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Publié le 18 Février 2022

NAMOR THE SUBMARINER - MARVEL EPIC COLLECTION - ENTER THE SUBMARINER

Comme tous les recueils consacrés à un personnage - au-départ - secondaire (Moon Knight, Venom, Punisher,…), cette première intégrale des aventures de Namor s’avère quelque peu fourre-tout. En effet, il apparait clairement que la Maison des Idées ne sait pas vraiment quoi faire du protagoniste durant ses premières apparitions. Souverain des Sept Mers, il philosophe sur son trône aquatique, se la joue tyran sympathique puis décide d’attaquer la surface pour des motifs souvent futils. Dès le quatrième épisode des Fantastic Four, notre homme-poisson vient semer la zizanie, d’autant que Jane n’est pas insensible à son charme et décèle, sous la brutalité du conquérant, la noblesse du prince. Il importe donc de le stopper mais en rappelant au lecteur que notre simili Aquaman n’est pas vraiment méchant. Ce scénario ressert, sans grandes modifications, dans plusieurs aventures : Namor s’ennuie, se prend d’une colère envers le monde de la surface, attaque avec ses troupes, les FF interviennent, le match tourne au nul, Jane s’en mêle, l’Atlante s’attendrit et repart chez lui. Du coup Jane s’interroge, ne l’aime t’elle pas davantage que Reed ? Rendez-vous au prochain épisode du soap pour découvrir la suite de ce triangle amoureux. « Il vit selon un code différent que nous ne pouvons comprendre. Ce qu’il a fait c’était par amour » déclare notre blondinette. Bon d’accord mais en attendant, Namor provoque pas mal de dégâts collatéraux. Lors du premier annual des FF, l’intrigue reste, à nouveau, inchangée mais prend de l’ampleur, l’épisode étant adéquatement nommé « Sub-mariner vs the human race ». Dans d’autres épisodes, Namor tombe sous la coupe du Puppet Master, s’associe à Hulk ou à Fatalis, rejoint la Confrérie de Magneto et affronte, alternativement, les Avengers, les X-Men ou Daredevil. Bref, pour un mutant très intelligent (qui intègrera, bien des années plus tard, les Illuminati), Namor se laisse quand même facilement manipuler. Pas grave : quoique daté et répétitif, l’ensemble se lit agréablement. On excusera les dialogues parfois redondants ou le trop plein d’informations écrites alors que, souvent, les dessins (fort réussis dans un style rétro) se suffisent à eux-mêmes.

La dernière partie du recueil reprend les premiers numéros de « Tales to astonish ». Cette fois Namor est un véritable héros. Il part en quête et recherche le trident de Neptune afin de regagner son trône, usurpé par le vilain tyran Krang. Très classique avec son récit typique de la Fantasy mais agréable.

En résumé, ENTER THE SUBMARINER constitue une lecture plaisante en dépit du côté très inégal des histoires proposées, de leur côté répétitif et d’une naïveté aujourd’hui surannée mais excusable vu l’âge vénérable de ces comics sortis au début des sixties.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Fantasy, #Marvel Comics

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Publié le 21 Janvier 2022

MARVEL EPIC COLLECTION - VENOM: SYMBIOSIS

Premier épais recueil consacré à Venom dans la collection « Marvel Epic », SYMBIOSIS remonte aux origines du mythique anti-héros / super vilain avec l’acquisition, par Spiderman, d’un mystérieux costume noir durant le crossover GUERRES SECRETES. Le recueil reprend donc une dizaine de numéros d’Amazing Spider-man et, notamment, le célèbre N°300. A cela s’ajoute des épisodes tirés de Web of Spiderman et Spectacular Spiderman, parfois en ne reprenant que les pages principales, celles où Venom apparait, ce qui donne davantage d’homogénéité à ce recueil et évite la lecture fastidieuse d’épisodes entiers tirés de la continuité. Bien ficelée, l’anthologie ajoute donc du matériel supplémentaire (parfois une simple page) de différentes revues afin de rassembler toutes les premières apparitions de Venom de manière harmonieuse et chronologique. Si le fidèle de Spidey a probablement déjà lu une bonne partie des titres proposés, dont beaucoup sont de petits classiques de notre araignée du quartier préférée, les relire ainsi s’avère agréable.

Le lecteur se remet ainsi en mémoire les principaux faits concernant Venom : l’aide apportée par les Fantastiques pour se débarrasser du symbiote, la possession d’Eddie, le bizarre code de l’honneur du criminel, etc. Parmi les titres plus obscurs et anecdotiques, le bouquin propose deux épisodes du très oublié Darkhawk et le graphique novel « Avenger : deathtrap – The Vault » d’une soixantaine de pages, publié en 1991 et dans lequel Venom tient un rôle important. Des aventures dont l’intérêt demeure essentiellement historique et permet d’apprécier la légère évolution du personnage quoiqu’il se limite ici à vouloir se venger de Spiderman. Il tient donc bien plus du super vilain détraqué que de l’anti-héros qu’il deviendra par la suite.

Forcément, comme tous les recueils de ce type, le pire côtoie le meilleur, tant au niveau des dessins que des scénarios et l’une ou l’autre histoire peuvent être zappées sans regret par les plus pressés (Les deux épisodes de Darkhawk sont quasi sans intérêt) mais, pris dans son ensemble, ce SYMBIOSIS se montre réussi et carrément indispensable pour les fans de Venom.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Spiderman, #Marvel Epic Collection

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Publié le 7 Janvier 2022

MOON KNIGHT EPIC COLLECTION : BAD MOON RISING

Moon Knight, ou le Chevalier de la Lune pour les francophones, est un personnage secondaire assez intéressant de la Maison des Idées. Sorte d’imitation du Batman de la Distinguée Concurrence, il apparait pour la première fois en 1975 dans le rôle d’un chasseur de loup-garou confronté au Werewolf By Night. De son vrai nom Marc Spector, ce milliardaire se voit doté d’une armure et de nombreux gadgets afin de capturer le lycanthrope. De plus, ses capacités athlétiques et ses dons dans les arts martiaux en font un redoutable mercenaire également expert dans le maniement des armes. Certains auteurs suggèrent également qu’il possède une force surhumaine qui évolue selon les phases de la lune suite à une morsure du Werewolf By Night. Mais tout ça n’est pas très clair : au fil de ses aventures, ses origines et ses pouvoirs ont changés à plusieurs reprises. Marc Spector adopte également divers alias, ce qui sera par la suite assimilé à un trouble dissociatif de la personnalité, il faut dire que sa manière de changer d’apparence à tout bout de champs peut déstabiliser. Bref, Marc Spector n’a pas l’air complètement serein dans sa tête mais compense par une vie de luxe. Là encore, toutes ressemblances avec un certain Dark Knight est surement fortuite.

Ce premier recueil, épais de 505 pages (485 pages de comics plus une vingtaine de dessins bonus), rassemble donc ses exploits accomplis entre 1975 et 1981. A ses débuts, Moon Knight agit en « guest star » et ce volume reprend ses apparitions dans « Werewolf by Night », « Marvel Spotlight », « Marvel Two-In-One », « Peter Parker the Spectacular Spiderman », « Defenders » et « Hulk Magazine ». Nous avons droit également aux quatre premiers volets de sa propre revue, « Moon Knight ».

Ses origines, dans « Werewolf by Night », sont plaisantes mais la suite alterne le bon et le moins bon. Ses premières aventures possèdent toutefois un côté pulp et rétro appréciables avec ce méchant mégalo, Conquer Lord, qui dispose d’une maison piégée : chausse-trappes emplies d’alligators et échiquiers géants aux cases explosives. Du pur roman de gare façon BD ! La saga des Defenders associés à Nick Fury et opposés à Scorpio et à ses sbires du Zodiaque fonctionne de belle manière mais Moon Knight n’y effectue que de la figuration. Même constat pour les épisodes qui unissent Spider-Man et notre Chevalier contre les criminels de la Maggia. La suite donne davantage dans le polar et combine des intrigues typiques des récits de détection avec de l’action bien ficelée. Marc Spector se montre alors mieux défini et les personnages secondaires bénéficient de plus d’épaisseur, du majordome Frenchie (un peu trop décalqué sur Alfred) en passant par Marlène, laquelle passe cependant la majorité des récits à attendre son homme en barbotant à poil dans une piscine. Les histoires les plus réussies convoquent le frère de Marc, un psychopathe armé d’une hache qui s’en prend à diverses infirmières et finit par envoyer Marlène à l’hôpital.

Un premier tome très inégal, tant au niveau des scénarios que des dessins et même de l’implication du héros, lequel ne fait parfois que de la figuration, mais, dans l’ensemble, une lecture agréable qui permet de mieux connaitre un personnage souvent sous-exploité.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Superhéros

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Publié le 17 Décembre 2021

100% STARS WARS TOME 9 – LA MORT DE L’ESPOIR de Kieron Gillen & Salvador Larroca

Contient Star Wars (2015) #50-55.

Et voilà la suite du grand arc imagine par Gillen depuis une douzaine de numéros, un épisode qui se veut en quelque sorte la riposte de l’Empire à la destruction de l’Etoile Noire (et donc à « Star Wars IV : Un nouvel espoir). Cette fois, trahi par la reine Trios, les rebelles sont coincés dans leurs vaisseaux, incapables de déployer leurs chasseurs et tirés comme des lapins par les destroyers stellaires menés par Vador. La série de belles victoires rebelles devaient fatalement s’arrêter et ce tome explique comment ils se sont repliés (ce qui devrait logiquement mener les survivants vers une certaine base sur Hoth) tant la flotte est ici littéralement mise en pièces par les vaisseaux impériaux.

Le scénariste se centre sur un Vador surpuissant et dévastateur (à l’image du final de « Rogue One » dont la noirceur sert d’inspiration à cette intrigue) mais met également en valeur Trios. Cette dernière trahit certes la rébellion mais en quelque sorte contrainte et forcée : elle ne souhaite pas infliger à son peuple la destruction vécue par Aldéraan. Evidemment on retrouve quelques facilités (une nouvelle fois les rebelles doivent s’introduire chez l’ennemi pour dérober les codes nécessaires, un ressort dramatique usé qui tourne ici au procédé), un certain manque de caractérisation des personnages secondaires (introduits rapidement et tout aussi vite expédiés pour mettre en valeur leur sacrifice) et une prédominance de l’action au détriment du reste. Malgré tout (et la présence de Larroca au dessin pour une dernière prestation un peu moins catastrophique que d’habitude, autrement dit un peu moins photoshopée par-dessus la jambe) LA MORT DE L’ESPOIR s’impose comme un très bon arc narratif qui rapproche, peu à peu, nos personnage de « L’Empire contre-attaque ». Du space-opéra pur jus riche en action et qui peut certes se résumer à une énorme bataille spatiale mais n’en reste pas moins plaisant.

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Publié le 3 Décembre 2021

WHO WILL JUDGE THE HULK? d'Archie Goodwin, Harlan Ellison et Roy Thomas

Un demi-siècle ! Voici un beau voyage en arrière aux temps lointains de la Maison des Idées, ce que l’on dénomme à présent l’Age de Bronze. Pourtant, la plupart des scénarios ici proposés ne semblent pas datés et tiennent encore très bien la route. On y trouve évidemment quelques facilités et autres naïvetés d’un temps plus « simple » et sans doute plus manichéen. Mais cela ne gène pas le plaisir de lecture tant les différents chapitres sont enlevés et inventifs. Ils capturent la condition de Hulk, moins super-héros / vilain que paria en quête d’un remède à sa condition (comme le Werewolf by Night ou Man Wolf)…bref le Hulk évolue dans un univers qu’il craint de détruire, d’où ses difficultés à poursuivre sa relation avec Betty Ross. Les tentatives du Général Ross de le retransformer en Bruce Banner occupent, par conséquent, une bonne partie de ce run surtout que Mr Fantastic essaie lui aussi de lui rendre son apparence humaine. Souvent, malheureusement pour le Titan Vert, l’expérience fonctionne mais une menace l’oblige à se « sacrifier » pour laisser de nouveau parler la bête.

Les vilains rencontrés sont, eux, variés : le Leader, un cafard soumis à une évolution accélérée, le Caméléon et Hydra. Il aboutit également dans un monde subatomique dans lequel il tombe amoureux d’une souveraine à la peau verte, Jarella. Le Hulk se confronte également à quelques héros, notamment Doc Samson, les anciens X-Men Havok et Polaris, les Avengers (à l’occasion d’un crossover en deux parties), Ant-Man.

Dans un épisode mémorable, le Hulk est mis en jugement par une grande partie de la communauté super-héroïque mais trouve un défenseur en la personne de l’avocat Matt Murdock. La question n’est plus de séparer l’homme de l’artiste mais bien l’homme du Hulk. Autre réussite, le chapitre où, après avoir absorbé les particules Pym, notre géant se retrouve à la taille d’un Playmobil et doit combattre les rats lancés à ses trousses par Hydra. Très fun, d’autant que l’arc se poursuit dans le monde de Jarella où le Hulk devient une sorte de libérateur anticipant l’excellent PLANET HULK publié plusieurs décennies plus tard !

Si le pathos peut sembler pesant par moment (surtout lorsque l’on lit les différents épisodes à la suite), la qualité des scénarios proposés, l’art du montage et l’enchainement des cases emportent l’adhésion, aidés par des dialogues très convaincants qui ne sombrent jamais dans le ridicule. Cerise sur le gâteau de cette excellente collection, les dessins sont souvent formidables et constituent le meilleur de cette époque : dynamiques, précis et incroyablement expressifs par l’utilisation totalement maitrisée des ombres et autres lignes de mouvement.

WHO WILL JUDGE THE HULK s’avère donc un témoignage de la qualité que pouvait atteindre le comic « mainstream » au début des années ’70 et le lecteur serait bien en peine de trouver un seul épisode réellement faible dans cet épais recueil. Hautement recommandé !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Marvel Comics, #Marvel Epic Collection, #Superhéros, #Hulk

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Publié le 19 Novembre 2021

CAPTAIN AMERICA: LA LEGENDE VIVANTE de John Byrne et Roger Stern

Petit Marvel Pocket pas cher, BLOOD ON THE MOORS a donné en France le plus luxueux LA LEGENDE VIVANTE. Dans les deux cas, le comic rassemble des épisodes qui, à l’époque, célébraient les 40 ans de la Légende Vivante. Nous avons don l’intégralité du court run de John Byrne et Roger Stern sur le personnage et, franchement, c’est une belle surprise. Tous les récits proposés sont intéressants et réussis, fait rare.

La confrontation entre Cap’ et le mercenaire français Batroc, associé au lunatique Mr Hyde, s’avère un grand moment. Pris dans sa folie meurtrière Hyde demande à New York une rançon d’un milliard, faute de quoi il expédiera un pétrolier sur la ville, provoquant une explosion digne d’Hiroshima. Batroc l’aide mais ne peut se résoudre à passer à l’acte une fois la rançon versée, le mercenaire n’agissant que pour l’argent et possédant un curieux sens de l’honneur. Il se retourne donc contre le puissant Hyde et s’associe à Cap’, ponctuant ses phrases d’expressions en français approximatifs, de « sacre bleu ! » à « Nom du chien » en passant par des « voilà » et autre « m’sieur » répété à l’envie. Très fun et cependant mâture dans sa description des états d’âme du mercenaire, lequel montre une complexité morale assez inhabituelle à une époque où le manichéisme dominait encore le comic mainstream ! Les personnages possèdent une réelle épaisseur et les dialogues sont convaincant.

La traque d’un ancien ennemi de Cap’, le Baron Blood, un vampire nazi, possède le côté outrancier et pulp nécessaire à ce genre d’histoire sans sombrer dans le ridicule même lorsque les auteurs convient le très âgé Union Jack, un allié de la Sentinelle de la Liberté durant la Seconde Guerre Mondiale. Le thème de la recherche des origines, la nostalgie, le passé qui s’efface pour tous avec un Cap voyant ses amis d’antan disparaitre alors que lui reste jeune est également abordé, d’autan que le héros retrouve ses souvenirs après une période troublée (faux souvenirs implantés dans la pure tradition des imbroglios du comic).

Autre bon moment, l’épisode qui voit le peuple se masser derrière Cap, espérant le voir se présenter à la présidence. Là encore, c’est plus subtil qu’on ne le pense et plutôt bien écrit, dommage que cette intrigue ne soit pas plus longue, on eut aimé davantage de développements. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant.

L’épisode final se consacre à une nouvelle relecture des origines de Cap pour réactualiser ses premiers pas dans le business super héroïque et sert d’apothéose aux quatre premières décennies d’aventure de la Bannière Etoilée. Un vrai classique du comic book !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Aventures, #Comic Book, #Marvel Comics, #Superhéros, #Captain America

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Publié le 9 Octobre 2021

BATMAN DETECTIVE TOME 2: MEDIEVAL de Peter Tomasi

Avec ce deuxième tome, Peter Tomasi amène dans le comic un vilain emblématique du jeu vidéo Batman Arkham. Le Chevalier d’Arkham débarque donc dans le petit univers du Chevalier Noir, jugé trop modéré et ne pouvant plus rendre la justice comme il se doit. Bref, notre méchant / justicier / vigilant / cinglé (rayer les mentions inutiles) s’apparente à une sorte de déclinaison plus hargneuse et brutale du Batman, un nouvel adversaire qui, une fois de plus, voudrait bien être calife à la place du calife ou plutôt défenseur de Gotham à la place du Croisé à la Cape.

Origines convenues, motivations banales…rien de vraiment novateur ou innovant pour un simili Punisher (oups, ça c’est chez la concurrence) assez ridicule dans sa tenue médiévale. Présence en guest-star de la Man-Bat féminine et (dans la seconde histoire) du Spectre mais tout ça ne parvient pas à convaincre. Nous sommes dans le niveau le plus basique des histoires super-héroïques, tellement cliché que ça se voudrait archétypal mais, en réalité, ça n’est qu’ennuyeux.

Si la mort des chauve-souris et le semblant d’énigme qui en découle laisse espérer un récit potable, la suite se conforme simplement à une tradition dépassée : présentation du méchant, pseudo-enquête, dévoilement des origines et intentions du Chevalier, bastons, bastons et encore bastons.

Nous avons la désagréable impression de retourner aux sources du comics, à l’époque du « méchant du mois » qui venait commettre quelques délits avant d’être assommé par le héros. Sauf que ce qui prenait jadis une vingtaine de pages en prend à présent 160…

Bref, difficile de se passionner pour cette histoire ultra convenue qui se lit sans déplaisir (c’est rythmé, il y a du fan service, pas mal d’action et les dessins, quoiqu’un peu trop cartoonesque, restent corrects) mais ne provoque absolument aucune palpitation et s’oublie aussitôt le volume refermé.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #DC, #Comic Book

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Publié le 1 Octobre 2021

GHOST RIDER: ENFER ET DAMNATION de Garth Ennis et Clayton Crain

Vendu à un prix toute concurrence, comme chaque année, la collection « Marvel Dark » permet de compléter sa bibliothèque et de rattraper quelques récits (plus ou moins) marquants. Ici nous avons deux récits complets, « Enfer et damnation », en six épisodes, datant de 2005, puis « Cercle vicieux » qui reprend les quatre premiers épisodes de la version 2006 de Ghost Rider.

« Enfer et damnation » se signale déjà par un traitement très particulier à la palette graphique qui, quoiqu’inhabituel, fonctionne étonnamment bien pour cette histoire majoritairement située en Enfer. C’est parfois confus, voire brouillon, mais les « dessins » sont fascinant par leur mélange biomécanique de corps enchevêtrés, de métal, de chaines, de flammes, de démons biscornus,…Bref, le comics se distingue et trouve son identité visuelle au sein des comics mainstream de chez Marvel. Niveau scénario, c’est agréable mais sans grande originalité. Le Ghost rider essaie, une fois de plus, de se dépêtrer de l’Enfer et se retrouve au sein d’un conflit opposant anges et démons, avec milliardaire adepte des cérémonies sataniques et touches d’humour bienvenues (les deux anges se désolent de l’humanité et se disent qu’ils auraient mieux fait de garder les dinosaures). Tout cela se montre agréable et se lit avec plaisir.

Le second récit est plus classique, tant au niveau des dessins que de l’intrigue, proposant une confrontation avec Docteur Strange et un final intrigant qui laisse beaucoup de chose en suspens. Cette fausse fin n’apporte pas vraiment de conclusion mais donne envie de connaitre la suite (pour ceux qui ne l’ont pas lue voici…quinze ans !). Reste que cela laisse une impression d’inachevé, quoique ce soit plutôt sympa.

Si les deux récits sont inégaux (le premier étant largement plus réussi), difficile de faire la fine bouche devant plus de 220 pages de comics vendu à 2,99 euros, d’autant qu’une présentation, certes sommaire, resitue le personnage et offre quelques pistes de lectures supplémentaires aux néophytes. Panini a beaucoup été critique (souvent avec raison, notamment pour ses relaunch perpétuels, ses séries qui se baladent d’un titre à l’autre et ses prix élevés) mais saluons ici l’excellent rapport qualité / prix de ce volume globalement satisfaisant.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Fantastique, #Marvel Comics

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Publié le 10 Septembre 2021

HOBGOBLIN LIVES! de Roger Stern

Le Hobgoblin (ridiculement baptisé Super Bouffon chez nous) reste un des vilains majeurs du roaster de Spiderman et un des derniers grands adversaires (avec Venom évidemment) apparu après la période faste qui vit la naissance des Sinister Six et de la plupart des criminels « classiques ».

Plusieurs personnages ont portés le costume. Dans ce récit, Jason Macendale, alias Jack O Lantern, le deuxième Hobgoblin, révèle au public l’identité du premier, le décédé Ned Leeds. Mais Spiderman n’y croit pas. Il mène l’enquête et tente de protéger la veuve de Ned, Betty, tandis qu’un autre Hobgoblin refait surface. La guerre des Goblins est déclarée lorsque Norman Osborn s’invite dans la danse…

Bien ficelé (en dépit de quelques passages plus discutables ou moins inspirés), HOBGOBLIN LIVES ! se déploie sur trois chapitres denses et efficaces, à l’intrigue bien charpentée, qui culminent par la révélation finale de la véritable identité du Hobgoblin, un mystère qui a quand même perduré une quinzaine d’années dans la Maison des Idées et ouvert la porte à toutes les spéculations, des plus probables aux plus délirantes (genre Tante May).

Si ce récit est efficace au niveau de la narration, les dessins sont également fort jolis : réussis et quelque peu rétros, brefs typiques de leur époque mais sans les défauts les plus flagrants de cette période (musculature à la Schwarzy de tous les protagonistes mâles et nichons à la Pamela de toutes les femelles).

La seconde histoire, « Goblins at the gate » poursuit de manière sympathique la saga du Goblin en faisant intervenir, outre Hobgoblin, un nouveau Green Goblin et un Norman Osborn plus manipulateur que jamais. Là aussi, l’intrigue est globalement solide malgré quelques facilités. Le trait précis convient parfaitement et le comics assure le divertissement escompté, ce qui est le principal.

Bref, cette (double) très bonne histoire se savoure avec plaisir près d’un quart de siècle après sa première publication et rend nostalgique d’une époque imaginative et foisonnante de l’histoire de Marvel.  

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Comic Book, #Spiderman, #Superhéros, #Marvel Comics

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Publié le 20 Août 2021

BATMAN REBIRTH TOME 10: CAUCHEMARS de Tom Kings

En 168 pages, ce tome qui comprend sept épisodes (Batman #61-63, #66-69) rassemble l’arc « Cauchemars », un récit assez particulier composés de textes pratiquement indépendants. Ceux-ci font suite à l’annulation du mariage de Bruce Wayne avec Selina alias Catwoman. Tom King se charge du scénario global qui, de prime abord, parait déstabilisant.

Dans le premier épisode, « Vraiment d’un seul coup », le scénariste imagine une uchronie : Bruce Wayne voit ses parents assassinés mais il existe déjà un Batman. Celui-ci va se charger de traquer le meurtrier. La conclusion n’en est pas moins cauchemardesque pour le petit Bruce.

La suite confronte Batman à Pyg dans une histoire aux graphismes très particuliers et colorés qui provoqueront l’adhésion ou le rejet sans condition. La fin nous dévoile une partie de la vérité : il s’agit d’une « métaphore, un mythe, un conte…un rêve ».

Ensuite Batman rencontre John Constantine tandis qu’il revit une partie de sa relation avec une Catwoman finalement abattue par un sniper.

La rencontre entre Batman et Cat’ est une nouvelle fois au centre du récit suivant, durant un long interrogatoire façon polar entre Selina et The Question.

Détour par le « film muet » pour la suite, une très longue poursuite entre Batman et un Joker assimilé au Coyote des dessins animés qui déclare simplement « bip bip ». Le tout illustre le mouvement perpétuel des deux ennemis se courant inlassablement après sans jamais pouvoir sortir du statu quo.

L’arc s’achève de manière plus humoristique puisque Selina et Lois Lane profitent d’un diner entre Bruce et Superman pour investir la Forteresse de Solitude au cours d’une soirée bien arrosée. La morale en est finalement simple, et sous-tend tout le récit : sans ennemi à combattre, Batman est inutile. Batman doit être Batman. Et le plus grand cauchemar de Bruce serait un monde pacifié dans lequel le Chevalier Noir n’aurait plus de raison d’être. On n’imagine donc pas Batman heureux…

Tom King arrive ici au terme (ou du moins à « un » terme) de son exploration de la psychologie et des névroses de Batman. C’est donc un arc important qui permet de préparer la suite mais qui peut déstabiliser par son côté « puzzle » et son intrigue éclatée. Cette dernière n’est amenée à ne faire réellement sens que si le lecteur l’envisage dans sa globalité. Elle gagne donc à être ainsi  rassemblée en volume et à se lire d’une traite, les passages plus faibles étant compensés par les plus réussis.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Batman, #Comic Book, #DC, #Superhéros

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