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Publié le 17 Décembre 2021

100% STARS WARS TOME 9 – LA MORT DE L’ESPOIR de Kieron Gillen & Salvador Larroca

Contient Star Wars (2015) #50-55.

Et voilà la suite du grand arc imagine par Gillen depuis une douzaine de numéros, un épisode qui se veut en quelque sorte la riposte de l’Empire à la destruction de l’Etoile Noire (et donc à « Star Wars IV : Un nouvel espoir). Cette fois, trahi par la reine Trios, les rebelles sont coincés dans leurs vaisseaux, incapables de déployer leurs chasseurs et tirés comme des lapins par les destroyers stellaires menés par Vador. La série de belles victoires rebelles devaient fatalement s’arrêter et ce tome explique comment ils se sont repliés (ce qui devrait logiquement mener les survivants vers une certaine base sur Hoth) tant la flotte est ici littéralement mise en pièces par les vaisseaux impériaux.

Le scénariste se centre sur un Vador surpuissant et dévastateur (à l’image du final de « Rogue One » dont la noirceur sert d’inspiration à cette intrigue) mais met également en valeur Trios. Cette dernière trahit certes la rébellion mais en quelque sorte contrainte et forcée : elle ne souhaite pas infliger à son peuple la destruction vécue par Aldéraan. Evidemment on retrouve quelques facilités (une nouvelle fois les rebelles doivent s’introduire chez l’ennemi pour dérober les codes nécessaires, un ressort dramatique usé qui tourne ici au procédé), un certain manque de caractérisation des personnages secondaires (introduits rapidement et tout aussi vite expédiés pour mettre en valeur leur sacrifice) et une prédominance de l’action au détriment du reste. Malgré tout (et la présence de Larroca au dessin pour une dernière prestation un peu moins catastrophique que d’habitude, autrement dit un peu moins photoshopée par-dessus la jambe) LA MORT DE L’ESPOIR s’impose comme un très bon arc narratif qui rapproche, peu à peu, nos personnage de « L’Empire contre-attaque ». Du space-opéra pur jus riche en action et qui peut certes se résumer à une énorme bataille spatiale mais n’en reste pas moins plaisant.

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Publié le 3 Décembre 2021

WHO WILL JUDGE THE HULK? d'Archie Goodwin, Harlan Ellison et Roy Thomas

Un demi-siècle ! Voici un beau voyage en arrière aux temps lointains de la Maison des Idées, ce que l’on dénomme à présent l’Age de Bronze. Pourtant, la plupart des scénarios ici proposés ne semblent pas datés et tiennent encore très bien la route. On y trouve évidemment quelques facilités et autres naïvetés d’un temps plus « simple » et sans doute plus manichéen. Mais cela ne gène pas le plaisir de lecture tant les différents chapitres sont enlevés et inventifs. Ils capturent la condition de Hulk, moins super-héros / vilain que paria en quête d’un remède à sa condition (comme le Werewolf by Night ou Man Wolf)…bref le Hulk évolue dans un univers qu’il craint de détruire, d’où ses difficultés à poursuivre sa relation avec Betty Ross. Les tentatives du Général Ross de le retransformer en Bruce Banner occupent, par conséquent, une bonne partie de ce run surtout que Mr Fantastic essaie lui aussi de lui rendre son apparence humaine. Souvent, malheureusement pour le Titan Vert, l’expérience fonctionne mais une menace l’oblige à se « sacrifier » pour laisser de nouveau parler la bête.

Les vilains rencontrés sont, eux, variés : le Leader, un cafard soumis à une évolution accélérée, le Caméléon et Hydra. Il aboutit également dans un monde subatomique dans lequel il tombe amoureux d’une souveraine à la peau verte, Jarella. Le Hulk se confronte également à quelques héros, notamment Doc Samson, les anciens X-Men Havok et Polaris, les Avengers (à l’occasion d’un crossover en deux parties), Ant-Man.

Dans un épisode mémorable, le Hulk est mis en jugement par une grande partie de la communauté super-héroïque mais trouve un défenseur en la personne de l’avocat Matt Murdock. La question n’est plus de séparer l’homme de l’artiste mais bien l’homme du Hulk. Autre réussite, le chapitre où, après avoir absorbé les particules Pym, notre géant se retrouve à la taille d’un Playmobil et doit combattre les rats lancés à ses trousses par Hydra. Très fun, d’autant que l’arc se poursuit dans le monde de Jarella où le Hulk devient une sorte de libérateur anticipant l’excellent PLANET HULK publié plusieurs décennies plus tard !

Si le pathos peut sembler pesant par moment (surtout lorsque l’on lit les différents épisodes à la suite), la qualité des scénarios proposés, l’art du montage et l’enchainement des cases emportent l’adhésion, aidés par des dialogues très convaincants qui ne sombrent jamais dans le ridicule. Cerise sur le gâteau de cette excellente collection, les dessins sont souvent formidables et constituent le meilleur de cette époque : dynamiques, précis et incroyablement expressifs par l’utilisation totalement maitrisée des ombres et autres lignes de mouvement.

WHO WILL JUDGE THE HULK s’avère donc un témoignage de la qualité que pouvait atteindre le comic « mainstream » au début des années ’70 et le lecteur serait bien en peine de trouver un seul épisode réellement faible dans cet épais recueil. Hautement recommandé !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Marvel Epic Collection, #Superhéros, #Hulk

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Publié le 19 Novembre 2021

CAPTAIN AMERICA: LA LEGENDE VIVANTE de John Byrne et Roger Stern

Petit Marvel Pocket pas cher, BLOOD ON THE MOORS a donné en France le plus luxueux LA LEGENDE VIVANTE. Dans les deux cas, le comic rassemble des épisodes qui, à l’époque, célébraient les 40 ans de la Légende Vivante. Nous avons don l’intégralité du court run de John Byrne et Roger Stern sur le personnage et, franchement, c’est une belle surprise. Tous les récits proposés sont intéressants et réussis, fait rare.

La confrontation entre Cap’ et le mercenaire français Batroc, associé au lunatique Mr Hyde, s’avère un grand moment. Pris dans sa folie meurtrière Hyde demande à New York une rançon d’un milliard, faute de quoi il expédiera un pétrolier sur la ville, provoquant une explosion digne d’Hiroshima. Batroc l’aide mais ne peut se résoudre à passer à l’acte une fois la rançon versée, le mercenaire n’agissant que pour l’argent et possédant un curieux sens de l’honneur. Il se retourne donc contre le puissant Hyde et s’associe à Cap’, ponctuant ses phrases d’expressions en français approximatifs, de « sacre bleu ! » à « Nom du chien » en passant par des « voilà » et autre « m’sieur » répété à l’envie. Très fun et cependant mâture dans sa description des états d’âme du mercenaire, lequel montre une complexité morale assez inhabituelle à une époque où le manichéisme dominait encore le comic mainstream ! Les personnages possèdent une réelle épaisseur et les dialogues sont convaincant.

La traque d’un ancien ennemi de Cap’, le Baron Blood, un vampire nazi, possède le côté outrancier et pulp nécessaire à ce genre d’histoire sans sombrer dans le ridicule même lorsque les auteurs convient le très âgé Union Jack, un allié de la Sentinelle de la Liberté durant la Seconde Guerre Mondiale. Le thème de la recherche des origines, la nostalgie, le passé qui s’efface pour tous avec un Cap voyant ses amis d’antan disparaitre alors que lui reste jeune est également abordé, d’autan que le héros retrouve ses souvenirs après une période troublée (faux souvenirs implantés dans la pure tradition des imbroglios du comic).

Autre bon moment, l’épisode qui voit le peuple se masser derrière Cap, espérant le voir se présenter à la présidence. Là encore, c’est plus subtil qu’on ne le pense et plutôt bien écrit, dommage que cette intrigue ne soit pas plus longue, on eut aimé davantage de développements. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant.

L’épisode final se consacre à une nouvelle relecture des origines de Cap pour réactualiser ses premiers pas dans le business super héroïque et sert d’apothéose aux quatre premières décennies d’aventure de la Bannière Etoilée. Un vrai classique du comic book !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Marvel Comics, #Superhéros, #Captain America

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Publié le 1 Octobre 2021

GHOST RIDER: ENFER ET DAMNATION de Garth Ennis et Clayton Crain

Vendu à un prix toute concurrence, comme chaque année, la collection « Marvel Dark » permet de compléter sa bibliothèque et de rattraper quelques récits (plus ou moins) marquants. Ici nous avons deux récits complets, « Enfer et damnation », en six épisodes, datant de 2005, puis « Cercle vicieux » qui reprend les quatre premiers épisodes de la version 2006 de Ghost Rider.

« Enfer et damnation » se signale déjà par un traitement très particulier à la palette graphique qui, quoiqu’inhabituel, fonctionne étonnamment bien pour cette histoire majoritairement située en Enfer. C’est parfois confus, voire brouillon, mais les « dessins » sont fascinant par leur mélange biomécanique de corps enchevêtrés, de métal, de chaines, de flammes, de démons biscornus,…Bref, le comics se distingue et trouve son identité visuelle au sein des comics mainstream de chez Marvel. Niveau scénario, c’est agréable mais sans grande originalité. Le Ghost rider essaie, une fois de plus, de se dépêtrer de l’Enfer et se retrouve au sein d’un conflit opposant anges et démons, avec milliardaire adepte des cérémonies sataniques et touches d’humour bienvenues (les deux anges se désolent de l’humanité et se disent qu’ils auraient mieux fait de garder les dinosaures). Tout cela se montre agréable et se lit avec plaisir.

Le second récit est plus classique, tant au niveau des dessins que de l’intrigue, proposant une confrontation avec Docteur Strange et un final intrigant qui laisse beaucoup de chose en suspens. Cette fausse fin n’apporte pas vraiment de conclusion mais donne envie de connaitre la suite (pour ceux qui ne l’ont pas lue voici…quinze ans !). Reste que cela laisse une impression d’inachevé, quoique ce soit plutôt sympa.

Si les deux récits sont inégaux (le premier étant largement plus réussi), difficile de faire la fine bouche devant plus de 220 pages de comics vendu à 2,99 euros, d’autant qu’une présentation, certes sommaire, resitue le personnage et offre quelques pistes de lectures supplémentaires aux néophytes. Panini a beaucoup été critique (souvent avec raison, notamment pour ses relaunch perpétuels, ses séries qui se baladent d’un titre à l’autre et ses prix élevés) mais saluons ici l’excellent rapport qualité / prix de ce volume globalement satisfaisant.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Fantastique, #Marvel Comics

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Publié le 10 Septembre 2021

HOBGOBLIN LIVES! de Roger Stern

Le Hobgoblin (ridiculement baptisé Super Bouffon chez nous) reste un des vilains majeurs du roaster de Spiderman et un des derniers grands adversaires (avec Venom évidemment) apparu après la période faste qui vit la naissance des Sinister Six et de la plupart des criminels « classiques ».

Plusieurs personnages ont portés le costume. Dans ce récit, Jason Macendale, alias Jack O Lantern, le deuxième Hobgoblin, révèle au public l’identité du premier, le décédé Ned Leeds. Mais Spiderman n’y croit pas. Il mène l’enquête et tente de protéger la veuve de Ned, Betty, tandis qu’un autre Hobgoblin refait surface. La guerre des Goblins est déclarée lorsque Norman Osborn s’invite dans la danse…

Bien ficelé (en dépit de quelques passages plus discutables ou moins inspirés), HOBGOBLIN LIVES ! se déploie sur trois chapitres denses et efficaces, à l’intrigue bien charpentée, qui culminent par la révélation finale de la véritable identité du Hobgoblin, un mystère qui a quand même perduré une quinzaine d’années dans la Maison des Idées et ouvert la porte à toutes les spéculations, des plus probables aux plus délirantes (genre Tante May).

Si ce récit est efficace au niveau de la narration, les dessins sont également fort jolis : réussis et quelque peu rétros, brefs typiques de leur époque mais sans les défauts les plus flagrants de cette période (musculature à la Schwarzy de tous les protagonistes mâles et nichons à la Pamela de toutes les femelles).

La seconde histoire, « Goblins at the gate » poursuit de manière sympathique la saga du Goblin en faisant intervenir, outre Hobgoblin, un nouveau Green Goblin et un Norman Osborn plus manipulateur que jamais. Là aussi, l’intrigue est globalement solide malgré quelques facilités. Le trait précis convient parfaitement et le comics assure le divertissement escompté, ce qui est le principal.

Bref, cette (double) très bonne histoire se savoure avec plaisir près d’un quart de siècle après sa première publication et rend nostalgique d’une époque imaginative et foisonnante de l’histoire de Marvel.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Spiderman, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 18 Juin 2021

AMAZING SPIDERMAN INTEGRALE 1968 de Stan Lee et John Romita Jr

Ce recueil débute avec « Disaster », la fin de la saga en quatre partie « Doc Ock wins ». Parker, toujours amnésique, affronte ensuite Ka-Zar (la version Marvel de Tarzan), ce-dernier étant manipulé par Jonah Jameson qui considère toujours le Tisseur comme une « menace ». Notre héros préféré retrouve cependant la mémoire et combat un second Spider-Slayer. Au cours de ces épisodes se poursuit la romance entre Peter et Gwen, ce qui lui permet de rencontrer le père de la jeune fille, le capitaine Stacy lequel connaitra un destin tragique. Par la suite, un récit assez abracadabrant mais typique de son époque imagine un nightclub qui sert de couverture pour des criminels désireux de « laver le cerveau » de personnalités importantes. Mary Jane, engagée pour y danser, sert ainsi, sans le savoir, les intérêts d’un mystérieux Brainwasher avant que le véritable cerveau ne soit révélé : le Caïd. Même le capitaine Stacy va subir un lavage de cerveau. Après un intermède dans lequel Spiderman rencontre Medusa, nous avons droit à l’association entre le premier Vautour et son successeur, Blackie Drago, qui s’affrontent pour déterminer qui a le droit de porter les ailes. Enfin Spidey doit encore combattre Mysterio le maître des illusions : ce-dernier lui fait croire qu’il dispose d’un rayon rétrécissant et expédie l’Araignée dans un parc d’attractions mortelles.

Ces épisodes (qui vont du 55 au 66 plus un annuel) sont tous sympathiques ; ils rappelleront aux plus âgés les fameux albums « une aventure de l’araignée » publiés aux Editions Lug durant les années 80 puisque ce recueil rassemble des histoires précédemment parues dans les albums « Le triomphe du dr octopus », « Rencontre avec Ka-Zar », « Amère victoire », « La proie du Vautour » et « La folie de Mysterio ». L’épisode avec Mysterio est probablement le plus original et réussi, le background des personnages se complexifie, Peter est toujours partagé entre ses activités super-héroïques, ses amours contrariés, la santé de Tantine, etc. Le duel entre les deux Vautours s’avère, lui aussi, plaisant. Une Intégrale peut-être un peu moins marquante que les précédentes mais fort agréable à lire ou relire pour les fans d’encapés nostalgiques.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Spiderman

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Publié le 21 Mai 2021

MORBIUS THE LIVING VAMPIRE (Marvel Epic Collection)

Au cours des années ’70, Marvel se diversifie et lance de nouveaux personnages qui s’éloignent des clichés du bon et du méchant pour s’inscrire dans un intermédiaire plus ambigu. L’époque est propice à ce genre de héros avec l’Inspecteur Harry ou le Justicier dans la ville. L’occulte et le surnaturel constituent, eux aussi, un nouveau terrain pour la Maison des Idées. La firme va ainsi réactualiser Dracula (TOMB OF DRACULA), le Loup Garou (WEREWOLF BY NIGHT), la créature (MONSTER OF FRANKENSTEIN),…La période voit aussi Ghost Rider, Man Thing ou Man Wolf devenir populaires, sans oublier l’apparition de Blade le chasseur de vampires. Dans ce foisonnement apparait également Morbius, le Vampire Vivant. Ce-dernier n’est pas une véritable créature de la nuit mais bien un scientifique, atteint d’une maladie du sang, qui tente de survivre en se transformant en un monstre assoiffé de sang. Le personnage va évoluer au fil des scénaristes et ce recueil copieux permet de voir les changements qui s’opèrent entre 1971 et 1975.

L’histoire tragique de Morbius (qui nous sera rappelée à plusieurs fois au cours du bouquin) débute dans AMAZING SPIDER MAN 101 et 102. A cette époque Spidey vient d’acquérir quatre bras surnuméraires et sollicite l’aide de son ami Connors pour s’en défaire. L’Araignée du quartier croise la route de Morbius et réveille le Lézard. Une bonne entrée en matière pour Morbius que l’on retrouve dans deux Team Up opposé à la Torche et aux X-Men.

La suite diffère grandement avec une large portion dévolue à VAMPIRE TALES : le dessin (très réussi) passe au noir et blanc et le ton se veut plus mâture et sérieux, avec un long arc narratif davantage porté sur le fantastique et l’épouvante.

Morbius combat également un étrange culte satanique, rencontre une gamine qui peut devenir son moi future (une puissante sorcière) et affronte Man Wolf et le Werewolf by Night.

Dans l’ensemble cette collection définit parfaitement ce que les anglophones appellent un « mixed bag » : les parties en noir et blanc sont visuellement superbes mais l’intrigue parait confuse et recourt trop fréquemment aux scènes de combats pour résoudre les problèmes posés. Le reste est plus satisfaisant et témoigne d’une époque où Marvel se diversifiait avec des personnages originaux comme Man Wolf ou Blade.

Le tout se lit cependant davantage comme une curiosité et une tentative, louable mais pas vraiment aboutie, de faire évoluer le comic mainstream vers quelque chose de plus personnel, mâture et audacieux. Un témoignage historique pour une lecture mi-figue mi-raisin.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Fantastique, #Horreur, #Marvel Comics, #Spiderman, #Superhéros

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Publié le 7 Mai 2021

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

Avant Picard, avant Kirk,…Pike avait les commandes de l’Enterprise. Pour ceux qui l’ignorent, Pike était le capitaine prévu par la production, comme on peut le découvrir dans le pilote (refusé mais depuis largement diffusé) « The Cage ». Dix ans avant les aventures de Kirk, Pike apparait donc aux côtés de Spock, pour un run publié de manière mensuelle par Marvel entre février 1997 et juin 1998. Au terme de 17 épisodes la série fut annulée (et le dernier arc resta, par conséquent, inachevé). Ce recueil reprend les quatre premiers épisodes du comics et débute avec « Flesh of my flesh », un long récit (40 pages) envoyant l’Enterprise investiguer une série de disparition de vaisseaux. L’Enterprise agit comme un appât et tombe sur un vaisseau organique. Différents flashbacks vont en parallèle illustrer plusieurs événements importants de la vie de Pike, notamment sa rencontre avec le jeune cadet Spock. Ce-dernier mène ensuite la contre-attaque contre la forme de vie extraterrestre et un virus qui a infecté l’Enterprise. Dans « The Fires of Pharos », Pike combat le Klingon Kaaj. Ensuite, dans « Our dearest blood », l’équipage observe le festival de la lumière sur la planète Rigel IV, un monde qui s’apprête à sortir d’une longue période d’isolationnisme grâce à diverses réformes. La planète doit ainsi rejoindre la Fédération. La suite traite des coutumes considérées comme barbares de Rigel IV et de l’opportunité de les transformer. « No Iron bars a cage » s’intéresse, enfin, à J.M. Colt, laquelle a été kidnappée par des extraterrestres dès ses débuts sur l’Enterprise.

Le recueil est complété par un épisode des comics « Gold Key » de 1971 montrant l’Enterprise découvrir une planète peuplée par des figures historiques célèbres de la Terre. Un bonus amusant mais qui souffre d’un développement expédié, caractéristique de nombreux comics de cette époque.

Quoiqu’il en soit les différentes histoires s’avèrent plaisantes. Elles fonctionnent agréablement sans nécessiter une connaissance approfondie de l’univers pour être appréciées, un plus toujours appréciable. Autre réussite : le tout bénéficie de dessins très corrects (certes un peu rétro mais agréables à l’œil) et les intrigues sont divertissantes, retrouvant le côté divertissant et parfois légèrement kitsch de « Star Trek TOS ». Bref, nous sommes dans des récits courts et non des arcs très développés alors la complexité des histoires reste réduite et la résolution emballée en  une vingtaine de pages. Cependant, le recueil reste fun : les auteurs privilégient le plaisir immédiat au détriment de trop longues circonvolutions et le plaisir de lecture s’avère, par conséquent, bien présent. Une bonne série détente.

STAR TREK: EARLY VOYAGES (book 1) de Ian Edginton, Dan Abnett, Patrick Zircher, Michael Collins, Javier Pulido, Greg Adams, Steve Moncuse, Len Wein, Alberto Giolitti

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Publié le 9 Avril 2021

THE AMAZING SPIDER MAN - INTEGRALE 1966

Ce recueil reprend les épisodes 32 à 43 de la série Amazing Spiderman, nous voici replongé au cœur même des swingin’ sixties et au tout début des aventures de l’Araignée préférée du quartier.

Parmi les morceaux de bravoure de cette époque citons la saga en trois parties « If this be my destiny » voyant tantine May hospitalisée après une transfusion du sang de Peter (jadis publié chez Lug dans l’album « Echec au stratège »). Nous débutons directement ce recueil avec la seconde partie, « Man on a rampage », puisque la première datait de décembre 1965. A noter que cette saga, fréquemment citée parmi les classiques du Tisseur, a été sélectionnée par les fans comme une des 75 meilleures histoires publiées par Marvel lors du 75ème anniversaire de la Maison des Idées. L’épisode final qui montre un tisseur à bout de force se redresser péniblement pour porter secours à May conjugue l’écriture de Stan Lee et le visuel de Steve Dikto pour aboutir à un classique illustrant, sans doute mieux que toutes les histoires antérieures, le fameux « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ».

Autre moment clé de l’Histoire de l’Araignée : le Green Goblin découvre l’identité du Tisseur dans un récit en deux parties (« How Green Was My Goblin » / « The End of the Green Goblin »). En dépit de la naïveté de l’intrigue et de son côté vieillot, associé à de grosses facilités (Le Goblin, à la manière d’un méchant de James Bond, s’épanche longuement sur ses desseins permettant à Spidey de se libérer) ce doublet demeure un texte fondateur de la mythologie Marvel.

THE AMAZING SPIDER MAN - INTEGRALE 1966

Enfin, une autre saga en trois parties occupe les N°41 à 43 et confronte Spidey à un nouveau vilain qui deviendra, lui aussi, un ennemi récurent, le Rhino. Ces trois numéros furent jadis rassemblés chez Lug dans un album intitulé « La Fureur du Rhino ». Durant cette saga Peter rompt avec Betty, commence sérieusement à s’intéresser à Gwen et rencontre enfin Mary Jane avant de combattre le fils de Jonah, John Jameson, contaminé par des spores extra-terrestre dans la lignée des classiques de la science-fiction façon « Le Monstre » ou « La marque ». Le monde réel s’invite également dans le quotidien du Tisseur puisque Flash part pour le Viet-Nam et que Harry Osborn prend davantage d’importance .

Les autres épisodes confrontent Spidey à des vilains sans grande envergure même si on note un combat contre Kraven. Qu’importe, avec les trois sagas précitées, cette année 1966 se révèle indispensable.

Dans l’ensemble, une intégrale de très bon niveau : trois sagas incontournables des premières années du Tisseur et une poignée d’épisodes certes mineur mais cependant tout à fait corrects et plaisants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Spiderman

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Publié le 2 Avril 2021

SPIDER MAN: PLANET OF THE SYMBIOTES de David Michelinie

Composé de cinq numéros “super special”, ce crossover sorti au milieu des années ’90 (Durant l’année 1995 pour être précis) débute par la prise de conscience d’Eddie Brock concernant l’influence néfaste de son symbiote. Rejeté, le Venom en appelle télépathiquement à d’autres créatures avant de se lancer dans une vague de crime. Brocks fait donc équipe avec Spider Man et Scarlet Spider pour le stopper. Nos trois héros se retrouvent ensuite sur un monde tombé complètement aux mains des symbiotes qui se préparent à envahir la terre. Pendant ce temps Carnage s’évade de prison. Beaucoup de symbiotes, beaucoup d’anciens porteurs et deux héros (et demi si on compte Brocks) pour tenter de sauver l’univers de la menace extra-terrestre.

Dans la longue liste des « events » ou des « crossovers » du spider-verse, PLANET OF THE SYMBIOTES semble quelque peu oublié aujourd’hui mais reste pourtant une lecture sacrément divertissante. L’intrigue avance à bon rythme, les personnages se croisent et s’affrontent, les péripéties sont nombreuses et quelques twists savamment placés relancent l’intérêt à la façon des « bon gros cliffhangers » utilisés depuis des décennies par le cinéma spectaculaire.

SPIDER MAN: PLANET OF THE SYMBIOTES de David Michelinie

Alors tout n’est pas parfait, certains événements sont vite expédiés (notamment la transformation d’une grande partie des héros – dont Captain America – en pseudo Venom) mais l’intrigue avance à bon rythme, multiplie les rebondissements, intègre Scarlet Spider dans le combat planétaire contre les symbiotes et fait, au final, intervenir un Carnage de dimension titanesque.

Nous sommes dans le plus pur délire comic des années 90 (à l’époque de la fameuse et controversée SAGA DU CLONE) avec des dessins qui en mettent plein la vue et débordent des cases, lesquelles tentent de contenir des demoiselles hyper féminisées et des héros ultra musclés (dont un Parker à rendre jaloux Schwarzy)…bref rien de bien subtil mais l’assurance d’une lecture très agréable et une saga bouclée en cinq gros chapitres (et non pas étalée sur des dizaines).

Du pur fun !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Marvel Comics, #Spiderman, #science-fiction

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