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Publié le 3 Avril 2019

FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS de Roland Lehoucq

Dans ce petit bouquin érudit, complexe mais globalement abordable, Roland Lehoucq, collaborateur régulier de Bifrost, retrouve le plaisir quelque peu oublié de la vulgarisation scientifique. Autrement dit il aborde des thématiques complexes de manière ludique en prenant pour base un socle commun à tout amateur de science-fiction qui se respecte : l’univers de « Star Wars ».

L’auteur aborde ainsi ce qui relève de la pure imagination, ce qui sera peut-être possible et ce qui restera probablement à jamais un mythe. Tous les grands thèmes de « Star Wars » sont passés au crible de manière scientifique mais avec un ton décontracté et suffisamment d’humour pour rendre tout ça digeste (plus que bien des romans hard science)

Roland Lehoucq s’interroge tout d’abord sur la force : que peut-elle être et comment les Jedi peuvent il la manipuler ?

Ensuite nous passons à l’Etoile Noire et comment déplacer un engin d’une telle taille…d’ailleurs quelle est sa taille et qu’elle peut bien être sa source d’énergie ? Apparemment la seule solution serait de la puiser directement dans un trou noir. Ne reste plus qu’à en trouver un et à parvenir à le « dompter ».

Les sabre-lasers, ces armes si plaisantes à l’œil mais si improbables scientifiquement parlant, sont ensuite décortiquées. A moins d’envisager des sabres au plasma, ce qui est astucieux pour la démonstration et plus plausibles scientifiquement mais pose d’autres problèmes techniques, notamment d’alimentation en énergie.

Tout est-il donc farfelu et improbable ? Non, les petits chasseurs à propulsions ioniques (les fameux Tie) utilisent, eux, une technologie déjà existante (mais rudimentaire).

Se pose ensuite la question des gros vaisseaux capables de dépasser la vitesse de la lumière et, plus généralement, le problème du franchissement de très grande distance dans l’espace.

Pour les vaisseaux terrestres, là aussi, l’ingénieur chargeait de les construire se heurterait à d’énormes difficultés, que ce soit pour construire les dispositifs antigravités permettant de faire léviter le landspeeder ou pour équilibrer la masse énorme des peu maniables quadripodes impériaux AT-AT.

Et les planètes dans tout ça ? Roland Lehoucq s’interroge sur les deux soleils de Tatouine (et ironise sur le fait que les personnages n’ont qu’une seule ombre) et sur l’orbite possible de la planète. Il dissèque aussi la faune de la planète glaciaire Hoth et les énigmatiques boucliers du peuple Gungans (Alerte ! Jar Jar !!) sur Naboo, puis effectue un parallèle entre les anneaux de Geonosis et ceux de Saturne. Il apparait que les anneaux constitués de gros rochers de Geonosis ne peuvent dater que d’un mois ou deux mais, cette fois, la science s’appuie sur les événements pour suggérer que les ingénieurs de l’Etoile Noire ont testé leur turbo laser sur une lune de la planète dont la destruction a créé les fameux anneaux ! CQFD. Kamino la planète océanique et Mustafar la planète volcanique termine ce tour d’horizon des mondes imaginés par George Lucas.

En résumé, un petit livre amusant et bien fichu, agréable et abordable, pour découvrir différentes innovations et théories scientifiques sans se prendre la tête.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Hard Science, #Star Wars, #science-fiction, #Essai, #Cinéma

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Publié le 13 Décembre 2018

LES PIRES PARODIES X SONT SOUVENT LES MEILLEURES

Pour le public actuel les parodies X s’identifient probablement avec les productions friquées d’Axel Braun comme AVENGERS XXX ou STAR WARS XXX. Mais le genre ne date pas d’hier comme le prouve Claude Gaillard qui poursuit, dans cette seconde livraison de « Génération VHS » son exploration nostalgique du cinéma bis. Après un premier volume consacré aux sous-« Rambo », le bonhomme traque la parodie aux travers de centaines d’exemples alignés sur 250 pages bien tassées et soigneusement classées en différents chapitres.

Car le X, en dépit de budgets souvent faméliques, n’a aucune limite et ce livre illustre la fameuse règle que tout ce qui existe dans le monde possède sa version érotisée. La science-fiction et la Fantasy nous a ainsi donné un SEX WORLD aux rondeurs plus émoustillantes que la calvitie de Yul Brinner dans WESTWORLD, à la sauvagerie d’Arnold répond celle de BARBARA LA BARBARE et le capitaine Kirk lui-même rougit devant les amazones de STARSHIP EROS ou de STAR BABES. Mais aucun genre n’est épargné et on vit également des déclinaisons délirantes de DALLAS, ROCKY, E.T., MIAMI VICE, etc.

Notre sacré Gaillard se lance donc dans une entreprise de salubrité publique en triant le bon grain de l’ivraie : entre les films (hum) n’ayant d’autres ambitions que le calembour de leur titre (QUI VEUT LA BITE DE ROGER RAPEAU ? TROIS ZOBS ET UN CUL FIN…le plus souvent de simples retitrages opportunistes) aux productions réellement investies par leur sujet comme CLOCKWORK ORGY ou DRILLER (la version hard de THRILLER).

LES PIRES PARODIES X SONT SOUVENT LES MEILLEURES

Au final, l’ouvrage se lit avec un plaisir évident, l’auteur sachant doser l’humour et le second degré indispensable à une telle entreprise sans verser dans la démolition gratuite de ces petits produits finalement très sympathiques qui témoignent d’une époque révolue – et définitivement plus marrante – du cinéma X. On admire également les jaquettes et affiches colorées et évocatrices dont certaines sont splendides (les parodies de James Bond, RIBALD TALES OF CANTERBURRY, etc.) et nous replongent encore une fois dans un monde disparu, celui des vidéoclubs et des magazines façons Vidéo 7. On sourit également devant les accroches fantaisistes, les résumés où se mêlent références cinématographiques, vulgarité assumées et fautes de français à la pelle.

Au final, un voyage en absurdie complètement euphorisant qui donne envie de se visionner quelques-uns des films cités (SEX WORLD, MIAMI SPICE, A COMING OF ANGELS, DALLAX, SEX BOAT,…) en commençant, pourquoi pas, par le dvd bonus LA PLAYMATE DES SINGES généreusement offert à l’achat du bouquin. Un incontournable pour les fêtes à placer sous le sapin en attendant de fourrer le petit Jésus dans la crèche.

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Rédigé par hellrick

Publié dans #Erotique, #Cinéma, #Cinéma Bis, #Beau Livre

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Publié le 12 Novembre 2018

DANS L'ENFER VERT DE LA RAMBOSPLOITATION de Claude Gaillard

Premier titre de la collection « Génération VHS », DANS L’ENFER VERT DE LA RAMBOSPLOITATION  nous replonge dans la glorieuse époque des vidéoclubs du milieu des années ’80, à une époque où chaque grands succès cinématographiques se voyait décliné en innombrables imitations plus ou moins fidèles et réussies (souvent moins que plus évidemment).

Le livre, au format d’une cassette vidéo d’antan, compte 160 pages. Il débute par un indispensable retour aux sources consacré au personnage de John Rambo. On l’oublie souvent mais avant d’être la machine de guerre impitoyable de RAMBO II et RAMBO III, il fut d’abord un homme brisé revenant de la guerre pour retrouver un pays qui ne l’accepte plus et qu’il ne comprend plus. Bref, le bonhomme, tiré d’un roman de David Morrell, était dans sa première apparition loin du fier représentant de l’Amérique qu’il deviendra ultérieurement au point  d’être moqué par les Guignols de l’Info.

Claude Gaillard s’intéresse ensuite aux « enfants de Rambo » comme le Chuck Norris du réjouissant INVASION USA ou des sympathiques PORTES DISPARUS.  Après un détour par Arnold et son formidable COMMANDO et un coup de projecteur sur Dolph Lundgren et son SCORPION ROUGE, le bouquin propose une analyse du phénomène « rambosploitation » au travers de quelques exemples représentatifs (AMERICAN WARRIOR, L’AUBE ROUGE, THE EXTERMINATOR,…).

Le gros du livre (une cinquantaine de pages) égrène ensuite les décalques de RAMBO produits de par le monde (essentiellement en Italie, aux USA et aux Philippines) comme  STRIKE COMMANDO, THUNDER, SLASH LE DECOUPEUR, BLASTFIGHTER L’EXECUTEUR, ROLF L’EXTERMINATEUR (on note l’imagination des titres), etc. Le tout est richement illustré de belles reproductions d’affiches peintes d’époque. Ces œuvres, immédiatement évocatrices, donnent envie de fouiller les Cash Converter dans l’espoir de mettre la main sur ces petits films oubliés. Le tout est assorti d’une poignée d’anecdotes et des filmographies des principaux acteurs ayant œuvrés dans le cinéma musclé des années 80 comme Mark Gregory, Ron Kristoff, Ron Marcini, etc.

Enfin, Claude Gaillard nous propose quelques curiosités (le dessin animé RAMBO, les parodies pornos du mythe, les jouets dérivés, etc.)

Bref, un tour d’horizon très plaisant (on regrette seulement l’absence de critiques plus développées pour chacun des films proposés ce qui aurait été bien pratique pour se retrouver dans cette jungle de séries B) agrémenté en bonus dvd du mythique ULTIME COMBAT, nanar de compétition (5/5 sur Nanarland) reconstituant l’enfer du Vietnam dans les forêts californiennes.

Du beau boulot et vivement les prochains titres de la collection !

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Rédigé par hellrick

Publié dans #cinéma, #beau livre, #génération VHS, #cinéma bis

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