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Publié le 8 Mai 2019

100 % STAR WARS TOME 6 : DES REBELLES NAUFRAGES

Star Wars (2015) #33-37 et Annual #3.

Pour sa fin de run, Jason Aaron choisit de se concentrer sur les différents protagonistes de la saga, souvent deux par deux. Nous avons ainsi droit à l’association entre Luke et Leia dans le sans intérêt « Des rebelles naufragés », une intrigue tarabiscotée où s’affrontent Sana et Lando dans le plaisant « Les treize caisses », un retour de Grakkus face à Han Solo avec l’amusant « Passeur de Hutt », un focus sur R2D2 à la recherche de C3PO dans « La revanche de l’astromécano » et enfin le sergent Kreel, chef des Stormtroopers d’élite de l’escadron SCAR pour « Fierté impériale ».

Comme toujours les dessins sont vraiment « spéciaux » : si, dans l’ensemble, ils ne sont pas mauvais (décors, armures, vaisseaux), les visages sont, eux, découpés des films et plaqués sur les dessins (une sorte de rotoscope à l’envers !) pour donner des personnages franchement ratés tant ils sont disgracieux.

100 % STAR WARS TOME 6 : DES REBELLES NAUFRAGES

Les scenarios, eux, restent dans la lignée des précédents arcs narratifs: c’est pas mal, divertissant mais sans enjeu ni véritable intérêt. En fait, tout ça rappelle les STAR WARS CLASSICS d’il y a 40 ans: les dessinateurs ne semblent pas savoir où va la saga (ou ils s’en fichent) donc ils sont incapables d’élaborer des intrigues d’ampleur et se contentent de suivre la petite vie des rebelles sans se soucier d’un plan global. De plus, Aaron pense manifestement que voir nos héros à l’oeuvre suffit à maintenir l’intérêt du lecteur qui assiste à une suite de petites escarmouches sans conséquences entre l’Empire et les rebelles. Parfois c’est chouette, parfois c’est médiocre, parfois c’est drôle,…dans tous les cas on reste dans le statu quo en évitant grandement d’avancer…on finit même par ne plus trop savoir à quelle époque de la chronologie officielle ces histoires se situent tant elles pourraient (quasiment) se dérouler n’importe quand entre « Rogue One » et « Le Réveil de la Force », puisqu’elles n’ont, en réalité, aucune incidence sur la timeline globale de la saga.

On ajoute deux récits courts parfaitement dispensables pour boucler le sommaire de ce recueil pas spécialement mauvais (les récits sont courts et donc on ne s’y ennuie pas) mais tellement anecdotique qu’il sera réservé aux seuls complétistes.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Space Opera, #Star Wars, #science-fiction

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Publié le 24 Avril 2019

JLA - NOUVEL ORDRE MONDIAL de Grant Morrison

Grant Morrison, dans les années ’90, se voit chargé de relancer la valeur sûre (mais en perte de vitesse) de DC Comics, la célèbre Justice League d’Amérique. Epoque oblige nous sommes en pleine surenchère super-héroïque au niveau de « l’iconisation » des personnages : muscles saillants pour les hommes et poitrine surdimensionnée pour les femmes, en particulier une Wonder Woman dessinée en plongée afin de mettre davantage en valeur ses attributs. Bref, le comics invente pratiquement la 3D sans lunettes.

Et les intrigues ? Ce tome en compte quatre, d’un intérêt variable. La première, la plus réussie, traite d’une bande de super-héros extraterrestres, l’Hyper Clan, décidés à imposer un nouvel ordre mondial en apparence bénéfique. Mais la JLA n’y croit pas. Et le lecteur non plus. Le problème étant la rapidité avec laquelle le doute est expédié et le manque de subtilité de nos aliens soi-disant bien gentils. On aurait pu avoir une vraie réflexion sur l’imposition d’un ordre mondial « pour le plus grand bien », un récit traitant de la dictature du bonheur ou des procédés visant à agir de manière bénéfique en usant de procédés discutables façon SUPREME POWER. On a du paf pouf. Ce n’est pas désagréable mais cela reste frustrant.

La seconde histoire parle du recrutement de Tomorrow Woman et fait figure d’intermède avant une grosse démonstration pyrotechnique au sujet d’une invasion par les troupes du…Paradis. Guerre entre les anges et destructions massives sont au programme d’un récit que l’on qualifiera de blockbuster décérébré et divertissant. Une fois encore le potentiel semblait présent pour introduire davantage de profondeur, voire un soupçon de réflexion, mais le scénariste préfère l’efficacité immédiate et les affrontements dantesques.

Enfin, le dernier récit, plus original, montre le recrutement du nouveau Green Arrow tandis que les membres vétérans de la JLA sont piégés dans des univers oniriques alternatifs.

JLA - NOUVEL ORDRE MONDIAL de Grant Morrison

Typique de son époque, ce premier tome use d’une narration menée à cent à l’heure qui ne laisse jamais au lecteur le temps de souffler, au risque de provoquer une indigestion devant cette abondance de combats, ces dialogues souvent lourdingues et ces résolutions d’intrigue expédiées en quelques cases. Aucun effort éditorial ne viendra d’ailleurs aider le néophyte qui passe d’un Superman classique (mais affublé d’une coupe mulet d’époque !) à une version bleue et blanche dotée de nouveaux pouvoirs. Il faudra donc que le lecteur accepte cette nouvelle donne sans chercher à l’expliquer ou qu’il se plonge dans les pages de Wikipedia.

Néanmoins, ce NOUVEL ORDRE MONDIAL fonctionne agréablement dans les limites de ses ambitions : l’action est omniprésente, quelques remarques sur le statut de ces héros déifiés s’avèrent pertinente et une certaine dose d’humour, parfois référentiel, fonctionne, en particulier lorsque Grant Morrison se fait ironique, appelant Aquaman « Poisson Man » ou montrant Green Arrow effaré devant les ridicules flèches « gant de boxe » de son paternel tandis qu’un super-héros ringard tente d’intégrer la ligue afin de pouvoir mater Wonder Women avec sa vision à rayon X.

Bref, on passe un bon moment devant ce gros blockbuster très ancré dans son époque mais on n’ira pas faire figurer ces pages dans les incontournables du comics.

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Publié le 11 Avril 2019

UNCANNY X FORCE - LA SOLUTION APOCALYPSE

Premier volume des aventures, sous la direction de Rick Remender, de l’équipe de super héros la plus brutale de la Maison des Idées, la X Force. Composée de héros bien radicaux comme Wolverine, Deadpool, Psylocke, Archangel et le nettement moins connu Fantomex, un personnage récent (créé en 2002) pour rendre hommage aux fumetti comme Diabolik ainsi qu’à Fantômas. Nous sommes à l’époque des événements de SCHISME, donc en pleine divergence d’opinion entre le radical Wolverine et le plus modéré Cyclope pour déterminer la position des X-Men face à une hostilité grandissante à l’égard des mutants (refrain connu).

Les intrigues développées sont plutôt complexes, il est nécessaire de posséder un minimum de background Marvel pour apprécier (Panini oblige aucun effort éditorial n’est entrepris pour offrir au lecteur le fameux « point d’entrée idéal ») et, même ainsi, difficile de ne pas se sentir parfois un peu perdu. Les récits mélangent altération temporelle, mondes parallèles, versions cybernétiques des super héros envoyés combattre la X Force, un gamin Apocalypse, etc. Ce n’est pas toujours d’une grande limpidité mais la narration reste effective, les intrigues bien menées, le rythme efficace et l’alternance des « petites histoires » personnelles et des « grands combats » bien dosée avec une menace pas moins que planétaire à contrer.

UNCANNY X FORCE - LA SOLUTION APOCALYPSE

Tout cela se montre donc très plaisant, avec une bonne gestion des différents personnages qui ont chacun droit à une caractérisation efficace : le hargneux Wolverine est toujours le meilleur dans sa partie, Deadpool fait le pitre mais ne lésine pas sur le carnage, Psylocke et Archangel entretiennent une relation conflictuelle et Fantomex garde sa part de mystère.

Bref, UNCANNY X FORCE s’avère globalement enthousiasmant et en outre bien illustré par des dessinateurs effectuant tous un boulot irréprochable. Un très bon volume qui devrait satisfaire les amateurs des mutants.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Marvel Comics, #Superhéros, #X-Men - Mutants

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Publié le 19 Février 2019

NIGHTWING REBIRTH TOME 1: PLUS FORT QUE BATMAN

Et voici le retour du « fils gris » de Gotham sous le masque de Nightwing. Supposé mort durant le crossover FOREVER EVIL, Dick Grayson jouait en réalité les agents infiltrés au sein de l’organisation Spyral. Devenu l’Agent 37 il avait effectué de nombreuses missions d’espionnage « bondienne ».

Ayant récupéré la tenue sombre de Nightwing, le héros poursuit néanmoins son travail d’agent plus ou moins secret et plus ou moins double. Cette fois, il agit en compagnie d’un nouveau personnage, Raptor que lui colle dans les pattes l’inévitable Cour des Hiboux, décidément mise à toutes les sauces depuis son introduction récente comme pièce essentielle de la mythologie de Gotham. La relation entre Nightwing et Raptor nourrit les différents épisodes : le nouveau ayant une vision plus radicale et extrémiste de la justice, Dick s’interroge sur la manière d’aborder ce partenariat imprévu. Bien évidemment, nous avons droit à des dialogues avec Batman, cette fois dans une optique plus égalitaire et loin des simagrées des débuts de Dick en tant que Robin. En filigrane, Dick renoue aussi avec Barbara « Batgirl » Gordon pour une sorte de romance platonique composée de rendez-vous manqués et de combats en duo.

NIGHTWING REBIRTH TOME 1: PLUS FORT QUE BATMAN

Graphiquement, les épisodes sont agréables, du bon mainstream bien dessinés et précis assurés par Yanick Paquette (le premier épisode) puis Javier Fernande (le reste).

Pour les allergiques au style « James Bond » de la série GRAYSON, ce rebirth sonne le retour aux sources partiels du personnage, à présent positionné entre le super-héros et l’agent secret dans des intrigues plus adultes et sérieuses que précédemment. Un début intéressant en attendant la confirmation (ou non) des qualités annoncées par cette première histoire plutôt convaincante et divertissante servie par des dessins tout à fait corrects. Plaisant et, dans l’ensemble, un rebirth très acceptable pour un Nightwing plus que jamais décidé à voler de ses propres ailes loin de la Chauve Souris.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #Comic Book, #DC, #Superhéros, #Nightwing

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Publié le 4 Février 2019

DETECTIVE COMICS TOME 4: DEUS EX MACHINA

Detective Comics #957 à #962.

Ce quatrième recueil remet en lumière un personnage très intéressant de la mythologie du Chevalier Noir, Jean Paul Valley, alias Azrael, justicier rentre-dedans ayant remplacé Batman après que ce dernier ait été vaincu par Bane (durant la saga KNIGHTFALL). Nous retrouvons donc Valley confronté à un nouveau vilain mandaté par l’Ordre de Saint Dumas et destiné à lui succéder, Ascalon. En parallèle ce tome approfondit la relation entre le Caped Crusader et la magicienne Zatanna, notamment grâce à des flash-backs réussis. Toute cette histoire est efficace, développant les relations entre les différents membres de l’équipe. Si Azrael et Zatanna sont mis en avant, le scénariste approfondit également les relations entre Batman, Batwoman et Luke Fox. Le premier récit, consacré à Spoiler, semble plus anecdotique mais annonce quelques développements ultérieurs et remet en lumière ce personnage amené à prendre de l’importance par la suite.

Ce quatrième tome confirme les qualités de Detective Comics : intrigue bien menée et joliment rythmée, alternance de passages intimistes et de scènes d’action efficaces, approfondissement judicieux de la mythologie du Dark Knight via des flash-backs éclairants, etc. Batman étant à présent entouré d’une équipe, nous faisons, à chaque nouvel arc, un peu plus connaissance avec ces nouveaux alliés, par exemple l’ancien super criminel Gueule d’Argile en quête de rédemption quoique ce soit réellement Jean Paul Valley qui vole ici la vedette à toute l’équipe.

DETECTIVE COMICS TOME 4: DEUS EX MACHINA

Les scénaristes proposent aussi quelques coups de théâtre savamment distillés et le récit se termine logiquement par un cliffhanger de qualité. Le tout étant servi par des dessins de haute volée avec quelques belles planches référentielles, notamment lorsque Azrael retrouve sa glorieuse armure d’antan. Alors évidemment on pardonne une narration classique qui se repose une fois de plus sur des événements oubliés (ici la relation jadis nouée par Batman et Zatanna) et l’énième artifice de la mort supposée de Robin (Tim Drake pour cette fois) pour faire avancer le récit.

Bref, aucune raison de se priver de ce nouveau volet de la grande histoire du Batman.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #Comic Book, #DC, #Superhéros

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Publié le 31 Janvier 2019

BATMAN REBIRTH TOME 4: LA GUERRE DES RIRES ET DES ENIGMES de Tom King

Alors qu’il noue une relation sérieuse avec Catwoman, envisageant même de l’épouser, Batman raconte à la jeune femme un épisode de sa croisade, situé au tout début de sa carrière de justicier. Ayant perdu le sourire, le Joker ne parvient plus à rire en dépit de tous ses efforts, chaque fois contrecarré par Batman. Le Clown du crime se lance donc dans une entreprise meurtrière inédite qui laisse des dizaines de victimes sur le pavé. La police se résout même à demander l’aide de Nigma, alias le Sphynx, mais ce-dernier s’évade de prison et entame une guerre des rires et des énigmes pour déterminer qui peut supprimer le Chevalier Noir.
 

BATMAN REBIRTH TOME 4: LA GUERRE DES RIRES ET DES ENIGMES de Tom King

Un scénario pas toujours très crédible mais qu’importe, le récit donne lieu à d’excellentes scènes, notamment le long « diner français » organisé par Bruce Wayne et servi par Alfred qui permet au Joker et au Sphynx de se jauger. Un personnage très secondaire aura également un rôle important à jouer, le vilain de troisième zone Kite Man et ses cerfs-volants dont l’histoire tragique nous est contée. C’est grâce à lui, et de manière peu chevaleresque, que le Batman prendra finalement l’avantage. Tout ce récit est conté par Bruce pas très fier de ses actes à Selina avant une proposition attendue qui conclut cet arc par un sacré cliffhanger. On excusera la manière dont Batman agit (de manière à la fois trop détachée et trop radicale) par la « jeunesse » du personnage puisque ces événements se sont produits un an après que Bruce ait revêtu la cape. On pardonnera également les blagues et énigmes pas toujours convaincantes en dépit des efforts de la traduction, certaines tombant complètement à plat. Mais après tout le Joker ne rit plus et le Sphynx s’éloigne de son côté « maitre des énigmes ». Car ce tome fait surtout du Sphynx un type vraiment dangereux, moins fou que le Joker mais certainement aussi redoutable, un monstre de logique qui perd son côté bouffon au profit d’une froideur totale, notamment lorsqu’il s’évade de prison.
Quelques défauts donc mais, dans l’ensemble, un arc à la hauteur des attentes suscitées par son pitch et servi par des dessins irréprochables. Un bon moment !

BATMAN REBIRTH TOME 4: LA GUERRE DES RIRES ET DES ENIGMES de Tom King

Contient Batman (2016) #25-32.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #Comic Book, #DC, #Superhéros

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Publié le 28 Janvier 2019

BATMAN REBIRTH TOME 2 : MON NOM EST SUICIDE de Tom King et David Finch

Pour ce deuxième recueil « rebirth » le Caped Crusader rassemble sa propre « Suicide Squad ». Suite aux événements du premier tome, Batman essaie de s’occuper de la justicière Gotham Girl.  Pour cela, il envisage de recruter de force le Psycho Pirate, actuellement détenu sur l’île de Santa Prisca par un Bane depuis peu guéri de sa dépendance au Venin. Pour investir la forteresse de Bane, le Chevalier Noir rassemble une bande de criminels détenus au pénitencier de Belle Reve. Il recrute ainsi le Tigre de Bronze, le Ventriloque et les amoureux Poli et Chinelle (sorte de médiocres imitations du couple Joker / Harley), sans oublier une Catwoman qui ne tarde pas à retourner sa veste.

JE SUIS SUICIDE se lit sans déplaisir mais sans réelle implication. L’auteur choisit de faire de Batman une sorte de bulldozer qui, à l’instar de la version de Snyder dans son ALL STAR BATMAN, encaisse des dizaines de coups mais continue d’avancer l’œil rivé sur son objectif unique, ici récupéré le Pirate. Si on peut comprendre l’implication de Catwoman voire du Ventriloque dans cette affaire, le Tigre de Bronze et le duo Poli / Chinelle ne font guère plus que de la figuration. On peut aussi se demander pourquoi le Caped Crusader n’utilise pas sa propre force spéciale vue dans DETECTIVE COMICS…les joies de la continuité compliquée. Reste une intrigue assez classique mais prenante, quelques coups de théâtre relativement attendus mais bien mené et un réel plaisir de lecture grâce à une partie graphique irréprochable.

BATMAN REBIRTH TOME 2 : MON NOM EST SUICIDE de Tom King et David Finch

Le plus intéressant dans ce récit reste la relation toujours problématique et fortement sexualisée entre Batman et Catwoman. Une romance approfondie dans les deux épisodes annexes, situés « sur les toits », qui sont très bien écrits et confèrent une vraie épaisseur à nos deux acrobates nocturnes. Ces épisodes sont de grands moments de l’histoire du Chevalier Noir (et annoncent les futurs développements de cette relation conflictuelle) et, à eux seuls, justifient la lecture de ce deuxième tome plutôt plaisant.

Contient Batman (2016) #9-15.

 

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #Comic Book, #DC, #Superhéros

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Publié le 11 Janvier 2019

AGE OF ULTRON de Brian Michael Bendis

Précédé de critiques souvent mitigées, AGE OF ULTRON n’en reste pas moins un blockbuster très efficace et un plaisant « event » Marvel. Bien sûr l’intrigue n’est pas franchement originale, elle recycle grandement le classique « Days of Future Past » des X-Men tout en puisant énormément aux principales réussites du film de voyage temporel, « Terminator » en tête et même « Retour vers le Futur 2 ». Nous sommes, une fois de plus, dans un futur apocalyptique dans lequel l’androïde Ultron, jadis crée par le docteur Pym, a pris le pouvoir et a décimé quasiment l’ensemble de la planète. Une mission de sauvetage est organisée par Hawkeye afin de délivrer Spiderman prisonnier des robots, Captain America, très abattu, réfléchi à un plan avec les rares Avengers survivants, aidé par Black Widow et Moon  Knight. Au final, l’idée sera d’envoyer dans le temps Susan Storm et l’inévitable Wolverine afin de supprimer Pym. Le plan fonctionne mais, une fois de retour dans le « présent », les deux héros découvrent un monde tout aussi dévasté que celui qu’ils ont quitté…Un voyage dans le temps supplémentaire pourra t’il arranger la situation ou, au contraire, déchirer totalement le continuum ?

AGE OF ULTRON servit de base, assez lointaine, au second long-métrage des Avengers. Il faut dire que le récit imaginé par la star de la Maison des Idées, Brian Michael Bendis, possède toutes les qualités d’un blockbuster cinématographique : ampleur de l’idée de base (un monde complètement en ruine), scènes d’action colossales (combat contre les drones d’Ultron, crash d’un héliporteur du Shield,…), moments intimistes qui donnent leur « grand moment » à la plupart des protagonistes et questionnement moral sous-jacent, vaguement philosophique (Peut on changer l’Histoire ? Peut on sacrifier une vie pour en sauver potentiellement beaucoup plus ?).

AGE OF ULTRON de Brian Michael Bendis

Rien de franchement novateur mais un talent certain pour mélanger tous les ingrédients en un ensemble convaincant et maintenir l’intérêt sur dix épisodes. L’histoire se montre, en outre, très accessible et complète bien que le final laisse quelques questions en suspens pour la suite.

Servi par des dessins globalement efficaces et avançant à bon rythme, AGE OF ULTRON s’avère un des plus agréables « marvel event » de ces dernières années : une parfaite lecture divertissante et un très bon moment assuré pour les amateurs d’encapés.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #science-fiction

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Publié le 6 Décembre 2018

SPIDER-MAN INTEGRALE TOME 5 - 1967 de Stan Lee et John Romita

Ce nouveau recueil rassemble les épisodes 44 à 55 de la série, accompagné du quatrième annual. A l’époque, la continuité était plus simple et Peter Parker vieillissait avec ses lecteurs. Ayant débuté comme un lycéen timide le voici à la fac et courtisé par les bombasses Gwen Stacy et Mary Jane Watson. Il emménage également chez son vieux pote Harry Osborne, fils du Bouffon Vert, et voit son ancien ami / ennemi Flash Thompson, plus mâture, partir pour le Viet-Nam. Les dessins de Romita sont très bons, les scénarios de Stan Lee trouvent le juste équilibre entre le côté romance proche du soap-opéra des aventures de Peter Parker et l’action avec une floppée d’ennemis qui s’en prennent à son alter-égo arachnoïde. Les intrigues s’étoffent et prennent généralement deux numéros pour être résolues.

 
SPIDER-MAN INTEGRALE TOME 5 - 1967 de Stan Lee et John Romita

La plupart des « méchants » préférés des fans effectuent une apparition en cette glorieuse année : le Lézard, le Shocker, le Vautour et Kraven (lesquels s’associent dans un numéro anthologique, « From the Depths of Defeat! »). Tout cela conduit Spider-Man vers son cinquantième épisode, le légendaire « Spider Man No More ! » qui voit Parker renoncer (très provisoirement bien sûr) à son identité secrète. Le Caïd effectue également son premier tour de piste dans ce N° dont l’intrigue se poursuit dans les deux épisodes suivants. Difficile de surpasser ce récit ? Lee et Romita prouvent le contraire avec une saga en quatre volets (le quatrième étant dans l’intégrale 1968) au cours de laquelle Octopus s’installe incognito chez Tante May et provoque un affrontement avec le Tisseur qui voit la vieille s’écrouler, victime d’une crise cardiaque. Spider man perd ensuite la mémoire et le vilain tentaculaire parvient à le convaincre qu’ils sont partenaires de crime.

Bref, du tout bon pour cette INTEGRALE qui nous rappelle à quel point Spider-man pouvait être fun et divertissant à sa grande époque.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Spiderman

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Publié le 22 Novembre 2018

STAR WARS - LA CITADELLE HURLANTE

Second cross over dans l’univers STAR WARS, cette fois entre la série mère et la petite nouvelle, DOCTOR APHRA. Pour ceux qui ne suivent pas cette dernière, Aphra est un peu l’équivalent d’Indiana Jones version féminine (et lesbienne) accompagnée de deux droïdes psychopathes (décalques évidents de C3PO et R2D2), Triple 0 et BT. Un peu à l’image de Han Solo, Aphra est une racaille sympa : elle trahit tout le monde, s’attire toujours les pires ennuis mais, finalement, on l’aime bien quand même. Même Luke l’apprécie et pourtant elle l’expédie toutes les vingt pages dans les griffes d’une reine complètement cinglée. Le fermier s’en offusque t’il ? A peine puisqu’il insiste « c’est mon amie ». Avec des amis comme ça…

Bref, Aphra possède un cristal dans lequel est enfermé « l’âme » d’un Jedi et Luke, toujours aussi naïf, accepte de l’aider en se rendant sur une planète perdue où vit la reine Ktath’atn, laquelle offre une forte récompense, chaque année, à qui lui apportera une « curiosité ». Bien sûr, un fermier pouvant manipuler la force se révèle un bon candidat.

A partir de ces prémices déjà zarbies, l’intrigue part dans tous les sens : des symbiotes extraterrestres vaguement inspirés d’Alien prennent possession d’Han et de Luke pour les transformer en zombies agressifs, un wookie retourné à l’état bestial dévaste une citadelle (hurlante donc) et une méchante reine fume du Jedi (si, si ! prends c’est de la bonne !) pour aspirer la force vitale de Luke à la manière d’un vampire, le récit n’étant pas avare de références au cinéma d’épouvante gothique rétro.

STAR WARS - LA CITADELLE HURLANTE

Ni très cohérent ni très vraisemblable (les réactions des personnages paraissent souvent forcées ou peu crédibles mais nécessaires à l’avancée d’une histoire bien… fumeuse), LA CITADELLE HURLANTE multiplie les coups tordus, les rebondissements incroyables de fin de chapitres et les trahisons. Quelques bons passages, des scènes « WTF » rigolotes et les considérations humoristiques (qui n’évoluent guère mais restent amusante) de nos droïdes meurtriers occupent ces 120 pages d’un intérêt discutable mais globalement divertissantes.

Au niveau des dessins, l’album se montre, là aussi, fort inégal : on apprécie le très beau travail de Marco Checchetto qui propose une ambiance futuriste pluvieuse avant d’alterner entre le photo réalisme de Salvador Larocca (avec ces visages douteux) et le trait beaucoup moins précis, proche du cartoon, d’Andréa Broccardo. 

Ce crossover s’est attiré bien des critiques pour son intrigue déjantée qui s’éloignerait trop du « canon » STAR WAR. Personnellement je trouve qu’il s’agit plutôt d’une qualité avec son mélange d’aventures pulp, de science-fiction déjantée et de passages horrifiques. Quoique le récit n’aura aucune véritable conséquence (à la manière des vieux STAR WARS CLASSICS jadis publiés dans Titan) sur l’intrigue globale développée par ce nouvel univers étendu il n’est pas déplaisant pour autant avec ses références diverses (ALIEN, DRACULA,…), ses dialogues souvent amusant et son rythme soutenu. On a lu bien pire dans les comics récents (LA GUERRE SECRETE DE YODA par exemple) et l’ensemble, certes vite lu et vite oublié, reste donc distrayant et plaisant en dépit de ses défauts. Pas si mal !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Space Opera, #Star Wars, #science-fiction, #Comic Book

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