fantasy

Publié le 5 Novembre 2023

SOLOMON KANE: L'INTEGRALE de Robert E. Howard

Que dire de plus sur ce monument de la Dark Fantasy ? Créé par Robert E. Howard, récemment (fort bien) adapté à l’écran, Solomon Kane est un puritain fanatique en butte aux forces maléfiques. Il voyage de par le monde et se confronte régulièrement à des créatures maléfiques. On y retrouve donc des descriptions de lieux légendaires, de cités perdues et de contrées exotiques. Solomon se bat contre des monstres divers, notamment à l’arme blanche, ce qui donne une connotation « cape et épée » appréciable aux différents récits proposés.

Mais le personnage est intéressant et vraiment original, surtout compte tenu de l’époque. En effet, Kane est une sorte de justicier s’en allant combattre le Mal où qu’il se cache, se mêlant (si on peut dire) de ce qui ne le regarde pas. Mais, pour lui, justement ça le regarde : homme de dieu il ne peut supporter l’idée d’un Mal prospérant en liberté. Il doit l’affronter, prendre tous les risques, défier des ennemis plus puissants…sûr de son bon droit et de son triomphe final. Bref, un personnage plus complexe et moderne qu’on ne croit, toujours actuel finalement, pas toujours plaisant à côtoyer, pas toujours « bêtement » héroïque. Solomon est humain, tout simplement. Il tranche avec d’autres héros pulp inflexible, invincible et infaillible façon Doc Savage ou Superman.

Les nouvelles dans lesquelles il apparait sont, pour la plupart, réussies. Certaines le sont davantage, bien sûr. Il y a des hauts et des bas, ce qui est inévitable. Mais même les récits les moins efficaces possèdent un souffle épique indéniable, un mélange de merveilleux, de fantaisie et d’épouvante, parfois lovecraftienne (forcément). Dire qu’Howard avait une vingtaine d’années lorsqu’il les a écrits. Quelle maitrise, quel sens de l’aventure ! Ah s’il n’avait pas eu l’idée stupide d’en finir a seulement 30 an…Que d’histoires merveilleuses il nous aurait encore donné. Mais ne refaisons pas l’Histoire et contentons nous d’apprécier l’intégralité, ici rassemblée sur environ 500 pages, des nouvelles de l’auteur.

Le bouquin ajoute aux nouvelles de belles illustrations évocatrices, des fragments et autres brouillons, des textes explicatifs. Bref une intégrale définitive et, osons le dire, incontournable.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 2 Novembre 2023

LE TARNIER DE GOR de John Norman

Le monde de Gor est un vaste univers développé depuis le début des années ’60 par le docteur en philosophie John Norman. Dans ces chroniques (37 tomes à ce jour, le dernier en date publié en 2022, mais seuls les 16 premiers furent traduits en français), l’auteur revisite le pulp à la mode d’Edgar Rice Burroughs. Son héros, Tarl Cabot, est un substitut de John Carter qui, au lieu de se retrouver sur Mars, échoue sur l’anti-Terre, autrement dit Gor. Là il découvre une société composite empruntant à l’Empire romain, au Moyen-âge, aux Vikings mais régie par des notions de castes très importantes. Le roman prône aussi un machisme absolu puisque sur Gor les femmes sont uniquement considérées comme des esclaves toujours prêtes à obéir à l’Homme.


LE TARNIER DE GOR, premier bouquin du cycle, présente donc ce monde pas si mal imaginé et plutôt cohérent avec ses croyances, lois, obligations, code d’honneur et de chevalerie, etc. Evidemment, cette vision est particulière, il ne manque souvent qu’un morceau de Manowar en toile de fonds pour s’immerger dans ce Planet Opéra désuet. Ou pas. En effet, depuis quelques années, des groupes de fans apprécient tellement la philosophie « goréenne » qu’ils tentent de la transposer dans le monde réel, avec des principes sado-masos hérités des romans. On ne peut donc balayer d’un revers de la main l’importance de ce cycle pourtant convenu, aujourd’hui plus connu pour ses scènes érotico-sm (esclavage, bondage, viol) encore peu présentes dans ce premier tome mais qui deviendront plus fréquentes ensuite, la série versant (selon les connaisseurs) dans le « porno pulp » à partir du tome 8 ou 9.

L’écriture n’est pas mauvaise (quoique redondante), l’intrigue possède suffisamment d’action pour dépayser le lecteur et l’ensemble devait être plaisant à lire pour les adolescents de l’époque, entre une partie de Donjons & Dragons, un bouquin de Conan et un film érotique visionné en cachette. Aujourd’hui qu’il existe une pléthore de romans de Fantasy (et même d’Erotic Fantasy), l’intérêt de lire ou relire cette saga s’est bien estompé. Si ce premier tome est, dans l’ensemble, plaisant, il ne donne pas suffisamment envie de poursuivre l’aventure alors que trop de livres similaires (et plus intéressants) sont à présent aisément disponibles.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Fantasy, #Pulp

Repost0

Publié le 22 Octobre 2023

CONAN LE COMMERIEN de Robert E. Howard, Lin Carter et Sprague de Camp

Conan c’est Howard…mais pas seulement. Une quinzaine de nouvelles et un roman ne pouvait satisfaire les fans. Donc durant les sixties Lin Carter et Sprague de Camp se sont décidés à compléter tout ça. D’abord, ils ont choisi de présenter les récits dans un ordre chronologique pour une biographie fantasmée du barbare. Puis ils ont complété des histoires inachevées, remaniés certaines (remplaçant un personnage moins connu par Conan, quitte à modifier l’époque et le lieu), etc. Ils ont aussi effectué des ajouts pour lier l’ensemble et des retraits / censure afin d’uniformiser leur Grande Histoire. Avant d’écrire leurs propres nouvelles dans le monde de Conan, par la suite suivi par bien d’autres auteurs.

Comme le Mythe de Cthulhu, celui du Barbare est à présent gigantesque, entre jeux de rôles, dessins animés, films, comics et autres produits dérivés. Aujourd’hui, les versions originales de Robert E. Howard (REH pour ses fans) sont disponibles dans de belles éditions collectors (et en poche pour les petites bourses). Dans ce cas pourquoi relire les tripatouillages de Carter et de Camp ? Peut-être parce que, n’en déplaise aux puristes, ceux-ci restent fort plaisants et plus divertissant qu’une bonne part de la fantasy épique ampoulée actuelle. Et puis pour les couvertures pulp et excessives aux peintures pleines de fureur. Elles sont sans doute moins classe que les « nouvelles » bien plus sobres (et tristounettes) mais bien plus plaisantes à l’oeil.

Bref, on retrouve ici une poignée de récits classiques comme l’excellent « La reine de la côte noire », l’efficace « la fille du géant du gel » et d’autres nouvelles moins marquantes mais tout aussi divertissantes. En dépit d’une certaine répétition d’un récit à l’autre (tendance accentuée par les pastiches qui donnent un peu trop dans le « Conan vs the monster of the week »), ce recueil reste hautement recommandable.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Action, #Fantastique, #Fantasy, #Robert Howard, #Conan

Repost0

Publié le 6 Octobre 2023

LE ROYAUME DES CHIMERES de Robert E. Howard

Robert Howard c’est Conan. Oui, bien sur. Mais pas seulement. Ce riche recueil témoigne de la diversité d’un auteur parti beaucoup trop jeune mais qui démontre sa fougue, son énergie épique et son imagination débordante. Les nouvelles présentées sont relativement longues, parfois proches de « courts romans » (ou novalla), par exemple « Le sang des dieux » qui approche des cent pages.

Les récits varient de la pure fantasy au cape et épée historique en Normandie en passant par les épopées Vikings et l’horreur lovecraftienne. On voyage ainsi dans le temps (époque romaine, début du XXème siècle, Moyen-âge, Far West, antiquité fantasmée) et dans l’espace. Le recueil commence avec la nouvelle titre, « le royaume des chimères, consacrée au fameux roi atlante Kull qui vécut bien avant Conan (mais dans le même univers). Comme Conan voici un barbare certes mais relativement raffiné, en tout cas intelligent, qui ne se repose pas uniquement sur sa hache et ses muscles. Tout le contraire de la caricature de connard barbant auxquels sont souvent associés les créations d’Howard.

Il y a de nombreuses autres nouvelles réussies dans ce recueil, notamment Agnès la Noire, au sujet d’une épéiste française (le titre original, « Sword Woman », est plus évocateur) ou l’épique « les épées de la mer nordique » avec des Vikings.

Howard propose encore des récits plus portés vers l’horreur dans le style de Weird Tales. Citons par exemple « L’homme noir », « Les pigeons de l’enfer », « la pierre noire » ou « les vers de la terre ». On y trouve les hommages / emprunts aux mythes lovecraftien (R’lieh, Dagon, etc.) dans un mouvement d’enrichissement mutuel des auteurs de l’époque.

LE ROYAUME DES CHIMERES constitue donc un épais recueil, joliment et richement illustré, qui offre près de 600 pages d’aventures, de Fantasy, d’horreur et d’action. Le style de Howard est plus léger, plus fluide et (osons le dire) plus moderne que celui de Lovecraft. Ces récits aux dialogues percutants et aux descriptions courtes et précises apparaissent encore très actuels alors qu’ils furent écrits voici un siècle. On peut même ajouter qu’ils restent plus plaisants et grandioses que 90% de la production actuelle dans le même style. Chaudement recommandé.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 4 Septembre 2023

DEMON SLAVE TOME 4 de Takahiro

Quatrième volume pour cette série amusante, entre Fantasy, humour et érotisme gentillet. Nous avons donc toujours un héros masculin doté de pouvoirs colossaux tour à tour "dirigé" ou "controllé" par les femmes d’un escadron de lutte contre des démons. Devenu l’esclave de ce petit harem, il doit se soumettre à leurs souhaits et devenir une arme vivante mais, en échange, il reçoit ensuite sa récompense…celle que l’on devine.

Ce Shonen teinté de Ecchi se montre toujours divertissant et ce quatrième tome reste dans la lignée des trois premiers. L’auteur approfondit ses personnages et les relations qui les lient. On trouve toujours quelques notes de comédie façon sitcom sympathique et nous avons encore droit à des jeunes filles dénudées aux seins énormes (leurs mensurations sont d'ailleurs précisées pour ceux qui aiment les détails importants) dans des poses sexy mais soft. L'auteur ne verse jamais dans le plan X, tout reste dans les caresses et les câlins. Bref, quasiment du tout public en fait quoique le "fan service" soit important. Et c'est tant mieux!  

Ce côté « sexy comédie de lycée » dans un monde fantasy occupe l’essentiel de l’œuvrette qui s’appuie également sur de grosses bastons contre des démons très balèzes dans lesquelles les combattantes hurlent le nom de leur super-pouvoir avant de les fracasser avec l'aide de leur "esclave".

Avec une bonne dose de dérision, ce quatrième tome fonctionne agréablement et constitue une parfaite petite détente qui se déguste sans prise de tête. L’intrigue globale avance, elle, avec un rythme assez lent et le lecteur doit s’armer de patiente pour découvrir, par petites doses, cet univers et les diverses manigances des différentes factions en présence. On espère donc voir le récit gagner en épaisseur dans les prochains tomes sous peine de finir par lasser le lecteur.

En résumé, un épisode divertissant et agréable mais attention, la lassitude s'installe et le lecteur pourrait lâcher l'affaire si l'intrigue globale ne décolle pas. On en ressort donc content mais toutefois mitigé, l'effet de surprise et la découverte de cet univers original ne jouant plus.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Manga, #Fantasy, #Humour, #Erotique

Repost0

Publié le 18 Août 2023

LES 7 CITES - HAUT ROYAUME - TOME 1: LE JOYAU DES VALORIS de Pierre Pevel

Dans la cité corrompue de Samarande, Iryän Shaän, voleur aux yeux de drac, est engagé pour voler un précieux diadème. Il s’acquitte de sa mission mais les joyaux qui ornaient le diadème sont dérobés peu après. Pourquoi ? Par qui ? Pour se disculper, Iryän et ses complices devront le découvrir et vaincre par la ruse et le fer de nombreux adversaires : voleurs, assassins, mages et spectres.

Voici le résumé proposé pour ce « spin off » de l’univers du HAUT ROYAUME dans lequel nous découvrons de nouveaux héros, dans la tradition des romans de capes & épées, qui rappellent immanquablement les œuvres du grand ancêtre Fritz Leiber. Un vol audacieux durant une fête de mariage, un duo attachant rejoint par un as du crochetage et une guerrière, de l’aventures et de l’action,… Pevel délaisse ici les descriptions pesantes de trop nombreux romans de Fantasy pour privilégier un récit rythmé qui se déroule dans les bas-fonds de la cité de Samarande. Tout cela s’avère fluide, distrayant et fort bien mené, ce que le récit perd en profondeur et en complexité (notamment par rapport à HAUT ROYAUME), il le gagne en pur divertissement d’aventures.

Réécriture des premiers romans de l’auteur (les CHRONIQUES DES SEPT CITES), LE JOYAU DES VALORIS s’impose comme un roman enlevé qui peut parfaitement se lire indépendamment : pas d’appel du pied au lecteur pour l’inciter à lire les deux suites ou la série principale du HAUT ROYAUME, l’intrigue se suffit à elle-même et, au terme des 250 pages, arrive à une conclusion satisfaisante. Pourtant, grâce à la qualité de ce premier volet, le lecteur aura naturellement envie de poursuivre ses aventures dans les cités du Haut Royaume. Un bon divertissement de fantasy.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Aventures

Repost0

Publié le 10 Août 2023

FABLES – INTEGRALE 1 de Bill Willingham

Relecture et réinterprétation « sérieuse et adulte » des contes de fées, FABLES débute après que les Fables (les personnages des récits) ont été chassés de leurs royaumes enchantés par l’Adversaire. Dès lors, les Fables trouvent refuge à New York et vivent parmi les hommes, exceptés les créatures trop « inhumaines » forcées de vivre recluses dans une ferme isolée. Dans la première histoire de ce recueil (qui reprend les 3 premiers arcs de la série), Rose Rouge, la sœur de Blanche Neige, est assassinée. L’enquête est confiée au shérif Bigby, alias le Grand Méchant Loup. Les principaux suspects sont Barbe Bleue, ex-amant de Rose et serial killer bien connu, et Jack, un glandeur vivant toujours dans le souvenir de ses haricots magiques.

Les contes de fées se terminent, les héros se marient, ils ont beaucoup d’enfants et vivent heureux. Mais en fait ils se disputent, se séparent et parfois s’entretuent. Nos Fables se désolent aussi de rester les êtres jadis imaginés, ils sont immortels (tant que les humains se souviennent d’eux) mais ne changent pas, ne grandissent pas, etc. Le premier arc fonctionne parfaitement et plante le décor tout en offrant une enquête policière prenante et réussie avec une révélation finale certes déjà lue mais bien amenée.

Le deuxième arc du récit s’inspire, comme son titre le laisse supposer, de LA FERME DES ANIMAUX : les Fables exilées à la ferme se révoltent. C’est fort efficace, drôle et violent et les petits cochons en prennent plein la figure.

Le dernier arc, un peu moins réussi, s’intéresse à la romance (c’est le titre) entre Blanche Neige et le Grand Méchant Loup.

Le scénariste reprend ici les personnages et les dépoussièrent, les rend en quelque sorte « réels » sans pour autant verser dans la parodie facile. Il transforme le Prince Charmant en séducteur passant d’une conquête à une autre, fait de Barbe Bleu un tueur en série fin escrimeur, etc. Pour les plus jeunes, tout cela a certainement (fortement) inspiré la plaisante série « Once Upon A Time » aux postulats étrangement similaires. Mais la version dessinée est plus caustique et réussie.

FABLES a connu de nombreuses éditions francophones (chez Panini puis Urban). Après les albums cartonnés, la réédition en intégrale voici aujourd’hui la nouvelle version au format de poche « Nomad » pour des recueils entre le comics d’antan et le manga. Le tout offre plus de 400 pages de lecture pour moins de 10 euros. De quoi lire (enfin !) toute la saga (en dix tomes) sans se ruiner.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Fantasy, #Fantastique

Repost0

Publié le 26 Juillet 2023

LOUP SOLITAIRE TOME 2: LA TRAVERSEE INFERNALE de Joe Dever

Deuxième épisode de la saga du Loup Solitaire, un classique du LDVELH (Livre Dont Vous Êtes Le Héros). Cette fois, le principe repose sur la quête d'un objet tout puissant, le Glaive de Sommer. Le lecteur / joueur dispose de 40 jours pour le trouver et le ramener au Sommerlund, assiégé par les Maitres des Ténèbres.

La quête se divise en trois parties: tout d'abord se rendre à Port Bax. Au départ cela semble simple mais bien sûr le bateau coule, l'équipement est perdu et il faudra continuer à pied.

Deuxième partie: un voyage en diligence de sept jours en compagnie de cinq individus dont un traitre qui cherche à tuer le héros (du coup mieux vaut se méfier et ne pas manger ou boire n'importe quoi!).

Suite du voyage, encore à pied, avec pour but de se rendre à l'ambassade et de présenter le sceau d'Hammerdal. Si on l'a perdu, pas la peine de continuer, le jeu aussi est perdu.

Ensuite il faudra combattre des Monstres de l'Enfer et, pour cela, disposer d'une Lance Magique (ou à défaut du pouvoir de communiquer avec les animaux)…sans une de ses possibilités c'est à nouveau perdu.

Enfin, une petite partie beaucoup plus facile, presque un épilogue, raconte le combat du héros (armé du glaive donc hyper balèze) contre des pirates et des bateaux fantômes.

Beaucoup plus difficile que la première aventure de Loup Solitaire, cette seconde histoire est plus riche mais également frustrante. Sans posséder un certain objet (une lance magique), il est impossible de réussir, excepté si on dispose de la communication animale. Autrement dit, on peut arriver à la fin du livre et se retrouver battu sans rien pouvoir faire. L'auteur utilise également beaucoup plus de "mauvaise direction / porte / chemin = mort", un procédé toujours un peu frustrant. Outre la communication animale, les disciplines les plus utiles sont Sixième Sens et Orientation qui évitent de tomber dans bien des pièges. Guérison permet également de regagner les PV perdus, quasiment indispensable pour remonter la pente après un combat aux jets de dés malheureux;

Autre problème: durant la première partie un espion se cache parmi les passagers de la diligence et tente de supprimer le héros. L'auteur aurait du semer quelques indices sur son identité mais il n'en est (apparemment) rien: trouver le coupable se fait donc au petit bonheur la chance entre les cinq personnages. Encore plus frustrant: le choix n'aura aucune incidence réelle sur la suite! Que Loup solitaire démasque et tue le coupable ou qu'il supprime par erreur un innocent ne change rien au déroulé de l'aventure.

En dépit de ces défauts, LA TRAVERSEE INFERNALE reste un bon LDVELH avec une intrigue bien pensée qui change des sempiternels donjons crawlers. Exceptés quelques passages où le hasard se montre trop présent (il est souvent impossible de choisir objectivement – via des indices – la bonne direction), le tout offre un bon plaisir de lecture. 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 5 Juillet 2023

LA LEGENDE DE MARCHE MORT de David Gemmell

Druss, le vieux guerrier, voit les hordes de combattants s’approcher de Dros Delnoch. Les murailles sont tombées, la fin est proche. Mais Druss a toujours sa hache. Toujours vivant, toujours debout. Et la mort marche avec lui. Il discute avec un jeune soldat avant la bataille décisive (celle décrite dans LEGENDE) et il lui parle de sa jeunesse.

Trente ans plus tôt, Druss et son ami le poète Sieben participent aux jeux devant un roi foi. A la suite d’une querelle, l’adversaire de Druss tombe dans un guet-apens. Il sauve Druss mais, mortellement touché, ne peut espérer survivre. Sauf si Druss ramène des territoires Nadir les pierres de guérison.

Avec Gemmell c’est le retour de la fantasy héroïque comme on n’en avait plus lu depuis Howard. Muscles, sueurs, haches et épées. Des amitiés viriles, des combats désespérés, des sièges où une centaine de braves défendent un lieu clé contre des milliers d’adversaires. Druss, le héros récurent de Gemmell, traverse les époques et les romans. Une touche de magie, des dialogues emphatiques (auxquels seul un Schwarzy des 80’s pourrait rendre justice à l’écran), des intrigues riches en personnages mémorables et en scènes marquantes. Druss c’est un archétype, un héros pur et dur, avec un code de l’honneur inflexible, le genre à risquer sa vie pour honorer la parole donnée. Un Homme avec un grand H et une énorme hache pour fracasser la tête de ceux qui croisent sa route et ne respectent pas son code.

Le déroulé général est certes simple mais le roman n’en est pas moins d’une grande richesse et évite le manichéisme. Ici les ennemis s’apprécient parfois davantage que les amis. Ce qui n’empêche pas des combats sanglants qui laissent bien des protagonistes sur le carreau.

Cette troisième aventure de Druss constitue donc une autre réussite éclatante, dénué du gras pesant qui alourdit de trop nombreux récits de Fantasy. Et la plume de Gemmell, comme celle de Howard, est toujours aussi vive et alerte. Le cycle Drenaï de l’auteur reste un des plus important et réussi de la Fantasy et LA LEGENDE DE MARCHE MORT s’avère comme les précédents passionnant et enlevé.

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Fantasy, #Aventures, #David Gemmell

Repost0

Publié le 10 Mars 2023

WORLD's END HAREM: FANTASY de Link

Après le succès de sa série de science-fiction érotique WORLD’s END HAREM, Link en propose une déclinaison dans un univers fantasy tout bêtement intitulée WORLD’s END HAREM : FANTASY. En réalité l’intrigue n’a pratiquement rien de commun avec la série « sœur », excepté le concept qui est de plonger un adolescent plutôt timide au milieu des hordes de bombasses qu’il va pouvoir culbuter joyeusement une fois devenu un guerrier super érotisé par les bons soins d’une elfe noire lubrique. Oui tout ça ressemble à un scénario de jeu de rôle élaboré par un maitre de jeu ayant un peu trop picolé sur sa collection de porno. Mais, à vrai dire, cela fait tout le charme de ce manga rocambolesque et rigolo.

L’intrigue est typique avec un monde médiéval menacé par des hordes de créatures démoniaques. Le frêle Ark se voit bien épouser sa cousine, la sexy Aurelia, fille d’un chef de guerre. Mais la belle est déjà promise au prince et Ark se retrouve tout penaud la queue entre les jambes. Heureusement surgit une Elfe Noire méga-bonne, Lati, qui lui propose de le transformer en un puissant guerrier accessoirement assoiffé de luxure, la première épreuve imposée étant quand même de s’abstenir de masturbation durant une année complète.

Du pur manga ecchi avec le fameux « fan service » à la pelle, autrement dit l’intrigue avance gentiment pour caser pas mal de scènes érotiques où le héros se retrouve entouré d’un harem de très jeunes lolitas à très forte poitrine.

Avec un dessin bien maitrisé et un soin évident porté au dessin des filles nues, WORLD’s END HAREM : FANTASY démarre de manière plaisante, entre dark fantasy violente, érotisme débridé et humour épais. Un bon début pour cette série dont on est curieux de connaitre la suite.

WORLD's END HAREM: FANTASY de Link

Voir les commentaires

Rédigé par hellrick

Publié dans #Manga, #Erotique, #Fantasy

Repost0