fantasy

Publié le 11 Juillet 2019

L’EPEE ENCHANTEE de Marion Zimmer Bradley

Situé dans le vaste univers de Ténébreuse (qui compte des dizaines de romans), cette intrigue suit Andrew Carr, terrien échoué et perdu sur cette planète qui possède le « laran », un don de télépathie “brut” lui permettant de communiquer avec Callista, prisonnière des Hommes Chats. Immédiatement amoureux de la captive, notre héros se lance à la recherche de la jeune fille en compagnie de Damon Ridenow.

Voici un court roman objectivement assez faible mais cependant de lecture plaisante. Ramassée sur 220 pages, l’histoire convoque tous les ingrédients de la (science) Fantasy avec son épée enchantée, sa princesse captive, son héros amoureux,… On y trouve aussi beaucoup de mièvrerie pseudo romantique (ah ce héros qui tombe immédiatement en pamoison devant une inconnue vue en « rêve »), quelques bonnes idées (un bretteur paralysé utilise un homme valide comme « marionnette » afin de guider son bras durant les combats), d’autres intéressantes mais inexploitées (les Hommes Chats se contentent d’apparaitre pour contrarier le héros mais ne possèdent aucun background),…

L’EPEE ENCHANTEE a aujourd’hui vieilli mais s’est également recouvert d’une patine sympathique qui en rend la lecture agréable en dépit de ses nombreux défauts. Tout cela est assez bavard et plutôt mou (très peu d’action et les rares combats sont rapidement expédiés) mais l’ensemble fonctionne toutefois pour les lecteurs indulgents et donne envie de poursuivre l’exploration de cette immense saga. C’est le principal.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy, #science-fiction

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Publié le 3 Juillet 2019

NECROPOLIS TOME 1: TOTEM TOM de Patrick Mc Spare

Dans ce premier volet d’une nouvelle saga jeunesse signée Patrick McSpare nous suivons un adolescent du miséreux East End londonien de la toute fin du XIXème siècle. Inexplicablement, Tom se retrouve dans un univers futuriste post apocalypse du milieu du XXIème siècle dominé par des créatures monstrueuses. Aidé d’Alystri, de Tristan et de Ghul, Tom se lance dans l’exploration de ce monde dévasté.

Ce premier volume développe un monde intéressant avec un mélange original de voyage temporel, d’invasion maléfique, de magie, de Fantasy et de dystopie agrémenté de références à Merlin l’enchanteur et à Jack l’Eventreur. L’intrigue débute réellement 30 ans après la prise de pouvoir planétaire des entités maléfiques, les Fomorés, cachés sous une apparence humaine trompeuse. C’est la dernière phase d’un interminable conflit avec les Tuatha Dé Danan (les gentils). Etonnamment, Tom comprend des mots du XXIème siècle qu’il n’est pas censé connaitre. Il va aussi, au fil des pages, en apprendre davantage sur les rebelles, les Sioux, qui cherchent à renverser les Fomorés. Le lecteur, avec le jeune héros, va ainsi explorer cet univers de fantasy celtique que l’on pourrait également qualifier de post apocalyptique lovecraftien.

La pagination étant réduite, l’action prédomine, la bonne idée de l’auteur étant réellement de suivre un héros tout aussi déboussolé que son lecteur mais qui, inexplicablement, connait les mots comme « automobile », « pump gun », etc. Ce qui lui permet de s’étonner de situations extraordinaires sans qu’il soit nécessaire de lui expliquer des termes compréhensibles pour un individu de 2019. L’action ne faiblit donc pas en dépit d’un univers très riche à définir.

L’intrigue, pour sa part, avance tambour battant vers sa conclusion explosive en forme de monumental cliffhanger. Une lecture détente, avant tout destinée aux « jeunes adultes » mais suffisamment plaisante et efficace pour intéresser un large public. Sympathique et idéal pour l’été.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Jeunesse, #science-fiction

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Publié le 27 Juin 2019

LE VOL DU DRAGON d'Anne McCaffrey

Premier roman publié (en 1968 !) dans la très longue saga de Pern, LE VOL DU DRAGON s’apparente à un fix-up de quatre novellas, certaines précédemment publiées en revue: « La Quête du Weyr », « Le Vol du Dragon », « Poussières » et « Le Froid Interstitie » qui établissent l’univers de Pern. Un début en fanfare puisque « La Quête du Weyr » obtint le Hugo du meilleur roman court tandis que « Le Vol du Dragon » gagnait pour sa part le Nebula l’année suivante.

Le monde de Pern est défini comme de la « science-fantasy » néologisme assez barbare de prime abord mais finalement parlant puisque nous sommes dans un univers proche du médiéval fantastique à ceci près que la magie y est remplacée par la science, laquelle a permis de créer, par mutations, des êtres fantastiques. Capables de cracher du feu, de se téléporter et liés télépathiquement à leur maitre humain ces monstres fabuleux sont surnommés, par analogie avec les créatures légendaires, des dragons.

Dans « La Quête du Weyr » un chevalier-dragon recherche une jeune femme afin de la recruter pour devenir une dame du Weyr, télépathiquement liée à une reine dragon nouvellement née. Lessa sera ainsi désignée pour ce rôle et, par la suite, nous suivrons sa vie avec son dragon, Ramoth, et divers combats contre les menaçants Fils qui menace régulièrement Pern.

Par la suite on apprendra comment les dragons peuvent également voyager dans le temps afin de réorganiser les Weyrs et de permettre la défense efficace de Pern face à la menace des Fils. Cette révélation rapproche encore la saga de la science-fiction et change agréablement du pur contexte médiéval de nombreux romans de Fantasy. Et nous verrons quelques combats épiques entre les chevaliers dragons et leurs ennemis, là encore une demande de John W. Campbell qui avait suggéré le voyage temporel.

Ecrit voici cinquante ans, LE VOL DU DRAGON n’a guère vieilli : une héroïne forte et active, des créatures légendaires, un mélange de politique, d’intrigues de cours et de romance (qui deviendra la norme absolue d’une large part de la production Fantasy), une alternance de l’intimiste et du spectaculaire bien gérée,…Bref une grande réussite et un classique incontournable dans son genre. A lire ou à relire.

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Publié le 7 Juin 2019

HORDES TOME 1: L'ASCENSION DU SERPENT de Laurent Genefort

Laurent Genefort délaisse ici le space-opéra dont il est un des maîtres français pour la fantasy sauvage inspirée, selon les spécialistes, par le manga BERSERK et par les récits de mercenaires sans foi ni loi à la manière du classique de Glen Cook LA COMPAGNIE NOIRE. On a donc reproché au roman son manque d’originalité mais c’est un faux procès : ce type de fantasy n’a pas la vocation d’inventer l’eau chaude mais plutôt d’offrir un divertissement réjouissant au lecteur. D’ailleurs si le roman a été descendu par Bifrost il a été bien plus apprécié par le public et, une fois encore, l’avis de celui-ci me semble plus juste tant L’ASCENSION DU SERPENT se montre efficace, rythmé et bien mené. Le monde n’est guère détaillé ? Qu’importe ! Arrêtons de croire que le seul critère d’appréciation de la Fantasy réside dans la précision de son univers, au risque de subir d’indigeste saga dans lesquelles l’intrigue (lorsqu’il y en a une !) démarre à mi-chemin du troisième tome. Et si la critique positive d’Elbakin pointait comme défaut une pagination restreinte à environ 300 pages par tomes je me permets d’être satisfait de cette longueur très raisonnable qui dégraisse soigneusement l’intrigue pour en garder la moëlle…et rien d’autre !

Dès lors Genefort, proche d’un Gemmell, plonge directement au cœur d’une histoire sanglante et barbare : on y pille, on y viole, on y massacre, sans manichéisme, sans « gentils » et sans « méchants ». Ses héros sont des mercenaires dont la loyauté varie en fonction de la somme payée par leurs employeurs. Ils sont menés par Audric, le « Fléau du démon », surnommé ainsi car il vit en symbiose avec une créature démoniaque. Un jour Audric sauve un jeune villageois, Marween, et l’accueille dans sa compagnie de soudards, autrement dit sa Horde, dont il va gravir les échelons en dépit de l’hostilité d’Umiade, augure et maitresse d’Audric. Allant de succès en succès la Horde du Serpent se voit confier par le duc Coresh la mission de retrouver une devineresse aux pouvoirs imaginables qui pourrait bien tenir dans ses mains le destin du monde.

Classique dans sa Dark Fantasy, L’ASCENSION DU SERPENT n’en demeure pas moins addictif et la science de l’auteur oblige le lecteur à tourner les pages jusqu’à la conclusion…provisoire puisqu’il s’agit du premier volet d’une trilogie. Suivant tour à tour les destins d’Audric et de Marween, le premier s’humanisant au fil du récit tandis que le second perd son innocence et son sens moral, le roman développe également une plus vaste intrigue, laquelle apparait progressivement, avec cette menace démoniaque de plus en plus prégnante.

Si certains protagonistes secondaires auraient mérité d’être plus approfondis, les trois ou quatre personnages principaux se montrent, eux, bien typés et intéressants tandis que la succession de batailles violentes et saignantes à souhait maintient l’attention jusqu’aux dernières pages, assez surprenantes, qui annoncent un second volume encore plus épique et plus ambitieux.

Une très bonne lecture à dévorer d’une traite et qui change agréablement des pavés indigestes de la Fantasy.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy

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Publié le 5 Juin 2019

SERRE DU FAUCON ARGENTE (Le conclave des ombres tome 1) de Raymond Feist

Raymond Feist creuse depuis des décennies le même filon avec sa monumentale saga de “La guerre de la faille”, ou, plus simplement, “Krondor”. N’ayant lu que PUG L’APPRENTI voici bien longtemps (mais je vais m’y remettre) on peut penser qu’aborder cette nouvelle trilogie serait compliqué. Et pourtant non ! Que l’on connaisse ou pas l’univers de Feist, SERRE DU FAUCON ARGENTE se montre très agréable. Nous découvrons donc un nouveau héros, Kieli, dit Serre du Faucon d’Argent, seul survivant de son peuple après un massacre ordonné par le Duc Kaspar. Recueilli par l’intriguant Conclave des Ombres au sein duquel nous retrouvons un Pug toujours vivant, le jeune Serre va apprendre à devenir une arme vivante au service du Conclave. Il deviendra donc musicien, bretteur émérite, séducteur passionné, connaissant de nombreuses langues et stratège de premier ordre afin de mener le combat contre les (inévitables) Forces du Mal. Avec l’aide de Robert de Lyis, de Magnus le magicien et de Caleb le guerrier, Serre du Faucon d’Argent s’inscrit à un légendaire tournoi afin de devenir le meilleur bretteur du royaume, première étape de sa vengeance longuement ruminée.

Oublions un temps les intrigues de cour et les machinations politiques retorses pour plonger avec plaisir dans la pure Heroic Fantasy, avec ses guerriers légendaires, ses magiciens aux immenses pouvoirs et ses jeunes apprentis sur lesquels reposent le destin du monde. Feist ne donne pas dans l’originalité mais livre un roman au rythme bien géré (quelques petites longueurs dans le deuxième acte mais rien de rédhibitoire) divisé en trois morceaux : la vie de Serre dans son village et l’attaque des « méchants », l’apprentissage du jeune garçon et le tournoi d’escrime où il gagne ses galons de combattant d’élite. Feist fait partie de la seconde génération d’auteurs de Fantasy, ceux venus après les Grands Anciens (Tolkien, Howard, Leiber, etc.) qui, durant la seconde moitié des années ’70, devinrent adeptes des jeux de rôles et créèrent leur propre univers pour y développer leurs intrigues.

Plus accessible qu’un SEIGNEUR DES ANNEAUX, moins barbare qu’un CONAN, le monde de Feist (tout comme celui de Terry Brooks) paie un large tribut aux classiques de la Fantasy mais reste très plaisant à parcourir. Alors tant pis pour les critiques, fussent-elles spécialisées (cf. Elbakin) qui traitent tout cela avec une certaine condescendance en la qualifiant de High Fantasy hollywoodienne et manichéenne dépassée. Pourtant, SERRE DU FAUCON ARGENTE reste une belle réussite avec des personnages attachants, des dialogues qui sonnent justes et un équilibre entre l’intimiste et la grande aventure, ici double puisque les motivations personnelles (la vengeance) s’accompagnent d’un dessein plus vaste à peine esquissé dans ce premier tome.

Ecrit dans un style simple mais précis et efficace (on pense à Gemmell) SERRE DU FAUCON ARGENTE n’est pas parfait et ne prétend pas révolutionner la Fantasy : son schéma narratif reste très classique, son déroulement linéaire et son héros un peu trop parfait pour être crédible. Mais qu’importe, le plaisir se montre toujours présent et le souffle de la grande aventure emporte le lecteur durant quelques centaines de pages. Et n’est-ce pas là l’essentiel ?

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy

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Publié le 29 Mai 2019

DRAGON DE GLACE de George R.R. Martin

Ce recueil de George R.R. Martin rassemble quatre nouvelles (faisant entre 30 et 70 pages) dont seule la première se rattache complètement à la Fantasy, « Dragon de glace ». Il s’agit d’une sorte de conte au sujet d’une jeune femme, Adara, née sous le signe de l’Hiver. Elle ne peut réellement vivre que dans le froid mais, par contre, elle est capable de chevaucher le légendaire dragon de glace. Un agréable et bien écrit mélange de fantasy, de conte initiatique et de récit d’apprentissage puisque la petite fille devra grandir pour réaliser sa destinée. Le récit est, parait-il, situé dans le même univers que celui du TRONE DE FER, ce qui est possible mais, en réalité, nous sommes dans une intrigue et surtout un ton (beaucoup plus enfantin et poétique) totalement différent.

La deuxième histoire, « Dans les contrées perdues », se situe entre Fantasy et fantastique plus traditionnel et fait intervenir des loups-garous et autres métamorphes. La nouvelle se montre un rien prévisible et sa chute, assortie d’une morale « faites attention à ce que vous souhaitez car vous pourriez l’obtenir », classique. Mais le métier de Martin rend toutefois cette nouvelle agréable à lire.

De son côté, « L’homme en forme de poire » fut lauréat du Bram Stocker Award. Ce texte efficace monte lentement en puissance à partir d’une situation classique : une jeune femme se voit persécutée par un mystérieux individu « en forme de poire » qui vit dans le sous-sol de son immeuble. Il l’observe, lui offre des chips, fouille dans ses sous-vêtements, la harcèle par sa seule présence,…Petit à petit notre héroïne devient obsédée par cet individu et sombre dans une véritable folie paranoïaque jusqu’à la conclusion qui reste quelque peu ouverte. Une réussite.

« Portrait de famille » est un autre récit très sombre au sujet d’un écrivain confronté à ses créations littéraires, un thème classique (cf. plusieurs bouquins de Stephen King sur le même thème) mais adroitement réinventé et traité d’une manière très cynique, violente et adulte. Une belle réussite.

En résumé, DRAGON DE GLACE s’avère un nouveau recueil hautement recommandable à découvrir pour les amateurs de George R.R. Martin ou pour ceux qui désirent explorer la production de l’auteur en dehors de Westeros.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Horreur, #Recueil de nouvelles

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Publié le 7 Mai 2019

LE MONSTRE DES EGOUTS (L'AGENCE PENDERGAST TOME 2) de Christophe Lambert

Le petit voleur des rues Sean a été recruté dans l’agence Pendergast pour lutter contre les forces paranormales qui menacent le monde en ce XIXème siècle finissant. Suite à différentes disparitions dans les égouts new-yorkais, Sean va mener l’enquête en compagnie de Célia, Joe l’Indien, l’agent britannique James Barrie et la fée lumineuse Clodette.

Cette deuxième enquête (pas encore lu la première mais cela ne pose pas de vrais problèmes) de l’Agence Pendergast se révèle très sympathique. L’idée de base n’est certes pas la plus originale qui soit (on pense à une version jeunesse du très inégal Club Van Helsing) mais permet de nombreuses aventures. De plus, elle offre un cadre suffisamment original pour être exploré à plusieurs reprises et l’époque choisie (la fin du XIXème siècle) reste toujours intéressante car elle marqua la naissance de bien des mythes fondateurs du fantastique (Sherlock Holmes, Dracula, etc.).

Entre enquête et fantasy, Christophe Lambert nous embarque dans les égouts New Yorkais pour une virée parmi les crocodiles géants (clin d’œil à la célèbre légende urbaine agrémentée d’un petit côté C.H.U.D. mais adapté évidemment aux enfants) en compagnie de personnages attachants, du jeune voleur débrouillard Sean à Joe l’Indien (échappé de chez Mark Twain) en passant par la séduisante Celia et James Barrie, créateur de Peter Pan recyclé ici en agent secret de sa majesté précurseur de James Bond. D’ailleurs la fine équipe à droit à une visite au pays des gadgets imaginés par un Q d’antan.

Bref, comme toujours, Lambert offre à ses lecteurs plus âgés quelques clins d’œil et autres références amusantes sans être envahissantes. On en retrouve dans les péripéties (la rivalité des Nains et des Trolls date d’une sombre histoire d’anneau unique, la « philosophie » de Sherlock Holmes concernant l’impossible et l’improbable est mise à contribution), les noms des personnages (Mitril, Gwar,…) ou les mots de passe choisis (Niarlatotep, Balrog). Le final, pour sa part, n’explique pas tous les évènements afin de laisser la porte ouverte à une suite dans laquelle, apparemment, nous pourrons retrouver un personnage bien connu de la littérature fantastique.

Si LE MONSTRE DES EGOUTS se destine essentiellement à un public jeune (le cœur de cible semble être les 8 – 10 ans qui pourront se faire un peu peur sans toutefois se donner des cauchemars), l’ouvrage reste plaisant pour les plus âgés grâce à son rythme soutenu, ses nombreuses péripéties et ses touches d’humour efficace. Un bon divertissement.

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Publié le 3 Mai 2019

LEGENDES DU MYTHE DE CTHULHU - TOME 1: L'APPEL DE CTHULHU de Lovecraft & Derleth

Considéré comme le « continuateur officiel » des légendes imaginées par Lovecraft, August Derleth a proposé de nombreux pastiches de HPL dans divers recueils d’intérêt divers. Il dirige cette fois une anthologie où se retrouvent les épigones les plus fameux de Lovecraft. Après une introduction générale sur le sujet, Derleth débute ses légendes avec le texte fondateur de Lovecraft, « L’appel de Cthulhu » qui reste un de ses meilleurs et qui a véritablement lancé tout ce qui va suivre : romans, nouvelles, jeux de cartes, jeux de rôles, jeux de plateau, films, etc.

On commence cet héritage littéraire avec deux bonnes histoires signées Clark Aston Smith, « Talion » et « Ubbo-Sathla », deux très estimables contributions à l’univers de Lovecraft, tout comme « La pierre noire » de Robert Howard. On peut faire beaucoup de reproches au créateur de Conan mais il possédait réellement un style épique, évocateur, puissant (quoique simple) qui transcendait ses sujets pour donner d’excellents récits (un peu comme Gemmell).

« Les chiens de Tindalos » est un classique, un incontournables, déjà publié maintes fois aussi s’attardera t’on davantage sur l’autre contribution de Frank Belknap Long, « les mangeuses d’espace », hélas moins convaincant mais cependant agréable.

Derleth lui-même s’invite deux fois au sommaire avec « L’habitant de l’ombre » et « Au-delà du seuil »…Le problème de Derleth est qu’il a rarement apporté un regard neuf sur le mythe (excepté sa vision plus chrétienne d’un combat cosmique du Bien contre le Mal) et que ces récits semblent tous bâtis sur le même modèle : grimoires maléfiques, héritages diaboliques, litanies de citations et références,… Ajoutons toutefois que Derleth fait de Lovecraft lui-même un initié et de ses œuvres des histoires authentiques, clin d’œil sympathique quoique parfois un peu plaqué sur ses nouvelles en guise de « caution ». Ce n’est pas désagréable, voire plutôt plaisant, mais au final on a peu l’impression de lire toujours la même chose. Mieux vaut donc ne pas en abuser.

Enfin, Robert Bloch amuse avec « le rodeur des étoiles », également connu sous le titre « le tueur stellaire » ou « le visiteur venu des étoiles ». Un classique des « à la manière de HPL » et une excellente réussite.

Au final, voici un recueil plutôt convaincant avec quelques belles réussites (Bloch, Howard, « les chiens de Tindalos », Lovecraft lui-même évidemment), deux textes efficaces de Clark Asthton Smith, un correct « les mangeuses d’espace » et deux récits très moyens mais pas désagréables de Derleth. Pour les amateurs c’est donc tout à fait recommandable.

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Rédigé par hellrick

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Publié le 2 Mai 2019

LES MEILLEURS RECITS DE WEIRD TALES - TOME 2

Ce second recueil consacré à la revue « Weird Tales » couvre une période plus restreinte (cinq ans). Après une petite introduction, Jacques Sadoul nous propose « La mort d’Ilalotha » de Clark Ashton Smith (ensuite repris dans son HISTOIRE DE LA SCIENCE-FICTION) et une nouvelle d’Hazel Heald et Lovecraft, « Hors du temps » (alias « Surgi du fond des siècles ») tirée de L’HORREUR DANS LE MUSEE. Lovecraft lui-même est au sommaire avec son poème « Psychompopos ».

J.Paul Suter, inconnu au bataillon, propose de son côté un plaisant « Le juge suprème » tandis d’Edmond Hamilton, vétéran du space opera, livre le très court « Les graines d’ailleurs » sur le thème des « belles plantes »…au sens propre.

En disciple de Lovecraft, Robert Bloch amuse avec « le rodeur des étoiles », également connu sous le titre « le tueur stellaire » ou « le visiteur venu des étoiles ». Ce récit hommage est devenu un classique des « à la manière de HPL » puisqu’on le retrouve au sommaire de HUIT HISTOIRES DE CTHULHU, LEGENDES DU MYTHE DE CTHULHU, L’APPEL DE CTHULHU, LES MYSTERES DU VER, LES YEUX DE LA MOMIE et dans l’Omnibus consacré à Lovecraft.

Autre classique incontournable, « La citadelle écarlate » constitue une des nombreuses aventures de Conan signées par Robert E. Howard. On la retrouvera dans les recueils CONAN L’USURPATEUR, LA GRANDE ANTHOLOGIE DE LA FANTASY, CONAN LE CIMERRIEN et, pour les plus fortunés, la monumentale INTEGRALE CONAN. Nous sommes dans la Fantasy épique, hargneuse, sanglante et barbare de bonne facture.

Seabury Quinn, auteur phare de Weird Tales, propose pour sa part une nouvelle enquête de Jules de Grandin, détective du surnaturel, dans le sympathique « La farce de Warburg Tantavul qui, bien que complètement suranné, se lit avec plaisir, par la barbe d’un bouc vert !

Autre réussite, cette fois du complètement oublié, David H. Keller, « le chat tigre » s’avère par contre un récit d’horreur étonnamment moderne rédigé par un écrivain déjà présent au sommaire de la précédente anthologie « Weird Tales » et dont on aimerait pouvoir lire d’autres récits.

Un peu en deçà du premier recueil, ces MEILLEURS RECITS DE WEIRD TALES TOME 2 demeurent hautement recommandables pour les amateurs d’imaginaire rétro qui y trouveront du fantastique, de la science-fiction, de l’épouvante, de la fantasy et du policier surnaturel. Que demandez de plus ?

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Publié le 29 Avril 2019

DES ASTRES ET DES OMBRES de George R.R. Martin

Après une préface explicative replaçant ses textes dans leur contexte (ils datent tous de la première moitié des années ’70, autant dire que la majorité des fans de « Game of Thrones » n’étaient même pas nés) on débute avec « Tour de cendres », à l’époque la nouvelle préférée de l’auteur. Un texte volontiers romantique (Martin avoue qu’il s’agit du fil conducteur de ce recueil) sur un triangle amoureux (homme, ex-femme et amant) confronté à de dangereuses araignées.

On enchaine avec le très réussi « Saint George ou Don Quichotte » dans lequel un aventurier romantique un peu fou (mais très riche) se lance dans la conquête de l’espace en espérant coiffer au poteau les USA et la Russie dans leur course vers Jupiter. Sympathique.

Martin s’associe avec Howard Waldrop pour une longue nouvelle (50 pages), « La bataille des eaux-glauques » entre space-opéra et science-fiction horrifico-militariste au sujet d’une moisissure prenant possession des humains. Agréable mais relativement anecdotique.

« Un luth constellé de mélancolie » constitue, comme son titre l’indique, une nouvelle mélancolique et romantique dans un univers de fantasy. Par son ton dépressif et son utilisation de la musique comme manière de supporter l’existence on peut la rapprocher de « …pour revivre un instant », récit post-apocalyptique nominé au Locus dans lequel un guitariste utilise une drogue altérant la perception  du temps pour retrouver son épouse décédée. Un des points forts de cette anthologie !

Alors qu’on s’attend à une nouvelle d’inspiration fantastique, « La nuit des Vampyres » se révèle un récit d’anticipation et de politique fiction décrivant l’attaque (réelle ou supposée) d’un Front de Libération de l’Amérique envers un régime quasi dictatorial. Les rebelles menacent de détruire Washington à l’aide d’un bombardier nucléaire volé mais un jeune pilote, dans un avion baptisé Vampyre, se lance à leur poursuite.

Très bref, « Les fugitifs » déroule en huit pages un texte paranoïaque et pessimiste de bon niveau. Une belle réussite. « Equipe de nuit », elle aussi assez brève, s’impose comme une tranche de vie pour les voyageurs de l’espace, entre illusions romantiques et routine sans gloire. Les uns imaginent être de nouveaux explorateurs allant dans l’espace comme les navigateurs d’antan se dirigeaient sur leur galion vers la mer des Sargasses. Les autres, plus pragmatiques, se considèrent comme de simples « routiers » de la galaxie.

Enfin, « sept fois, sept fois l’homme, jamais ! » nominée au Hugo et au Locus dans la catégorie « nouvelle longue » est un texte intéressant mais qui n’apparait pas pleinement abouti. Il s’agit toutefois d’une réflexion pertinente sur le besoin de croyance de l’Homme et, de manière plus large, sur la place de la religion et des dieux.

Peut-être moins définitif que le précédent recueil (UNE CHANSON POUR LYA), celui-ci n’en reste pas moins de très haut niveau et se montre varié (fantastique, suspense, science-fiction, fantasy) tout en se montrant cohérent par son choix de privilégier, comme héros, des rêveurs romantiques.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Recueil de nouvelles, #science-fiction

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