fantasy

Publié le 17 Septembre 2021

DEMON SLAVE TOME 2 de Takahiro & Takemura

Deuxième volet pour ce manga d’Urban Fantasy sexy. L’intrigue est à présent bien en place : un Tokyo alternatif dans lequel des jeunes femmes ont acquis des super-pouvoirs en ingérant un fruit bizarre, la « pêche ». Cela permet aux demoiselles de se rassembler en unité de guerrières afin de combattre des démons… Kyôke, cheffe d’un escadron anti-démon, va donc faire de Yuki, un jeune garçon, son esclave pour qu’il l’aide à combattre les forces du mal. En échange, Yuki peut demander à la jeune fille des faveurs et comme, bien sûr (sinon ça ne serait pas drôle), Yuki est un obsédé sexuel complet…

Ce nouveau tome se lit très vite : bien rythmé, on y retrouve le même univers fantasy, cette fois davantage développé avec de nouveaux avancements de l’intrigue qui ouvre l’histoire générale. Les rebondissements sont nombreux et, bien sûr, l’aventure se conclut sur un nouveau cliffhanger efficace. L’auteur admet avoir placé davantage de « fan service » dans ce nouveau volume, autrement dit le lecteur a droit à davantage de filles nues, de postures sexy et de scènes gentiment érotiques. Mais tout cela reste léger et traité dans la bonne humeur, façon comédie de lycée teintée de soumission / domination / SM.

Les scènes d’action, de leur côté, sont nombreuses et énergiques, bien servies par des dessins de bonne qualité, à l’image de ce manga dans son ensemble. Il est clair que nous ne sommes pas devant un chef d’œuvre impérissable mais plutôt face à un divertissement rondement mené et calibré pour les grands ados (et ceux qui le sont restés). De la magie, des démons, des gros monstres, des batailles homériques et des filles joyeusement dévêtues à la moindre occasion…L’assurance d’une bonne lecture détente, sans plus ni moins mais, parfois, cela suffit pour passer un bon moment.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantastique, #Fantasy, #Erotique, #Manga

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Publié le 6 Septembre 2021

LA SORCIERE DES NEIGES (UN LIVRE DONT VOUS ETES LE HEROS) de Ian Livingstone

Le roman-jeu débute de manière simple : il faut trouver et tuer un Yéti. Ce qui ne nécessite qu’une poignée de pages. Ensuite, le gros de l’intrigue consiste à trouver la Sorcière des Neiges

La difficulté est importante. Il est nécessaire de posséder une haute habileté, une grande endurance et pas mal de chance. Cela se corse lorsqu’on se rend compte que tout cela diminue rapidement. Les ennemis sont, en effet, nombreux et relativement coriaces. Les pièges, avalanches, chute d’acide et autres embûches demandent, elles, de tenter la chance à de nombreuses reprises. Choisir la potion de bonne fortune semble donc un bon choix mais il faudra gérer ses provisions pour regagner l’endurance perdue et compter sur de bons jets de dés lors des combats. Bref, il faudra surement trois ou quatre tentatives (au minimum) pour espérer réussir. L’originalité est le combat contre la Sorcière qui, contrairement à la majorité des « Livres dont vous êtes le héros », ne signifie pas la fin de l’aventure : il faudra encore s’échapper de son repaire et survivre à un sortilège de mort. Le bouquin effectue de nombreux clins d’œil aux titres antérieurs, dont le premier « Défis fantastiques », le célèbre SORCIER DE LA MONTAGNE DE FEU. Pour espérer triompher plusieurs objets seront nécessaires (sans spoiler la Sorcière est une vampire), d’autres largement conseillés pour survivre aux différentes épreuves. Le lecteur / joueur trouvera des alliés au cours du périple. Certaines armes seront également bien utiles, de même que différents disques lors du combat contre la Sorcière revenue à la vie.

Le romancier étant grand cœur, il est conseillé de sauver ceux qui peuvent l’être, de donner de l’argent aux mendiants, de payer le passeur, d’écouter ce que les inconnus rencontrés ont à dire, etc.

Une fois la Sorcière battue, une certaine lassitude peut poindre : il s’agit encore de parcourir des souterrains, de trouver la sortie puis de retrouver un Guérisseur susceptible de sauver le lecteur avant qu’une malédiction ne le conduise au trépas.

L’aventure est intéressante, avec une première partie au climat glacial bien rendu (blizzard, risque de mourir gelé, etc.) mais la toute fin peut agacer par la répétition des scènes (choisir un chemin, explorer – ou pas – au risque de tomber sur un monstre bien difficile à battre ou un élément indispensable à sa survie) et son aspect très conventionnel, pour ne pas dire archétypal, des « Livres Jeux » médiéval fantastiques.

On passe un bon moment mais sans qu’une idée véritablement originale ne permette d’élever cette SORCIERE DES NEIGES au-dessus d’une bonne moyenne pour une longue après-midi de lecture / divertissement.

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Publié le 26 Août 2021

MAGICIEN: LE MAGE (LA GUERRE DE LA FAILLE, TOME 2) de Raymond E. Feist

Deuxième volume des aventures de Pug et compagnie. Après un premier tome classique mais plaisant, assez axé « Tolkien Fantasy », ce deuxième volume donne davantage dans les intrigues politiques et les luttes d’influences. Comme le souligne le titre, Pug devient un mage puissant et n’est plus vraiment le personnage présenté dans le premier volume. Il n’est plus sympathique une fois son accession au pouvoir suprême confirmée. Ce qui est un des nombreux problèmes de ce second opus. L’évolution des protagonistes se montre d’ailleurs quelque peu problématique : souvent, elle semble davantage dictée par le besoin de faire avancer (lentement !) le récit que par un développement réellement logique et pensé. Très (trop !) long, ce second tome donne également une impression destructurée, comme si il se composait de plusieurs récits situés dans le même univers qui ne se rejoignent jamais réellement. Le rythme s’avère en outre problématique : certains développement sont expédiés en un court chapitre, d’autres (et pas toujours les plus intéressants) trainent sur des dizaines de pages. Le grand final espéré laisse également perplexe. Bref, on s’ennuie. Un peu. Beaucoup. On survole aussi certains passages qui n’en finissent pas, certaines discussions interminables. On lutte pour arriver au bout en se rappelant que le premier tome était plutôt agréable et que des romans ultérieurs de la saga seront carrément très bons. Mais LE MAGE tombe régulièrement des mains. Rien n’y fait. A la première lecture le bouquin était décevant. A la seconde, vingt ans plus tard, les défauts sont encore plus évidents.

Pire ! Le roman ayant eu un grand succès en son temps, Feist a eu la possibilité de proposer un « director’s cut » encore plus épais ! Sachant que LE MAGE souffrait déjà de beaucoup de longueurs, de digressions et de passages interminables autant que bavard, était-il raisonnable de rallonger la sauce de centaine de pages supplémentaires ? Probablement pas. Trouver une ancienne édition s’avère donc conseillé aux lecteurs désireux de tenter l’aventure. Pour les autres, les sagas ultérieurs de Feist, situées dans le même univers, ont prouvé que le romancier s’était, au fil du temps (et heureusement), bien amélioré.

La saga de Pug reste toutefois une date importante pour les fans de High Fantasy : Feist avait réussi à combiner les ingrédients indispensables aux amateurs frustrés de n’avoir pas de nouveaux romans situés dans les Terres du Milieu. Magie, elfe, nains, sorciers, combats, romance contrariée,…Guère étonnant que la génération biberonnée à Donjons & Dragons et aux « Livres dont vous êtes le héros » ait apprécié ce voyage en compagnie de Pug. Mais, relu aujourd’hui, ce MAGE parait quand même bien boiteux et pesant. Reste la nostalgie camarade, celle qui permet d’excuser bien des faiblesses…Il faudra quand même du courage pour parvenir au terme de ces 600 pages rébarbatives.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy

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Publié le 9 Juin 2021

MAGICIEN TOME 1: L'APPRENTI (LA GUERRE DE LA FAILLE 1) de Raymond Feist

Raymond Feist entame sa monumentale saga de fantasy en 1982 avec ce qui s’appelle alors « Les chroniques de Krondor ». Comme bien des auteurs du genre, Feist débute par une trilogie. Le premier tome est cependant découpé en deux parties : la première, alors titré PUG L’APPRENTI, compte environ 500 pages, son éditeur ayant effectué quelques coupes. Dix ans plus tard, Feist est devenu un auteur confirmé, sa saga s’est vendu par millions, le bouquin figure sur des listes prestigieuses des « meilleurs romans », et l’univers de Krondor s’est déjà développé au point d’être rebaptisé « la guerre de la faille ». Une édition intégrale du texte est forcément permise et PUG L’APPRENTI devient MAGICIEN, un gros volume qui sera néanmoins lui-aussi divisé en deux pour son édition « poche » (puis en quatre sans doute pour ne pas effrayer les plus jeunes…attention donc à ne pas s’embrouiller chaque édition changeant le titre !). L’APPRENTI voit sa pagination portée à près de 650 pages. Un bien ? Les longueurs déjà présentes dans la première version s’avèrent forcément encore plus flagrantes. Cette relecture, après près de vingt ans, ne change donc pas fondamentalement la donne : L’APPRENTI reste une high fantasy divertissante et dans l’ensemble agréable mais aux défauts évidents.

La première moitié du livre, la plus classique, demeure la plus réussie (eh oui !) et l’auteur assume complètement l’héritage du SEIGNEUR DES ANNEAUX. Pug, un jeune garçon, se désespère d’être accepté par un maitre. Il finit par être pris en main par un puissant magicien au cours d’une cérémonie attendue avec crainte par tous les jeunes appelés. Pug entame son apprentissage mais la période est difficile : un peuple malfaisant venu d’une autre dimension, les Tsuranis, menace l’univers en provenant d’une faille dimensionnelle. Au cours de leur voyage pour avertir les peuples des terres du milieu (pardon de Midkemia), nos amis rencontrent des elfes très beaux et très sages, des nains bons vivants, de méchants gobelins, des créatures surnaturelles, etc. Ils doivent même emprunter un chemin plus rapide qui passent par des mines souterraines mal fréquentées vu que les nains ont réveillés quelque chose. Bon, jusque là on comprend où l’auteur veut en venir mais ce n’est pas déplaisant. Par la suite, le roman prend une autre tournure, plus politique, plus complexe, avec des jeux d’influences entre diverses factions qui se tirent dans les pattes. Feist y ajoute une pointe de romance et une princesse partagée entre deux amis, Pug (qu’elle croit mort) et Roland. Le final s’oriente vers une grosse bagarre, laquelle s’étale sur pas mal de pages mais constitue seulement le prélude à la guerre totale qui s’annonce.

L’APPRENTI est donc une fantasy très classique, très rétro, qui s’inspire beaucoup de Tolkien et annonce quelque peu HARRY POTTER. Le déroulement de l’intrigue, certes plaisant, manque d’originalité pour passionner et sans doute également d’un minimum de « sense of wonder ». Lorsque Frodo voyage il s’émerveille de ses découvertes et le lecteur avec lui. Lorsque Pug rencontre les Nains, les Elfes, etc. il ne ressent pas grand-chose et le lecteur pas davantage. Rien ne sort vraiment d’un cadre formaté qui tient davantage du scénario de jeu de rôle que du roman maitrisé. Et les longueurs deviennent, à mitan, vraiment problématiques : l’auteur semble reculer la confrontation avec les ennemis en meublant par de nombreuses descriptions et dialogues pas vraiment passionnant. La multiplication des personnages et des points de vue rend l’ensemble plus brouillon que complexe et survoler certains passages ne fera pas perdre grand-chose au récit. Il aurait sans doute fallu qu’un éditeur se penche sur le bouquin et en coupe un cinquième. Comment ? Ca a été fait jadis ? Ah oui j’oubliais. Mieux vaut peut-être lire ou relire cette édition dans ce cas. En bref, un « director’s cut » n’est pas toujours pertinent quoiqu’il flatte l’égo du romancier.

Malgré tout ces bémols, MAGICIEN reste appréciable : ceux qui aiment la high fantasy à la Tolkien et les bouquins façon jeux de rôles ou « livre dont vous êtes le héros » passeront un relatif bon moment en n’hésitant pas à survoler en diagonales les passages les plus barbants. Et en rappelant que Feist fera mieux par la suite, par exemple avec son CONCLAVE DES OMBRES. Une introduction honorable au vaste monde créé par le romancier.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy

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Publié le 28 Mai 2021

DEMON SLAVE TOME 1 de Takahiro & Takemura

Premier tome d’une nouvelle saga, ce manga séduit immédiatement par son scénario déjanté. Un fruit, la Pêche, donne des pouvoirs aux femmes qui le mange, les transformants en défenseurs de la planète contre des hordes de démons. Comme tous les hommes, le jeune, timide et un brin pervers Yûki Wakura n’a pas accès aux super-pouvoirs et doit donc se contenter d’un rôle subalterne dans cette nouvelle société séparée entre les sexes. Agressé par des démons dans la dimension après avoir plongé dans le monde parallèle démoniaque de Mato, Yûki est sauvé par Kyoka, une jeune fille membre d’une escouade anti-démon. Il se transforme alors en un être très puissant mais à l’unique condition de devenir esclave de la demoiselle. Celle-ci va donc l’utiliser dans sa croisade vengeresse (elle est l’unique survivante de son village et a jurer de détruire les démons) mais, en échange, elle doit exhausser les désirs de Yûki et lui offrir une récompense chaque fois qu’il l’aide.

DEMON SLAVE constitue une bonne surprise : un monde de fantasy urbaine, des créatures démoniaques, un côté comédie / romance adolescente plaisante, de l’humour un peu gras, une louche d’érotisme,…C’est original, fun, divertissant et bien rythmé. Cependant, en dépit du sujet, ce tome reste timoré, on aurait aimé que le scénariste aille plus loin dans les scènes de récompenses : celles-ci sont néanmoins sympathique, Kyoka étant contrainte par son système de pouvoir à s’offrir contre son gré à son esclave. L’idée est amusante mais assez peu exploitée, espérons que les volumes suivants développent tout ça de manière plus perverse et que notre timide adolescent exige des récompenses plus exotiques de sa maitresse.

Voici donc une lecture satisfaisante et rondement menée : l’univers est riche, l’auteur le met en place de manière fluide au fil des pages, les personnages se dévoilent peu à peu (au propre comme au figuré), l’action prend de l’ampleur dans le dernier chapitre qui se conclut par un cliffhanger intéressant laissant la porte ouverte pour une suite qu’on imagine encore plus énergique. Belle découverte !

DEMON SLAVE TOME 1 de Takahiro & Takemura

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Fantasy, #Fantastique, #Humour, #Manga

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Publié le 4 Mai 2021

BLADE - L’EMERAUDE DE JOKKUN de Richard D. Nolane

Après les trente-sept romans originaux publiés par trois auteurs américains sous le pseudonyme collectif de Jeffrey Lord, la France, qui édite Blade depuis 1974 chez Gérard de Villiers, poursuit la série avec des écrivains maisons. Généralement ils ne sont pas mentionnés ou uniquement en tant que traducteur ou adaptateur. Le même principe déjà utilisé pour L’EXECUTEUR et d’autres séries de chez GDV.

Avec L’EMERAUDE DE JOKKUN, Richard D. Nolane nous propose une aventure bien plaisante, entre la science-fiction rétro à la Burroughs (période John Carter) et la fantasy. Toutes les conventions répondent donc présents : extra-terrestre conquérant assimilé à une entité démoniaque, grand méchant, joyau possédant des pouvoirs extraordinaires, etc. Les péripéties correspondent, elles-aussi, aux demandes des lecteurs de littérature populaire : capture par des méchants pirates, combats nombreux, trahisons, séduction d’une demoiselle,…La recette n’est pas neuve mais fonctionne joliment et permet trois bonnes heures de délassement, lesquelles valent bien celles offertes par une quelconque série B d’héroic-fantasy des années ’80 (au hasard « Ator l’invincible » ou « Deathstalker »). Une pincée de violence, une poignée de scènes érotiques (pas trop longues ce qui évite tout ennui), de l’action efficace et un rythme soutenu. Le lecteur apprécie le métier de l’auteur et la recette bien mitonnée. Nous suivons avec plaisir notre Richard Blade une fois de plus projeté dans une dimension parallèle par les services secrets anglais pour combattre la tyrannie. Blade est uniquement armé de sa bite et son couteau. Et le bonhomme use beaucoup des deux ! Alors évidemment on reste dans le classique, sans beaucoup d’innovations, et le roman se montre un peu trop linéaire pour emporter pleinement l’adhésion mais la sauce prend néanmoins, jusqu’au coup de théâtre final qui permet à l’intrépide et héroïque Richard Blade de triompher, tout seul, de l’entité maléfique. Dans l’ensemble, un bon moment et un chouette bouquin d’évasion qui donne envie de découvrir d’autres aventures de Mr Blade.

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Publié le 22 Avril 2021

BURN THE WITCH de Tito Kubo

Voici un manga original et très sympathique au sujet d’un monde parallèle, le Londres Inversé, où vivent les dragons (au sens large, ce sont des créatures magiques) et des sorcières chargées de les empêcher de nuire. Car si la plupart de ces dragons sont pacifiques et même utilisés pour diverses fonctions, certains peuvent devenir maléfiques et sombrer dans le côté obscur, devenant des « dark dragon ». Une personne ainsi être « endragonnée » ce qui nécessite une intervention pouvant aller jusqu’au « dragonfinement ». Dans ce manga, un dragon n’est pas seulement le gros monstre cracheur de feu à la Smaug, c’est, en gros, à peu près toutes les créatures surnaturelles et magiques, lesquelles peuvent d’ailleurs servir de simples pot de fleurs ou…alimenter en énergie la cité.

L’auteur avance vite et ne traine pas dans son intrigue : au lieu de présenter son univers par touches successives il plonge directement le lecteur dans le grand bain. Plouf ! Avec plusieurs personnages principaux et un univers relativement complexe le début peut paraitre ardu mais, en réalité, le lecteur s’accroche rapidement  à quelques points de repères. Les protagonistes sont bien typés, un peu cliché mais agréables et attachants. Les deux sorcières se nomment Noel et Ninny, l’une voulant rester du côté pacifique de leur mission de protection, l’autre désireuse de rejoindre les Sabers, autrement dit l’élite amenée à se castagner avec les créatures légendaires. L’auteur introduit donc un système de points et une sorte de classement qui vise à sélectionner les sorcières les plus méritantes pour intégrer la crème de la crème des unités anti-dragons. Cela reste, dans ce premier tome, à l’état d’ébauche mais le succès permettra la sortie d’un deuxième volume afin, probablement, d’approfondir les questions laissées sans réponse. Cependant, pour autant, l’intrigue n’est pas confuse ni trop complexe : le lecteur assimile sans grande difficulté ce monde de fantasy urbaine. Un Verso Londres étoffé et cohérent une fois passé la découverte, quelque peu déstabilisante, de ce monde magique. L’humour est également bien présent avec le déjanté Balgo, un adolescent ordinaire embarqué malgré lui dans cette histoire suite à son obsession pour Noel…dont il veut absolument voir la culotte. BURN THE WITCH constitue au final une découverte des plus plaisantes, d’autant que le tome, tout en laissant la porte ouverte à de futures développements, se suffit à lui-même et propose 250 pages d’aventures, de fantastique et de comédie. Une bonne pioche !

BURN THE WITCH de Tito Kubo

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Manga

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Publié le 16 Avril 2021

THE SIXTH GUN TOME 2: A LA CROISEE DES CHEMINS de Cullen Bunn et Brian Hurtt

Agrémenté d’un très complet résumé qui nous rappelle les événements survenus dans le premier tome, ce nouveau recueil débute à la Nouvelle Orléans. Drake Sinclair, rongé par la culpabilité et se sentant responsable de la mort de Billjohn, s’enfonce dans les marécages pour trouver des réponses à ses questions. Betty, de son côté, rencontre un séduisant as de la gâchette, Kirby Hale, tout aussi intéressé par la demoiselle que par ses armes maudites. Enfin, Gord essaie d’en apprendre davantage sur les six révolvers.

Ce deuxième recueil poursuit avec bonheur l’intrigue amorcée dans le premier tome mais change quelque peu la donne et l’ambiance : l’action se fait moins frénétique tandis que le climat devient plus lourd et poisseux. Nous sommes à la Nouvelle-Orléans avec tout ce que cela implique au niveau des maléfices vaudou, des loas et autres esprits maudits qui hantent un bayou peuplé de gigantesques alligators. Nous avons droit également à un nouvel adversaire, « Marinette aux bras secs », à des scènes de possession et à quelques combats, sans oublier un twist assez surprenant en ce qui concerne la cachette des révolvers dissimulés par Drake.

L’ouvrage introduit également la confrérie de l’Epée d’Abrahams, menée par Frère Roberto, des prêtres mystérieux et aux motivations floues décidés à détruire les six révolvers. Les auteurs développement lentement mais surement leur mythologie, convoquant toujours différents genres (fantastique, fantasy, horreur, aventures) dans un cadre western intéressant et crédible.

Si on peut considérer ce deuxième tome comme moins réussi que le premier l’ensemble reste néanmoins dans le haut du panier du comics. Le tout demeure un divertissement aussi prenant qu’efficace et on se plait à imaginer la très bonne série que cette saga pourrait donner pour peu qu’un scénariste daigne se pencher sur ce récit.

THE SIXTH GUN TOME 2: A LA CROISEE DES CHEMINS de Cullen Bunn et Brian Hurtt

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Fantasy, #Western

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Publié le 15 Avril 2021

CONAN (Tome 1) de Robert E. Howard, Lyon Sprague de Camp et Lin Carter

Ce premier volume correspond au grand cycle chronologique de Conan établit par L. Sprague De Camp et Lin Carter à partir des nouvelles et fragments laissés par Robert Howard.  Depuis, bien sûr, le puriste a pu se procurer les versions originales non retouchées des aventures du Cimmérien. Est-ce à dire qu’il faut se débarrasser de ces remaniements ? Certes non ! D’abord parce que, souvent, les lecteurs plus âgés ont découverts par ce biais le célèbres barbare. La nostalgie joue donc son rôle et ravive les souvenirs. Ensuite car cette progression chronologique, quoiqu’elle ne soit ni proposée ni voulue par Howard (qui écrivit les nouvelles dans le désordre) fonctionne bien. L’œuvre, une fois assemblée et complétée, dépeint une biographie fantasmée d’un héros plus grand que nature. L. Sprague De Camp et Lin Carter ont rempli les blancs, complétés les passages manquants, écrit certaines nouvelles parfois à partir de notes, de brouillons ou, simplement, en laissant aller leur imagination. Faut-il les en blâmer ? Laissons cela aux exégètes et aux puristes…

Dans ce premier recueil nous avons droit à trois nouvelles de Howard seul, à deux nouvelles de Howard et L. Sprague De Camp, à une nouvelle de Howard et Carter et, enfin, à une nouvelle située dans l’adolescence de Conan, par les seuls L. Sprague De Camp et Lin Carter.

Le récit adopte par conséquent un aspect « fix-up » puisque les nouvelles sont liées par quelques lignes d’introduction qui explicitent le parcours de Conan. Encore une fois, bien que ce n’était pas la volonté d’Howard, celà fonctionne plutôt bien. Après « la chose dans la crypte » où le Cimmérien se confronte (surprise !) à… une chose dans une crypte alors qu’il n’a que quinze ans, nous entrons dans le vif du sujet avec la célèbre « Tour de l’Eléphant ». Dans cette nouvelle classique, Conan s’allie à un voleur réputé pour dérober un trésor dans une tour bien gardée. Les nouvelles suivantes suivent le même schéma et démontrent les talents d’un Conan plus malin qu’on le pense souvent. Il est voleur, mercenaire, esclave, combattant,…Il affronte également diverses créatures improbables. L’écriture est enlevée, quelque peu archaïque mais sans que cela nuise au plaisir ressenti, bien au contraire. Ecrites voici près d’un siècle, ces nouvelles ont gardé intactes leur force évocatrice, leur énergie bouillonnante et leur façon de dépayser le lecteur.
Hautement recommandé, tous les dix ans il faudrait relire CONAN, pour retourner aux bases les plus saines. Quitte à prier ensuite Crom et à rêver de tailler ses ennemis en tranches à coup de hache.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Golden Age, #Fantasy, #Recueil de nouvelles

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Publié le 21 Mars 2021

TOMYRIS ET LE LABYRINTHE DE CRISTAL de Oksana & Gil Prou

Dans le vaste monde de la littérature de Fantasy, la Fantasy historique reste un sous genre assez rare dans les rayonnages. Entendons par ce terme de « fantasy historique » un livre historiquement précis mais agrémenté de passages plus axés sur l’imaginaire où interviennent la magie, des créatures fabuleuses, des divinités, etc. On pense à plusieurs cycles de David Gemmell (celui de TROIE ou du LION DE MACEDOINE consacré à Alexandre le Grand), à de nombreux romans de Guy Gavriel Kay et, pour la France, à plusieurs œuvres de Pierre Pevel ou Thomas Day. N’empêche, le genre s’avère nettement moins prolifique que, par exemple, la High Fantasy (d’inspiration Tolkien) ayant généré des centaines de sagas à base d’élu, de mage barbu fumeur de pipe et de seigneur des ténèbres en passe de se réveiller. TOMYRIS ET LE LABYRINTHE DE CRISTAL apporte donc une certaine fraicheur à la Fantasy par son ancrage historique rarement exploité : nous sommes au VIème siècle avant JC et la reine Tomyris décide de tenir tête aux armées de Cyrus le Grand, lequel dispose d’une troupe d’invincibles guerriers surnommés les Immortels.

Le roman se veut, tout d’abord, fidèle à l’Histoire. Il a certainement nécessité beaucoup de recherches ce qui reste appréciable quoique cet excès de détails s’effectue, parfois, au détriment de la fluidité de lecture. Les auteurs décrivent longuement cet univers peu connu (la Perse du VIème siècle avant JC n’a pas l’importance, dans l’inconscient collectif, du Moyen-âge européen ou de l’Empire romain), ce qui implique  de nombreux détails assortis de fréquentes notes de bas de page. Ce choix peut se comprendre et se défendre : comme déjà signalé les aspects historiques dominent largement sur les éléments de fantasy et il s’agit de construire un monde qui, pour le lecteur lambda, sera aussi dépaysant que la Terre du Milieu ou les Sept Royaumes. Les techniques militaires, les religions et leurs divinités, les lieux visités,… tout est explicité pour offrir le background le plus solide possible. Les personnages, eux aussi, sont nombreux : beaucoup ont réellement existé tandis que d’autres sont inventés pour les besoins de l’intrigue et de sa progression. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver (noms complexes, multiplication des protagonistes) et le lecteur peut, là aussi, se sentir noyé sous les détails mais, à condition d’effectuer un petit effort, l’ensemble, finalement, passe bien. Car un des problèmes de la Fantasy, à l’heure actuelle, réside dans sa simplicité : le genre est, souvent, tellement « facile à lire » (avec cette fameuse branche dédaigneusement qualifiée de Big Commercial Fantasy) que le lecteur peut se sentir un peu perdu devant un texte plus exigeant. Pas de décor médiéval fantastique, pas de progression décidée à coup de dé20, pas de prophétie et d’élu armé d’une épée trop puissante pour défaire le grand méchant sorcier,… TOMYRIS ET LE LABYRINTHE DE CRISTAL demande un certain effort pour s’apprécier. Le roman use, en outre, d’un style très (trop ?) recherché qui permet d’enrichir son vocabulaire et ses nombreux termes rares lui donnent un côté littéraire le distinguant, là aussi, de la fantasy de consommation courante.

Bref, au risque d’à nouveau se répéter, la démarche des auteurs rappelle celle de Gemmell dans son cycle consacré au LION DE MACEDOINE : un récit historique rigoureux peu à peu contaminé par la magie et le fantastique même si ces éléments restent distillés avec parcimonie. Du moins dans les 300 premières pages car les cent dernières donnent bien davantage dans le fantastique et ne suivent plus Tomyris : cette rupture de ton, qui nous conduit au labyrinthe de cristal, peut déstabiliser. Personnellement il ne m’aurait pas déplu de rester dans un registre plus réaliste mais d’autres apprécieront sans doute ce final plus porté sur l’imaginaire. Question de point de vue. En tout cas voici un dépaysement appréciable en ces temps chagrins.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Historique

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