlent de belle facture et participent activement à la création d’une atmosphère particulière, loin du Spiderman rigolo habituel, qui flirte même avec l’horreur par la présence du monstrueux Vermine.

 

LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN de J. M. DeMatteis & Mike Zeck

Supportant parfaitement de nombreuses lectures, d’une grande richesse thématique, LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN demeure, trente ans plus tard, un des sommets de Spiderman en bandes dessinées. Incontournable !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Superhéros, #Marvel Comics, #Spiderman

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